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Otton de Bourgogne

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Otton de Bourgogne
Titre de noblesse
Duc de Bourgogne
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Liégarde de Chalon

Otton, né vers 945, mort probablement le , comte d'Auxerre, duc de Bourgogne.

Otton est le deuxième fils d'Hugues le Grand, duc de France et d'Hedwige de Saxe, fille du roi de Germanie Henri Ier et sœur de l'empereur Otton Ier[1]. Il avait pour frères et sœurs Béatrice, duchesse de Haute-Lorraine, Hugues Capet, Emma, duchesse de Normandie et Henri Ier de Bourgogne, qui lui succèdera[1].

Son père lui transmit le comté d'Auxerre et le maria jeune, avant[1] Pâques 955, à Lietgarde, bien plus âgée que lui, une des filles et héritières de Gilbert de Chalon, comte principal des Bourguignons (de 952 à 956), comte de Beaune, d'Autun, de Troyes, de Dijon, de Chalon, et peut-être d'Avallon, qui administrait le duché de Bourgogne depuis la mort de Hugues le Noir, sous la suzeraineté[2] de Hugues le Grand. Ce mariage permettait à la Bourgogne d'avoir un gouverneur qui ait une légitimité régionale par sa femme et une légitimité à porter le titre de duc par son père, tout en restant distinct du duc des Francs[2].

À la mort de son beau-père, l'année suivant le mariage, Otto obtint formellement la pleine autorité sur la Bourgogne. Cependant, son propre père étant mort peu après la même année, laissant Otton mineur, le roi Lothaire de France, profitant de leur jeunesse, voulut affaiblir sa puissance et celle de son frère aîné[3]. Il occupa Dijon, en partie fisc royal depuis le roi Raoul. En 958, il incita Rodolphe, comte de Dijon, à s'emparer du château de Beaune[4]. Il kidnappa même sa femme, Lietgarde[5].

Otto ne fut reconnu comme duc de Bourgogne par le roi Lothaire qu'en 960[6] lorsque Bruno de Cologne, frère d'Otton Ier, mit fin au conflit entre les héritiers de Hugues le Grand et le roi.

À sa mort, le 22 ou [7],[1], son frère Eudes-Henri lui succède[1]. Son corps est inhumé à Saint-Germain d'Auxerre[1].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 MedLands.
  2. 1 2 Raphaël Bijard, « La construction de la Bourgogne Robertienne (936 - 1031) », sur Academia, , p. 27-28.
  3. Yves Sassier, Hugues Capet : Naissance d'une dynastie, Fayard, , p. 142.
  4. Annales Nivernenses, années 956-958.
  5. Odoranni monachi Sancti Petri Vivi Senonensis Chronicon.
  6. Maurice Chaume, Les origines du duché de Bourgogne. Première partie : Histoire politique., Dijon, Jobard, , 1249 p. (ISBN 3-511-04440-5).
  7. D'après le nécrologue de la cathédrale d'Auxerre.

Bibliographie

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Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (481-987) : Première partie : Mérovingiens, Carolingiens et Robertiens. Nouvelle histoire généalogique de l'auguste maison de France, t. 1, Villeneuve d'Ascq, Patrick van Kerrebrouck (éd.), , 569 p. (ISBN 2-9501509-3-4).

Liens externes

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