Lachapelle-Graillouse

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Lachapelle-Graillouse
Lachapelle-Graillouse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Thueyts
Intercommunalité CC de la Montagne d'Ardèche
Maire
Mandat
Roland Jallat
2014-2020
Code postal 07470
Code commune 07121
Démographie
Gentilé Chapelous
Population
municipale
205 hab. (2015 en diminution de 20,23 % par rapport à 2010)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 48″ nord, 4° 01′ 15″ est
Altitude Min. 868 m
Max. 1 233 m
Superficie 20,48 km2
Localisation

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Lachapelle-Graillouse est une commune française située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située entre les communes du Lac d'Issarlès et de Coucouron, dans les monts du Vivarais, proche du mont Gerbier de Jonc, de la source de la Loire et du mont Mézenc, qui culmine à 1 754 mètres. À vol d'oiseau, elle se situe à 16,2 kilomètres au nord-est de Langogne[1], 27,4 kilomètres au sud-est du Puy-en-Velay[2] et à 36,4 kilomètres au nord-ouest d'Aubenas[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu de la commune est traversé par la rivière Le Nadalès affluent de la Loire (rive gauche).

La Loire assure la limite de la commune avec celles d'Issarlès, du Lac d'Issarlès et du Cros-de-Géorand.

La commune est aussi bordée à l'ouest par la Langougnole, autre affluent de la Loire (rive gauche).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 048 hectares ; son altitude varie entre 868 et 1 233 mètres[4].

Le bourg est situé à 1 111 mètres d'altitude au sein du plateau ardéchois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Salettes Issarlès Le Lac-d'Issarlès Rose des vents
Saint-Arcons-de-Barges N Cros-de-Géorand
O    Lachapelle Graillouse    E
S
Coucouron Issanlas Saint-Cirgues-en-Montagne

La commune bénéficie de la proximité du lac d'Issarlès qui est la principale attraction touristique du plateau Ardéchois. Elle jouxte la commune de Coucouron, ancien chef-lieu de canton et chef lieu de la nouvelle communauté de communes de la Montagne d'Ardèche, qui concentre la plupart des activités administratives et commerciales du plateau ardéchois.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La population se disperse entre le chef-lieu (Lachapelle-Graillouse proprement dite) et un grand nombre de hameaux : Boissandroux, la Mouline, Lapessade, la Roche, le Crosromeau, Vazeilles, le Ventalon, Riou-Cros, le Pont de la Borie, les Chazornes, la Couleyre, Vente, la Gaselle, Villeneuve, Maisonseule, Chanteperdrix, le Pièbre, le Monteil.

Quelques lieux-dits isolés, jadis habités, sont désormais désertés : les Rhodes (toujours habités), Moulin de Courbet, Moulin de Givel, Beaumier.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 276, alors qu'il était de 238 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 39,5 % étaient des résidences principales, 60,1 % des résidences secondaires et 0,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,7 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 89,0 %, en hausse importante par rapport à 1999 (69,6 %)[I 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'écriture du nom de Graillouse a beaucoup évolué au cours des siècles : Graculosa vers l'an 900, Grattalosa au onzième siècle, Gralhosa en 1516, Grallouse sur Loire en 1793 (durant quelques années), Graihouse au XIXe siècle, puis Graillouse.[réf. nécessaire]

Hypothèses[modifier | modifier le code]

L'origine du toponyme est controversée : il pourrait provenir du provençal gralha (corneille)[5] ou de « grais », de « grailles » signifiant corbeaux et grenouilles en patois ou encore de la Capella Gratiosa (Tchapello Gracillouso en patois), chapelle gracieuse en français[réf. nécessaire].

On évoque également le nom latin le plus ancien, utilisé dans le cartulaire de Saint-Chaffre qui est Graculosa[6].

