Max Leenhardt

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Max Leenhardt
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Biographie
Naissance
Décès
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ClapiersVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Michel Maximilien Leenhardt
Nationalité
Formation
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Maître
Genre artistique

Michel Maximilien Leenhardt dit Max Leenhardt, né à Montpellier le et mort le à Clapiers, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Max Leenhardt, né le 2 avril 1853 à Montpellier (Hérault) dans la maison familiale sise rue Saint-Guilhem à Montpellier (Hérault) et mort dans la propriété familiale le 15 mai 1941 à Clapiers (Hérault). Il est le deuxième d'une famille de huit enfants dont le père Abel Leenhardt est gestionnaire de la banque Castelnau-Leenhardt[1].

Durant son enfance montpelliéraine, il rencontre régulièrement son cousin éloigné Frédéric Bazille, de dix ans son aîné[2], avec lequel il parcourt les propriétés familiales où y dessiner[3].

Il entre en 1872 à l'école des beaux-arts de Montpellier, dans l'atelier d'Ernest Michel[4].<! et d'Auguste Baussan. En 1872, un an après la mort de son père, il effectue un voyage en Autriche où il exécute des dessins et se lie d'amitié avec Preindelsberger. En 1874, il se rend à Paris pour préparer le concours d'admission à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Cabanel. Il est admis officiellement aux Beaux-Arts le [5]. À Paris, il retrouve son cousin Eugène Burnand à l'Hôtel de Nice, une sorte de pension de famille située au 3 rue des Beaux-arts[6]. Il se lie d'amitié avec une bande de peintres suisses (Charles Giron, Charles de Beaumont, Ernest Biéler, Léo-Paul Robert, Théophile Bischoff.[7], Jules Girardet, Léon Girardet, Alfred Van Muyden, Henry de Rodt, et Ferdinand Holder et d'artistes académiques dont Paul-Albert Bartholomé.

Suite à un hiver rigoureux, Max Leenhardt prend une chambre-atelier dans l'arrière cour de l'Hôtel de Nice[8] plus facile à chauffer, où il accueille ses nouveaux amis.

Chaque été à la fin des enseignements, il regagne les terres montpelliéraines[9]. Ce rythme restera inchangé jusqu'en 1893 (où il s'installe définitivement sur Montpellier après le décès de son épouse Marie Castan.

En 1877, l’étudiant commence à exposer au Salon de la Société artistique de l’Hérault[10] proposant un Autoportrait (actuellement conservé dans une collection privée. Et dès 1879, il propose des œuvres au Salon des artistes français, et ceci jusqu'à quasiment la fin de sa vie[11].

En 1877, il voyage en Normandie avec le peintre Evert van Muyden et visite le mont Saint Michel, ainsi que Dinan en Bretagne.

En 1880-1881, il voyage en Europe, puis séjourne quelques mois à Constantinople[12]; À son retour il passe par Le Caire, Le Pirée avant de débarquer à Marseille et de regagner Montpellier. Lors de son séjour à Constantinople, où il se lie d'amitié avec le peintre ottoman Osman Hamdi Bey.

Il épouse en 1890 Marie Castan, fille d'Alfred Castan, professeur à la faculté de médecine de Montpellier[1],[13]. De leur union naissent deux fils : Jean (1891-1967) et Georges (1893-1962)[9].

Il participe activement à des commandes officielles de décors de bâtiments publics (mairies, théâtres, gare…) dont notamment le buffet de la gare de Lyon à Paris dans le cadre de l'exposition universelle de 1900.

Durant les années 1900-1922, il brosse une série de portraits des professeurs de l'université de Montpellier en médecine, pharmacie et droit[14].

Une facette de son œuvre est d'inspiration religieuse protestante[9], avec des sujets tels que Prêche au Désert (Mialet, Musée du Désert) ou Prisonnières huguenotes à la Tour de Constance ; elle a fait l'objet d'une exposition en 2011 à Alès[15].

Max Leenhardt meurt le à Clapiers[16]. Il est inhumé au cimetière protestant de Montpellier[17].

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

France
  • Mialet, Musée du Désert :
    • Le Prêche au Désert ;
    • Fuite des protestants à la révocation de l'édit de Nantes en 1685.
  • Montpellier :
    • Faculté de médecine[14] :
      • Déjeuner sur l'herbe d'étudiants devant la cathédrale de Maguelonne, vers 1884[18] ;
      • Portrait d'Alfred Castan, 1890 ;
      • Portrait de Joseph Marie Eugène Grasset, 1920 ;
      • Portrait de Paul Louis André Kiener ;
      • Portrait de Georges Rauzier ;
      • Portrait d'Eugène Derrien ;
      • Portrait d'Albert Mairet ;
      • Portrait d'Étienne Leenhardt ;
      • Portrait de Joseph Vires.
    • Musée Fabre :
      • Vue de Montpellier depuis Castries, vers 1920 ;
      • Le Grand Olivier.
      • Prisonnières huguenotes à la tour de Constance, Aigues-Mortes, 1892.
      • Dans les vignes (esquisse)
      • Grappillage (esquisse)
      • Effet de soleil sur les gerbes
      • Aube en garrigue
      • Étude pour "Le prêche au désert"
      • Portrait de Madame Jourdain
      • La source
      • Le berger
      • Champs d'avoine
      • Paysage à Clapiers
      • Le Grappillage en Languedoc
      • Elle a donné sa vie
      • Portrait de Georges d'Albenas
    • Université Montpellier-II, Institut de botanique : Portrait de Charles Flahaut.
  • Paris, gare de Lyon, restaurant Le Train bleu, salle dorée : La Meije, 1900.
Roumanie

