La Vie financière

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La Vie financière
La Vie française

Pays France
Langue français
Genre économique
Date du dernier numéro 2008

Propriétaire MoneyWeek (dernier propriétaire)

La Vie financière (précédemment La Vie française) est un hebdomadaire économique français fondé par Didier Lambert (1905-1962) en 1945, qui a existé sous le titre La Vie française jusqu'au milieu des années 1990, avant de devenir La Vie financière puis de disparaître en 2008.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce journal a été le fruit de la fusion de trois titres de presse : La Vie Française, La Semaine économique, politique et financière, et L'Opinion économique et financière.

La Vie française a un tirage très important au début des années 1960, de 180000 exemplaires[1].

En , Hachette revend La Vie française[2], qui est alors fusionnée avec L'Opinion économique et financière titre édité par la Société d'éditions financières, économiques et politiques (Sefep), appartenant au gérant de portefeuille Roger Giquel qui est directeur de l'hebdomadaire financier Fortune française et édite aussi le magazine Le Capital. Un concurrent apparaît alors avec Investir, hebdomadaire financier créé en 1974 par une partie de l'équipe de La Vie française.

En 1979, au moment de la création du concurrent Mieux vivre votre argent par Jean-Antoine Bouchez[3], l'hebdomadaire est racheté par Bruno Bertez l'un de ses journalistes, avec l’aide de son ami banquier Jean-Pierre Peyraud et d’un autre journaliste, Noël Mettey[4].

Durant les années 1980, Bruno Bertez, est l'un des principaux actionnaires de l'entreprise et Mireille Rusinak la directrice de la rédaction. La ligne éditoriale, s'appuyant sur une diffusion importante et une équipe rédactionnelle reconnue, a conservé une dominante économique et financière, mais est devenue assez généraliste, avec des rubriques politiques, sociales, pratiques et culturelles relativement fournies, au point de se rapprocher quelque peu, dans sa présentation et ses niveaux de diffusion, des hebdomadaires d'information générale. L'activité de l'entreprise est très bénéficiaire, au point que les profits qu'elle génère contribuent fortement à financer le lancement en 1985 du quotidien La Tribune. La Vie française est alors le seul des titres de presse appartenant à Bruno Bertez à gagner de l'argent[5].

En 1988, la vente de ce titre au Groupe Expansion par Bruno Bertez entraîne le départ de Mireille Rusinak[6] et de plusieurs autres journalistes, dont Jean-Pierre Thiollet, le responsable de la rubrique immobilière. Elle s'est rapidement soldée par l'affaiblissement sensible du contenu et son inadéquation avec les attentes du lectorat, sonnant ainsi la fin de cet « âge d'or » de la publication.

En [7], LVMH se porte candidat à l'acquisition du Groupe Expansion, endetté de 300 millions de francs. Mais la Compagnie européenne de publications, filiale à 39,6 % d'Havas[7], lui est préférée par l'hebdomadaire, qui compte parmi ses actionnaires Dow Jones (16 %), Handelsblatt (13 %), Fimalac (12 %) et Prisa (5 %). LVMH se concentre alors sur son nouveau groupe de presse.

À la fin du siècle dernier et au début des années 2000, le magazine, est rebaptisé La Vie Financière par le Groupe Express-Expansion (Socpresse), il ne cesse d'être fortement affecté par les changements de propriétaire, et les problèmes de gestion et de management qui en ont découlé. Redevenue un titre très spécialisé, aux ambitions plutôt limitées, la publication est rachetée en 2008 par MoneyWeek France, société qui a été mise en liquidation judiciaire le 5 octobre 2011[8].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans Bel-Ami, roman réaliste de Guy de Maupassant publié en 1885, le héros se fait engager dans un journal appelé lui aussi La Vie française, qui siège boulevard Poissonnière.

Dans Noirhomme (2007-2010), bande dessinée aux contours fantastiques située dans la France louis-philipparde, série signée Antoine Maurel (scénario) et Hamo (dessin), l'un des personnages centraux, Alceste Boursault, travaille également pour un journal du même nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Notre région veut-elle gagner ?", par Pierre Garcette FeniXX
  2. "La presse économique et financière", par Jacques Henno (1993), page 35
  3. "Les mutations de la presse économique et financière" par Elisabeth Cazenave dans Matériaux pour l'histoire de notre temps (1997) numéro 46, pages 40 à 43
  4. "André Dussollier raconte l'histoire de L'Agefi en vidéo", pour les 10 ans de l'Agefi
  5. http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.100anslagefi.fr/histoire-de-l-agefi/entre-errance-et-d%25C3%25A9sh%25C3%25A9rence&title=%5B7%5D
  6. L'année suivant son départ, en 1989, Mireille Rusinak publie un ouvrage au titre plutôt évocateur, Les Bons, les brutes et les autres, aux Editions Pierre Belfond, http://catalogue.bnf.fr/servlet/biblio?idNoeud=1&ID=35024889&SN1=0&SN2=0&host=catalogue.
  7. a et b LVMH et CEP en lice pour la reprise du groupe Expansion", dans Les Échos du 22 décembre 1993 [1]
  8. (fr) MoneyWeek dépose le bilan, Zonebourse.com, 13 octobre 2011 ; http://www.societe.com/societe/moneyweek-france-504916909.html

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]