Quincampoix

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Quincampoix
La mairie.
La mairie.
Blason de Quincampoix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Bois-Guillaume
Intercommunalité Les Portes Nord-Ouest de Rouen
Maire
Mandat
Éric Herbet
2014-2020
Code postal 76230
Code commune 76517
Démographie
Population
municipale
2 966 hab. (2014)
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 31″ nord, 1° 11′ 07″ est
Altitude Min. 80 m – Max. 180 m
Superficie 20,34 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-quincampoix.fr

Quincampoix est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ouvrage de Jean Cellier et André Morvilliers "Quincampoix huit siècles d'histoire", paru en 1994, tente de retracer l'origine du nom de Quincampoix, en pages 15 et 16 :

"Ce toponyme se rencontre sur une aire très vaste de la Bretagne à la Wallonie. Au XIXème siècle, Charles de Beaurepaire en avait recensé trois en Seine-Maritime, respectivement sur les communes de Lillebonne, Bordeaux-Saint-Clair et Sainte-Marguerite-sur-Mer. Les habitants en ont perdu le souvenir.

Tous les auteurs s'accordent pour estimer que ce toponyme est lié à l'existence d'un moulin. Dans la commune, il était édifié à proximité de la route de Préaux sur une éminence entre la place de la Mairie et la ferme de l'Aumônerie.

La graphie primitive telle qu'elle figure dans le 'Livre des Jurés' de 1291 est Quinquempoist. L'orthographe actuelle date de la Révolution. Sous l'Ancien Régime, on écrivait habituellement Quinquempoix avec un -x ou un -s.

Quelle est la siginification du terme ? Poist en français médiéval serait l'équivalent de "qu'il pèse", et Quinquempoist pourrait se traduire par : "A qui qu'il en pèse." Les tenants de cette interprétation, la plus communément admise, font valoir la mauvaise réputation des meuniers. Ils font le rapprochement avec quelques moulins à eau désignés sous le vocable jugé ironique d'"écoute s'il pleut". De plus le moulin, propriété seigneuriale, était un facteur de contrainte pour les habitants obligés d'y faire moudre leur grain.

Cette explication est contestée par M. François de Beaurepaire : pour lui "poist" viendrait d'un verbe latin qui se traduit en français par piler, broyer, écraser, et Quincampoix signifierait "qui qu'en écrase".

La présence d'un moulin à vent fournit un premier élément de datation. Cette technique est plus récente que celle du moulin à eau. Elle s'est répandue en France dans le courant du XIIe siècle. La création d'un village ne saurait donc être antérieure. Elle est contemporaine des grands défrichements qui ont marqué cette époque."

Deux autres communes en France portent le même nom : l'une avec la même orthographe, Quincampoix-Fleuzy, dans l'Oise (canton de Formerie) ; l'autre, dans l'Oise également (canton de Saint-Just-en-Chaussée) mais avec une orthographe sensiblement différente : Quinquempoix.

Le Quincampoix est une rivière d'Ille-et-Vilaine.

Enfin, il existe à Paris une rue Quincampoix (3e et 4e arrondissements).

Voir aussi l'article Quincampoix (étymologie).

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Après avoir, en 1429, libéré Orléans et fait sacrer Charles VII à Reims, Jeanne d’Arc échoue devant Compiègne en 1430.

Capturée, elle est dirigée vers Rouen pour y être jugée. Amenée sous escorte à Bosc-le-Hard, puis à Cailly, elle devait nécessairement passer à Quincampoix le .

À l’époque, deux voies possibles pour rejoindre la forteresse de Rouen via Bois-Guillaume et la porte Bouvreuil : l’actuelle rue de Cailly ou, par Fontaine-le-Bourg, une route remplacée depuis par l’actuelle route de Dieppe, à peu près sur le même tracé. On penche pour l’actuelle rue de Cailly, qui traversait des lieux habités, dont Quincampoix. L’autre itinéraire longeait et même traversait la forêt. Les temps étaient difficiles, des groupes de partisans hantaient les bois et la possibilité de libérer Jeanne, à tout le moins d’en tirer rançon n’aurait pas manqué d’attirer les partisans du roi et même des malandrins.

Pendant la guerre de Cent Ans, la région a à subir le passage des gens de guerre : Anglais, Français, Écorcheurs, Grandes Compagnies…

La croix du cimetière a été érigée entre 1560 et 1580.

De 1580 à 1592, le pays est une nouvelle fois ravagé. Les troupes de Philippe II, roi d’Espagne, commandées par le Prince Farnèse, stationnent dans la région et causent beaucoup de dégâts. Le château de la Bucaille est brûlé.

De 1754 date la construction de la route royale de Rouen à Saint-Omer, qui devint route impériale, route nationale mais, pour les locaux, sera toujours la route de Neufchâtel.

Quincampoix devient chef-lieu de canton durant la Révolution mais son canton est supprimé au début du XIXe siècle, la commune étant alors rattachée au canton de Clères.

