Peray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Peray
Peray
La mairie
Blason de Peray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Intercommunalité Communauté de communes Maine Saosnois
Maire
Mandat
Jean-Luc Godimus
2020-2026
Code postal 72260
Code commune 72233
Démographie
Gentilé Peréen
Population
municipale
61 hab. (2018 en diminution de 12,86 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 54″ nord, 0° 21′ 51″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 96 m
Superficie 2,45 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Mamers
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
City locator 14.svg
Peray
Géolocalisation sur la carte : Sarthe
Voir sur la carte topographique de la Sarthe
City locator 14.svg
Peray
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Peray
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Peray

Peray est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 61 habitants[Note 1].

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Saosnois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé au confluent de l'Orne saosnoise et de la Dive sur le chemin de Marolles-les-Braults à Bonnétable.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Pavé, la Grande Maison, les Rouaults, le Pressoir, le Petit Pressoir, la Butte, le Marais, la Croix…

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Peray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans son dictionnaire historique publié en 1836, Julien Rémy Pesche rappelle les multiples orthographes du nom de la commune (Peray, Prai, Prez) et souligne la difficulté d'en affirmer l'origine (1092). Il propose : prés, prairie ou pierre, murs muraille. Une chose est cependant certaine, même en ce début du XXIe siècle, un natif du Saosnois prononcera les buttes de « pré » et non [perɛ][7]. Cependant, si la forme latinisée (Castrum) Pireti attestée au XIe siècle est correcte, la signification est « verger de poiriers » (piretum), citée par Albert Dauzat et Charles Rostaing[8] à l'article Peray, tout comme Prénouvellon (de Pireto (nevellonis) 1139) et peut-être Prey.

Le gentilé est Péréen ou Perayain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peray est occupé par les Anglais en 1417 (durant la guerre de Cent Ans).

Un aérodrome de campagne (codé A44) fut installé par les Américains du 20 août 1944 (mis en service le 2 septembre) au 20 novembre 1944, aux lieux-dits la Lune et les Lotties, situé en partie sur la commune de Saint-Aignan et en partie sur Peray, et dénommé Peray du fait de sa proximité avec le village. Piste en dur de 1 500 m de long, orientée 11/29.

Vue aérienne des restes de l'aérodrome de Peray prise le 19 avril 1949

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 (?)[9] mars 2008 René Marteau    
mars 2008[9] mars 2009 Florence Van Der Hæghen   Gérante de société et consultante en relations humaines
mars 2009 décembre 2015[10] Dominique Bargy[11]   Retraitée technicienne radiologie
février 2016 En cours Jean-Luc Godimus[12]   Directeur de magasin
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 61 habitants[Note 3], en diminution de 12,86 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
233272292317336274264261238
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
222218210214210191181187158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
149152138139132137145149158
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
11610378656150546863
2018 - - - - - - - -
61--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est essentiellement rurale, comprenant de nombreuses résidences secondaires.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jouin, du XIe siècle. Classée monument historique avec son cimetière qui l'entoure. Son entrée est précédée d'un auvent (appelé « balet » ou « caquetoire »)[17].
  • Chapelle Saint-Gilles (disparue).
  • Monument aux morts.
  • Le Castrum Pireti, camp gallo-romain, un point haut du Saosnois, début des « Fossés Robert » créés par Robert le Diable au XIe siècle, qui rejoignaient par des chemins creux et en allant de motte en motte le château fort de Saint-Rémy-du-Plain, aujourd'hui Saint-Rémy-du-Val[18],[19]. Un seigneur de Peray au XIe est connu : Guillaume Pantolf dépendant des seigneurs de Bellême, Roger de Montgomery et Mabile de Bellême, son épouse, qui étaient les parents de Robert de Bellème dit Robert le Diable appelé ainsi pour sa grande cruauté et ses facultés étonnantes pour fortifier des sites ou châteaux.
    • Un observatoire avec deux tables d'orientation a été installé au sommet de la butte principale par la communauté de communes du Pays Marollais. Cette motte domine le bourg de Peray qui est au sud et le manoir de Verdigné sur la commune d'Avesnes-en-Saosnois au nord-ouest.
    • Un calvaire sur le Castrum Pireti a été élevé par une « mission » en 1954.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Messes : pour le 8 mai et le 11 novembre, début septembre messe de la Saint-Gilles.
  • Vide-greniers.
  • Comice agricole.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Peray Blason
Tiercé en pairle renversé: au 1er de gueules au poirier d'or, au 2e de sinople à saint Jouin, ermite, d'or, au 3e d'argent à deux burelles ondées d'azur.
Détails
Création Jean-François Binon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 1202
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Voir le site sur le Saosnois
  8. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  9. a et b « Le maire et ses conseillers sont à leur poste », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 20 février 2015).
  10. « Dominique Bargy a donné sa démission de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er janvier 2017).
  11. Réélection 2014 : « Les nouveaux maires et adjoints élus ce week-end », Le Maine libre, (consulté le 6 avril 2014).
  12. « Liste des maires de la Sarthe, mise à jour le 22 novembre 2016 », sur le site de la préfecture de la Sarthe (consulté le 1er janvier 2016).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Oser Maine Saonois » [PDF], sur tourisme-mamers-saosnois.com, Office de tourisme de Mamers et du Saosnois (consulté le 18 avril 2017) : p. 8, « Des églises singulières… »
  18. Alain Valais, Ludovic Schmitt et Emmanuelle Coffineau, La motte castrale de Guéramé à Courgains (Sarthe), aux confins du Maine et du Perche, Revue Archéologique de l'Ouest, vol. 27 (2010) p. 149-170
  19. Hugo Meunier e.a., Le château de Saint-Rémy-du-Val et son environnement (XIe-XVe siècle), CAPRA, juin 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :