Rue du Montparnasse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montparnasse.

6e, 14e arrts
Rue du Montparnasse
Image illustrative de l’article Rue du Montparnasse
Rue du Montparnasse vue du boulevard Edgar-Quinet.
Situation
Arrondissements 6e
14e
Quartiers Notre-Dame-des-Champs
Montparnasse
Début Rue Notre-Dame-des-Champs
Fin Boulevard Edgar-Quinet
Morphologie
Longueur 501 m
Largeur Partie 1 773 : 9,5 m
Partie 1 786 : 12 m
Historique
Création 1773-1786
Dénomination Ord. Fontainebleau d'octobre 1773
Ancien nom Sente montant du mur des Chartreux aux Poullignys (arpentage 1529)
sente qui monte de Sainct Germain et du coing des Chartreux aux Poullignys (arp. 1529)
sente de Montrouge au faubourg Saint-Germain (plan XVIIe siècle)

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Montparnasse
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue du Montparnasse est une voie des 6e et 14e arrondissements de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Article principal : Montparnasse.

Sur le plan de Boisseau de 1654 apparaît un petit mont appelé le « mont Parnasse » par les étudiants, en référence à la résidence des Muses de la mythologie grecque. Le plan d'Albert Jouvin de Rochefort de 1672 montre la butte où se rencontraient des duellistes, où travaillaient des carriers et où paissaient des moutons.

Le roi Louis XIV, ayant voulu agrandir Paris au-delà de l'enceinte de Charles V, fit percer en 1700 le cours du Midy dont le tracé passe exactement à l'endroit de l'ancienne butte, arasée depuis. En 1769, le projet de voie nouvelle fit donner ce nom de « Montparnasse » à l'actuelle rue du Montparnasse.

Louis XVI fit élever le mur des Fermiers généraux (1785-1788. L'une des barrières fut placée à l'extrémité sud de la rue du Montparnasse en 1786, à l’emplacement actuel de la station de métro Edgar-Quinet et du début de place Ferdinand-Brunot.

La rue du Montparnasse a donné sa dénomination à l'ancienne barrière du Montparnasse et à l’ancien cours du Midy, l’actuel boulevard du Montparnasse. Elle constitue l'une des délimitations, avec la rue Delambre et le boulevard du Montparnasse, d'un périmètre de fête dénommé le « triangle des saltimbanques[1] ».

Historique[modifier | modifier le code]

La rue du Montparnasse est une réalisation du règne de Louis XVI. C'était à l'origine un chemin rural desservant des parcelles situées au sud de la rue Notre-Dame-des-Champs (voir le plan de Turgot de 1739), nommées le « marais de la Cure », et où se situait la ferme du Grand-Pressoir.

Sa création s’est faite à la suite de l'ordonnance royale de Fontainebleau du mois d'octobre 1773, mais celle-ci ne fut enregistrée par le Parlement de Paris que le . Sa dénomination faisait suite à une déclaration du sur la nécessité d'ouvrir une voie entre la rue Notre-Dame-des-Champs et les boulevards parisiens, en l'occurrence le cours du Midy, percé en 1700.

Numéros 1 à 35 : partie ouverte en 1775[modifier | modifier le code]

Le terrain du premier tronçon (nos 1 à 35 et 2 à 40) appartenant à l'Hôtel-Dieu de Paris, alors alloué à un certain Morel, et sur les marais appartenant à la cure de Vaugirard. Ces terrains étaient alors situés sur cette paroisse anciennement très étendue. Dans l'ordonnance de Louis XVI de 1773, la rue est à ouvrir sur une largeur de 30 pieds aux frais de Morel à partir de 1775. Ce dernier fit tracer une voie de 9,58 m de largeur, et lotir les parcelles attenantes. Cette largeur initiale a été maintenue par les décisions ministérielles du 2 thermidor an X et , puis par une nouvelle ordonnance du .

Numéros 37 à 69 : partie ouverte en 1786[modifier | modifier le code]

Le terrain du second tronçon (nos 42 à 64 et 41 à 69) a été ouvert entre le boulevard du Midy et le chemin de ronde du mur des Fermiers généraux (devenu boulevard Edgar-Quinet), dans le prolongement de la précédente voie. Ces terrains appartenaient alors aux hospices civils de la ville de Paris, où se trouvait la ferme du Grand-Pressoir.

Cependant, sa largeur actuelle de 12 m ne fut définitivement fixée qu'une trentaine d'années plus tard, par une décision du . Les premières constructions ne furent entreprises qu'à partir de 1822. Sa largeur a été maintenue dans l'ordonnance précitée de 1847.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Il existait dans cette rue une boîte de nuit célèbre où se produisit Kiki de Montparnasse, le Cabaret des fleurs.


Édifices disparus[modifier | modifier le code]

  1. Ancienne salle L'Océanic.
  2. Ancien hôtel de Laval, appartenant à Louis Adélaïde Anne Joseph de Montmorency-Laval (1751-1828), comte de Laval, seigneur de Saint-Simon[4],[5]. C'était probablement la même maison que la suivante.
  3. Maison d'Antoine Callet, peintre à la Cour, qu'on appelait aussi l'« hôtel des Cariatides », à cause des deux cariatides qui ornaient les portes principales des façades sur cour et, à l'opposé, sur le jardin. Cette maison située au no 23 fut construite en 1775 par l'architecte Bernard Poyet. Elle possédait une cour ovale à l'avant et un petit jardin à l'anglaise sur les trois autres côtés[2].

Souvenirs du passé[modifier | modifier le code]

  1. Le siège social de l' L'Œuvre Henry-Coullet du lait maternel, fondé en 1904, se trouvait autrefois au no 38. Cet organisme d'assistance sociale entretenait des restaurants gratuits pour des mères nourrices, dont trois à Paris: rue de l'Arbalète, rue Niepce et rue Ramponeau[6].
  2. Le mouvement de résistance, Défense de la France, a eu son premier atelier de typographie dans une chambre de bonne du no 41.
  3. Les éditions du Temps se trouvaient autrefois au no 56.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Personnage de roman[modifier | modifier le code]

Plaques commémoratives[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Laborie, L’Œuvre, reflet d'un milieu. Correspondances, peintures et publications Max Leenhardt, artiste montpelliérain (1953-1941), thèse en histoire de l'art, soutenue sous la codirection de Luce Barlangue et Philippe Keanel, université Toulouse-Le Mirail et Lausanne Dorigny, en cours.
  • L. Lazard, Inventaire sommaire de la collection Lazare-Montassier [conservée aux Archives de la ville de Paris, plans 1775], Paris, 1899, in-8°, 291 p.
  • Félix Lazare, Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris, Paris, 1855, p. 562.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « C'était hier », www.lexpress.fr, 15 mai 2003.
  2. a et b Charles Lefeuve, Les Maisons anciennes de Paris sous Napoléon III, Paris, 1865, p. 22.
  3. Arrêtés du 22 février 1926 et du 16 mars 1966.
  4. D'après les documents des Archives nationales, T/147/2/2.
  5. Le monument funéraire au cimetière Montparnasse porte l'inscription : « Ici repose Louis Adélaïde Anne Joseph comte de Montmorency Laval, Lieutenant général des armées du roi, commandeur de l'Ordre Royal et Militaire de S. Louis. Décédé le ? Mars 1828. Âgé de 7? ans. Fidèle à Dieu, a l'Honneur et au Roy. Il a rappelé par son courage et son dévouement la devise de Bayard “Sans peur et sans reproche”. »
  6. Affiche de l'Œuvre Henry-Coullet du lait maternel, 1919, sur le site gallica.bnf.fr