Socpresse

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Socpresse
Disparition 2005
Forme juridique SA à conseil d'administration
Siège social Drapeau de France 37, rue du Louvre,
Paris 2e (France)
Actionnaires groupe Hersant (65 %)
groupe Dassault (30 %)
Management (5 %)[1]
Activité médias
Produits presse
Société mère groupe Hersant
Filiales Le Figaro, Les Journaux de l'Ouest, Groupe Est Républicain, Groupe La Voix (Groupe Rossel), Groupe Express-Expansion, L'Étudiant
Effectif 8 700 (en 2004)
Chiffre d’affaires 1,45 milliard d'euros (en 2004)

La Socpresse était un important groupe de presse français. C'était jusqu'en 2005 l'une des deux branches du groupe Hersant, l'autre étant France Antilles. Très secret, le quatrième groupe de presse français ne publiait pas son chiffre d'affaires[1] et son organisation était discrète[2],[3] . Son fleuron était le premier quotidien national français, Le Figaro.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le groupe est fondé en 1950 à partir de L'Oise-Matin et de L'Auto-Journal[2].

Il a longtemps dirigé par Yves de Chaisemartin, était avec France Antilles l'une des deux composantes du groupe Hersant. France Antilles est devenu le groupe Hersant Média, il appartient toujours à ses héritiers.

Le groupe Socpresse a racheté de grands quotidiens prestigieux à Paris, avec France-Soir et Le Figaro, et en région (L'Aisne nouvelle, L'Ardennais, Le Courrier de l'Ouest, L'Est-Éclair, Libération Champagne, Paris-Normandie, L'Union de Reims, La Voix du Nord), puis des titres en Guadeloupe, Guyane, Martinique, Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Polynésie (France Antilles), soit environ 70 quotidiens[4], ainsi qu'un groupe de petits hebdomadaire en Normandie et en Savoie.

En 1987, Hersant acquiert 40 % du Groupe Rossel, éditeur du grand quotidien belge Le Soir, ce dernier entrera en 2000 au capital du Groupe La Voix qui édite La Voix du Nord. Hersant rachète en 2002 à Hachette Filipacchi Médias (Lagardère SCA) d'Arnaud Lagardère les quotidiens régionaux La Provence, Var-Matin, Nice-Matin et Corse-Matin.

Décés du fondateur du groupe Robert Hersant en 1996. En par le groupe d'investissement américain Carlyle prend une participation de 4,9 % du capital du Figaro Holding[2]. La Socpresse est valorisé à 1,8 milliard d'euros en [1]. En la Socpresse acquiert les Groupe Express-Expansion et L'Étudiant au près de Vivendi[5]. En Serge Dassault fait une entrée au capital de la Socpresse à hauteur de 30 % dans la filiale du groupe Hersant[6]. Le groupe affichait en 2004 un chiffre d'affaires de 1,45 milliard d’euros et employait 8 700 personnes, sans compter es groupe Express-Expansion et L’Étudiant[7]. Serge Dassault qui détenait déjà 30 % du capital convainquit les héritiers de rompre le pacte d'actionnaires, c'est la cession du groupe Hersant, la Socpresse lui est vendue le [1]. Jusqu'en le groupe Dassault détient 87 % du capital, les restant 13 % le sont par Aude Ruettard, petite-fille de Robert Hersant. Après rachat des parts détenues par de cette dernière, le groupe Dassault fut propriétaire de la totalité de Socpresse. À partir de l'arrivée de Serge Dassault, le groupe Socpresse se démantèle complètement, se désengageant du secteur de la presse quotidienne régionale et de la presse magazine, mettant ainsi un terme à l'« empire » fondé par Robert Hersant[8] (lire ci-dessous).

En 2005, la Socpresse vendit les 40 % détenus depuis 1987 dans le Groupe Rossel et les 40 % détenus dans Les Journaux de l'Ouest via Loire Océan communication au groupe SIPA - Ouest-France, puis en 2006 il cède au groupe belge Roularta le Groupe Express-Expansion et L'Étudiant, ou encore La Vie financière est cédé par la suite au britannique MoneyWeek avant de disparaitre en 2011.

Entre 2005 et 2006, le siège du groupe, les rédactions du Figaro, du Figaro Magazine, de Madame Figaro ainsi que la régie Publiprint (devenue Figaro Média) quitte le siège depuis 1975 au 37, rue du Louvre (Paris 2e) pour emménager au 14, boulevard Haussmann (Paris 9e)[9].

