Reid Hoffman
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Reid Garrett Hoffman |
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(en) reidhoffman.org |
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Reid Hoffman, né le à Stanford en Californie, est un homme d'affaires et capital risqueur américain. Il fait partie des fondateurs du réseau social professionnel LinkedIn, et également de Inflection AI.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et formation
[modifier | modifier le code]Reid Hoffman grandit à Berkeley. Il est le fils d'un couple d'avocats. Jugeant ses résultats scolaires médiocres, il s'inscrit lui-même à la Putney School (en), un internat situé dans le Vermont. Hoffman intègre l'université Stanford, où il fait la connaissance de Peter Thiel. Les deux amis sont élus au conseil étudiant (student senate)[1]. Hoffman étudie les neurosciences et choisit les systèmes symboliques (symbolic systems) comme matière principale[2]. Il obtient une licence (bachelor of science) en 1990 et bénéficie d'une bourse Marshall afin de poursuivre ses études au Royaume-Uni. En 1993, il obtient une maîtrise (master of arts) en philosophie de l'université d'Oxford[1].
Reid Hoffman s’est décrit lui-même comme un joueur passionné de jeu de rôle sur table. Son premier emploi rémunéré (à l’âge de 12 ans) était éditeur pour la compagnie de jeux Chaosium, alors basée à Oakland, près de son domicile. Bien qu’il n’avait que 14 ans à l’époque, le nom de Hoffman figurait sur la boîte Borderlands (en) du jeu de rôle Runequest de Chaosium (1982), recevant une paie égale à Steve Perrin, Sandy Petersen et Greg Stafford.
Carrière
[modifier | modifier le code]Alors qu'il semble promis à une carrière universitaire, Reid Hoffman décide de se lancer dans le monde de l'entreprise[2]. En 1994, il est recruté par Apple et travaille au sein du groupe dédié à l'expérience utilisateur. Deux ans plus tard, il souhaite acquérir de l’expérience en matière de gestion de produits et rejoint Fujitsu. En 1997, Hoffman assemble une équipe et fonde le site web de rencontre SocialNet, qui est racheté en 2001 par son concurrent MatchNet. L'homme d'affaires siège au conseil d'administration de Confinity, une société cofondée par Peter Thiel travaillant sur un système de paiement en ligne. Il décide de quitter SocialNet dès 2000 afin de rejoindre Confinity. La société fusionne avec X.com et donne naissance à PayPal. Hoffman occupe le poste de vice-président exécutif et gère les relations extérieures de l'entreprise, notamment avec Visa et MasterCard. En 2002, eBay fait l'acquisition de PayPal[1],[3].
Reid Hoffman cofonde LinkedIn en 2003 et reste chief executive officer (CEO) jusqu'en 2007. Il assume ensuite la présidence du conseil d'administration. En 2009 il rejoint Greylock Partners, une firme de capital risque, qui participe au financement de startups[1].
En 2011, il siège au conseil d'administration de huit sociétés, dont Zynga et Mozilla Corporation[2].
Il participe aux réunions du groupe Bilderberg de 2014, 2015, 2016 et 2017[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11].
En 2024, sa fortune est estimée à 2,5 milliards de dollars[12].
Critique de Donald Trump, il soutient en vain son adversaire Nikki Haley lors des primaires présidentielles du Parti républicain américain de 2024. Il annonce ensuite soutenir le président démocrate sortant Joe Biden[12].
Controverses
[modifier | modifier le code]Project Birmingham
[modifier | modifier le code]En décembre 2018, le New York Times révèle que Reid Hoffman a financé, à hauteur de 100 000 dollars, une campagne de désinformation appelée Project Birmingham (en) lors de l'élection sénatoriale spéciale en Alabama en 2017[13]. Le financement a transité par l'organisation American Engagement Technologies, qui a utilisé des tactiques inspirées des opérations d'influence russes de 2016, notamment la création de faux comptes sur les réseaux sociaux et la simulation de soutiens automatisés au candidat républicain Roy Moore[14]. Hoffman s'est excusé publiquement dans un billet de blog, affirmant qu'il n'avait pas connaissance des méthodes trompeuses employées[15].
