Saint-Georges-sur-Fontaine

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Saint-Georges-sur-Fontaine
Saint-Georges-sur-Fontaine
Église Saint-Georges et monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Communauté de communes inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Gaël Fouldrin
2020-2026
Code postal 76690
Code commune 76580
Démographie
Gentilé Fontigeorgiens, Fontigeorgiennes
Population
municipale
911 hab. (2017 en augmentation de 0,66 % par rapport à 2012)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 39″ nord, 1° 10′ 50″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 174 m
Superficie 9,09 km2
Élections
Départementales Canton de Bois-Guillaume
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.saintgeorgessurfontaine.com

Saint-Georges-sur-Fontaine est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime dans la région de Normandie. Ses habitants sont appelés les Fontigeorgiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Sancto Georgio en 1180, Sancti Georgii supra fonte en 1188[1],[2], Ecclesia Sancti Georgii vers 1240, Saint George en 1319[3], Sanctus Georgius en 1337, Paroisse Saint Joire sur fontaines en 1413, Ecclesia Sancti Georgii supra fontes en 1434[4], Ecclesia Sancti Georgii prope fontes en 1643[5], Saint Georges en 1714[6] et en 1715, Saint Georges sur Fontaine-le-Bourg en 1738, Saint Georges sur Fontaine le Bourg en 1757, Ecclesia Sancti Georgii de fontibus Burgi en 1770, Saint Georges sur Fontaine en 1788[7].

Saint-Georges évoque Saint Georges de Lydda est un martyr du IVe siècle.

Le déterminant complémentaire -sur-Fontaine se réfère en fait à Fontaine-le-Bourg (jadis simplement Fontaine)[8], comme l'indiquent les mentions anciennes, -sur- signifiant dans ce cas « au-dessus ». Saint-Georges est en effet située sur le plateau et Fontaine-le-Bourg dans la vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la légende, saint Georges, à la tête d'une armée romaine de 6 000 hommes s'en vint combattre dans la région. La chaleur de l'été accablait ses soldats et beaucoup mouraient de soif. Saint Georges frappa le sol de son épée et fit jaillir une source qui réconforta son armée, d'où le nom de Fontaine Nourrice, source qui jaillit aux limites du village. On apprendra bien des siècles après que ce liquide qui découlait de cette source n'était rien d'autre qu'un alcool, jusqu'alors inconnu, qui redonnait force et vitalité. Cette légende, qui semble tardive, ne comprend aucun événement proche d'une réalité historique connue quelconque.

Saint-Georges-sur-Fontaine est créé par l'abbaye de Fécamp, où le culte de ce saint était important (comme l'indique par exemple la dédicace à saint Georges du prieuré de Mantes dépendant de Fécamp). Elle y développe une paroisse à partir de 1188. La paroisse en reste dépendante jusqu'à la Révolution. Les fiefs versent les rentes seigneuriales aux moines qui ont autorité judiciaire par le sénéchal de la baronnie de Fontaine-le-Bourg. La paroisse compte vingt-huit masures coutumières sur la Forêt Verte appartenant à l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nos jours sous forme de revenus syndicaux sur l'exploitation de la forêt.

Sous Saint-Louis, la population comptait une centaine de famille.

En 1472, après avoir levé le siège de Beauvais, Charles le Téméraire met Saint-Georges-sur-Fontaine et toute la contrée entre Neuchâtel et Rouen à feu et à sang.

Les châteaux et les manoirs sont la propriété de la noblesse de robe qui détient des offices dans les cours souveraines siégeant à Rouen.

Henri IV traverse le village en 1592 avant de chasser la garnison du duc de Parme de Fontaine-le-Bourg.

En devenant commune en 1790, Saint-Georges-sur-Fontaine perd une partie de son territoire : les hameaux de Bosthroude, de la Haye-Gonnor et de Pimont, ont été rattachés à la commune de Bosc-Guérard. La population s'élevait en 1794 à 900 habitants.

Sa vocation agricole s'efface peu à peu à partir de 1965.

Sur le territoire de la commune, le chemin des Chasses-Marées est l'une des plus anciennes voies conduisant les attelages dits chasse-marées, depuis les ports de Dieppe ou de Saint-Valery-en-Caux, jusqu'aux halles de Paris[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1997 juin 2011 René Normand PR Démissionnaire
juin 2011[10] En cours
(au 10 août 2020)
Gaël Fouldrin   Psychiatre à l'hôpital de Saint-Etienne-du-Rouvray
Membre du bureau de la CCPNOR (2015 → 2016)
Réélu pour le mandat 2020-2026[11],[12]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

La commune a obtenu en 2019 les félicitations du jury départemental pour les communes de moins de 1000 habitants au Concours des villes et villages fleuris[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2017, la commune comptait 911 habitants[Note 1], en augmentation de 0,66 % par rapport à 2012 (Seine-Maritime : +0,04 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750720653654655610614610636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
615593577520515509453453481
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
409451444424428383402410390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
368472590596675761844895918
2017 - - - - - - - -
911--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Georges. L'église plusieurs fois reconstruite, conserve quelques ogives du XVIe siècle. Le clocher date de 1835, la nef et le chœur en 1868 sont dus à l'architecte Georges Simon. Le clocher est arraché à sa base lors d'une violente bourrasque le . Un clocher de 15 mètres est construit en 1931 et inauguré le 27 aout 1933[9].
  • Le château du Varat. Édifice date du XVIe siècle, il est situé au hameau du Varat. Du nom de ses premiers propriétaires, le château de Varat est acquis au début du XVIIIe siècle par les Cavelier de La Salle. Cette famille compte parmi ses membres le célèbre navigateur René Robert Cavelier de La Salle (1643-1687)qui de 1660 à 1687 explore la Nouvelle-France, la région des Grands Lacs et le Mississippi[9].
  • Le château de Coqueréaumont. Élevé en 1868 par Paul de Coqueréaumont, ce château remplace un manoir du XVe siècle, propriété de la famille du Bosc. Nicolas du Bosc est le 49e évêque de Bayeux, et Simon du Bosc, abbé de Jumièges de 1381 à 1418[9].

Ce bâtiment a été détruit en 2011.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

[9]

  1. Archives de Seine-Maritime 2 H.
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard, 1979, p. 136.
  3. Archives de Seine-Maritime G 3267.
  4. Archives de Seine-Maritime 7 H.
  5. Archives de Seine-Maritime G 1435.
  6. Archives de Seine-Maritime G 738.
  7. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, page 903.
  8. François de Beaurepaire, Op. cité.
  9. a b c d et e « Saint-Georges-sur-Fontaine », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  10. « Gaël Fouldrin élu maire : Le conseil municipal a désigné hier le nouveau maire à l'unanimité », Paris Normandie,‎ (lire en ligne) « Au service de la commune depuis 34 ans, dont 14 en tant que maire, René Normand a choisi de passer le relais, mais il reste néanmoins conseiller municipal. Il accompagnera les premiers pas de Gaël Fouldrin dans ses nouvelles fonctions ».
  11. « Municipales 2020. Le maire de Saint-Georges-sur-Fontaine brigue un nouveau mandat pour menerà bien un grand projet : Restructurer l’école-mairie va être un des objectifs de l’équipe de Gaël Fouldrin », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2020).
  12. « Saint-Georges-sur-Fontaine. Gaël Fouldrin conserve son fauteuil de maire », Le Courrier cauchois,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2020).
  13. « Villes, villages et maisons fleuris : les lauréats en Seine-Maritime : Le Département de la Seine-Maritime vient de dévoiler les noms des lauréats de la 61e édition du concours des villes, villages et maisons fleuris », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.