Saint-Loup (Charente-Maritime)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Charente-Maritime
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Charente-Maritime.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Loup.
Page d’aide sur l’homonymie Saint-Loup-de-Saintonge redirige ici.
Saint-Loup
L'entrée de Saint-Loup.
L'entrée de Saint-Loup.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Communauté de communes des Vals de Saintonge
Maire
Mandat
Renée Bonneau
2014-2020
Code postal 17380
Code commune 17356
Démographie
Gentilé Lupéens
Population
municipale
327 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 00″ nord, 0° 37′ 26″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 48 m
Superficie 16,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Saint-Loup

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Saint-Loup

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Loup

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Loup

Saint-Loup, également nommée localement Saint-Loup-de-Saintonge, est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Faisant partie du canton de Saint-Jean-d'Angély, la commune de Saint-Loup appartient à l'ancienne province de la Saintonge depuis ses origines.

Elle est située au nord de Tonnay-Boutonne, à l'écart des grands axes de communication routière et ferroviaire étant enclavée dans une zone de petites vallées et de marais fluviatiles que cernent à l'est et à l'ouest des collines aux molles ondulations et aux faibles hauteurs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Loup[1]
Puyrolland Nachamps
Annezay Saint-Loup[1] Landes
Tonnay-Boutonne Chantemerle-sur-la-Soie

Le finage communal[modifier | modifier le code]

Cette commune rurale et agricole s'étend sur une superficie de 1 642 ha ; ce qui en fait la deuxième commune du canton par sa surface.

Son finage communal recense 295 habitants disséminés dans pas moins de 21 hameaux. Les plus importants d'entre eux sont le village de Goux lequel regroupe une soixantaine d'habitants et le petit bourg de Saint-Loup, chef-lieu de la commune avec sa mairie, où vivent une trentaine d'habitants ; les autres hameaux sont les suivants :

  • Chêneron
  • La Fontaine de Goux
  • Les Touches (partagé avec la commnue de Landes)
  • Les Courances
  • Les Petites Rivières
  • La Pataudrie
  • Les Jarries
  • Chauvin (ancien logis)
  • Trézence (ancien logis)
  • Chez Ray
  • Les Ribaudières
  • Les Tiffrays
  • Les Chapellières
  • Le Moulin de Goux
  • Les Benets (ou Chez Besnay)
  • La Tonelle
  • Les Grands Champs
  • Les Renardières
  • Les Pierrières

Le territoire de Saint-Loup est composé de marais inondables, d'origine fluviatile, qui occupent le tiers du territoire communal, tandis que les vallées humides et les collines dont l'altitude maximale est de 48 mètres s'étendent sur le reste de la commune.

Les sols de la commune de Saint-Loup appartiennent aux terrains calcaires du Jurassique qui recoupent une grande partie de la Saintonge du Nord et qui prolongent à l'est la table calcaire de l'Aunis. Ces terrains calcaires se situent sur les parties élevées, occupées par les collines et les faibles éminences, qui encadrent des vallées aux fonds humides et marécageux tapissées de sédiments dont les apports proviennent du Quaternaire.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Loup est arrosé par des petits ruisseaux et une rivière qui drainent leurs eaux dans des vallées marécageuses et qui inondent lors des crues hivernales. Le Bibot est un ruisseau qui arrose le petit village de Goux et qui se jette dans la Soie ; cette dernière mêlant ses eaux à celles de la Trézence, principal affluent de rive droite de la Boutonne, qui écoule ses eaux du nord au sud dans une large vallée marécageuse de la commune, le Marais de Saint-Loup.

Hors de la commune, la Trézence conflue avec la Boutonne, à un kilomètre en amont de Tonnay-Boutonne, où cette dernière est le principal affluent de rive droite de la Charente.

Marais de Saint-Loup[modifier | modifier le code]

Lever de soleil sur le nord (dit Marais de Landes) du marais de Saint-Loup

Le marais de Saint-Loup est la large cuvette au fond de laquelle coule la Trézence canalisée, entre la digue de Vivroux (et la commune de Puyrolland) en amont, le Pont-Rouge en aval ; et délimité par les coteaux de Annezay et Tonnay-Boutonne (la Boutaudière) à l'ouest et ceux de Saint-Loup à l'est (Plantis, Solferino et Butte des Jarries), soit un espace d'environ 800 ha.

Son nom de marais de Landes qui apparaît sur les cartes IGN, vient du fait que ce secteur était réparti entre plusieurs communes environnantes qui pouvaient en avoir l'usage (pour le pâturage notamment) : Chantemerle sur la Soie, Annezay et Landes, donc, qui avait la partie la plus vaste et accessible au nord. Si le terme marais de Landes est utilisé localement pour ne désigner que la partie correspondante (au même titre que marais de Chantemerle ou marais d'Annezay), il peut être utilisé par extension pour désigner l'ensemble du marais, vu de l'extérieur, comme le fait l'IGN.

