Photosynth

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Photosynth
Développeur Université de Washington : Noah Snavely, Steve Seitz.Microsoft : Richard Szelisk
Première version 20 août 2008
Dernière version 2.0114.807.1507 ()
Environnement Windows
Langues anglais
Type Reconstruction 3D
Licence Propriétaire
Site web http://photosynth.net

Photosynth est un logiciel en ligne publié par Microsoft, de représentation et d'exploration visuelle automatique ou interactive dites immersives de parties du Monde, sous forme de scènes/objets 3D composées à partir de photographies, soit en mode diaporama soit depuis 2012 en mode parcours virtuels interactif proche de la vidéo (Tech Preview), l'ensemble pouvant être manipulé comme un objet 3D. Globe virtuel Virtual Earth en est un support.Il se présente sous la forme d'une visionneuse interactive pour navigateurs Web. Premier (2008) d'un nouveau type d'application grand public, Photosynth offre une approche assez différente de celle des outils liés à Google Earth que sont Sketchup, et Street View et son positionnement de photos.

En pratique[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Photosynth est toujours accessible gratuitement en mode consultable (page Web via quelques navigateurs et systèmes supportant le player Silverlight Silverlight dont Internet Explorer mais pas Edge), soit en mode création avec un compte Microsoft et l'installation de sa forme logiciel PC dédiée, soit comme application mobile, alors Photosynth est disponible sur Windows Mobile et iOS, cette application fonctionne sur des smartphones équipés d'au moins 512 Mo de mémoire vive et d'un gyroscope[1]. Ceux-ci se connectant au serveurs Microsoft pour l'upload des photographies (traitement en ligne) relié au site Web Photosynth.

Généralité[modifier | modifier le code]

Ce logiciel permet la visualisation de lieux de tailles relativement réduite (place, bâtiment, objets). Ces prises de vues sont appelées "objets", et le tout est nommé : "scène". Le logiciel nomme ces scènes: "synth" (image synthétique en volume). Il est conseillé par Microsoft de modéliser des scènes en envoyant entre 3 et 300 photographies, ceci en 2008. En 2016 les capacités de traitement in cloud des serveurs permettent désormais de produire aisément des rendus "objet" intérieur et extérieur mêlés, dont des images de synthèses (points view) à partir de plus de 1000 photogrammes.

Ces photographies sont censées être positionnées précisément les unes par rapport aux autres. Pour l'utilisateur, l'exploration et les manipulations de navigation interactive, se font librement, à l'aide de la souris ou du clavier.

Il existe également un mode automatique interactivable à tout moment, qui utilise des effets des transitions et fusions en 3D ou pseudo-3D

Contraintes[modifier | modifier le code]

  • L'utilisateur devra être inscrit chez Microsoft & Photosynth pour obtenir un espace de stockage et de création.
  • La limite de stockage par compte Photosynth est officiellement de 20 Go de données (les fichiers de photos), donc de quelques-unes à quelques milliers de photos, selon leurs résolutions photographiques, mais cette limite peut-être dépassée sans aucune gêne.
  • Le système pour créer une scène nécessite l'envoi d'images d'un même parcours spatial, qu'elles soient dites d'intérieur ou d'extérieur, mais pas obligatoirement simultanées ou immédiatement consécutives dans le temps. Une scène peut être enrichie a posteriori en ajoutant dans son dossier source d'autres photos correspondant à cette même scène.
  • Chaque photo doit au préalable être bien orientée et surtout correspondre, à au moins 50 % de sa surface, avec au minimum deux autres photos de la série.
  • Pour qu'un objet soit parfaitement manipulable à 360°, il vaut mieux au moins une centaine de prises de vue tout autour de l'objet, ceci à différentes hauteurs ainsi que dessus et dessous et pour chaque hauteur une vue tous les 10° d'angle autour de l'objet, cela autant pour la rotation horizontale que celle verticale. Plus le sujet comporte de concavité plus il faut de photographies.
  • Le résultat n'est pas officiellement (en 2008) enregistrable sous cette forme dans l'ordinateur client, mais des solutions non officielles existent

Méthode[modifier | modifier le code]

Même si devant toujours être d'une même zone spatiale, comme chaque scènes peut être composée de photographies récentes ou anciennes numérisées, les évolutions temporelles peuvent y être représentées, mais à noter qu'actuellement aucun outil n' organise cet aspect temporelle

Utilisant le mode commun d'installation des logiciels pour Windows il est composé de plusieurs outils, dont deux intégrés, sont installés dans l'ordinateur de l'usager :

1) une l'interface spécifique non-navigateur, appelable soit par celui-ci, soit via l'icône Photosynth, de chargement (exportation, ou "upload") vers votre espace personnel dans les unités de stockage de Microsoft. Les photographies sont chargées en un groupe par scène, plusieurs groupes correspondant à plusieurs scènes aux intitulés différents.

Puis en final :
2) un système de traitement automatique et très rapide, après upload, des photographies.Le résultat, visible sur la page Web, met quelques minutes à plusieurs heures pour apparaître, selon la vitesse d'upload et le nombre de photographies à traiter.

Technique[modifier | modifier le code]

Support[modifier | modifier le code]

La version publique est actuellement et uniquement disponible pour les systèmes d'exploitations: Windows 10, 8, 7, Vista, XP, Microsoft mobile OS et Mac Os X.

Technologies[modifier | modifier le code]

La technologie principale utilisée est une méthode de structuration de l'espace en un nuage de points en 3D (visualisable lui-même en 3D exploratrice dans Photosynth).

