Groupe Hersant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir R100.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hersant (homonymie).

Le groupe Hersant était un groupe de presse fondé par Robert Hersant (19201996), surnommé le « Papivore » à cause de son appétit insatiable pour l’achat de journaux, de périodiques et de Radio FM. Après une période mouvementée, une partie du groupe subsiste encore sous le nom de groupe Hersant Média.

Le chiffre d'affaires des sociétés qui en sont issues est aujourd'hui d'environ 2,8 milliards d'euros.

Le groupe Hersant fut souvent décrié pour son attitude hégémonique, mais s'il n'hésite pas à concentrer ses moyens techniques, sa ligne éditoriale passe par le respect de la personnalité des titres qu'il contrôle et leur ancrage dans la réalité locale du terrain[réf. nécessaire].

Débuts historiques[modifier | modifier le code]

Le groupe Hersant fait l'objet d'un premier article (Le groupe Hersant) dans une revue destinée au grand public, Presse-Actualité (groupe Bayard) au début des années 1960, à la suite de son rachat des journaux Brive-Informations et Le Gaillard qui fusionnent en une publication unique, Centre Presse. Le groupe n'est vu alors que comme une entreprise de province et l'article n'évoque pas de possible montée en puissance de celui-ci au niveau national.

Le groupe[modifier | modifier le code]

Le groupe était constitué de deux entités. La Socpresse (Le Figaro, L'Express, ..), désormais contrôlée par Dassault Communication, et France-Antilles, devenu groupe Hersant Média.

  • le groupe France-Antilles (famille Hersant), dirigé aujourd'hui par Philippe Hersant et renommé en 2006 Groupe Hersant Média, est propriétaire :
    • d'une myriade de quotidiens locaux des îles françaises (acheté depuis) ;
    • de 27 % de L'Est républicain ;
    • et depuis 2001, d'un groupe de presse en formation en Suisse romande. Achat de Filanosa SA (La Côte, etc.) , puis au printemps 2002 acquisition de la Société neuchâteloise de presse avec, entre autres, les quotidiens L'Express de Neuchâtel » et L'Impartial de La Chaux-de-Fonds.

Controverse[modifier | modifier le code]

En 1985, une opération de division en deux entités juridiques distinctes du groupe Hersant (la Socpresse et France-Antilles), est menée afin de contourner la loi sur la concentration de la presse (loi Fillioud-Mauroy). En réalité, il s’agissait d’une fausse division pour mieux régner dans le monde de la communication écrite, alors que ce groupe contrôlait déjà 38 % de la presse nationale française et un cinquième de la presse régionale.

Le groupe Hersant est mentionné par Wolinski dans Charlie Hebdo en réponse cinglante à des clichés selon lesquels la presse serait contrôlée en France par une obédience religieuse. Le rachat des journaux du groupe par Serge Dassault fera perdre de sa force à l'argument.

Citation[modifier | modifier le code]

« Bien sûr, depuis le début, je ne fais pas un journal, je fais des journaux, et je continuerai à faire des journaux. C’est la même chose pour moi que n’importe quel chef d’entreprise : la finalité d’une entreprise au plan industriel, c’est son développement, et la stagnation c’est le commencement de la fin. »Robert Hersant

Hersant dans le Monde de la Radio[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, le groupe Hersant était présent dans le monde radiophonique. Il était notamment propriétaire d'une radio généraliste bretonne de Lorient qui se nommait « Bleu marine ». Radio à succès, il la céda à l'époque au groupe NRJ quelques années plus tard.

Aujourd'hui le groupe Hersant, est notamment propriétaire de la radio « Champagne FM » près de Reims.