Lavillatte
| Lavillatte | |||||
Lavillatte. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Largentière | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Montagne d'Ardèche | ||||
| Maire Mandat |
Marylaine Mercier 2020-2026 |
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| Code postal | 07660 | ||||
| Code commune | 07137 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
44 hab. (2023 |
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| Densité | 2,4 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 44′ 42″ nord, 3° 57′ 12″ est | ||||
| Altitude | Min. 1 060 m Max. 1 405 m |
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| Superficie | 18,6 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Haute-Ardèche | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Lavillatte est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Viallattins et les Viallattines.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation et description
[modifier | modifier le code]Lavillatte est située à 15 kilomètres de Langogne, 40 kilomètres du Puy-en-Velay et à 50 kilomètres d'Aubenas.
Rattachée à la communauté de communes de la Montagne d'Ardèche, la commune est comprise dans le canton de Coucouron, dans l'arrondissement de Largentière et dans le département de l'Ardèche. La municipalité possède 1 860 hectares dont 660 hectares de forêt.
Communes limitrophes
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| Saint-Paul-de-Tartas (Haute-Loire) | Coucouron | Issanlas | ||
| Lespéron | N | Lanarce | ||
| O Lavillatte E | ||||
| S | ||||
| Saint-Alban-en-Montagne | Le Plagnal | Astet |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 6,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 193 mm, avec 9,7 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Issanlas à 5 km à vol d'oiseau[7], est de 7,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 017,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,8 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est traversé par L'Espézonnette, un affluent droit de l'Allier, c'est-à-dire un sous-affluent de la Loire, positionnant la commune dans le bassin de la Loire.
Voies de communication
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est traversé par la RN 102 qui relie Lempdes-sur-Allagnon par Le Puy-en-Velay à Montélimar.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Lavillatte est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (81,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,6 %), prairies (13,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %)[15].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Risques sismiques
[modifier | modifier le code]Autres risques
[modifier | modifier le code]Toponymie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Les Hospitaliers
[modifier | modifier le code]Lavillatte était le siège d’une commanderie hospitalière, la commanderie de Devesset, appartenant aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. C’était une propriété des Chartreux, cédée aux Hospitaliers en 1231. Lavillatte formait alors avec les maisons de Devesset, Saint-Jean-de-Trignan, Pailhès, Grozon et Saint-Georges d’Annonay un « magistère » dont le siège était à Devesset et qui dépendait du grand prieuré d’Auvergne. En 1315, le commandeur était Aymon de Montlaur puis vers la fin du XIVe siècle, on trouve Pierre du Teil et en 1429 il y avait le « vénérable homme Giraud Spinadelli », commandeur de « la Villatte »[16]. Lavillatte fut rattachée au grand prieuré de Saint-Gilles, probablement lors de la réorganisation qui a suivi la dévolution aux Hospitaliers des biens des Templiers, au début du XIVe siècle. En effet, on constate au XVe siècle que Lavillatte était encore une commanderie indépendante qui possédait des biens au sud d'Aubenas[17] puis au XVIIIe siècle, le compte rendu d’une visite canonique confirme ce rattachement[18], Lavillatte dépendant alors de la commanderie de Palhers en Gévaudan qui était elle-même un des membres du Grand Prieuré de Saint-Gilles[19].
Les Antonins
[modifier | modifier le code]D'après Albin Mazon (alias Docteur Francus), il y avait aussi à Lavilatte une commanderie des Antonins dépendant de la commanderie des Antonins d'Aubenas. Cette commanderie est aussi appelée "commanderie de Pradelles" .
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Administration municipale
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].
En 2023, la commune comptait 44 habitants[Note 2], en évolution de −22,81 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias
[modifier | modifier le code]La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :
- Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas depuis 1999. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
- Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas / Aubenas.
La commune est également située sur la zone de diffusion de la radio locale publique Ici Drôme Ardèche.
Cultes
[modifier | modifier le code]La communauté catholique et l'église de Lavillate (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse Notre-Dame de la Montagne, elle-même rattachée au diocèse de Viviers[24].
Économie
[modifier | modifier le code]En , EDF inaugure le parc éolien de la montagne ardéchoise, le plus puissant de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, situé sur six communes du département de l’Ardèche (Saint-Étienne-de-Lugdarès, Lespéron, Lavillatte, Issanlas, Le Plagnal et Laveyrune). L’installation comprend 29 turbines pour une puissance installée de 73,5 MW[25]. EDF ouvre également dans la région une agence de développement de projets d’énergies renouvelables[26].
Culture et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Commanderie de Devesset
- Église Saint-Jean-Baptiste de Lavillatte
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
[modifier | modifier le code]Lavillatte possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la géographie :
- Lavillatte sur le site de l'Institut géographique national
- commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Lavillatte et Issanlas », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Issanlas_sapc », sur la commune d'Issanlas - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Issanlas_sapc », sur la commune d'Issanlas - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Francus, « N otes sur la commanderie des Antonins à Aubenas », Bulletin d'histoire ecclésiastique et d'archéologie des diocèses de Valence, Gap, Grenoble et Viviers, , p. 150, lire en ligne sur GallicaOn trouve en général la commanderie ou le membre de « la Villatte » dans les archives départementales mais aussi « la Vilatte ». Pierre du Teil (du Theil et à tort du Tilleuil), surtout connu comme grand commandeur puis prieur de Toulouse (1412) fut auparavant commandeur de Saint-Nazaire-d'Aude, de Lavillatte (la Vilatte) et pour finir de Jalès fin XIVe siècle / début XVe siècle, cf. Delaville le Roulx, Les Hospitaliers à Rhodes, 1310-1421, 1974, p. 314-15, 321
- ↑ Francus 1886, p. 145La vigne de « Chadarons », l'ancien Chadorent (carte de l'état-major) entre Montargues et La Paillouse en direction de Saint-Étienne-de-Fontbellon.
- ↑ « Visite canonique de La Villate, église, château, forêt, 9 septembre 1763 », Revue du Vivarais, t. 81, no 2, , p. 78-84 (présentation en ligne)
- ↑ Dans certains ouvrages, il y a manifestement confusion entre Pailhès en Vivarais (commune de Lachapelle-sous-Chanéac) et Palhers en Gévaudan près de Marvejols
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Site ardeche.catholique.fr, page sur la paroisse Notre-Dame de la Montagne.
- ↑ « Ardèche : la montagne ardéchoise inaugure le plus puissant parc éolien d'Auvergne-Rhône-Alpes - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « EDF Energies Nouvelles renforce ses positions dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes », sur EDF Énergies Nouvelles, (consulté le ).