Affaire Epstein
[modifier | modifier le code]Reid Hoffman a rencontré le financier Jeffrey Epstein pour la première fois en 2013 sur le campus du MIT, par l'intermédiaire du directeur du MIT Media Lab, Joichi Ito[16]. En 2014, il s'est rendu sur l'île privée d'Epstein, Little Saint James, dans le cadre d'un voyage lié à des levées de fonds pour le MIT[17]. En 2015, il a organisé un dîner auquel Epstein a participé aux côtés d'autres personnalités de la Silicon Valley[17]. Hoffman a publiquement exprimé des regrets pour ces interactions, déclarant qu'elles s'inscrivaient dans un cadre de financement institutionnel[16]. En novembre 2025, le président Donald Trump ordonne au département de la Justice d'enquêter sur les liens entre Hoffman et Epstein[18]. En février 2026, des courriels rendus publics dans le cadre de procédures judiciaires révèlent que Hoffman figure parmi les personnalités de la Silicon Valley les plus fréquemment mentionnées dans la correspondance d'Epstein, attestant de contacts réguliers entre les deux hommes[19].
Récompenses
[modifier | modifier le code]En 2011, Reid Hoffman et Jeff Weiner reçoivent le prix « entrepreneur de l'année », parrainé par le cabinet d'audit financier Ernst & Young[20].
Ouvrage
[modifier | modifier le code]- Impromptu : Amplifying Our Humanity Rough AI, Dallepedia LLC, 2023.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- (en) David Rowan, « For LinkedIn Founder Reid Hoffman, Relationships Rule the World », Wired,
- (en) Evelyn M. Rusli, « A King of Connections Is Tech’s Go-To Guy », The New York Times,
- ↑ (en) Jessica Guynn, « Business card? He has your profile », Los Angeles Times,
- ↑ Katrina Bishop, « Spies, CEOs and politicians arrive at Bilderberg », sur CNBC, (consulté le ).
- ↑ (en-GB) Charlie Skelton, « Bilderberg Group at 60: still keeping the things that matter private », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « A Telfs-Buchen, en Autriche - Le monde selon Bilderberg », Paris Match, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Bilderberg members: Who's going to the 2015 secret summit? », Telegraph.co.uk, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Josh Sanburn, « The World’s Most Powerful and Secret Group, Explained », sur Time (consulté le ).
- ↑ (en-GB) Charlie Skelton, « Bilderberg: still powerful but perhaps a bit more anxious this year », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « Albert Rivera debuta ante el Club Bilderberg », Publico, (lire en ligne).
- ↑ (es) « El Club Bilderberg vigilará de cerca a Trump en sus discusiones secretas », La Vanguardia, (lire en ligne, consulté le ).
- Arnaud Leparmentier, « Reid Hoffman, « athée mystique » et gourou de l’intelligence artificielle », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) Scott Shane et Alan Blinder, « Secret Experiment in Alabama Senate Race Imitated Russian Tactics », sur The New York Times, (consulté le )
- ↑ (en) Craig Timberg et Tony Romm, « Secret campaign to use Russian-inspired tactics in 2017 Ala. election stirs anxiety for Democrats », sur The Washington Post, (consulté le )
- ↑ (en) Reid Hoffman, « Truth and Politics », sur Medium, (consulté le )
- (en) David Streitfeld, « M.I.T. President Says He Thanked Jeffrey Epstein for Gift in Letter », sur The New York Times, (consulté le )
- (en) « Epstein Island Emails Reignite Feud Between Elon Musk and Reid Hoffman », sur The Wall Street Journal, (consulté le )
- ↑ (en) « LinkedIn co-founder Reid Hoffman's ties to Jeffrey Epstein face Trump-ordered investigation », sur ABC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Epstein's Silicon Valley connections went beyond Gates and Musk », sur CNBC, (consulté le )
- ↑ Patricia Salentey, « Palmarès: les 40 entreprises américaines les plus innovantes », L'Entreprise,
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Site officiel