Le caractère le plus remarquable du marais est sa prédisposition aux crues annuelles. C'est un phénomène classique des vallées alluviales du secteur, mais il se décline ici facilement sur 600 Ha, donnant l'aspect d'un vaste lac parsemé de frênes, de saules et de peupliers. Un rapport fait à Louis XIV évoquait ce lieu comme un marécage insalubre inondé de septembre à juin. Bien qu'il ait été drainé depuis, les inondations restent pourtant annuelles, d'octobre/décembre à février/avril (parfois encore début juillet).

La conformation géologique particulière en est une raison. Des études (Camus 2004[2], Naudin 2011[3]) montrent que de nombreux indices semblent indiquer que ce marais a été un lac (d’origine glaciaire ?) à une période assez récente à l'échelle géologique (Holocène possible) :

  • le centre du marais est constitué d’une tourbière. Il est possible de voir un changement progressif de couleur du sol entre cette tourbière et les marnes calcaires qui constituent les versants des coteaux bordant le marais ;
  • les colluvions glaciaires ferment quasiment l’exutoire très encaissé situé au sud, laissant 250 m libres, entre deux collines de marnes et calcaires du Kimméridgien supérieur, séparées de 500 m ;
  • le fond de ce marais est extrêmement plat et situé à + 4 m d’altitude, donc situé en théorie à l’abri des dernières intrusions marines liées aux marées de vives-eaux exceptionnelles (+ 3.5 m) ; et l’exutoire est situé à une altitude de 6 m.

Il a été utilisé pour la production de bois de chauffe et la pâture des bovins et plus anecdotiquement pour l'extraction de la tourbe et la culture du haricot (la fameuse mojhette). Enfin, c'est la maïsiculture qui a pris le dessus avec l'arrivée des herbicides et des nouvelles variétés de maïs à croissance rapide avec une réussite très inégale selon les années, en fonction des crues. Aussi, un retour au pâturage est en cours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune n'est pas connu précisément, mais on pourrait faire l'hypothèse suivante : dans les textes du cartulaire de l'abbaye de Saint-jean-d'Angély (à partir du (Xe siècle), il est régulièrement fait mention de localités nommées (en latin tardif) Saltu Lupi, qui peut être traduit comme "le saut du loup", "la forêt du loup" ou encore ""la forêt de Loup " (Loup ou Lupus ayant été utilisé comme nom, par certains duc d'Aquitaine par exemple[4]). A 2 km en amont de la Fontaine de Goux sur le Bibot, se trouve le hameau de Lussaud (commune de Landes), nommé Loupsault sur la carte de Cassini[5] (XVIIIe siècle) ; on voit dans cette graphie l'origine possible du nom, qui pourrait être une évolution divergente de celui de Saint-Loup issu d'un toponyme initial commun : Saltu Lupi.

Selon les registres paroissiaux et d'état civil[6], la paroisse se nommait St-Loup en 1601. Puis, sous l'influence du curé Lafargue, elle a été connue sous le nom de Saint-Luc (voire Saint-Lucq ou Saint-Leu) de 1668 à 1712. On retrouve ensuite les deux appellations jusqu'en 1780, après quoi l’appellation Saint-Loup semble à nouveau exclusive.

Au cours de la Révolution, la commune est nommée L'Épinay-Sans-Culotte (avec la graphie initiale Lepinais cent cullaute) puis simplement L'Epinay durant quelques mois, du 8 prairial II (27/05/1794) au 22 frimaire III (12/12/1794), après quoi elle a repris son nom initial et définitif de Saint-Loup. Certains auteurs[7],[8] rapportent aussi le nom de Sans-Culottide, sans donner de référence.

L'extension « de Saintonge » marque le fait que la commune se trouve au nord de la Saintonge, presque aux frontières de l'Aunis, aussi, cette dénomination permettait aux voyageurs (pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle par exemple) de savoir où ils se trouvaient (même chose pour Saint-Genis-de-Saintonge, par exemple).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Goux a été une annexe de la commanderie des Templiers de La Rochelle[9], probablement un entrepôt destiné à stocker les produits de l'agriculture. Quelques indices d'architecture très ancienne (linteaux de porte, œil de bœuf) ont été retrouvés sur certains bâtiment du centre de ce village.

Sur le territoire de la commune se trouvent plusieurs logis dont certains jouèrent un rôle lors de la Révolution.

Les habitants de la commune ont longtemps vécu de la production viticole (cognac, pineau, vin) et d'huile de noix. En témoignent les quelques moulins à eau encore existants (Goux).