De 1840 à la grande guerre[modifier | modifier le code]

  • 1853 : création d’une brigade de gendarmerie à cheval et construction du casernement : immeuble en briques, de deux étages à l’angle de la Place de la Mairie et de la Route de Neufchâtel. En 1887, la gendarmerie deviendra à pied et l’actuel casernement sera construit en 1908.
  •  : construction d’un bureau de poste. Il sera doté du télégraphe en 1907.
  • 1863 : plantation sur la place de quinze marronniers et tilleuls, assez espacés pour ne pas gêner les habitants.
  •  : devis pour construction d’une église et, le 7 octobre, décision de construire une église en remplacement de l’actuelle, fort délabrée.

La première pierre de l’église fut posée le , et l’inauguration eut lieu le . Le cimetière qui entoure l’église fut jugé en 1695 d’une « étendue remarquable » : 1 acre et demi, soit 80 à 85 ares. En 1868, l’arpentage indique : 30 ares et 85 centiares, sans compter l’emplacement de l’église.

  • En 1870, construction de l’école des filles, actuelle pharmacie.
  • En 1913, constitution de sociétés sportives : La Joyeuse Pédale et la Société de Tir.

L’entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1920, un sujet va diviser la commune : le monument aux Morts de la Guerre de 1914-1918. Les anciens combattants, qui devaient être « unis comme au front », se séparent en deux associations. Les uns veulent le monument dans le cimetière avec une cérémonie religieuse, les autres le veulent sur la place. Après dissolution du comité, référendum, remboursement des souscripteurs, le monument sera quand-même érigé dans le cimetière communal, mais les deux associations rivales d’anciens combattants persistèrent jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ou tous se réunirent enfin.

En 1930, Henri Ménage, bourrelier à Quincampoix et curieux d’histoire locale, avait été témoin de la découverte, à la ferme de la Houssaye, de tombes anciennes qui lui avaient semblé être des sépultures mérovingiennes. Pour éviter que ces découvertes ne gênent le labour de son champ, le fermier Clavel balança le tout dans un quelconque remblai !

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1902   M. de la Runodière    
mars 1983 16 octobre 1998[1] René Farcy    
16 octobre 1998[1] 17 février 2012[1] Didier Dubaillay   Chef de chantier
Démissionnaire
17 février 2012[2] en cours
(au 30 avril 2014)
Éric Herbet   Cadre territorial
Vice-président de la CCPNOR (2015 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[3],[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 966 habitants, en diminution de -5,51 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
846 890 865 924 1 053 1 020 1 033 1 070 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
978 962 1 135 944 926 849 886 848 810
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
849 751 802 778 821 858 855 899 948
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
969 1 022 1 242 1 676 2 107 2 690 3 090 3 023 2 966
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Quincampoix.
  • Église Sainte-Marguerite. Profondément remaniée au XVIIIe siècle, l'église primitive du XVIe siècle, dédiée à sainte Marguerite, possédait de sa sainte patronne une relique qui attirait de nombreux pèlerins. Entièrement reconstruite en 1868, la nouvelle église est élevée sur l'emplacement de la précédente mais en sens inverse[9].
  • Le célèbre coureur cycliste, Jacques Anquetil, qui a gagné cinq fois le Tour de France, y vécut. Une stèle commémorative rappelait son palmarès au centre du bourg. Depuis le lancement de la construction d'un immeuble à l'endroit de la stèle, cette dernière a été déplacée en attente d'un autre emplacement. Il repose dans l’ancien cimetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Soufian Alsabbagh, écrivain né en 1990, diplômé de l'IEP de Lille et de l'ESSEC, spécialiste des affaires intérieures américaines et du Parti Républicain. Auteur de "L'Amérique de Mitt Romney" (éd. Demopolis, 2012) et de "La nouvelle droite américaine : la radicalisation du Parti républicain à l'ère du Tea Party" (éd. Demopolis, 2016).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Quincampoix

Les armes de la commune de Quincampoix se blasonnent ainsi :
Coupé au 1) d’or au châtaignier de sinople mouvant de la pointe, au 2) d’azur au chevron accompagné, en chef à dextre d’une étoile, à senestre d’une roue dentée et, en pointe, d’une fourche et d’une hache passées en sautoir, le tout d’or[10],[11] (création : Jacques du Bourg, 1977).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Cellier et André Morvilliers, Quincampoix, huit siècles d'histoire, édition Commune de Quincampoix, 1994, Maury imprimeur.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Quincampoix : le maire a démissionné : Membre du conseil municipal depuis 1983, Didier Dubaillay a souhaité se retirer de ses fonctions. », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  2. « Poursuivre les projets initiés : Quincampoix. Eric Herbet, maire sortant, présentera une liste d'ouverture aux élections municipales de mars prochain. », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  3. « Pas de surprise pour Eric Herbet », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  4. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 12 novembre 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Quincampoix », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  10. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f76517
  11. http://www.mairie-quincampoix.fr/quincampoix.htm