Belmont (Bas-Rhin)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Belmont.

Belmont
Belmont (Bas-Rhin)
Vue plongeante sur le centre.
Blason de Belmont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Guy Hazemann
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67027
Démographie
Gentilé Belmontois
Population
municipale
162 hab. (2016 en diminution de 7,95 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 38″ nord, 7° 14′ 07″ est
Altitude Min. 566 m
Max. 1 084 m
Superficie 10,34 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Belmont

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Belmont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Belmont

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Belmont
Liens
Site web www.lechampdufeu.com/belmont/

Belmont est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. En 1974, elle fusionne avec Bellefosse et Waldersbach, puis, en 1975, avec Fouday pour former la commune du Ban-de-la-Roche. Belmont est rétablie le 1er janvier 1992.

Géographie[modifier | modifier le code]

Belmont est accrochée dans la pente ouest du Champ du Feu, sur un léger replat dominant la rive Nord de la Chirgoutte, ou Chergoutte (affluent de la Bruche). Belmont fait partie du canton de Schirmeck et de l'arrondissement de Molsheim. Les habitants sont nommés les Belmontois.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Belmont est montagnard, typique des Vosges. L'été est frais à chaud et l'hiver est froid et neigeux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Belmont (1837).

Cette commune, comme celles de Bellefosse, de Waldersbach, de Solbach, de Fouday, de Rothau, de Wildersbach et de Neuviller-la-Roche, se rattache à l'histoire de la seigneurie du Ban de la Roche, aussi appelée Zum Stein, administrée par l'une des cinq familles de la branche des Rathsamhausen[1]. Le nom de Zum Stein (ou de la Roche) provient du château de la Roche situé au-dessus de Bellefosse dont l'origine n'est pas claire. Ce château aurait été construit au XIIIe siècle par les Rathsamhausen. Entre 1127 et 1227, nous trouvons une famille de Lapide ou de Rupe (du latin lapis = pierre ; rupes = rocher), mais celle-ci ne réside pas au château de Bellefosse mais au château de Dreistein dont elle prit le nom. La Réforme est introduite par Georges-Jean de Veldenz dès 1584. Entre 1795 et 1871, Belmont, ainsi que Bellefosse, Solbach et Fouday est rattaché à l'arrondissement de Sélestat alors qu'une majorité de communes voisines sont rattachées au département des Vosges. En 1871, Belmont est rattaché au Reichsland Elsass-Lothringen par le traité de Francfort, ainsi que tous les villages de la vallée de la Bruche. En 1919, le village retourne au département du Bas-Rhin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • 1584 : Schönenberg ; 1789 : Schoenberg ; 1793 : Belmont.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Belmont

Les armes de Belmont se blasonnent ainsi :
« D’azur au mont de trois coupeaux d’argent surmontés d’un soleil d’or. » [2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Guy Hazemann[3]    
2001 2008 Guy Hazemann    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 162 habitants[Note 1], en diminution de 7,95 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423386506577653694727655619
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
557587621634580560474447410
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361348311254220211202216195
1962 1968 1999 2004 2009 2014 2016 - -
160158147156176170162--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église protestante[8] résulte de la transformation, en 1755 et 1762, d'une chapelle de pèlerinage médiévale, dédiée au Saint-Esprit[8]. Deux anciennes colonnes romanes sculptées ont été réemployées sur le mur Nord. L'une d'elles est décorée de visages, dont l'un tirant la langue. L'église abrite aussi deux fragments de vitraux du XIIIe siècle enchâssés dans une fenêtre, ainsi qu'un tableau de Christ souffrant du XVe siècle ornant la tribune[8].
  • Cloche Marie-Madeleine de 1434.
  • Tour Belvédère (1898).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sara Banzet (1745-1774), première « conductrice de la tendre jeunesse », recrutée par le pasteur Oberlin en 1770
  • La famille Loux : Henri Loux, né à Sessenheim, est le créateur du décor de vaisselle dénommé « Obernai ».

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage avec Woolstock.

Comme sept autres communes du Ban de la Roche (Bellefosse, Fouday, Neuviller-la-Roche, Rothau, Solbach, Wildersbach et Waldersbach), Belmont est jumelée depuis le avec Woolstock, une petite localité américaine de l'Iowa qui a accueilli au XIXe siècle des immigrants en provenance du Ban de la Roche.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Belmont », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 77-80 (ISBN 978-2-914528-13-9)
  • Josette Brunissen, « Louise Constance, sage-femme de Belmont », L'Essor, no 185
  • Ad. Emig, « Les cloches en argent de Belmont », L'Essor, no 171
  • Claude Jérôme, « La foudre et le flot », L'Essor, no 140
  • René Kobloth, « Août 1914 à Belmont », L'Essor, no 141
  • Denis Leypold, « Les grands incendies de Neuviller et de Belmont au XIXe siècle », L'Essor, no 138
  • Denis Leypold, « Les éléments artistiques du temple de Belmont », L'Essor, no 178
  • Denis Leypold, « Le Christ de Belmont », L'Essor, no 188
  • Pierre Moll, « De quelques incendies », L'Essor, no 138
  • Pierre Moll, « C. Bernard, soldat de la garde de Napoléon Ier (1793-1868) », L'Essor, no 147
  • Jacques de la Roche, « Le Crawatenacker ou "le trésor du Belmontais Muller" », L'Essor, no 52
  • « Les anciens commerces disparus », L'Essor, no 200 (travail réalisé par les écoles primaires)
  • Henriette Scheppler, « Histoire de la commune de Belmont : ouvrage écrit pour l'obtention du prix de Witt-Guizot [par] Henriette Scheppler, institutrice », L'Essor, 2008, en 5 parties

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cette famille est plus connue sous le nom de Rathsamhausen Zum Stein
  2. L'Armorial des villes et villages de France, http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5395
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. a b et c Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 182 (ISBN 2-7372-0812-2)