Ce mot latin correspond aux geais, mainates ou choucas qui font partie de la famille des corvidés. Les corvidés était très nombreux dans la région jusqu'aux années 1980. Sur un des quatre chapiteaux du chœurs de l'église de Lachapelle Graillouse est représenté un oiseau en relief. De même, la sculpture d'un oiseau, aussi en relief, est présente à la base de l'arc en pierres taillées d'une des chapelles latérales. En patois local, les corvidés sont nommés les « Grails ». Ces nombreux indices peuvent laisser à penser que Lachapelle-Graillouse était à l'origine La Chapelle aux oiseaux.[réf. nécessaire]

Orthographe[modifier | modifier le code]

Pour ce qui est du nom complet de la commune, la bonne orthographe est « Lachapelle-Graillouse » et non « La Chapelle Graillouse »[7]. En effet, c'est par erreur que le nom orthographié « La Chapelle Graillouse » figure depuis quelques années sur les deux panneaux indicateurs situés aux entrées du village. Le classement alphabétique utilisé dans l'annuaire du téléphone, le nom utilisé pour le titre de la rubrique locale dans les journaux et sur les cartes géographiques I.G.N et Michelin, les anciens panneaux routiers (qui indiquent la direction du village et qui sont situés aux carrefours de la départementale côté Coucouron et cote Issarles) et enfin l'usage par les habitants de la commune confirment que l’orthographe du nom du bourg est Lachapelle-Graillouse.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Chapelle Graillouse apparaît pour la première fois dans un document écrit en 879 sous le nom de capella Graculosa. Le village possède depuis l'an 1041 une église avec clocher peigne donnant sur une petite place entourée de maisons en pierres.

La révolution de 1848 est l'occasion de faire éclater de vieilles rivalités, jusque-là contenues. L'ancien maire, révoqué par les nouvelles autorités, contre-attaque et fait circuler une pétition en blanc contre le nouveau maire, abusant une partie des signataires. Le nouveau maire lui-même fonde peu d'espoirs dans le suffrage universel, tous les habitants de la commune étant liés par un réseau d'obligations mutuelles et de parentés, les votes sont acquis d'avance[8].

En 1892, le village est frappé par une épidémie qui fait plus de cent morts dont le prêtre curé de la paroisse. La croix de mission située à la sortie nord du village au bord de la route départementale est érigée en remerciement pour la fin de ce fléau. Durant la Première Guerre mondiale, 101 personnes perdent la vie, soit environ 10 % de la population. À la différence de 1892, il s'agit ici pour la plupart de jeunes gens, le déclin démographique amorcé en 1892 n'en est que plus accentué. Avec la mécanisation du travail agricole, la commune subit un fort exode rural, touchant principalement les jeunes générations les mieux formées, qui culmine dans les années 1950-1960. Cet exode se fait principalement vers la basse Ardèche (Aubenas), le bassin houiller d'Alès et le midi de la France. Le Puy-en-Velay et la région lyonnaise accueillent aussi de nombreux Chapelous. Certains d'entre eux, devenus fonctionnaires, montent à Paris par le jeu des mutations de début de carrière. La plupart ne reviennent pas sur le plateau et s'établissent loin du pays. La population est alors toujours en très forte baisse par rapport aux années 1920. Les générations ne se renouvellent plus sur place. Les écoles publiques des hameaux (Villeneuve, le Pièbre…) ferment dans les années 1960. Les deux écoles (une publique et une privée) du chef-lieu disparaissent durant la décennie 1980. Les quelques enfants vivant dans la commune rejoignent alors les écoles de Coucouron ou du Lac-d'Issarlès. En conséquence, faute de clients, les nombreux commerces que le village possédait jusque dans les années 1970 ferment durant la décennie suivante. En 1979, le bourg comptait trois épiceries (dont une avec distribution de journaux), deux boulangeries, deux hôtels avec restaurants, quatre débits de boisson (dont un avec débit de tabac), un marchand de boissons en gros, un commerce de chaussures, une agence postale gérée par les P.T.T et environ huit petites exploitations agricoles (pour la plupart de moins de dix vaches). Il n'y avait pas de commerce dans les autres hameaux de la commune. Quelques commerces ambulants (boucherie, épicerie, boulangerie) sillonnaient la commune pour des tournées bi-hebdomadaires. Il existait de nombreuses exploitations agricoles dans chacun des hameaux de la commune. L'été, quelques habitants des villages ainsi que les deux hôtels de la commune proposaient aux touristes des hébergements au confort souvent sommaire. Ce type d'hébergement qui avait l'avantage d’être très peu coûteux et permettait à des familles d'ouvriers ou d'employés de pouvoir faire un séjour prolongé (souvent un mois entier) à la campagne a disparu.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1824 Jean Marie Ambroise Breysse    
1824 1829 Jean Baptiste Agreil    
1830 1834 Jean François Régis Charreyre    
1835 1838 Etienne Jolivet    
1838 1852 Jean-Pierre Hilaire    
1852 1865 Claude Valette    
1865 1875 Jean-Pierre Hilaire    
1875 1878 Théodore Victor Malartre    
1878 1888 Charles Cottiau    
1888 après 1903 Célestin Hilaire    
1904 1915 Aimè de Saint Crouzette    
1916 1919 Antoine Pasquier    
1920 environ juillet 1943[Note 1] Victorin Hilaire    
août 1943 août 1944 Romieux ? Commerçant
avril 1945 mars 1965 Baptiste Arnaud SE Hôtelier (Hôtel restaurant Arnaud)
avril 1965 mars 2001 Roger Veysseyre SE Instituteur public
avril 2001 26 décembre 2013[Note 2] Michel Bernard[12] PS Agent d'assurance
janvier 2014 28 mars 2014 Maryse Breysse   Agent de la poste,
Assure l'intérim en tant que
première adjointe.
28 mars 2014[13] en cours
(au 3 février 2015)
Roland Jallat SE Agriculteur

