Rue Huysmans

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6e arrt
Rue Huysmans
Image illustrative de l’article Rue Huysmans
Immeuble au 1, rue Huysmans.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Notre-Dame-des-Champs
Début 9, rue Duguay-Trouin
Fin 107, boulevard Raspail
Morphologie
Longueur 118 m
Largeur 12 m
Historique
Création 1912
Dénomination 1912
Géocodification
Ville de Paris 4599
DGI 4686
Géolocalisation sur la carte : 6e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 6e arrondissement de Paris)
Rue Huysmans
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Huysmans
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La rue Huysmans est une voie du 6e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle relie le boulevard Raspail à la rue Duguay-Trouin. Elle est à sens unique, à une voie de circulation, et le stationnement y est bilatéral.

La rue Huysmans est emblématique de l'architecture parisienne des années 1910.

La rue Huysmans est desservie par les lignes (M)(4) à la station Saint-Placide et (M)(12) à la station Notre-Dame-des-Champs, ainsi que par les lignes de bus RATP 68 82 83. La ligne 82 emprunte la rue Huysmans sur l'intégralité de son tracé en direction de la gare du Luxembourg[1].

Odonymie[modifier | modifier le code]

Il a été attribué à la rue le nom de l'écrivain Joris-Karl Huysmans (1848-1907) qui naquit, vécut et mourut — cinq ans avant l'ouverture de la rue — à diverses adresses du 6e arrondissement, en 1912. L'idée de donner son nom à une voie parisienne a été formulée en conseil municipal dès sa mort en 1907 (Cf. La création de la rue Huysmans).

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan-projet de 1785 avec la nouvelle foire Saint-Germain.
Plan-projet de 1809, avec le tracé d'une transversale arborée.
État parcellaire de l'emplacement de la rue Huysmans à la fin du XIXe siècle, avant le percement du boulevard Raspail et de la rue.
Emplacement de la rue juste avant son ouverture.
La rue dans son environnement actuel.

L'exploitation des carrières[modifier | modifier le code]

Avant le XIXe siècle, l'emprise de la rue Huysmans, est occupée par des jardins non bâtis. Au XVIIIe siècle, des carrières de pierre à bâtir calcaire sont exploitées dans le sous-sol de ces terrains.

Le bâtiment abritant la foire Saint-Germain brûla en 1762, et celui reconstruit l'année suivante ne donnant pas satisfaction, on envisagea dans les années 1780 d'en élever un nouveau sur un vaste terrain gagné sur le jardin du Luxembourg et compris entre celui-là, la pépinière des Chartreux, le cul-de-Sac Notre-Dame-des-Champs (c'est-à-dire la partie australe de la rue de Fleurus actuelle) et la rue de Vaugirard[2]. Le terrain se serait étendu pour partie sur l'emplacement de la rue Huysmans et aurait modifié la physionomie du quartier. Le marché fut finalement rebâti entre 1813 et 1818 par Jean-Baptiste Blondel et Auguste Lusson sur son emplacement originel, le long de la rue Mabillon[3].

Le banc de calcaire se trouve à une profondeur relativement faible de 9 mètres[4], si bien que la rue Duguay-Trouin est ouverte sous la Révolution, non pour la circulation comme le démontre son tracé, mais pour l'extraction des pierres par un puits situé dans son coude, sous l'actuel no 2 de la rue Huysmans[5]. Ainsi, les immeubles des nos 1 à 7, côté impair, et 2 à 10, côté pair, sont sous-minés. La carrière qui s'étendait sous cette emprise a fait l'objet d'un effondrement presque généralisé entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle.

Dès la première moitié du XIXe siècle, les équipes de l'atelier du Luxembourg de l'Inspection générale des carrières avaient consolidé les cloches de fontis et remblayé la carrière selon la méthode dite par hagues et bourrages et, en 1855, il ne subsistait plus qu'une galerie d'inspection sous l'actuel côté pair de la rue Huysmans[6]. Seule la galerie d'inspection sous la rue Duguay-Trouin existe encore aujourd'hui.

Sous le Premier Empire, un premier projet de transversale connectant les rues Notre-Dame-des-Champs et « de l'Ouest » (c'est-à-dire d'Assas) est formé, malgré l'ouverture récente de la rue de Fleurus jouant ce rôle. La voie, arborée, devait aboutir à l'ouest de la rue Duguay-Trouin, presque à l'angle des rues Madame et de l'Ouest[7]. L'entreprise resta à l'état de projet.

Le percement du boulevard Raspail[modifier | modifier le code]

Maison habitée par Victor Hugo de 1827 à 1830, à l'emplacement de laquelle se trouve la rue Huysmans.

Le quartier Notre-Dame-des-Champs est historiquement occupé par des congrégations religieuses, dont un certain nombre a des activités d'enseignement ou d'accueil des malades. Aussi, les parcelles comprises entre la rue Notre-Dame-des-Champs et la rue longtemps nommée « de l'Ouest » — actuelle rue d'Assas —, sont des terrains bâtis de maisons anciennes en bordure de voie publique derrière lesquelles s'étendent de grands jardins. L'achèvement du percement du boulevard Raspail entre les rues Stanislas et de Vaugirard en 1905 a entraîné la destruction d'un certain nombre de bâtiments sur la rue Notre-Dame-des-Champs ; l'emprise de la future rue Huysmans concerne quatre parcelles :

  • aux nos 19 à 23 : l'École secondaire ecclésiastique, ou Petit Séminaire, qui s'étendait sur près d'un hectare[8], amputé des trois quarts de sa superficie par l'opération, y compris tout une partie au nord du nouveau boulevard, et qui ferma en 1914[9],[10] ;
  • au no 25 : une petite maison[10] ;
  • au no 27 : une loge de concierge sur la rue Notre-Dame-des-Champs, derrière laquelle partait un passage de 50 m de long et trois de large qui menait à une maison entourée d'un vaste jardin qui se déployait jusqu'à la rue Duguay-Trouin, sur laquelle la parcelle était numérotée 9 et 11. C'est à la largeur de cette parcelle que correspond l'actuelle rue Huysmans (y compris les immeubles)[11]. Entre 1827 et 1830, Victor Hugo logeait au premier étage de cette maison. Son fils François-Victor y est né et c'est là qu'il écrivit Cromwell, Les Orientales, Le Dernier Jour d'un condamné, Marion de Lorme, et surtout Hernani, qui fut l'occasion d'une telle polémique que l'agitation en son domicile poussa la propriétaire de la maison, Mme Goupy, à chasser le jeune ménage[12],[13] ;
  • au no 29 : hôtel particulier dont le jardin a été entouré de petites constructions[8].

Le bâti, alors bien moins dense qu'aujourd'hui, se trouvait généralement en bordure de la voie publique plutôt qu'en fond de parcelle. Aussi, les constructions se trouvaient le long de la rue Notre-Dame-des-Champs et donc, pour les parcelles concernées, pour l'essentiel sur l'emprise du boulevard. Au nord de la percée se trouvaient leurs jardins ; séparés des bâtiments ou même désormais sans constructions, ces derniers devinrent dès lors à affecter. L'esprit de la percée haussmannienne ne souffrant aucune rupture dans l'alignement des immeubles bordant les boulevards[14], les terrains furent lotis puis vendus pour être bâtis.

L'ampleur de la parcelle du 27, rue Notre-Dame-des-Champs, la configuration de la rue Duguay-Trouin et le besoin de logements à Paris incitèrent à ouvrir une voie selon un axe sud-ouest/nord-est.

La création de la rue Huysmans[modifier | modifier le code]

La création d'une voie partant de la rue Duguay-Trouin dans le cadre des travaux du boulevard Raspail est évoquée dès le mois de [15]. Le « raccordement de la rue du Montparnasse et de la rue Duguay-Trouin » est résolu en Conseil municipal le [16]. Une enquête est alors ouverte à la mairie du 6e arrondissement pour évaluer l'intérêt du projet. « Considérant que l'ouverture de cette voie nouvelle rendra des services appréciables à la circulation générale et que l'utilité, à cet égard, justifie amplement la dépense […] prévue pour cette opération[17] », le Conseil municipal du autorise le Préfet de la Seine à provoquer un décret déclarant d'utilité publique l'ouverture de la rue projetée, permettant à la rue Duguay-Trouin de retrouver une utilité dans le réseau viaire : depuis un siècle, elle naissait et aboutissait à la même rue d'Assas. Dans le cadre d'un grand emprunt municipal de 900 millions de francs visant à mener des opérations d'urbanisme dans toute la ville, un million est affecté à la création de cette voie nouvelle et à l'élargissement de la rue Madame, parmi lesquels seuls 181 000 francs servent à l'ouverture de la future rue Huysmans[17], dont 52 000 francs sont consacrés à la viabilisation[18].

