Saint-May

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir May.

Saint-May
Saint-May
Vue sur le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Rémuzat (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Jean-Marc Bouvier
2014-2020
Code postal 26510
Code commune 26318
Démographie
Gentilé Saint-Mayens, Saint-Mayennes
Population
municipale
41 hab. (2016 en diminution de 2,38 % par rapport à 2011)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 39″ nord, 5° 19′ 09″ est
Altitude Min. 382 m
Max. 1 173 m
Superficie 10,23 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de la Drôme
City locator 14.svg
Saint-May

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Saint-May

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-May

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-May

Saint-May est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villeperdrix Cornillon-sur-l'Oule Rose des vents
Sahune N Rémuzat
O    Saint-May    E
S
Montréal-les-Sources Le Poët-Sigillat
Rocher de Saint-May.

Aussitôt après avoir dépassé le village de Sahune, suspendu au flanc de la montagne du Coucou, on entre dans les gorges de Saint-May d'une longueur d'environ 8 km, formant un étroit défilé où il n'y a place que pour l'Eygues et la route nationale, souvent taillée dans le roc. Elles sont bordées de rochers à pic d'où dévalent au printemps, de nombreux ruisseaux en cascades. Les sources qui jaillissent de tous côtés y entretiennent pendant l'été, une belle végétation. Vers le milieu des gorges paraît tout à coup, au bord d'un rocher à pic, le village de Saint-May avec les ruines de sa vieille forteresse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Sanctii Marii Castrum en 1183[1] rappelant l'existence du monastère de Bodon consacré à Saint Marius, premier abbé de l'abbaye de Bodon, sous la forme occitane Sant Mays en 1529.

Saint-May dérive du nom du saint Marius[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une abbaye est fondée au début du VIe siècle par saint Mary, Orléanais appelé par le premier évêque de Sisteron pour renforcer la communauté chrétienne de Sisteron. Mary partit ensuite fonder une abbaye dans ce territoire qui resta dans la dépendance de l'évêché de Sisteron jusqu'à la réorganisation ecclésiastique qui eut lieu à la Révolution. L'abbaye, d'abord placée sous l'invocation de saint Benoît, dont elle suivait la règle, prit ensuite le nom de son fondateur. La vallée garda le nom de Benoît, évoluant en Val-Bodon, ou Val-Benoit. Elle formait ainsi une enclave entre les Gap, Vaison et Die. Cette enclave, appelée le Petit Diocèse, était administrée par l'évêque de Sisteron[3].

En 850 ou 851, l'évêque Jean II de Sisteron donne plusieurs églises du Val-Bodon à l'abbaye Saint-May[4].

Au début du IXe siècle, l'évêque Arnulphe de Sisteron transfère les reliques de saint Mary à Forcalquier[5].

Au XIIIe siècle, l'abbaye dépendait de l'abbaye de l'Ile-Barbe[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-May Blason De sinople à deux rivières (fasces ondées d’argent) au naturel surmontées d'un rocher d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Francis Rieu    
2014 En cours
(au 14 novembre 2014)
Jean-Marc Bouvier[6] DVD Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 41 habitants[Note 1], en diminution de 2,38 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213196234277283307265245226
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
210196185162164161145137138
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13613713811410293927059
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
624942494440484341
2016 - - - - - - - -
41--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-May.
  • Église de Saint-May, récemment restaurée.
  • Le curieux cimetière du village est construit sur la plate-forme d'un ancien donjon. Les tombes s'y serrent de guingois.
  • L'abbaye de Val-Bodon, fondée au début du VIe siècle, est située sur le plateau Saint-Laurent, à 2 km du village de Saint-May, était l’une des plus anciennes des Gaules. Sarrasins, Lombards, Saxons, Hongrois la saccagèrent tout à tour. Les guerres de religion la détruisirent entièrement. Il n’en reste plus que des ruines éparses. La chapelle Saint-Marius, aménagé dans l'ancien réfectoire des moines, est dédiée à saint Marius, premier abbé de l’abbaye de Bodon.
  • Les falaises environnantes, comme le rocher du Caire, abritent plusieurs nids de vautours fauves (Gyps fulvus) réintroduits en 1996 depuis la commune voisine de Rémuzat située en contrebas. Selon la légende, les vautours recherchent toujours le corps du saint qui avait été caché dans une cavité du rocher du Caire avant d'être transféré à Forcalquier. En saison, on peut aussi voir des vautours moines (Aegypius monachus) et des vautours percnoptères (Neophron percnopterus).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Le feuilleton Fabien de la Drôme diffusé en 1983 sur Antenne 2 fut tourné dans le village et ses alentours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les archives de l'abbaye de Sainte-Barbe.
  2. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 3 - page 1629 - (ISBN 2600028846).
  3. a et b Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe – XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 172.
  4. Varano, op. cit., p. 177.
  5. Varano, op. cit., p. 179.
  6. Saint-May sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :