Origines des Basques

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Comme pour la grande majorité des peuples actuels, les Basques sont le résultat de diverses influences génétiques, culturelles et linguistiques, mais la question des origines des Basques se pose d'une manière particulière du fait de l'ancienneté de leur langue, et de son caractère apparemment isolé.

D'un point de vue méthodologique, il faut tout d'abord distinguer ce que l'on entend par « origine des basques », selon que l'on parle :

  • de la composition du « pool génétique » des populations basques actuelles éclairée par les hypothèses sur les origines de ces différentes composantes ;
  • ou de l'origine de la langue basque[1] ;
  • ou enfin des premiers « Basques », c'est-à-dire des premières populations ayant peuplé la zone appelée aujourd'hui Pays basque.

Cet article traite de ces trois aspects à travers différentes études sur l'origine des Basques accompagnées d'éléments sur la linguistique et la génétique. Certaines de ces études peuvent se recouper.

Génétiquement les Basques ont quelques spécificités dans l'environnement ouest-européen mais celles-ci sont discutées[2].

D'un point de vue linguistique, la langue basque fait l'objet de débats et différentes hypothèses sont développées sur son origine.

Origine de la langue basque[modifier | modifier le code]

Depuis le XIXe siècle l'idée commune admise par la recherche scientifique est que que la langue basque est un isolat[3],[4].

Toutefois des travaux, notamment récents, rattachent cette langue à des groupes définis.

Thèse d'une langue isolée[modifier | modifier le code]

Parmi les travaux défendant la thèse de l'isolat nous pouvons mentionner la conférence organisée en 2003 à Bayonne par Beñat Oyharçabal au sein de l'Institut Culturel Basque, celui-ci écrit que les hypothèses basco-ibérique, basco-chamito-sémitique, basco-caucasique et la théorie des substrats n'ont pas été jugées suffisamment crédibles pour faire évoluer la thèse de l'isolat[5], mais aussi en 2005 un document intitulé Protovasco, munda y otros: Reconstrucción interna y tipología holística diacrónica[6].

Cette thèse est toujours défendue par Joseba Lakarra en 2017[réf. nécessaire].

Dans le magazine La Recherche, en mai 2019, les linguistes Eneko Zuloaga et Borja Ariztimuño, de l'Université du Pays basque (Espagne), écrivent que la langue basque est un isolat[7].

Thèses d'une langue non isolée[modifier | modifier le code]

Les travaux en faveur d'une langue non isolée sont répertoriés ci-dessous en commençant par les travaux les plus publiés et les plus repris.

L'origine indo-européenne[modifier | modifier le code]

Cette thèse est celle d'Eñaut Etxamendi Gueçainburu, enseignant et auteur basque. Elle est issue de sa thèse de doctorat d'État soutenue en 2007 à l'Université de Pau sous la direction de Charles Videgain[8],[9]. Ces travaux ont été présentés au grand public dans un article qu'il écrit dans L'Express en 2015[10] et ont fait l'objet d'un ouvrage publié aux éditions L'Harmattan au mois de juin 2018, intitulé L'origine de la langue basque[11]. Cet ouvrage fait l'objet d'une synthèse par Dominique Davant sur son blog hébergé sur le site de Mediapart[12]. Ces travaux ont été vulgarisés sur le site internet Bascorama.com[13].

Eñaut Etxamendi écrit qu'il y a une importante proximité de l’euskara avec beaucoup de langues indo-européennes très anciennes et souvent très lointaines du Pays basque telles que le grec ancien, l'arménien, le sanskrit, etc., et dont certaines sont éteintes[14], or il écrit également qu'il n'est pas connu à ce jour d'émigration d'habitants de ces pays lointains au pays basque[15].

Ces travaux s’éloignent ainsi des schémas de pensée habituels qui font de cette langue un isolat[16].

Eñaut Etxamendi affirme être le seul à soutenir cette origine du basque car il dit être le seul à avoir comparé la langue basque à des langues indo-européennes[10]. Il reconnaît lui-même que sa thèse est ainsi isolée au sein du milieu scientifique[10],[17]. Par ailleurs il adhère aux travaux de Jean-Paul Demoule qui remet en cause la thèse de l'envahissement de l'Europe par les ancêtres du peuple germanique et il écrit que ces supposés envahisseurs n'auraient pas pu effacer toutes les langues alors parlées sauf le basque[18].