C'est ainsi qu'en 1912, à la faveur des travaux du boulevard Raspail, une voie, d'abord privée et presque aussitôt publique, est ouverte sur une parcelle tout en longueur qui reliait à l'origine la rue Notre-Dame-des-Champs au coude que forme la rue Duguay-Trouin, en vue de la border d'immeubles d'habitation.

« Considérant que le romancier Huysmans a honoré grandement les Lettres », le conseiller municipal de Paris Pierre Quentin-Bauchart[19] formule en 1907, au nom de ses collègues Fortuné d'Andigné et Adrien Mithouard, la proposition d'attribuer le nom de Joris-Karl Huysmans à une rue de Paris, sans qu'il soit décidé laquelle[20]. Henri Galli reprend la proposition en 1912 et, avec l'accord des propriétaires qui venaient d'acquérir les terrains à bâtir[21], il est attribué à la rue le nom de l'écrivain qui naquit, vécut et mourut — cinq ans avant l'ouverture de la rue — à diverses adresses du 6e arrondissement (il est né 9, rue Suger[22], il a vécu 11, rue de Sèvres[23], il est mort 31, rue Saint-Placide[24]).

La construction des immeubles d'habitation s'est faite aussitôt, ce qui donne une homogénéité urbanistique et architecturale à l'alignement. La rue est de ce fait signalée au PLU pour son intérêt patrimonial et paysager en tant qu'« ensemble architectural cohérent d'immeubles d'habitation du tournant du XXe siècle[25] ».

La rue est viabilisée (eau, gaz, électricité, égouts, pavage) en 1913[26]. Les premiers immeubles sont achevés la même année. Le numérotage définitif des immeubles de la rue est décrété en 1915[27]. Les travaux de ceux qui ne l'étaient pas en 1914 ont été suspendus jusqu'à l'armistice de 1918. Pavés de bois avant la Première Guerre mondiale, les 1 100 m2 de chaussée de la rue ont été asphaltés en 1921[28].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

La rue Huysmans vue depuis la tour Montparnasse, qui est exactement dans son axe.

La rue est bordée de onze immeubles : six côté pair et cinq côté impair. Leur gabarit est de 25 m[25] ; y compris les étages en retrait de la façade, ils ont tous une hauteur comprise entre 24 et 27 m[29]. Aucune destruction ni aucune construction n'étant intervenue depuis le lotissement de la rue, l'alignement originel de 1912[30] est respecté. Outre par le PLU[25], la singularité de l'unité architecturale est également relevée par l'historien de l'architecture François Loyer, qui note que l'immeuble posthaussmannien est « organisé en ensembles, il détermine un espace original, très prégnant visuellement », et qui illustre son propos entre autres photos par celle de la rue Huysmans[31]. Fait singulier, aucune porte de service ne donne sur la rue Huysmans côté pair alors que la plupart des immeubles du côté impair permettent un accès séparé aux voies de circulation prévues à l'origine pour la domesticité. Tous sont néanmoins pourvus d'un escalier de service menant aux chambres de bonne, dont l'usage est encore généralisé dans la bourgeoisie parisienne du début du XXe siècle.

  • No 1 : l'immeuble à ce numéro a été édifié dans un style Art nouveau posthaussmannien entre 1913 et 1919 par l'architecte Raoul Brandon. Il fut lauréat du Concours de façades de la ville de Paris en 1922-1923 pour sa façade sur rue[32]. Il fait l'objet d'une protection patrimoniale au PLU pour les éléments suivants : « façade en pierre de taille, bow-windows, balcons arrondis, loggia de l'attique en anse de panier, riche décor floral et animalier des trumeaux et des linteaux de fenêtres, deux médaillons symétriques illustrant la maternité, ferronnerie[25] ». Les sculptures sur la façade sont l'œuvre d'Antoine Sartorio. Immeuble de rapport à sa construction, il a été commandé par Jeanne-Louise Rolland d'Estape en 1913. Lorsque, en 1923, Raoul Brandon épouse la commanditaire[33], il réalise un dessin de l'immeuble qui illustra leur faire-part de mariage[34]. Le couple y élut domicile[35]. Le rez-de-chaussée abrite aujourd'hui le siège et la bibliothèque de l'École de la cause freudienne[36].
  • Le no 2 a été construit simultanément par le même Raoul Brandon, sur la commande de M. Beaudoire[37], en brique et pierre. Il est également protégé au PLU, notamment pour la loggia à arcades du 5e étage et l'ornementation florale de la façade[25]. Il est remarquable par sa loggia d'angle (avec la rue Duguay-Trouin), au cinquième étage. Après avoir été la propriété du Quai d'Orsay et avoir logé des diplomates français, l'immeuble a été en partie vendu à la découpe par France Domaine au début des années 2010[38].
  • L'immeuble du no 3 a été construit par l'architecte Léon Perrain, qui en était aussi le premier propriétaire, et qui y établit son domicile dès la livraison[27]. La construction était prévue en pierre de taille ; le rez-de-chaussée et le premier étage étaient ainsi élevés lorsque la Première Guerre mondiale éclata. Le bâtiment a été achevé après la guerre, non plus en pierre mais en brique. Une idée du projet dessiné pour le 3, rue Huysmans est donnée par le 101, rue du Cherche-Midi, que l'architecte parvint à terminer au début de l'année 1914 avec le même constructeur J. Marguinaud[39].
  • No 4 : la demande de permis de construire de l'immeuble a été déposée par le propriétaire en 1913[40] ; l'architecte en est Louis Marnez, qui avait dessiné dans les années précédentes plusieurs immeubles en pierre de taille de la rue du Montparnasse dont la rue Huysmans est le prolongement légèrement désaxé au-delà de la rue Notre-Dame-des-Champs et du nouveau boulevard Raspail. Il fut prolifique à Neuilly-sur-Seine et sur la rive gauche de Paris de la fin du XIXe siècle aux années 1930, en particulier dans le quartier du Montparnasse[41].
  • Au no 5 se trouve un immeuble à six travées, dont deux pourvues d'oriels. Ce bâtiment dispose de quatre portes d'accès sur la rue : l'entrée principale, celle de service et deux accès indépendants. La façade n'est pas signée. Raphaël Antonetti, gouverneur général de l'Afrique-Équatoriale française, y vécut et y mourut[42].
  • L'immeuble du no 6, comme son voisin du no 8, est l'œuvre de l'architecte français Henri Preslier[43]. Il a été élevé en 1913 dans le style Art nouveau finissant, comme les deux immeubles de Raoul Brandon formant les angles avec la rue Duguay-Trouin. L'ornementation est faite de grappes de raisin et de feuilles de vigne, tant sur les chapiteaux des pilastres encadrant la porte d'entrée que sur les consoles des fenêtres et balcons de tous les étages. Les deux travées d'oriels sont coiffées de frontons imitant les pignons ornementaux de l'architecture traditionnelle d'Europe du Nord.
  • Le bâtiment sis au no 7, comme son voisin le no 9 et le vis-à-vis de son voisin, numéroté 12 sur la rue Huysmans et 107 sur le boulevard Raspail, a pour architecte le Suisse Julien Flegenheimer. Comparé aux deux autres, qui sont d'angle et sur le boulevard, le no 7 est de dimensions plus modestes : il a cinq travées étroites et 25 m de hauteur[44]. Un bossage droit couvre le rez-de-chaussée et le premier étage. Il est daté de 1917. Le peintre belge Edmond de Grimberghe[45], le sculpteur russe Alexandre Wolkowyski[46] et le neuropsychiatre Joseph Lévy-Valensi[47] vécurent à cette adresse. Le , l'immeuble fut le théâtre du meurtre d'une bonne travaillant dans un appartement[48].
