Saint-Aignan (Sarthe)

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Saint-Aignan
Saint-Aignan (Sarthe)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes Maine Saosnois
Maire
Mandat
Éric de Vilmarest
2020-2026
Code postal 72110
Code commune 72265
Démographie
Gentilé Saint-Aignanais
Population
municipale
228 hab. (2021 en diminution de 16,79 % par rapport à 2015)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 00″ nord, 0° 21′ 00″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 79 m
Superficie 15,13 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Mamers
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Aignan
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Saint-Aignan

Saint-Aignan (Sarthe) est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 228 habitants[Note 1], les Saint-Aignanais.

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Haut-Maine (Maine roux).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 513 hectares ; son altitude varie entre 58 et 79 mètres[2].

La commune est délimitée au nord par l'Orne saosnoise.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 680 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Marolles Les Braults », sur la commune de Marolles-les-Braults à 4 km à vol d'oiseau[5], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 702,5 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Aignan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (66,3 %), terres arables (24,9 %), forêts (3,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %), zones urbanisées (1,8 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

D’après Morlet[15], l'ancien toponyme s’écrivait Presbyter Sancti Aniani, vers l’an 1000, c’est-à-dire « Le presbytère de Saint-Aignan ». D’après Taverdet[16], il s’agirait d’un village construit autour d’une église dédiée à Anianus, nom francisé tantôt en Agnan, tantôt, comme ici, en Aignan. Cet homme fut évêque d’Orléans au Ve siècle et a contribué à repousser les Huns qui venaient attaquer sa ville. Il est intéressant de noter qu’après 1793, lors de la Révolution française, ce toponyme par trop religieux fut temporairement remplacé par celui d'Aignan-Scévola[17]. Ce Scévola ou plutôt Caius Mucius Scævola, fut un héros de l’antiquité qui avait voulu tuer un roi étrusque qui menaçait la jeune république romaine à peine née (allusion probable à la Première République qui succéda à la monarchie après la Révolution française).

Histoire[modifier | modifier le code]

Tyronneau - une abbaye cistercienne disparue[modifier | modifier le code]

En 1098, peu de temps après le début de la première croisade en Terre sainte, Robert, abbé du monastère de Molesmes, voulant rendre à la règle de saint Benoît toute sa rigueur des origines, se retira dans la région de Beaune au désert de Cîteaux pour fonder une nouvelle communauté : celle des moines de Cîteaux ou « cisterciens ». Prise sous la protection du Saint-Siège dès 1100, elle put « essaimer » en d'autres contrées en fondant notamment de 1113 à 1115 quatre nouveaux établissements, appelés les « quatre filles de Cîteaux » : Clairvaux, dont saint Bernard fut le premier abbé, la Ferté, Pontigny et Morimond. Sous l'impulsion de Bernard de Clairvaux (mort en 1153) le mouvement des fondations s'accélère. Le Maine ne devait pas rester en marge de ce vaste mouvement de rénovation à la fois du travail manuel, de la vie intellectuelle et de la vie spirituelle : on peut y dénombrer au début du XIIIe siècle pas moins de sept abbayes cisterciennes : Perseigne, la plus ancienne, fondée en 1145, abbaye de Bellebranche et abbaye de l'Épau de la filiation de Cîteaux ; abbaye de Clermont, abbaye de Fontaine-Daniel, Champagne et... Tyronneau (la deuxième), de celle de Clairvaux[18],[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de onze[20] dont le maire et deux adjoints[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Harold de Milleville - -
1989 juin 1995 Maurice Lefebvre DVD -
juin 1995 mars 2008 Paul Cosme - -
mars 2008 mars 2014 Fernand Lépinay SE Gestionnaire approvisionneur
mars 2014[22] En cours Éric Moullart de Vilmarest[23] SE-RN Commercial

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2021, la commune comptait 228 habitants[Note 3], en diminution de 16,79 % par rapport à 2015 (Sarthe : −0,42 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9099401 0461 012973967953900852
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
832805784749736740724707703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
677635609538547486459494448
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
390337284239218196235246268
2018 2021 - - - - - - -
240228-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est l'essentiel des activités économiques de la commune, avec diverses cultures et l'élevage bovin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château vu du sud en février 2018.
Le château vu du sud en février 2018.
Le château vu du sud en novembre 2020.
Le château vu du nord en juin 2015 (la tour à droite n'est pas encore restaurée).
  • Château de Saint-Aignan, construit du XVe au XVIIIe siècle sur les fondations d'un château fort médiéval incendié lors des guerres de religion. Il a été partiellement inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du , puis partiellement classé (le château et les terrains compris à l'intérieur des douves) par arrêté du [27]. L'extérieur a été restauré entre 2012 et 2018 avec des subventions de la DRAC, du département et de la région.
  • Église romane Saint-Aignan, du XIIe siècle. Le clocher est octogonal. Durant la Révolution, l'église est un des rares lieux dans lequel sont célébrées les fêtes en l'honneur de la déesse Raison en 1793[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jürgen Klötgen, "L'Abbaye de Tyronneau - Notice historique pour servir à la mémoire des cisterciens dans le Maine", in Revue historique et archéologique du Maine, Le Mans, 1990, 3e série T.10, tome CXLI de la Collection p. 289 - 304 (ill. ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021, légale en 2024.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 103
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  5. « Orthodromie entre Saint-Aignan et Marolles-les-Braults », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Marolles Les Braults », sur la commune de Marolles-les-Braults - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Marolles Les Braults », sur la commune de Marolles-les-Braults - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. Marie-Thérèse MORLE., Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule. III. Les noms de personnes contenus dans les noms de lieux., Paris, Éditions du CNRS, , 562 p.
  16. Gérard Taverdet, Noms de lieux du Maine, Chamalières, Bonneton, , 232 p.
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Extrait de Jürgen Klötgen, "L'Abbaye de Tyronneau", in Revue historique et archéologique du Maine, Le Mans, 1990
  19. « Saint-Aignan », sur le site saosnois.com de Didier van der Haeghen (consulté le ).
  20. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  21. « Saint-Aignan (72110) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  22. « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le ).
  23. Réélection 2020 : « Saint-Aignan. Éric de Vilmarest conserve son fauteuil de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  27. « Château de Saint-Aignan », notice no PA00109927, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.