Zélos
| Zélos | |
| Divinité de la mythologie grecque | |
|---|---|
| Caractéristiques | |
| Fonction principale | Personnification de l'Ardeur |
| Fonction secondaire | Personnification du zèle, de l'émulation et de la rivalité |
| Résidence | Mont Olympe |
| Associé(s) | |
| Famille | |
| Père | Pallas |
| Mère | Styx |
| Fratrie | |
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Dans la mythologie grecque, Zélos (en grec ancien Ζῆλος / Zễlos) est une divinité personnifiant le Zèle, l'Ardeur, l'Émulation ou la Rivalité comme son nom l'indique, fils du Titan Pallas et de l'Océanide Styx.
Famille
[modifier | modifier le code]Ascendance
[modifier | modifier le code]Zélos est le Fils du Titan Pallas et de Styx et le frère de Niké (la Victoire), Kratos (la Puissance) et Bia (la Force), avec qui il fait partie des proches de Zeus.
Selon Irénée, les gnostiques croyaient que le premier ange et Authadia avaient conçu les enfants Kakia (la Méchanceté), Zélos (l'Ardeur), Phtonos (l'Envie), Érinyes (la Persécution) et Épithymia (la Luxure)[1].
Descendance
[modifier | modifier le code]Dans la Théogonie orphique, il conçoit d'une union avec Arété la déesse Aphrodite, née de l'écume[2]. Cette version de l'origine de la déesse est minoritaire, celle-ci étant plus souvent vue comme la fille d'Ouranos, née lorsque ses bourses tranchées tombent dans les flots[3], ou comme la fille de Zeus[4] et Dioné[5],[6].
Mythologie
[modifier | modifier le code]Pendant la Titanomachie (guerre entre les dieux et les Titans), Styx, déesse du fleuve du même nom, fut la première parmi les immortels à offrir son aide à Zeus, se mettant à son service avec ses enfants Zélos, Niké, Kratos et Bia. En guise de récompense, Zeus invita les enfants de l'Océanide à demeurer dans l'Olympe pour toujours, les quatre se tenant au service du trône de Zeus et faisant partie de sa suite[7],[8].
Christianisme
[modifier | modifier le code]Selon l'interpretatio graeca, Zélos est, dans le christianisme, associé au cavalier au cheval blanc, qui représente la conquête ou la gloire[9].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Irénée, Contre les hérésies, Sacred-Texts (lire en ligne)
- ↑ RE citant le fragment 101
- ↑ Théogonie d'Hésiode, vers 173-206
- ↑ Homère, Iliade, V, 131; 329-351; 418-430; XIV, 188-224; XX, 105; XXIII, 184-187)
- ↑ Homère, Iliade, V, 348-417
- ↑ Claude Michel Cluny (présenté par) / Frédéric Mugler (traduit par) (trad. du grec ancien), L'Iliade : texte bilingue, Paris, Ed. de la Différence, , 850 p. (ISBN 978-2-7291-0421-4, BNF 35465797).
- ↑ Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], vers 386-7
- ↑ Pseudo-Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], I, 2, 5
- ↑ Columba Graham Flegg, An Introduction to Reading the Apocalypse, Crestwood, New York, St. Vladimir's Seminary Press, (ISBN 9780881411317, lire en ligne), p. 90
Sources
[modifier | modifier le code]- Pseudo-Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 2, 5).
- Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne] (v. 384).