Chansons madécasses (Ravel)

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Les Chansons madécasses sont trois pièces (Nahandove - Aoua - Il est doux) composées par Maurice Ravel entre 1925 et 1926 pour voix (mezzo ou baryton), flûte, violoncelle et piano sur des poèmes en prose éponymes Chansons madécasses d'Évariste de Parny.

Elles sont dédiées à Elizabeth Sprague Coolidge, mécène américaine du musicien. Le compositeur, à la fin de sa vie créatrice, répéta à plusieurs reprises que de toutes les œuvres qu'il avait composées, c'est de ces Chansons qu'il était le plus fier. L'œuvre porte la référence M.78, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat.

Histoire de l'œuvre[modifier | modifier le code]

La création eut lieu le à Rome par Jane Bathori avec Alfredo Casella au piano. La première édition est accompagnée de gravures de Luc-Albert Moreau. Le premier enregistrement connu est celui de Madeleine Grey, cantatrice très estimée du compositeur, en 1932.

Musique[modifier | modifier le code]

Ravel s'enthousiasma pour les poèmes de Parny dont le contenu était conforme à ses propres convictions. Le style extrêmement dépouillé qu'il adopta pour cette musique s'inscrit dans la suite de sa Sonate pour violon et violoncelle. Dans cet esprit, cette œuvre n'est pas sans rappeler la Sonate pour flûte, alto et harpe de Claude Debussy, composée quelque dix ans plus tôt.

« Les Chansons madécasses me semblent apporter un élément nouveau - dramatique voire érotique - qu'y a introduit le sujet même de Parny. C'est une sorte de quatuor où la voix joue le rôle d'instrument principal. La simplicité y domine. L'indépendance des parties s'y affirme. » (Maurice Ravel, Esquisse biographique, 1928)

La chaleur et l'érotisme de Nahandove et de Il est doux et la virulente dénonciation du colonialisme de Aoua font des Chansons madécasses une œuvre engagée de Maurice Ravel en même temps que sa meilleure réussite dans le genre[1].

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]