Eñaut Etxamendi, dans ses travaux où sont analysés environ 4 000 mots, souligne le nombre considérable de termes similaires (tant pour la phonie que pour le sens) avec des termes d'origine indo-européenne[14]. Ce constat ne peut pas résulter, selon lui, du seul emprunt du basque aux langues environnantes et il ajoute qu'il n'a pas eu connaissance au cours de ses travaux de termes basques sans aucune parenté[15].

Par ailleurs, un nombre non négligeable de termes basques sont en mesure d’éclairer des étymologies que les plus grands indo-européanistes du siècle dernier ont considérées douteuses, obscures, voire inexpliquées[19]. Eñaut Etxamendi a fait une comparaison systématique dans ses travaux entre le basque et les langues indo-européennes, tant au niveau du vocabulaire que de la construction grammaticale, Pour cet auteur les "racines" de nombreux concepts (dits) indo-européens procèdent d'onomatopées décelables par l'euskara (dévorer, frapper/tuer, gratter, courir, écorcer/racler, aiguiser...)[20].

Eñaut Etxamendi réfute le caractère exclusif de certains particularismes généralement attribués à la langue basque. Parmi différents exemples pris par cet auteur : la langue basque n'est pas la seule à pratiquer l'ergativité en Europe (toutes les langues indo-européennes auraient été ergatives selon la linguiste Claude Tchekhoff), la langue basque a elle aussi des préfixes et peut avoir également dans certains cas un genre féminin, le basque a une forme agglutinante mais l'arménien également et l'allemand souvent, etc.[9],[21]

Approbations et critiques

L'article d'Eñaut Etxamendi Le basque est une langue indo-européenne a été repris dans un journal italien du 5 mai 2015[17] et en 2017 Robert Elissondo, professeur d'histoire-géographie et président de l'association Ikerzaleak[22], se range à ses arguments. Elissondo écrit notamment « sa recherche s'appuie sur les travaux des linguistes les plus reconnus en particulier Émile Benveniste. À la fois chercheur, écrivain et poète, Eñaut Etxamendi manie avec aisance les méthodes et les concepts de la linguistique »[23]. Robert Elissondo écrit également « Pourquoi la plus ancienne des langues indo-européennes est-elle toujours vivante ? » en parlant de la langue basque[23]. A contrario, toujours en 2017, le philologue et spécialiste de l'histoire de la langue basque Joseba Lakarra parle du basque comme une langue isolée[3], et dans La Recherche, en mai 2019, les linguistes Eneko Zuloaga et Borja Ariztimuño écrivent que « le basque est un isolat, [...] la thèse [d'Eñaut Etxamendi] n'est pas reconnue par les bascologues, [...] elle ne répond pas aux exigences de la recherche linguistique »[7].

L'origine nigéro-congolaise[modifier | modifier le code]

En 2013, Jaime Martín Martín[24] tend à soutenir dans son livre Un enigma esclarecido: el origen del vasco ("Une énigme éclaircie: l'origine du basque"), que le basque s'apparente au dogon, une langue parlée actuellement par environ 600 000 personnes, principalement au Mali, mais aussi au Burkina Faso[25][réf. à confirmer],[26]. Jaime Martin a comparé pendant 12 ans le basque et le dogon, tant au niveau de la structure que du vocabulaire et a observé « des ressemblances entre les deux langues dans la forme et dans le sens », convaincu que ces ressemblances « ne pouvaient pas être dues au hasard »[26]. Il a comparé 2 247 mots[27], observant des ressemblances parmi 1 633 d'entre eux, soit 70 %. Selon lui, l'hypothèse d'une parenté entre deux langues prend force à partir de 50%[28].

Approbations et critiques

Selon Xabier Kintana, qui a vivement critiqué l’ouvrage, ça n’aurait « ni queue ni tête »[29] et ne comparerait que des mots, comme soro (champ), dont l'origine est latine[30].

Pour la linguiste Asya Pereltsvaig, les preuves présentées à l'appui du lien basque-dogon par Martín ne sont pas « qualitatives » : Martín compare les aspects structurels et lexicaux du basque et du dogon et affirme que les deux langues sont très semblables, la seule différence étant que le dogon « n'a pas de déclinaison ni de sujet ergatif ». Asya Pereltsvaig fait observer que « ce sont toutefois des différences majeures ». « Le dogon, sans marquage de cas ni alignement ergatif, ressemble beaucoup plus au chinois, d’autant plus que les deux langues (ou familles de langues) sont également tonales. Le basque, en revanche, n’est pas tonal, ce qui constitue une autre différence majeure entre lui et le dogon ». Enfin, l'argument selon lequel « trois des quatorze dialectes dogon montraient exactement le même ordre de mots dans la phrase » que le basque, est, selon Asya Pereltsvaig, un très mauvais élément de preuve. Le basque est une langue SOV stricte, mais l’ordre SOV est l’ordre linguistique le plus courant et représente près de 45 % des langues du monde[25][réf. à confirmer].

