Saint-Léomer

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Saint-Léomer
Saint-Léomer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Jean-Pierre Tabuteau
2014-2020
Code postal 86290
Code commune 86230
Démographie
Population
municipale
183 hab. (2016 en augmentation de 1,67 % par rapport à 2011)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 14″ nord, 0° 59′ 41″ est
Altitude Min. 112 m
Max. 181 m
Superficie 28,67 km2
Localisation

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Saint-Léomer est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Léomer est une commune rurale.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

La commune est située dans le centre-ouest de la France, à 60 km de Poitiers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entouré par les communes de Journet, Bourg-Archambault et La Trimouille, Saint-Léomer est situé à 4 km au sud-est de Journet qui est la plus grande ville aux alentours.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Saint-Léomer présente un paysage singulier composé de bocages et de vallées. Le paysage de bocage dans le département de la Vienne se caractérise par des champs cultivés ou des prés enclos par des haies avec des alignements plus ou moins continus d'arbres et arbustes . Ces haies si caractéristiques contribuent à une meilleure qualité des eaux, permettent son infiltration et protègent ainsi contre l'érosion des sols. Elles constituent des zones de refuge pour la biodiversité. Elles ont, aussi, un rôle de régulation climatique et de nombreux intérêts agronomiques (brise vent, protection du bétail...).

Le terroir se compose[1] : de terres de brandes pour 96 % et de sols limoneux sur altérite pour le restant qui couvrent les plateaux du seuil du Poitou. La lande est, ici, de type atlantique: elle est souvent dominée par la Bruyère arborescente et l’Ajonc d’Europe qui constituent un couvert difficilement pénétrable pouvant atteindre 3 m de hauteur. Dans ce cas, la lande prend le nom régional de « brandes ». C’est un espace issu de la dégradation et de l’exploitation intensive de la forêt originelle. La lande couvrait jusqu’à la fin du XIXe siècle plusieurs dizaines de milliers d’hectares (90 000 hectares pour le département de la Vienne vers 1877). Cette terre a été largement mise en culture à la suite de défrichements ou boisée avec du pin maritime. Il s’agit maintenant d’espaces marginaux et menacés car considérés comme « improductifs ». Pourtant, la lande joue un rôle majeur pour une biodiversité qui s’est adaptée et a survécu en leur sein et il s’agit également d’un espace refuge pour de nombreuses espèces de mammifères.

En 2006, 76 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et de 24 % par des forêts et des milieux semi-naturels[2]. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.

La forêt privée représente, en 2007, 301 hectares soit 10 % du territoire communal[3]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15 %, et 29,2 % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 9 km de cours d'eau dont le principal est le Salleron sur une longueur de 7 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[5], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires de Saint-Léomer sont :

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard situé à 55,7 km.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est occupé dès l’antiquité comme l’atteste le site de Mazamas au sud-ouest du bourg qui est daté du Ier siècle av. J.-C.. Au Moyen Âge, le village de Saint-Léomer se développe autour de son église. Les fontaines, nombreuses dans cette région, avaient selon la légende, des vertus curatives, pour certaines maladies et attiraient ainsi des pèlerins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Léomer dépend de la sous-préfecture de la Vienne à Montmorillon.

Le bourg a porté au cours de l'histoire d'autres noms administratifs : en 1793, Saint-Léemer puis en 1801, Saint-Liomet.

liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 François Cardonne    
mars 2008   Jean-Pierre Tabuteau    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

service public[modifier | modifier le code]

Les bureaux de La Poste les plus proches sont ceux de La Trimouille à 4,4 km, de Brigueil-le-Chantre à 8,1 km et de Montmorillon à 10,1 km.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 183 habitants[Note 1], en augmentation de 1,67 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
505203339399420413391427435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
415409449486529530511519541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555527548468422391347367382
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
289258263234205183185182183
2016 - - - - - - - -
183--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 6,2 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie de Saint-Léomer administre une population totale de 185 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (quatre personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 181 habitants.

La diminution de 11 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

La répartition de la population par sexe est la suivante (INSEE) :

  • en 1999 : hommes 50,8 % et femmes 49,2 % .
  • en 2005 : hommes 50,3 % et femmes 49,7 % .
  • en 2010 : hommes 53,5 % et femmes 46,5 % .