  • No 8 : c'est à cette adresse que vécurent Victor et Hélène Basch de 1913 à leur fuite en zone libre en 1940. Leur appartement fut pillé dès le début de l'Occupation. Victor Basch fut cofondateur et président de la Ligue des droits de l'homme comme le rappelle une plaque apposée au bas de l'immeuble.
Le médiéviste Bernard Guenée, académicien, habita également à cette adresse[49].
Quoique de plans visiblement différents, les façades à vagues verticales formées par les oriels des nos 6 et 8 sont d'une parenté très nette.
  • Nos 9, rue Huysmans et 107, boulevard Raspail : ces deux immeubles jumeaux, dont les entrées principales sont sur des voies différentes, se font face aux angles entre la rue Huysmans et le boulevard Raspail. Ils ont été construits respectivement en 1914 et 1913 dans un style post-haussmannien par l'architecte suisse Julien Flegenheimer.
De 2000 à 2012, le rez-de-chaussée du no 9 abritait Kissman Productions, la société de production de Jamel Debbouze[50]. Elle a déménagé à la Cité du cinéma à Saint-Denis lorsqu'elle a ouvert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plan de la ligne 82, www.ratp.fr.
  2. Le projet est visible notamment sur le plan de Lattré de 1785 et le plan d'Esnault et Rapilly de 1789.
  3. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, 8e édition, 1985, p.82.
  4. Nexus, Plan des catacombes de Paris 2011, version 5. Voir également la planche 10 de l'atlas souterrain de la Ville de Paris exécuté en 1859 par l'Inspecteur général des carrières Eugène de Fourcy sur ordre du préfet Georges Eugène Haussmann.
  5. Irène Delage et Chantal Prévot, Atlas de Paris au temps de Napoléon, Parigramme, 2014, 223 p. (ISBN 9782840967637).
  6. Cf. Fourcy, ibid. Note : les f. reportés sur le plan correspondent à des fontis, c'est-à-dire à des effondrements du ciel de carrière qui menacent la stabilité du sol et finissent généralement par venir au jour et engloutir les éventuelles constructions qui s'y trouvent.
  7. Voir le Plan routier de la ville et fauxbourgs de Paris : divisé en douze mairies, publié chez Jean en 1809.
  8. a et b Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 2 mars 1905, p. 844.
  9. Petit séminaire de Notre-Dame-des-Champs, page de l'institution en tant qu'éditeur sur le site data.bnf.fr.
  10. a et b Les bâtiments des nos 19 à 25 subsistent aujourd'hui, amputés de leur partie nord au niveau du boulevard et du terrain qui en dépendait.
  11. La comparaison des parcellaires est claire à cet égard.
  12. Lucien Lambeau, « La maison de Victor Hugo rue Notre-Dame-des-Champs », Procès verbal de la Commission municipale du Vieux Paris disponible sur Gallica, 15 décembre 1904, p. 310-318.
  13. Les héritiers Goupy ont été expropriés de la totalité de la parcelle sise 27, rue Notre-Dame-des-Champs et 9-11, rue Duguay-Trouin en avril 1904, Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 16 avril 1904, p. 1623.
  14. Voir notamment le règlement du 27 juillet 1859, cf. l'article « Règlements d'urbanisme de Paris ».
  15. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 16 janvier 1904, p. 348.
  16. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 20 avril 1910, p. 1644.
  17. a et b Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 17 janvier 1912, p. 479.
  18. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 12 janvier 1912, p. 355.
  19. Pierre Quentin-Bauchart (1881-1916), historien et conseiller municipal de Paris, tué au champ d'honneur, fils de Quentin Bauchart, est l'objet de l'hommage de la rue Quentin-Bauchart à Paris.
  20. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 11 juillet 1907, p. 2960.
  21. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 5 avril 1912, p. 1897.
  22. Maisons d'écrivains : Joris-Karl Huysmans. Rue Suger, no 9. Façade de sa maison natale, Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
  23. Maisons d'écrivains : Joris-Karl Huysmans. Rue de Sèvres, no 11 (1872 à 1898). Cour intérieure, Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
  24. Maisons d'écrivains : Joris-Karl Huysmans. Rue Saint-Placide, no 31, maison où il mourut. Partie de la façade avec plaque commémorative, Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