Finances communales[modifier | modifier le code]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Lachapelle-Graillouse relève du conseil de prud'hommes d'Aubenas, de la Cour administrative d'appel de Lyon, de la Cour d'appel de Nîmes, de la Cour d'assises de l'Ardèche, du tribunal administratif de Lyon, du tribunal d'instance d'Aubenas, du tribunal de commerce d'Aubenas, du tribunal de grande instance de Privas, du tribunal paritaire des baux ruraux d'Aubenas et du tribunal pour enfants de Privas[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2015, la commune comptait 205 habitants[Note 3], en diminution de 20,23 % par rapport à 2010 (Ardèche : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7227519298769469629611 0381 111
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2001 2021 1451 1721 2581 3321 3801 4101 211
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1861 2211 1451 023864919860754622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
535546452376293237222245207
2015 - - - - - - - -
205--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête votive[modifier | modifier le code]

Avant les années 1980, la fête votive du village, le samedi et dimanche suivant le 15 août rassemblait la jeunesse du plateau, habitants du plateau ardéchois et quelques touristes fidèles pour clore la période du 14 juillet au 15 août, qui correspondait au pic de fréquentation touristique. Un bal se déroulait le samedi soir, des manèges étaient installés. Un tir de feu d'artifices avait lieu le dimanche soir.

Animations au village et aux alentours[modifier | modifier le code]

  • Feu de la Saint-Jean ;
  • Fête votive le premier dimanche suivant le 15 août ;
  • Marché à la belle saison sur la place du village le premier dimanche de chaque mois ;
  • Marché à Coucouron chaque mercredi matin ;
  • Nombreux concours de pétanque durant les mois de juillet et d'août.

Sports[modifier | modifier le code]

La municipalité a créé au chef-lieu depuis 2010, trois terrains de pétanque en plein air. Elle a aussi financé la construction d'un hangar qui sert de terrain couvert.

