Classe moyenne supérieure

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La classe moyenne supérieure est une classe sociale qui regroupe les individus de la classe moyenne dont les revenus sont les plus élevés (en France, supérieurs à 26760 euros par an / 2230 euros par mois, selon étude en 2015[1], ou à 30828 euros nets par an / 2569 euros nets par mois, selon l'INSEE[2]). En tant que membres de la classe moyenne, leurs revenus restent inférieurs à ceux de l'élite entrepreneuriale et des professions libérales[3].

Définition[modifier | modifier le code]

On y trouve surtout des cadres, parfois des commerçants et des artisans indépendants.

Depuis les crises économiques des années 1970, la classe moyenne supérieure se distingue de plus en plus de la fausse jumelle, la classe moyenne inférieure ; la première étant caractérisée par son ascension sociale, l'autre par son déclassement.[réf. nécessaire]

Ménages aisés[modifier | modifier le code]

La classe moyenne supérieure soit les ménages aisés, en reprenant l'approche du Crédoc et de l'Observatoire des inégalités, ont des revenus supérieurs au seuil de 80%, c’est-à-dire le revenu en dessous duquel 80% de la population française se situe[1]. Ils gagnent cela dit moins que les ménages dits riches[1].

Classes moyennes aisées[modifier | modifier le code]

Selon l'étude « Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle » (2010) des économistes Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez, spécialistes de la fiscalité et des inégalités économiques, les classes moyennes aisées en France regrouperaient tous les individus touchant au moins 6 100 euros bruts mensuels[4] et/ou disposant d'un patrimoine minimum net de 768 000 euros par adulte[5],[6],[7], représentant 4,5 millions de personnes (ou le 10e décile).

Selon l’économiste et sociologue Ricard V. Reeves, les classes moyennes supérieures possèdent un poids politique particulièrement élevé ; leur taux de participation électoral atteint 80 % et, surtout, elles détiennent le « pouvoir de l’opinion ». La plupart des positions-clés dans les milieux qui orientent la vie publique sont occupées par des membres de cette classe : dans les médias, les instituts de sondage, dans la publicité, dans les sciences ou à l'université. Selon Reeves, elles influent en faveur d'une économie mondialisée, de l'immigration et du libre-échange, étant elles-mêmes à l'abri de la concurrence sur le marché du travail[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]