À la suite de la destruction des vignobles par le phylloxéra dans les années 1860, l'influence vendéenne a poussé les habitants à se tourner de plus en plus vers l'élevage bovin laitier. Cette période marque aussi le début de l'exploitation agricole du marais comme prés de pâture.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1995 Jeanine Josensi    
1995 2012 Pierre Descout    
2012 en cours Renée Bonneau DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

les habitants de la commune sont appelés les Lupéens.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 327 habitants, en augmentation de 14,74 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
573 604 639 643 694 780 828 811 830
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
799 829 786 736 703 694 642 594 572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
565 567 577 457 465 460 446 415 394
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
403 327 267 252 274 273 270 315 327
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Plusieurs étapes de l'exode rurale subie par la commune sont visibles sur ce graphique :

Économie[modifier | modifier le code]

La commune supporte une activité agricole de polyculture et élevage. La quasi-intégralité du territoire est recouvert de cultures céréalières ou fourragères (maïs, blé, tournesol, orge, colza, fourragères...). Quelque vignes (destinées à la consommation personnelle) témoignent encore du passé viticole de la région.

L'élevage concerne surtout la production laitière bovine : 2 éleveurs de la race Prim'Holstein et 2 de la race normande. En marge de ces troupeaux sont également élevés pour la filière viande des bovins de race blonde d'Aquitaine et Parthenaise. Deux élevages ovins (race Charollaise), sont en outre exploités pour la viande et la laine.

Le secteur tertiaire est représenté principalement par une entreprise de menuiserie à Goux et le Bar/Restaurant Le Saint-Loup, au bourg.

Vie de la commune[modifier | modifier le code]

Un comité des fêtes organise le marché aux fleurs le second week-end de mai.

Le club de football de la commune a été créé en 1936. Il porte aujourd'hui le nom d'AS Trézence et évolue depuis toujours au niveau district.

Le territoire hétérogène de la commune le prédispose également à la chasse, amplement pratiquée à Saint-Loup. Le marais notamment, haut-lieu de migration des oiseaux d'eau, est parsemé de tonnes où se pratique la chasse de nuit hivernale.
Le marais et ses canaux est également un rendez-vous connu des pécheurs de la région.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Loup.

L'église Saint-Leu, une église du XIIe et XVe siècles, surmonte le bourg avec son double clocher caractéristique.

Selon une légende, la grosse cloche attirerait l'orage, alors que la petite le repousserait. Un ecclésiastique du XIXe siècle proposait aux habitants de réguler la météo en échange d'une taxe en produits du jardin[14].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Oiseaux[modifier | modifier le code]

On ne compte pas moins de 192 espèces d'oiseaux qui ont été observées sur la commune. Une grande partie de ces espèces l'ont été lors des haltes migratoires, dont le marais est un haut-lieu pour les oiseaux aquatiques.

Au printemps, des concentrations de centaines de canards (Canard pilet, Sarcelle d'hiver, Canard souchet, Canard siffleur) et/ou de milliers de limicoles (Barges à queue noire, Vanneaux huppés et divers chevaliers) peuvent être observées les années où le niveau d'eau sied à ces espèces au moment où elle passent.

Environ 50 espèces nichent régulièrement sur la commune, mais les conditions de pluviométrie (et surtout le niveau d'eau du marais) notamment peuvent faire varier ce chiffre. La Cigogne blanche (avec trois nids connus) est parmi les dernières espèces nicheuses arrivées, tandis que l'Outarde canepetière et le Râle des genêts ne font plus entendre leurs chant nuptiaux depuis quelques années.

Plus anecdotiquement, quelques espèces rares ont exceptionnellement été trouvées sur la commune : trois Pouillots à grand sourcil (en 2013 au bourg, 2015 aux Renardières, 2016 près de Goux), plusieurs Phalaropes à bec large (2007, 2010) au marais...

Mammifères[modifier | modifier le code]

Si le chevreuil est le seul grand mammifère régulier, très présent sur la commune, des sangliers sont parfois également de passage. Tous les petits prédateurs classiques fréquentent la commune : renard, fouine, belette, putois, blaireau, mais aussi genette et la très rare loutre d'Europe.

Si la densité de lièvre est assez importante (avec de notables fluctuations selon les années), le lapin de garenne est lui plus localisé. Les ragondins et rats musqués sont présent en nombre dans le marais et tous les ruisseaux et fossés, provoquant des dégâts bien visibles sur les berges et cultures de maïs.

N’oublions pas la présence de nombreux micro-mammifères : leur variété reste précisément méconnue, mais citons le campagnol des champs, le lérot, le rat des moissons...

Les chats haret (chat de souche domestique vivant à l'état sauvage ou semi-sauvage), présents en grand nombre sur la commune qui leur offre une profusion de proies, portent un préjudice considérable à la faune locale, notamment au printemps sur les nids d'oiseaux.