Elle produit des groupes de "points" géométriques, principalement à partir d'une analyse des "objets" présents dans chaque photographie et de leurs formes distinguables et marquables par une méthode de triangulation 2D automatique (ce type de fonction est, dans le domaine de la 2D, par exemple, désormais intégré dans les logiciels de fusion de photographies pour panoramas Category:Photo stitching software).

Ensuite la comparaison entre les images pour y trouver les groupes de points qui leur sont communs en les situant dans un espace à 3 dimensions, permet de reconstituer la topologie 3D de cet espace fragmentaire à l'origine.

En final, on obtient une scène, nommé un "Synth", composé d'abord de cette structure 3D (le nuage) support de la scène globale, puis la technologie de navigation (SeaDragon à l'origine et désormais Silverlight), permet d'explorer à la souris à partir, pour chaque vue, d'un lien délimité par un cadre. Ce cadre est positionné de telle manière qu'il correspond à la position et orientation, dans la scène globale, de l'appareil photo lors de la prise de vue, le cadre étant orienté vers la vue elle-même. Quand on clique sur un cadre l'image qu'il représente et quelques-unes alentour, s'affichent de manière progressive, fluide et rapide en commençant par des versions basse-résolution des photos. Cet affichage se fait en flux Internet direct, le streaming, les photos et le nuages de point ne sont, à aucun moment, stockés dans le disque dur de l'ordinateur de l'utilisateur, une seule solution facile mais limitée étant la capture d'écran.

Fonctions exploratrices[modifier | modifier le code]

  • Il est possible de basculer entre le mode de navigation 3D et une vue de type planche contact, zoomable à volonté : ceci est très utile particulièrement pour repérer les vues isolées, chargées, mais non intégrées à la scène.
  • Déplacement dans la scène 3D pour regarder tous les angles de vue.
  • Zoom avant ou arrière dans chaque photo (particulièrement celle fournies en haute résolution)
  • Des cadres qui indiquent les photos et leurs positions relatives de prise de vue les unes par rapport aux autres.
  • Navigation/manipulation d' "objet" 3D à l'aide de nombreuses poignées positionnées à divers endroits de l'espace de la scène, saisissables sous forme de couronnes segmentées nommées "halo" permettant de tourner autour de l'objet et dans tous les sens ; les segments du halo sont cliquables et correspondent chacun à l'une des vues composant l'objet.

Fonctions externes[modifier | modifier le code]

  • Indication de l'adresse publique (différente de l'adresse privée, donc, dans l'interface utilisateur) d'une scène pour l'envoi, par exemple par courriel ou Messenger.
  • Production du code à intégrer pour incruster une scène dans une page de site Web.
  • Localiser une scène dans Virtual Earth.

Remarques sur les capacités de reconstitution[modifier | modifier le code]

La pré-version de démonstration, non disponible au public pour la production, à déjà été capable de démontrer une puissance de traitement un peu supérieure par la réalisation de scènes comprenant jusqu'à près de 500 images, par exemple pour une vue de la Yosemite Valley (497 images[2]). À noter qu'il s'agit là pour cet exemple et le suivant d'un partenariat avec la revue National Geographic, qui fournit parmi les plus belles scènes immersives assemblées avec Photosynth[3].

Encore plus spectaculaire est une scène de la Place Saint Marc à Venise[4], composée de 467 photos, où des capacités, encore en développement de Photosynth, sont bien imaginables et commencent à être visibles : ici spécifiquement ses capacités de synthèse en volume 3D avec un rendu des matières et en couleur. Ce synth, par exemple, en se plaçant juste devant la porte centrale de la Basilique Saint Marc, peut être tourné, grâce à un halo, sur 360° à l'horizontale et sur 180° à la verticale.

Mais bien plus surprenant est le rendu en couleur des objets, par les points colorés eux-mêmes. Ce sont les circonstances d'éclairage lors des prises de vue qui ont permis cela. Cette qualité est particulièrement visible pour la peinture nommée "Il Giudizio Universale" au-dessus de la porte principale. Savoir profiter au mieux des éclairages semble donc essentiel pour la qualité du rendu 3D. On peut imaginer sans mal que le rendu 3D ne sera plus uniquement un nuage de points, mais sera assez réaliste lorsque le système assemblera bien plus de photos, et surtout lorsqu'il disposera les textures extraites des photos, ce que l'outil similaire de Autodesk est capable de produire depuis 2012.

Évolutions et fonctions à venir[modifier | modifier le code]

Prochainement[modifier | modifier le code]

  • Intégration à la version 3D de Virtual Earth.
  • Parcours temporels : varier la visualisation selon l'heure du jour souhaitée (si photo disponible), ou bien à travers les années[5]

Hypothétiques[modifier | modifier le code]

  • Modélisation 3D des espaces extérieurs, intérieurs et objets basés sur un placage de texture (image de synthèse) issues des photographies sur le nuage de point.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce système logiciel a préalablement commencé à être développé à l'Université de Washington sous le nom de laboratoire de "Photo Tourisme"[6] par Noah Snavely (UW), Steve Seitz (UW). Puis avec Richard Szeliski de Microsoft Research[7],[8]. Ainsi que, pour la partie navigation, par la société SeaDragon, rachetée en 2006 par Microsoft.

Une version de démonstration n'incluant que l'outil de visualisation a été disponible en téléchargement du 9 novembre 2006 au 20 août 2008, pour Internet Explorer, et pour, Firefox sous forme d'un plugin xpi.

Pour le grand public, la première version opérationnelle est sortie le 21 août 2008. Elle porte le numéro interne de version 2.0.1403.5.

Exemple[modifier | modifier le code]

1100 photos, intérieur et extérieur mêlés : La chapelle de la Trinité, île de Groix[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]