San Giorgio Canavese
| San Giorgio Canavese | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Saint-Georges-en-Canavais |
| Nom piémontais | San Giòrs Canavèis |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10090 |
| Code ISTAT | 001244 |
| Préfixe tél. | 0124 |
| Démographie | |
| Gentilé | sangiorgesi |
| Population | 2 721 hab. (31-12-2010[1]) |
| Densité | 136 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 20′ 00″ nord, 7° 48′ 00″ est |
| Superficie | 2 000 ha = 20 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Giorgio |
| Fête patronale | 23 avril |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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San Giorgio Canavese (en français Saint-Georges-en-Canavais) est une commune italienne d'environ 3 700 habitants située dans la ville métropolitaine de Turin, dans le Piémont, au Nord-Ouest de l'Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]San Giorgio Canavese est située dans la plaine du Canavais, à une altitude de 300 mètres, sur la rive gauche de la rivière Orco, dans l’amphithéâtre morainique d'Ivrée. Le territoire communal s’étend sur 20,4 km² et compte environ 2 500 habitants. La commune est entourée de collines et de vastes zones agricoles.
Histoire
[modifier | modifier le code]Les origines de San Giorgio Canavese remontent à l’époque médiévale, avec la mention d’une curtis regia dans les anciens documents subalpins dès le IXe siècle. En 882, Charles III le Gros donna la curtem regiam canavesana à l’Église de Verceil, incluant les terres des villages environnants. Au fil des siècles, le territoire passa sous le contrôle de l’Église d’Ivrée et de l’Abbaye de Fruttuaria, grâce à des actes de donation impériaux et royaux.
Au XIIe siècle, le fief de San Giorgio entra définitivement en possession des comtes de Biandrate, qui jouèrent un rôle central dans les luttes pour les investitures et participèrent aux premières croisades. À la fin du XIIIe siècle, la descendance des comtes de Biandrate se divisa en trois branches : San Giorgio, Foglizzo et Lusigliè, tout en conservant une unité de gestion grâce à la formation d’un consortium à San Giorgio.
Au XIVe siècle, les Biandrate, pour renforcer leur seigneurie, s’allièrent tantôt aux Savoie, tantôt aux Montferrat, impliquant le bourg dans les guerres canavesanes entre factions guelfes et gibelines.
L’autonomie communale se développa progressivement, notamment grâce à l’affirmation de la communauté locale, qui acquit une importance particulière par rapport aux autres centres du Canavese.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]San Giorgio Canavese abrite plusieurs monuments remarquables, dont le château (it). Le château de San Giorgio, dont les origines remontent au Xe siècle, fut un centre stratégique contrôlant un vaste territoire. Le complexe était composé de deux bâtiments : le Castelvecchio (XIIe siècle) et un second corps construit entre les XIIIe siècle et XIVe siècle. Le château fut partiellement détruit au XIXe siècle et remplacé par un jardin à l’anglaise.
La commune possède également le musée civique Nòssi Ràis, dédié aux traditions locales et à la vie rurale, installé dans la maison natale de l’historien Carlo Botta. Le musée expose des outils, des reconstitutions d’intérieurs et des vêtements d’époque.
Parmi les autres édifices notables, on trouve l'église Santa Maria Assunta, mentionnée dès le XIIIe siècle, et dont le clocher roman et le cloître adjacent sont des témoignages de l’architecture religieuse médiévale.
Lieux-dits et écarts
[modifier | modifier le code]- Cortereggio (hameau)
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Agliè, Cuceglio, Ozegna, Montalenghe, Orio Canavese, Barone Canavese, Ciconio, Lusiglié, San Giusto Canavese, Caluso, Feletto, Foglizzo
Économie
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La ville de San Giorgio Canavese accueille l'usine de production Pininfarina qui a produit de nombreux modèles allant de la Ferrari Testarossa au Peugeot Coupé 406 et plus récemment le projet Bolloré Bluecar. Malheureusement, la crise économique qui débute en 2008 affecte Pininfarina qui accumule de lourdes dettes. La famille Pininfarina doit vendre une partie de ses parts dans l'entreprise et n'est plus actionnaire majoritaire. La situation ne fera que se dégrader et la production automobile doit être abandonnée en 2011 et mène à la fermeture des usines de Grugliasco, Bairo Canavese et San Giorgio[2].
Administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Personnalités nées à San Giorgio Canavese
[modifier | modifier le code]- Carlo Giuseppe Guglielmo Botta (1766-1837), historien.
- Giorgio Orsolano (1803-1835), tueur en série[réf. nécessaire].
- Antonio Michela-Zucco (1815-1886), professeur et un inventeur italien.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (it) « Popolazione residente e bilancio demografico »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur ISTAT.
- ↑ (it) Giuseppe Cutrone, « Pininfarina chiude la produzione auto », sur motori.it (consulté le ).
- (it) « San Giorgio Canavese » (consulté le )
- (it) « Storia - Comune di San Giorgio Canavese » (consulté le )
- (it) « San Giorgio Canavese (TO) : Castello dei Biandrate - Archeocarta » (consulté le )
- (it) « Castello di San Giorgio Canavese » (consulté le )
- (it) « Storia - Castello di San Giorgio Canavese » (consulté le )
- (it) « San Giorgio Canavese - Treccani » (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
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