Faune aquatique[modifier | modifier le code]

La canaux du marais sont réputés pour la présence de brochets, perches franches, Black-bass et anguilles d'Europe (en baisse), mais les brèmes, chevesnes et gardons y sont nombreux également. Depuis quelques années, le poisson-chat a tendance à porter préjudice toutes ces espèces à cause de son caractère invasif et vorace. Il en est de même avec l'écrevisse de Louisiane, très présente au marais, qui a totalement supplanté et éradiqué l'écrevisse locale que l'on ne trouve plus guère. Un rapport de l'ONCFS avait fait état en 2004 d'une production estimée à quatre tonnes par hectare de biomasse d'écrevisse par an.

Certains migrateurs amphihalins remontent plus ou moins régulièrement jusqu'au marais, notons par exemple la présence classique de groupes de Mulets, souvent de belle taille.

Tous les ruisseaux et fossés de la commue accueillent des vairons et épinoches, même si les sécheresses des années 2003-2005 les ont fait totalement disparaître de certains secteurs.

Cette sécheresse a aussi porté un préjudice remarquable aux moules d'eau douce qui occupaient le fond du canal, au marais.

Le marais et les vallons accueillent la plupart des batraciens classiques : crapaud (commun/épineux), rainette verte, grenouille agile et rousse.

La cistude est un hôte remarquable, en effet, cette tortue sauvage tend à se raréfier en France.

Le Triops cancriformis est un véritable fossile vivant qui s'est nettement raréfié en France. Ce crustacé spécialisé dans les habitats éphémères soumis à inondations a pu être observé en plusieurs exemplaire en été dans les fossés du marais.

Autre[modifier | modifier le code]

Les serpents et lézards communs sont représentés par la Couleuvre à collier, la couleuvre verte et jaune, la Vipère aspic, le Lézard des muraille...

Une quarantaine d'espèces de libellules ont été recensées par les spécialistes en la matière.

Les milieux spécifiques de la communes (marais, mais surtout pelouses sèches calcicoles) ont été scrutées par les entomologues qui ont trouvé par moins de 35 espèces d'orthoptères, dont le Sténobothre nain, qui constitue en 2014 la première mention de cette espèce pour la Charente-Maritime !

Flore[modifier | modifier le code]

Orchidées[modifier | modifier le code]

Les pelouses sèches calcicoles des coteaux (Plantis, Solferino, Le Figuier) sont un terrain idéal pour une grand variété d'orchidées sauvages qui s'épanouissent à Saint-Loup. On y trouve notamment divers Ophrys dont une Ophrys aranifera à floraison plus précoce que la normale, et qui pourrait faire l’objet d'une éventuelle sous-espèce locale.

L'orchis des marais (Anacamptis palustris) peut se rencontrer dans les parties marais non touchées par la maïsiculture.

Autre[modifier | modifier le code]

La grande variété de flore liée aux divers milieux plus ou moins remarquables de la commune n'a encore jamais fait l’objet d'étude particulière pour l'instant, mais parcourir le marais ou les coteaux au printemps donne une idée de la biodiversité floristique de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. CAMUS Adrien. Analyse géomorphologique et magnétisme paléoenvironnemental appliqué aux marais et tourbières de l’Ouest (Charente-Maritime, France). [En ligne].RAPPORT DE STAGE 2e année de Master Recherche Spécialité Géomatériaux – Eau Transferts et Interactions. Université de La Rochelle. http://perso.univ-lr.fr/acamus/Master2_rapport.pdf
  3. NAUDIN Aline. Potentiel de la minéralogie magnétiqueen tant que marqueur des variations environnementales enregistrées par les dépôts tourbeux : application au marais de la Trézence (17). [En ligne] Thèse de doctorat. Université de La Rochelle. http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/70/34/44/PDF/2011Naudin22134.pdf
  4. René Primevère Lesson, Histoire, archéologie et lègendes [sic] des marches de la Saintonge, faisant suite aux Lettres santonnes et aux Fastes historiques, , 347 p., p 183
  5. « Commune de Saint-loup sur la carte de Cassini », sur Géoportail (consulté le 8 décembre 2015)
  6. « Archives départementales de la Charente-Maritime »
  7. Thomas Claude, Histoire de Tonnay-Boutonne et de ses seigneurs, Saintes, Le Croît Vif, , 378 p. (ISBN 978-2-36199-031-2), p.321
  8. « Noms révolutionnaires des communes de Charenet-Maritime », sur Cercle généalogique de Saintonge (consulté le 8 décembre 2015)
  9. Anne-Marie Legras, Les Commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Saintonge et en Aunis, Paris, Éditions du Centre national de la Recherche scientifique, , 216 p. (ISBN 978-2-2220-3329-5), p. 179-181
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Sophie Esla Goillot, Guide des églises romanes, Editions Les Belles Heures, p. 117