Ouvrages illustrés par Max Leenhardt[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Présences, Paris, Librairie Plon, 1945.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Michel Maximilien Leenhardt et Jean Aristide Rudel, galerie Hambursin-Boisante à Montpellier, du au .
  • Max Leenhardt, , château d'Assas et musée du Vigan, commissariat de Numa Hambursin.
  • Les Camisards, entre fuite et clandestinité, musée du Colombier à Alès, du au .
  • Le XIXe siècle, un âge d'or de la peinture montpelliéraine, , Espace Dominique Bagouet, Montpellier, commissariat de Numa Hambursin
  • Max Leenhardt (1853-1941), Patriarche et vagabond[19], été 2020, Espace Culturel L. Durell, Sommières, commissariat de Numa Hambursin

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lionel Dumond, « La descendance de Louis-Michel Castelnau : formation et reproduction d’une élite montpelliéraine au XIXe siècle », Annales du Midi, vol. 120, no 63,‎ , p. 379-398 (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020).
  2. [1]
  3. Le trésor caché de la caisse locale de Montpellier
  4. (en) « Max Leenhardt », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)
  5. [2]
  6. [3]
  7. [4]
  8. [5]
  9. a b et c Musée protestant, notice Max Leenhardt.
  10. [6]
  11. Musée d'Orsay
  12. Isabelle Laborie, Schiste et réalisme pictural, Max Leenhardt : le peintre de la vérité, p. 3.
  13. Alfred Castan, notice sur le site de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, [lire en ligne].
  14. a et b Base Palissy [7].
  15. Article du Midi Libre du 11 avril 2011 présentant l'exposition d'Alès.
  16. Isabelle Laborie, L’œuvre, reflet d'un milieu : Michel-Maximilien Leenhardt, dit Leenhardt (1853-1941), Thèse de doctorat, Université Toulouse-Jean-Jaurès, 2019, page 558 [lire en ligne]
  17. Pierre-Yves Kirschleger, « Le plus ancien cimetière en activité à Montpellier, le cimetière protestant », in Patrimoines du Sud, 2017, p. 49, [lire en ligne].
  18. Hélène Palouzié, La protection Monument historique : connaissance et reconnaissance des collections de l'Université de Montpellier
  19. Hambursin, Numa., Max Leenhardt (1853-1941) : patriarche et vagabond (ISBN 978-2-35698-190-5 et 2-35698-190-X, OCLC 1190722648, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le Train Bleu, Paris, éditions Presse Lois Unis Service, 1990, 114 p. (ISBN 978-2-9085-5701-5)
  • Louis Dulieu, La Médecine à Montpellier, tome 4 : De la première à la 3e République, 2e partie, Avignon, LPU, 1990 (ISBN 978-2-9500-2410-7).
  • Philippe Kaenel, Eugène Burnand : la peinture d'après nature, 1850-1921, Yens sur Morges, Éditions Cabedita, 2006, 302 p. (ISBN 978-2-8829-5469-5).
  • Numa Hambursin :
    • Max Leenhardt, Une collection d’œuvres, catalogue de l'exposition au Château d'Assas, Le Vigan, .
    • Max Leenhardt, Artcurial, Toulouse, .
    • Max Leenhardt (1953-1941), Patriarche et Vagabond, 2020 (ISBN 978-2-35698-190-5)
  • Isabelle Laborie :
    • « Vendanges et peinture languedocienne. Max Leenhardt, illustrateur du renouveau de la viticulture », 2019, [présentation en ligne], [lire en ligne].
    • Max Leenhardt (1853-1941) : vie et œuvres, DEA d'histoire de l'art, université Paul Valéry-Montpellier III, 1995.
    • « Schiste et réalisme pictural. Max Leenhardt : le peintre de la vérité », 2013, [lire en ligne].
    • « Sur les pas d'Alexandre Cabanel. Max Leenhardt : Le meurtre au village (1881) », 2016, [lire en ligne].
    • L’œuvre, reflet d'un milieu : Michel-Maximilien Leenhardt, dit Leenhardt (1853-1941), Thèse de doctorat, Université Toulouse-Jean-Jaurès, 2019 [lire en ligne].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Béatrice Malige-Dufrenne, Faire la guerre à la guerre (notice BnF no FRBNF44262222).

Liens externes[modifier | modifier le code]