  25. a b c d et e Protections patrimoniales du 6e arrondissement, annexe VI au Plan local d'urbanisme.
  26. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 4 novembre 1913, p. 468.
  27. a et b Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 20 décembre 1915, p. 2703.
  28. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 6 janvier 1921, p. 122-123.
  29. « Les immeubles de la rue Huysmans », pss-archi.eu.
  30. « Rue Huysmans », Nomenclature officielle de la voirie de la Ville de Paris, www.v2asp.paris.fr.
  31. François Loyer, Paris XIXe siècle. L’immeuble et la rue, Paris, Hazan, 1987, p. 418-419.
  32. Revue L'Architecture, vol. XXXVII, no 18, 1924, p. 245.
  33. Jean-Marie Mayeur (dir.), Les Parlementaires de la Seine sous la Troisième République, Publications de la Sorbonne, 1981, t. 1, p. 104.
  34. « Raoul Brandon. Immeuble de rapport, Paris 6e » sur le site du musée d'Orsay, qui conserve les dessins et photos de l'immeuble faits par Raoul Brandon.
  35. C'est encore l'adresse que déclare Raoul Brandon en 1928, y compris pour son activité professionnelle. Cf. le Bulletin municipal de la ville de Paris du 1er juillet 1928, p. 2687. Les époux y vécurent de leur mariage en 1923 à leur divorce en 1931.
  36. Site officiel, École de la cause freudienne (consulté le 18 septembre 2017).
  37. Monsieur Beaudoire sur Archiwebture, archiwebture.citechaillot.fr.
  38. David Bensoussan, « L'État ose faire le ménage dans ses logements de fonction », challenges.fr, 6 février 2014.
  39. L'architecte est l'auteur d'un troisième immeuble d'habitation dans l'arrondissement : le 101, boulevard du Montparnasse. Cf. la fiche de l'immeuble sur la Base Mistral du ministère de la Culture.
  40. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 21 septembre 1913, p. 4126.
  41. Il est notamment l'architecte des 112 et 139, boulevard Raspail, des 101 et 166, avenue du Maine (vis-à-vis duquel se trouve un immeuble dû à Raoul Brandon, qui a également travaillé rue Huysmans, cf. supra), du 54, boulevard Saint-Jacques, du siège des Éditions Larousse au 15, rue du Montparnasse, ainsi que des 59 et 65-67, rue du Montparnasse, du 68, avenue des Gobelins, du 17, rue de la Procession, du 137, rue de Vaugirard, du 14, rue de Chartres à Neuilly, etc. Il a restructuré la crèche Jules-Guesde au 14, rue Jules-Guesde en 1921 et 1922. Il est également célèbre pour avoir dirigé la décoration intérieure du restaurant Maxim's, rue Royale.
  42. « Nouvelles brèves, en France », L'Homme libre, 8 avril 1938, p. 3.
  43. Outre des deux immeubles de la rue Huysmans, Henri Preslier a été l'architecte, entre autres, des 67, rue de Tocqueville, 27-29, rue Raffet, 84, rue Jean-de-La-Fontaine, 8 bis, rue de la Terrasse, 6, avenue Boudon à Paris, ainsi que le 4, rue de la République aux Lilas.
  44. Fiche du 7, rue Huysmans, www.pss-archi.eu.
  45. Baron de Tully, Annuaire des grands cercles. Cercle de l'Union, Jockey-Club, Cercle agricole, Cercle de la rue Royale, Cercle des chemins de fer, Cercle de l'Union artistique, Sporting-Club, 1920, p. 104.
  46. Journal officiel de la République française, 12 octobre 1942, p. 3451. Le patronyme est ici orthographié « Wolkowyssky ».
  47. Liste des docteurs en médecine, officiers de santé, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens : exerçant dans le ressort de la Préfecture de police de Paris, 1918, p. 45. Le patronyme est ici orthographié « Lévy-Valency ».
  48. L'Ouest-Éclair, 21 avril 1940, p. 3.
  49. « État de la Section au 1er juillet 1982 »École pratique des hautes études. 4e section, sciences historiques et philologiques, livret 1 : « Rapports sur les conférences des années 1978-1979, 1979-1980, 1980-1981, 1982 », p. 15.
  50. Kissmann Productions, www.verif.com.
  51. « Liste des membres de la Société d'histoire ecclésiastique de la France », Revue d'histoire de l'Église de France, t. 32, no 120, 1946, p. 25.
  52. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 10 juillet 1967, p. 196.
  53. Armand La Fare, Annuaire des châteaux et des départements disponible sur Gallica, 1920, p. 539.
  54. « Auguste-Toussaint Le Grain (1860-1935) », Les Annales des Mines, www.annales.org.