Jusque dans les années 1990, quand le temps le permettait, la place du village voyait souvent, en soirée, une bonne trentaine de personnes s'affronter en tournoi de boules amical.[réf. nécessaire] Il en était de même dans les hameaux du Pièbre ou de Vente notamment. Actuellement[Quand ?], on joue encore un peu les soirs d'été sur la place de l’église ou dans le récent "pétanquodrome"[réf. nécessaire].

Alors qu'elle était le siège de l'association « La boule du plateau », la commune voyait se dérouler de très nombreux concours de pétanque (quasiment 1 par semaine, durant les 2 mois d'été) dans les années 1980. Ce temps est maintenant révolu et seuls quelques rares concours subsistent encore au chef-lieu, au Ventalon et au Pièbre.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 441 €, ce qui plaçait Lachapelle-Graillouse au 31 525e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[19].

En 2009, 75,2 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 152 personnes, parmi lesquelles on comptait 63,2 % d'actifs dont 53,9 % ayant un emploi et 9,2 % de chômeurs[I 5].

On comptait 37 emplois dans la zone d'emploi, contre 38 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 82, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 45,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi pour deux habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Lachapelle-Graillouse comptait 39 établissements : 21 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 2 dans l'industrie, 6 dans la construction, 8 dans le commerce-transports-services divers et 2 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, deux entreprises ont été créées à Lachapelle-Graillouse[I 8], dont 7 par des autoentrepreneurs[I 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte pas de monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[20] mais six objets y sont répertoriés[21] et aucun lieu, monument ou objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[22],[23].

Tous les objets inscrits à l'inventaire des monuments historiques se situent au sein de l'église Notre-Dame de l'Assomption édifiée sur un promontoire qui englobe aussi la place principale du village et quelques maisons anciennes. Cette église, construite au XIe siècle, contient :

