Styx

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Dans la mythologie grecque, Styx est une Océanide, fille aînée d'Océan et de Téthys, ou une déesse, fille d'Érèbe (les Ténèbres) et de Nyx (la Nuit) selon d'autres traditions. Elle personnifie le Styx, l'un des fleuves et points de passage des Enfers.

On remarque sur la fresque la représentation de Charon
Fresque d'une tombe lucanienne représentant Charon naviguant avec sa barque sur le Styx (Museo archeologico nazionale di Paestum, Italie)

Anthroponymie[modifier | modifier le code]

Le nom dérivé du grec ancien Στύξ / Stúx, du verbe στυγέω / stugéô, « détester, haïr ».

Personnage[modifier | modifier le code]

Naissance et famille[modifier | modifier le code]

Hésiode la considère comme la plus respectable des Océanides. Le Titan Pallas en tomba amoureux et elle devint la mère de Zélos (le Zèle), de Niké (la Victoire), de Kratos (la Puissance) et de Bia (la Force)[réf. nécessaire].

À cette liste, Hygin rajoute une fille, le monstre Scylla[réf. nécessaire].

D'autres auteurs comptent Perséphone parmi ses enfants, qu'elle a de Zeus. Ils ne considèrent pas Perséphone comme la fille de Déméter et affirment qu'elle est depuis toujours la déesse des Enfers[réf. nécessaire].

Mythes[modifier | modifier le code]

Styx présidait à une fontaine d'Arcadie, dans le massif du Chelmós (Aroania dans l'Antiquité), dans le nord du Péloponnèse[réf. nécessaire].

Pendant la Titanomachie (guerre entre les dieux et les Titans), Styx suivit les conseils de son père et fut la première parmi les immortelles à offrir son aide à Zeus. Ses enfants se joignirent également à eux. En guise de récompense, Zeus invita les enfants de l'Océanide à demeurer dans l'Olympe pour toujours.
De plus, son nom devint sacré et les dieux prenaient leurs serments les plus solennels par celui-ci. Quand un dieu portait serment par le Styx, Iris puisait de son eau dans une coupe d'or.
Selon Homère, si une divinité se parjurait, elle subissait la sentence de perdre le souffle pendant une année et d'être bannie de l'Olympe durant neuf ans[1].

Le fleuve infernal[modifier | modifier le code]

Le Styx est l'un des fleuves des Enfers qui séparait le monde terrestre de celui-ci. Le Styx affluent de la haine, le Phlégéthon rivière de flammes, l'Achéron fleuve du chagrin, le Cocyte torrent des lamentations et le Léthé ruisseau de l'oubli, convergeaient au centre du monde souterrain vers un vaste marais[réf. nécessaire].

Charon et Psyché, Charon prend l'obole de la bouche de Psyché en échange de la traversée du Styx, John Roddam Spencer Stanhope, 1883

Charon a pour rôle de faire traverser le Styx aux morts dans une barque, contre une pièce ou un objet selon certaines croyances.
Il est dit aussi que Phlégyas aide les morts à traverser le Styx, mais la plupart des traditions affirment que Charon faisait plutôt traverser l'Achéron et Phlégyas, le Phlégéthon[réf. nécessaire].

Comme les autres fleuves infernaux, le Styx a aussi pour objectif d'empêcher les morts de s'enfuir des Enfers[réf. nécessaire].

Une légende raconte que toute partie du corps qu'on y plongeait devenait invulnérable. Ainsi, Thétis plongea-t-elle son fils Achille dans ses eaux et il ne resta vulnérable qu'au talon, la seule partie qu'elle n’avait pas submergée puisqu'elle le tenait par le pied, erreur qui coûta la vie au héros[2], mort durant la guerre de Troie touché au talon.

Le serment « sur le Styx » était particulièrement irrévocable, même pour les dieux[réf. nécessaire] :

  • Zeus jura ainsi d'accorder à Sémélé ce qu'elle désirait et dut s'y plier malgré les conséquences du souhait de la jeune femme ; l'apparition du dieu dans toute sa gloire causa la mort de cette dernière.
  • Hélios fit une promesse similaire à Phaéton et lui permit de conduire le char du Soleil. Phaéton embrasa le Ciel et la Terre ; Zeus le foudroya.
  • Les Aloades, ayant brisé un serment fait sur le Styx, reçurent un châtiment exemplaire, celui de rester attachés dos à dos à tout jamais, dans le vent et les ténèbres.

Localisations[modifier | modifier le code]

Sources de Styx, dans le massif du Chelmós.

Une source située dans le massif du Chelmós (nord de l'Arcadie antique, actuellement dans le district régional d'Achaïe), porte le nom de Styx. L'eau jaillit d'une falaise rocheuse et tombe en cascade puis forme avec d'autres le fleuve Krathís, qui se jette dans le golfe de Corinthe. Elle est évoquée entre autres par Pausanias qui rapporte diverses propriétés de cette eau, toxique et ayant le pouvoir de dissoudre différentes matières[3].

Développements ultérieurs[modifier | modifier le code]

Le Styx de la tradition grecque, apparaît plus tard dans la vision de l'enfer par le christianisme.
Dante Alighieri, dans sa Divine Comédie fait de cette rivière le cinquième cercle de l'enfer, où les coléreux subissaient le châtiment de demeurer immergés dans la vase. Il attribue la garde du Styx au nocher Phlégyas[réf. nécessaire].

La notion de « fleuve infernal » dans d'autres traditions[modifier | modifier le code]

Dans le bouddhisme japonais, la rivière Sanzu serait l'équivalent du Styx[réf. nécessaire].

Styx dans la culture[modifier | modifier le code]

Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

Littérature et poésie[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

  • Styx est un film de Wolfgang Fischer sorti le [4].
  • River Styxx est un personnage de la série animée Monster High et qui apparaît dans le film Hanté sorti le [5].

Astronomie[modifier | modifier le code]

Styx est un satellite de Pluton découvert en 2012.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Styx était également l'ancien nom de l'attraction aquatique Romus et Rapidus du parc Astérix en France[réf. nécessaire].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources antiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « STYX », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 12 mars 2018)
  2. Encyclopædia Universalis, « ACHILLE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 12 mars 2018)
  3. Arcadie, 17, 18 et 19.3.
  4. (en) « Styx (2018) », sur imdb.com (consulté le 13 mai 2019).
  5. Monster High, voir sur m.imdb.com.