En 2005, selon l'Insee :

  • Le nombre de célibataires était de 35,3 %,
  • Les couples mariés représentaient 52,4 % de la population,
  • Les divorcés représentaient 4,1 % de la population ,
  • Le nombre de veuves et veufs était de 8,2 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Léomer dépend de l' académie de Poitiers et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique de la Vienne. Le rectorat est celui de Poitiers.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[11], il n'y a plus que 12 exploitations agricoles en 2010 contre 15 en 2000.

11 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre, orge et maïs), 71 % pour le fourrage et 14 % restent en herbe[11].

7 exploitations en 2010 (contre 8 en 2000) abritent un élevage de bovins (1 329 têtes en 2010 contre 1 328 têtes en 2000)[11]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[12].

5 exploitations en 2010 (contre 8 en 2000) abritent un élevage d'ovins en expansion (2 968 têtes en 2010 contre 1 457 têtes en 2000)[11]. C'est un des troupeaux importants du département qui compte, en 2011, 214 300 têtes[13].

L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie[11].

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, selon l'Insee, en 2005 était de 3,8 % et en 1999 il était de 13,7 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 36,2 % de la population en 2005 et 29 % en 1999.

Le taux d'activité était de 68,4 % en 2005 et de 67 en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

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Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Les vestiges gallo-romains de Mazamas[modifier | modifier le code]

Ils sont situés à environ 4 km du bourg. Ils comprennent un temple de tradition celtique (vers 50 av. J.-C.) et un temple gallo-romain (vers 40-50 ap. J.-C.). Le site est classé Monument Historique depuis 1973. C'est un des principaux sites gallo-romains du département de la Vienne avec celui de Sanxay et de Naintré. Le site a été découvert par l'abbé Florentin Reix, curé de Bourg-Archambault et de Saint-Léomer pendant 50 ans. Il reconnait le petit appareil romain lorsque les pierres de quatre monticules considérés comme les ruines du "château de Mazamas" sont utilisées en 1945 pour réparer un chemin. Édifié au Ier siècle, ce sanctuaire gallo-romain est construit en petit appareil régulier. Il comprend un mur d'enceinte, un propylée orienté à l'est et deux temples jumeaux à vestibule et cella carré. Plus profondément enfouies, les bases d'un sanctuaire gaulois datant du Ier siècle avant notre ère sont encore visibles. Il comprend un péribole avec un bâtiment d'entrée à l'est et un fanum à cella carrée et galerie circulaire autour. Lieu de culte durant plusieurs siècles, le sanctuaire n'est toutefois associé à aucun vicus. La destruction systématique des temples jumeaux est l’œuvre des chrétiens du IVe siècle.

L'église de Saint-Léomer[modifier | modifier le code]

Elle date du XIIe siècle. La façade dont le pignon triangulaire a été surélevé en 1820 est sobre mais soignée. Elle forme écran en incluant dans sa largeur des contreforts épais. Le portail est en plein cintre. Le décor est de style limousin. Le portail est en calcaire alors que le reste de l'édifice est en grès ferrugineux local. L'abside est petite. Elle est voutée en cul-de-four. La nef est contrebutée à l'extérieur par des contreforts massifs. La nef est voutée en berceau brisé.

Le patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [14] qui couvrent 40 % de la surface communale :

  • Le camp militaire de Montmorillon,
  • Les landes de Montmorillon,
  • La vallée du Salleron.

Deux espaces naturels de la commune bénéficient de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore. Ces espaces représentent 16 % de la surface communale et il s'agit des brandes de Montmorillon et de la vallée du Salleron.

Deux autres sites couvrant 17 % du territoire communal sont aussi classées par la directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes : les brandes de Montmorillon et les landes de Sainte-Marie.

Le camp militaire de Montmorillon[modifier | modifier le code]

À cheval sur le territoire de trois communes : Journet, Montmorillon, Saint-Léomer, le camp militaire de Montmorillon occupe un vaste plateau recouvert de "terres de brandes". Il appartient déjà à la Basse Marche du Limousin. Ses sols sont argilo-sableux, acides, hydromorphes et riches en galets de quartz.