  • une statue de saint Claude, datée du XVIIIe siècle, en bois taillé, peint et doré ; inscrite depuis le 26 août 1988[24] ;
  • un lustre d'église en verroterie, daté du XVIIIe siècle, en verre et métal ; inscrit depuis le 26 août 1988[25] ;
  • deux lustres d'église en verroterie, datés du XVIIIe siècle, en verre et métal ; inscrits depuis le 26 août 1988[26] ;
  • un autel de Saint-Joseph et son retable, datés du XVIIIe siècle, en bois taillé peint ; inscrits depuis le 26 août 1988[27] ;
  • un bénitier sur chapiteau renversé, daté du XVIIe siècle, en pierre taillée ; inscrit depuis le 10 juin 1978[28] ;
  • des fonts baptismaux : cuve avec son coffre, datés du XVIIe siècle, en pierre taillée ; inscrits depuis le 10 juin 1978[29] ;
  • une statue de la Vierge de l'Immaculée Conception, datée du XIXe siècle, en bois taillé, peint et doré ; inscrite depuis le 10 juin 1978[30] ;
  • une croix de confrérie, datée du XIXe siècle, en bois taillé, peint et doré ; inscrite depuis le 10 juin 1978[31].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Eugène Ceyte (31/12/1912 - 01/2001) fut le dernier curé (de 1955 à 1994) à résider en permanence au village. Issu d'une famille nombreuse originaire d'une ferme située à Pramejo au pied du mont Gerbier des Joncs, il prit en 1955 la suite de l'abbé Bethe et de l'abbé Lafond. Sous son ministère, le village fut la dernière paroisse du plateau où la messe se disait en latin, face à l'hôtel. Pour mémoire, c'était aussi un bon chasseur et un fameux pêcheur à la mouche qui connaissait le plateau et la Loire comme sa poche. Afin d'améliorer son ordinaire, il était aussi courtier en assurances. Durant les années 1970 et jusqu'en 1994, il accueillit à la cure, son père (qui fut le premier centenaire de la commune de Lachapelle Graillouse) et ses deux sœurs. Il fut en 1982 victime à la cure d'une tentative de cambriolage qui se solda par la mort d'un de ses auteurs.
  • Roger Veysseyre (1920-2002) fut maire de la commune durant 36 années. Issu d'une famille nombreuse originaire du hameau de Villeneuve, il était aussi instituteur public (de 1940 à 1975). Il commença sa carrière à l'école publique du Pièbre pour la finir à l'école publique du chef-lieu de Lachapelle Graillouse. Il fut remplacé par Mr Moziconaci, dernier instituteur public de la commune.
  • Marie Vieilledent (24 juillet 1909 à Saint-Jean-la-Fouillouse - 23 janvier 2000), religieuse catholique, dite la sœur Marie, s'est occupée de la paroisse de 1937 au milieu des années 1980. Elle fut institutrice au sein de l'école privée du village de 1937 à 1975. Elle est entrée au couvent en 1926 et a prononcé ses vœux perpétuels en 1931. En 1937, elle est venue à Lachapelle Graillouse et y est demeurée jusqu'en 1985. Pendant 48 ans, elle a partagé la vie des Chapelous, s'associant à leurs joies et à leurs peines. Elle a enseigné, éduqué les enfants à la foi, soigné les malades, aidé et réconforté les familles dans les moments difficiles. Après sa retraite d'enseignante en 1976, elle est restée au village, en assurant le service de la cantine des deux écoles encore présente au chef-lieu tout en participant activement à la vie de la commune. En 1985, elle a rejoint la communauté des religieuses de Saint-Cirgues mais elle restait très présente sur la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comme d'autres maires à cette époque, Victorin Hilaire fut révoqué d'office par le régime de Vichy en application de la loi du 17 juillet 1940. (Arrêté du 27 juillet 1943 publié au journal officiel de l'état français le 28 juillet 1943. (B.H no 153 du 3 août 1943)).
  2. La démission du maire, Michel Bernard, est acceptée par le préfet le 26 décembre 2013[11].
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Lachapelle-Graillouse" et "Langogne" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 3 février 2014).
  2. « Orthodromie entre "Lachapelle-Graillouse" et "Puy-en-Velay" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 3 février 2014).
  3. « Orthodromie entre "Lachapelle-Graillouse" et "Aubenas" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 3 février 2014).
  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Page 1507
  6. « ÉGLISE DE LACHAPELLE-GRAILLOUSE », sur le site "Patrimoine d'Ardèche" (consulté le 3 février 2014).
  7. nom de la commune dans le Code officiel géographique.
  8. Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013.
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. « Les maires de Lachapelle-Graillouse », sur le site de l'association FranceGenWeb, (consulté le 3 février 2014).
  11. « Démission du maire Michel Bernard ! », sur le site du quotidien Le Dauphiné libéré, (consulté le 3 février 2015).
  12. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008.
  13. « Lachapelle-Graillouse -- Roland Jallat, nouveau maire, prend ses premières décisions », sur le site du quotidien Le Dauphiné libéré, (consulté le 3 février 2015).
  14. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 3 février 2015).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  20. « Liste des monuments historiques de la commune de Lachapelle-Graillouse », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Liste des objets historiques de la commune de Lachapelle-Graillouse », base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « Liste des lieux et monuments de la commune de Lachapelle-Graillouse à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Liste des objets de la commune de Lachapelle-Graillouse à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. « statue : Saint Claude », notice no PM07001340, base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. « lustre d'église en verroterie », notice no PM07001339, base Palissy, ministère français de la Culture.
  26. « 2 lustres d'église en verroterie », notice no PM07001338, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. « autel : de Saint-Joseph ; retable », notice no PM07001337, base Palissy, ministère français de la Culture.
  28. « bénitier sur chapiteau renversé », notice no PM07000643, base Palissy, ministère français de la Culture.
  29. « fonts baptismaux : cuve avec son coffre », notice no PM07000642, base Palissy, ministère français de la Culture.
  30. « statue : statue de la Vierge de l'Immaculée Conception », notice no PM07000641, base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « croix de confrérie », notice no PM07000641, base Palissy, ministère français de la Culture.