Cornillon-sur-l'Oule

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Cornillon-sur-l'Oule
Cornillon-sur-l'Oule
Vue sur le village.
Blason de Cornillon-sur-l'Oule
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Denis Conil
2020-2026
Code postal 26510
Code commune 26105
Démographie
Gentilé Cornillonais, Cornillonaises
Population
municipale
69 hab. (2017 en diminution de 9,21 % par rapport à 2012)
Densité 4,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 34″ nord, 5° 22′ 07″ est
Altitude Min. 470 m
Max. 1 223 m
Superficie 14,55 km2
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Rémuzat (avant mars 2015)

Localisation
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Cornillon-sur-l'Oule
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Cornillon-sur-l'Oule
Liens
Site web https://www.cornillonsurloule.fr

Cornillon-sur-l'Oule est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cornillon-sur-l'Oule est situé à 33 km au nord-est de Nyons.

Rose des vents Arnayon La Motte-Chalancon Rottier Rose des vents
Villeperdrix N Cornillac
O    Cornillon-sur-l'Oule    E
S
Saint-May Rémuzat Cornillac

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Oule, ainsi que par l'un de ses affluents, le torrent l'Arnayon.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route départementale RD 61, entre Rémuzat, au sud, et La Motte-Chalancon, au nord.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1135 : mention de l'église Saint-Martin : ecclesia Sancti Martini de Cornelio (cartulaire de Saint-Victor, 844).
  • 1169 : mention de l'église Saint-Martin : ecclesia Sancti Martini de Cornillon (cartulaire de Saint-Victor, 848).
  • 1180 : mention de l'église : ecclesia de Cornilione (cartulaire de Saint-Victor, 870).
  • 1183 : mention de l'église : ecclesia de Cornillione (Masures de l'Île-Barbe, 116).
  • 1251 : castrum de Cornillon (cartulaire de l'Île-Barbe).
  • 1252 : castrum de Cornillionis (cartulaire de l'Île-Barbe).
  • 1268 : castrum de Curnillione (Inventaire des dauphins, 238).
  • 1269 : Curnillon (Inventaire des dauphins, 218).
  • 1276 : Cornilhone (archives de Colonzelle).
  • 1302 : castrum Curnillionis in valle Olle (cartulaire des dauphins, 220).
  • 1302 : castrum Cornilionis vallis Olle (cartulaire des dauphins, 321).
  • 1516 : mention du prieuré : prioratus de Cornillone et de Cornilhaco (pouillé de Gap).
  • 1891 : Cornillon, commune du canton de Remuzat.

Non daté[réf. nécessaire] : Cornillon-sur-l'Oule.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

  • Ier siècle : stèles romaines (encastrées dans les murs de l'église)[2].
  • Nécropole paléo-chrétienne[2].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • Fief des barons de Mévouillon et arrière-fief des abbés de l'Île-Barbe.
  • 1261 : les comtes de Provence acquièrent les droits de suzeraineté.
  • 1268 : possession des Isoard de Chalancon.
  • (non daté) : possession des Rosans.
  • Vers 1279 : possession des Alleman.
  • 1310 : possession des Plaisians.
  • 1321 : acquise par les dauphins.
  • (non daté) : acquise par les Baux, à qui la reine Jeanne inféode Cornillon et les autres terres de la vallée de l'Oulle.
  • 1348 : passe (par héritage) aux Agout.
  • (non daté) : passe aux Mévouillon de Barret.
  • (non daté) : passe (par mariage) aux Grolée-Bressieu.
  • Vers 1611 : acquise par les La Tour-Gouvernet.
  • (non daté) : passe aux Faure-Chypre.
  • 1277 : vendue aux Sibeut de Saint-Ferréol, derniers seigneurs.

1709 (démographie) : 220 habitants[1].

Avant 1790, Cornillon était une communauté du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix, sénéchaussée, viguerie et recette de Sisteron.
Cette communauté qui, annexée à la Provence en 1261, fut ensuite comprise parmi les terres adjacentes jusqu'à la création de la sénéchaussée de Sisteron en 1635, formait une paroisse du diocèse de Gap. Son église, longtemps dédiée à saint Martin, et ensuite à saint Michel, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoit qui, dépendant premièrement de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille et, dès 1183, de celle de l'Île-Barbe, était en dernier lieu un bénéfice de nomination royale, dont le titulaire avait droit aux dîmes des paroisses de Cornillon et de Cornillac[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Cette commune fait partie du canton de Remuzat depuis 1790[1].

1799 (démographie) : 278 habitants[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Bertrand PS  
mars 2008 mars 2014 Roger Laurent    
2014 2020 Thierry Girouin (sans étiquette) agriculteur
2020 En cours
(au 16 novembre 2020)
Denis Conil[3]   entrepreneur retraité

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2017, la commune comptait 69 habitants[Note 1], en diminution de 9,21 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278195284340326317290301282
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
251251258213237250236201219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
211205210175173134121104107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
968680756865697469
2017 - - - - - - - -
69--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : deuxième dimanche de septembre[2].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (ovins), vergers[2].

Commerce[modifier | modifier le code]

Un bistrot de pays, l'Auberge de la Vallée, est installé à Cornillon-sur-l'Oule[8].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Base de loisirs sur l'Oule.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ruines du château.
  • Château de Cornillon : ruines d'un château fort médiéval, à nouveau fortifié au XVIe siècle avec un donjon du XIIe siècle qui flanque l'enceinte haute (propriété privée).
  • Village ancien[2].
  • Église rurale[2].
  • Chapelle Saint-Vincent (romane) : nef unique, porte en plein cintre, chapiteaux sculptés[2].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Défilé sauvage de l'Oule[2].
  • Grotte[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Cornillon-sur-l'Oule possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 pages, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 112
  2. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Cornillon-sur-l'Oule
  3. Cornillon-sur-l'Oule sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 16 novembre 2020).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. bistrot de pays