Le site doit à son utilisation comme terrain militaire d’avoir été soustrait à l’intensification agricole qui a entraîné ailleurs, depuis le milieu du XXe siècle, la disparition de beaucoup d’habitats agropastoraux traditionnels. Ce statut particulier a, ainsi, permis la conservation d’un des plus grands ensembles de landes à bruyères de tout le département de la Vienne. Six grands étangs pluri-centenaires, aux eaux plus ou moins riches et ayant un niveau variable selon les saisons, occupent des dépressions peu profondes au sein de la lande et ajoutent à la diversité de l’ensemble.

Toutefois, des altérations récentes ont eu lieu ou sont, encore, en cours. Elles sont dues autant à des causes naturelles telles que la reprise du manteau forestier au détriment de la lande et des milieux ouverts, qu’à des interventions humaines comme la réalisation de grands pare-feu. Cependant, l’ensemble de la zone possède encore un intérêt biologique exceptionnel qui en fait un des pôles majeurs de la biodiversité régionale, comme en témoignent les 126 espèces animales et végétales à fort intérêt patrimonial qui ont pu y être recensées au cours de la première décennie du XXIe siècle.

Avec 76 espèces rares ou menacées, la flore apparaît d’une richesse incomparable. Les étangs et leurs rives abritent à eux seuls près de 50 % des plantes remarquables du site.

Sur le plan de la faune vertébrée, l’avifaune présente un intérêt considérable dû à la juxtaposition d’oiseaux de milieux variés, accueillant diverses espèces rares ou menacées en Poitou, parmi lesquelles les oiseaux de landes et de zones humides sont les mieux représentés.

Le groupe des amphibiens et des reptiles est tout aussi remarquable par sa diversité (17 espèces) que par son originalité.

Quant aux mammifères, ils sont représentés, entre autres, par plusieurs espèces de chauves-souris rares.

Parmi les Invertébrés, le fait essentiel réside dans la présence de plusieurs libellules rares inféodées aux mares tourbeuses, et d'un papillon protégé en France, le Damier de la succise.

La vallée du Salleron[modifier | modifier le code]

La vallée du Salleron est un site classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[14]. Le site intègre une grande partie du cours de la rivière qui est un affluent de l’Anglin ainsi que ses affluents. Le Salleron est une petite rivière d’eaux vives avec une forte dénivellation depuis ses sources jusqu’à la confluence avec l’Anglin. Ses eaux sont de bonne qualité et bien oxygénées. Son lit est riche en sédiments grossiers (sables et graviers). Son bassin versant est à dominante forestière et bocagère et il est encore peu touché par l’intensification agricole.

L’intérêt biologique du site, qui justifie son classement et sa protection, réside dans la présence importante de la Lamproie de Planer qui est un poisson menacé de disparition dans toute l’Europe. La Lamproie de Planer exige des eaux de très bonne qualité et des sédiments à granulométrie moyenne à grossière pour vivre et se reproduire.

De nos jours, les principales menaces sur cet environnement fragile sont: un ralentissement anormal du courant qui modifierait le tri mécanique des sédiments, ou une pollution chimique (toxiques, métaux lourds) ou organique (eutrophisation par surcharge des eaux en nutriments provoquant une pullulation d’algues et une réduction de l’oxygène dissous). La création d’étangs destinés à la pêche le long du cours du Salleron constitue un risque important du aux vidanges des étangs. Elles pourraient, en effet, transférer des maladies aux lamproies, provoquer un réchauffement des eaux du Salleron et introduire des espèces piscicoles exotiques. De même, la transformation des prairies naturelles du bassin versant en cultures céréalières intensives pourrait avoir d’importantes répercussions sur la balance trophique et sédimentaire des eaux (apport d’engrais et de produits phytosanitaires), voire, en cas d’irrigation, sur les débits en période d’étiage.

La présence d’une petite population de Cistude d’Europe, une espèce de tortue, est un autre facteur important justifiant la protection du site. Cette tortue aquatique connaît, en effet, un déclin alarmant dans toute l’Europe de l’Ouest. Elle est victime de la disparition des zones humides ou de leur fragmentation, de la dégradation de la qualité des eaux et de l’introduction d’espèces exotiques comme la Tortue de Floride, les écrevisses américaines, ou le ragondin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Centre Régional de la propriété forestière de Poitou-Charentes - 2007
  4. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  5. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a b c d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  13. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  14. a et b Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011