Structure du pouvoir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La structure du pouvoir décrit les modes disparus d'organisation du pouvoir, qui aujourd'hui sont décrits sous le nom de Système politique ; ils se développaient alors que la notion même de constitution était absente.

La dévolution du pouvoir concerne les cas pour lesquels un souverain légitime et en titre remet son pouvoir entre les mains d'un intendant, dans les cas où la fondation de l'État est trop récente pour avoir développé des institutions ; la dévolution de la dynastie « légitime » à une dynastie de serviteurs est en effet observable dans l'Histoire à de nombreuses reprises.

Le cas emblématique en Histoire de France est représenté par les Maires du Palais, qui finirent par détrôner les Mérovingiens.

Les cas similaires les plus connus, parce que s'étant étalés sur une longue période de temps, outre le cas des Péppinides, sont les Peshwa des Marathes et les shoguns au Japon.

Une salle du palais de la Aljafería : à partir du XIe siècle l'époque des taifas multiplie les lieux de pouvoir, tels des palais.

Schéma de prise du pouvoir[modifier | modifier le code]

On observe ainsi que c'est d'abord le pouvoir effectif que ces serviteurs obtiennent, pouvoir qu'ils exercent officiellement pour le compte du titulaire. Celui-ci ne conserve que les fonctions de représentation, une fiction de pouvoir. Ces serviteurs ne manipulent pas leur roi, ne l'asservissent pas non plus en le forçant à signer ce qu'ils veulent : c'est (presque) légalement qu'ils ont obtenu le droit de décider à la place du roi en lui ôtant jusqu'au pouvoir de les désigner.

Ils font écran entre le roi et le peuple, comme un prêtre s'interpose entre le dieu et les fidèles. Puis, finalement, ils peuvent totalement évincer la dynastie précédente, soit par un coup de force, soit en utilisant et détournant les mécanismes « légaux » (notamment par une stratégie matrimoniale : le mariage forcé des filles de la dynastie originale avec leurs fils et l'extinction des autres branches).

Une fois le pouvoir pris, l'équivalent d'une structure administrative se mettait en place.

Structure du pouvoir[modifier | modifier le code]

On désigne par structure du pouvoir la description du fonctionnement d'un État. Cette dénomination s'applique lorsque les États n'avaient pas de constitution ou de code des lois qui décrive les institutions auxquelles sont conférées les délégations de pouvoir dans les États modernes. La structure étatique elle-même étant embryonnaire, on parlait de potentat.

La délégation existait, mais elle était le fait du prince et son existence était issue de la coutume.

Afin de garantir une meilleure sécurité aux gouvernants par l'éloignement des centres urbains susceptibles de se révolter, ces derniers édifiaient un palais hors les murs qui regroupait en son centre les fonctions de commandement de l'armée et les fonctionnaires pour gérer les provinces de l'État.

Dans l'immense majorité des cas, il s'agissait d'organisations hiérarchisées qui étaient mises en place dans ces palais.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Se sédentarisant à l'issue des Grandes invasions dans des zones diverses de l'Europe occidentale et jusque le Maghreb, les peuples germaniques auxquels s'ajoutent les Alains (peuple scythique) se retrouvent maîtres de terres autrefois pacifiées sous l'égide de la Pax Romana, peuplées par divers peuples de la Rome antique. Leur aristocratie dominante instaure un pouvoir de type monarchique associé à des rites transmis par le biais de la tradition orale. Politiquement, des familles nobles apparaissent parmi les peuples (c'est le cas des Amales et des Balthes parmi les Goths) ; socialement, cette aristocratie s'impose sur les peuples dominés dans les terres des royaumes, voire sur les autres peuples germaniques qui ont participé aux invasions (les Alains disparaissent au profit d'un roi vandale, et les Quades comme les Marcomans finissent subjugués par les Suèves.) La loi successorale n'étant pas établie pour certains de ces peuples (hormis la loi salique pour les Francs), certains royaumes sombrent dans des zizanies claniques opposant les prétendants à la couronne (c'est le cas du royaume wisigoth, pour lequel les querelles dynastiques couplées à une situation sociale délitée par les esclaves en fuite sur tout le territoire sont à l'origine de sa chute soudaine).

Juridiquement, ces royaumes du Haut Moyen Âge imposés par force sur ces terres finissent, lorsqu'ils survivent, peu ou prou à intégrer des éléments du code de droit romain ; la persistance de ces codes forme le droit romano-germanique, ancêtre du droit tel que pensé dans la sphère occidentale.

Peuples des steppes[modifier | modifier le code]

Par exemple, voir les Bulgares du Danube dans l'article.

Applications[modifier | modifier le code]

Voici une liste d'intendants et leurs dynasties légitimes :

Voir aussi[modifier | modifier le code]