La société Socpresse après son désengagement dans la presse régionale en la presse magazine en 2005 devient officiellement Dassault media (Groupe Figaro) en [10],[11].

Activités, puis cessions[modifier | modifier le code]

Figaro Holding[modifier | modifier le code]

Le Figaro Holding, 4,9 % sont détenus à partir de par Carlyle[2], puis Socpresse retrouve 100 % du capital en 2004[1] comprenait :

Devenu le Groupe Figaro en 2005.

Pôle « Presse quotidienne régionale »[modifier | modifier le code]

Jusqu'à sa revente par section en 2005/2006, le pôle « Presse quotidienne régionale » était dirigé par Michel Nozière (septembre 2004-2006) et comprenait[4] :

Il a été cédé en au Groupe SIPA - Ouest-France, déjà coactionnaire.

Il a été cédé à France Est Médias (Groupe Est Républicain) en , avant d'être lui-même racheté par le Crédit mutuel en .

Il a été cédé en au groupe belge Groupe Rossel, déjà coactionnaire, intégrés au Groupe La Voix.

Groupe Express-Expansion[modifier | modifier le code]

Groupe L'Étudiant[modifier | modifier le code]

  • Le Groupe L'Étudiant, acquis par la Socpresse en 2002 au près de Vivendi Universal, regroupait les magazines[5] :
    • L'Étudiant, La Lettre de L'Étudiant, Transfac L'Express, Lycée Mag
    • des guides spécialisés et annuaires (activités d'édition)
    • organisation de Salons de l'Étudiant (18 éditions dans 18 villes)
    • site internet[4], ces titres sont cédés à 35 % en , puis à 100 % à Roularta pour devenir Groupe Express-Roularta.

Autres magazines[modifier | modifier le code]

Presse étrangère[modifier | modifier le code]

Le , la Socpresse a revendu sa participation de 52 % dans son fleuron tchèque, le grand quotidien pragois Mladá Fronta Dnes, premier quotidien national tchèque, au groupe de presse allemand Rheinische Post. La Socpresse détenait aussi une participation de 40 % dans le Groupe Rossel propriétaire du quotidien belge Le Soir (Bruxelles)[4] et le groupe belge Sudpresse (six quotidiens régionaux), cédé en , avec le Groupe La Voix (67,6 % Socpresse, 32,4 % Rossel). La Socpresse détenais également 1 % dans le groupe italien Poligrafici Editoriale, qui lui-même détenait 30 % de France-Soir[4].

Impression[modifier | modifier le code]

La Socpresse détenait :

  • les imprimeries Roissy Print[4] et Midi Print

Direction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Enggurand Renault, Nathalie Silbert, « Dassault s'empare de la Socpresse », sur lesechos.fr,‎
  2. a, b, c et d « L'arrivée de Dassault apporte un ballon d'oxygène financier à la Socpresse », sur lesechos.fr,‎
  3. « Avec qui pilote Dassault ? », sur strategies.fr,‎
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « La Socpresse, un empire de plus de 70 journaux », sur La Vie-Le Monde-Lagardère Active, Le Monde,‎
  5. a, b et c Nathalie Silbert, « Le groupe Express-Expansion passe dans le giron de la Socpresse », sur lesechos.fr,‎
  6. http://www.strategies.fr/articles/r23032W/la-famille-dassault-le-virus-de-la-presse-de-pere-en-fils.html, « La famille Dassault : Le virus de la presse de père en fils », sur strategies.fr,‎
  7. « Socpresse : Fiche détaillée », sur SergeDassault.net,‎
  8. « La Socpresse cède La Voix du Nord au Belge Rossel », article de Bertrand d'Armagnac paru dans Le Monde le .
  9. « Quand Le Figaro déménage », article de Claude Baudry paru dans L'Humanité le .
  10. « Olivier Dassault : Le Parcours, Carrière professionnelle », sur olivierdassault.fr,‎
  11. a et b « Socpresse », sur societe.com,‎
  12. Claude Ferrero, « Lyon capitale attend son repreneur », sur strategies.fr,‎
  13. « Lyon capitale est repris par le groupe Fiducial », sur strategies.fr,‎
  14. a et b Delphine Le Goff, « Version femina bascule chez Lagardère et Le Figaro récupère TV magazine », sur strategies.fr,‎
  15. « Le fonds Montagu acquiert Paris turf et Week-end », sur strategies.fr,‎

Lien externe[modifier | modifier le code]