Robert (chancelier)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Robert
Biographie
Période d'activité
VIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Lambert of Hesbaye (en) ou ErlebertVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

Robert est un noble franc de Neustrie du VIIe siècle, chancelier de Clotaire III, roi des Francs en Neustrie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce Robert serait le fils d'Erlebert[1] et le neveu de Robert, référendaire de Dagobert Ier[2].

Il est connu dès 654 à la cour de Clovis II et l'historienne Ingrid Heidrich[3] le dit maire du palais de Neustrie en 654, mais son avis n'est pas partagé, car la charge était alors tenue par Erchinoald[3].

Il accéda ensuite aux charges de comte palatin puis de chancelier[4] de Clotaire III, roi des Francs en Neustrie[5].

Partisan d'Ébroïn, il fit exécuter sur son ordre et contre son gré saint Léger le [6] (ou 677[1], ou 679[7]).

Il meurt peu après puisqu'un acte du , mentionne que sa veuve Théoda a hérité de ses biens, la veuve étant également décédée à la date de l'acte[8]. Théoda serait un diminutif de Théodrade, et comme son fils Lambert fut placé sous la protection Théodard de Maastricht, évêque de Tongres et qu'il lui succède ensuite comme évêque, Christian Settipani propose de la voir comme une sœur de Théodard[8].

Il serait le grand-père de Lambert de Hesbaye et donc probablement un membre de la famille des Robertiens et un ancêtre direct des Capétiens[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, Ve - XVIIIe siècle, P.S.R. éditions, 2004, p. 45.
  2. Christian Settipani, Les Ancêtres de Charlemagne : 2e édition, revue et corrigée, Oxford, P & G, Prosopographia et Genealogica, coll. « Occasional Publications / 16 », (1re éd. 1989), 347 p. (ISBN 978-1-900934-15-2), p. 133-136 et 155-156.
  3. a et b Ingrid Heidrich, « les maires du palais neustriens du milieu du VIIe siècle au milieu du VIIIe siècle », La Neustrie, vol. 1,‎ , p. 220-1.
  4. Hervé Pinoteau, Vingt-cinq ans d'études dynastiques, éd. Christian, 1982, (ISBN 978-2-86496-010-2), p. 170.
  5. « Foundation for Medieval Genealogy : Merovingian Nobility ».
  6. Settipani 2014, p. 135-137.
  7. Jamie Kreiner, The social Life of hagiography in the merovingian kingdom, Cambridge, , p. 245
  8. a et b Settipani 2014, p. 136.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]