L'origine eurasienne pré-indoeuropéenne[modifier | modifier le code]

Dans une étude Le basque, langue eurasienne publiée en 2008 le comparatiste et bascologue français Michel Morvan présente la langue basque comme étant d'origine eurasienne pré-indoeuropéenne au même titre que les langues caucasiennes du nord-est qu'il considère comme les plus proches parentes du basque[31],[32]. Dans cette étude il écrit également ceci sur l'origine de la langue basque : « la piste sino-caucasienne est bonne »[31]. Il explique que les anciennes langues parlées en Eurasie (basque, certaines langues du Causase, etc.) ont été submergées par l'arrivée des langues indo-européennes et donc qu'il est vain de vouloir raccrocher le basque à telle ou telle autre langue avec une entière certitude au vu de la profondeur du substrat eurasien, ceci n'excluant toutefois pas la mise en évidence de liens de parenté révélateurs d'une origine commune entre ces anciennes langues eurasiennes ou au moins une partie d'entre-elles[31].

Dans cette étude Michel Morvan cite également les travaux de Sergueï Starostine[31]. Il rapporte que, dans sa forme originelle, le basque pourrait remonter au paléolithique supérieur et il estime que cette langue est très stable dans le temps ce qui peut faciliter ainsi des comparaisons[31].

Selon lui l'erreur est d'avoir voulu rattacher le basque à une famille de langues traditionnelle bien délimitée. À cause de cette erreur s'est développé le dogme excessif du basque langue isolée. Sur ce sujet l'américain John Bengtson donne aussi à la langue basque une origine commune avec des langues du Caucase (langues du nord-est du Caucase précise Michel Morvan).

Certains termes comme guti = « peu, petit » ou bihi = « grain » ont été repérés en dravidien et jusqu'en austronésien (tagalog, waray, indonésien) par Michel Morvan, ce dernier sous la forme binhi qui correspond au proto-basque *binhi, ce qui ferait remonter de telles formes encore bien plus loin dans le passé. Selon le linguiste, il faut comprendre qu'il y a des parentés proches (ibère, paléosarde, paléocorse par exemple) et des parentés éloignées (caucasien, dravidien, langues sibériennes, etc.).

Approbations et critiques

L'origine dené-caucasienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues dené-caucasiennes.

Des chercheurs (Marr, Trombetti, Bouda, Dumézil, Dzidziguri...) ont proposé des similitudes entre le basque et les langues caucasiennes, particulièrement le géorgien. La théorie caucasienne s'est développée dès le XIXe siècle et pendant tout le XXe siècle.

D'un point de vue grammatical et typologique, ils comparent les objets en langues agglutinantes et ergatives, et avec le même système déclinatif.

Le parallélisme des systèmes de numération (vigésimaux), la façon identique d'exprimer le réfléchi en basque et en kartvèle (géorgien...) sous forme "ma tête, ta tête, sa tête" sont d'autres convergences typologiques. Mais on sait que convergence typologique n'implique pas ipso facto parenté génétique.

Dans son ouvrage L'origine des langues, publié en 1994[33], le linguiste Merritt Ruhlen rattache le basque au groupe des langues sino-caucasiennes lui-même rattaché à la super-famille des langues dené-caucasiennes. Ce groupe comprend le basque, le caucasien, le burushaski, le sino-tibétain, le iénisséien, le na-dené[34]. Pour le rattachement du basque à la famille dené-caucasienne, Ruhlen cite les travaux de Bengtson et Trombetti comme étant les principaux chercheurs ayant mis en lumière ce lien. Merritt Ruhlen rapporte que ce sont les travaux d'Edward Sapir qui ont mis en évidence le na-dené (localisé en Amérique du Nord). Puis que Sergueï Nikolaïev a repris les travaux de celui-ci en disant que le na-dené était apparenté à la famille caucasienne, sino-tibétaine et iénisséienne[35]. À la fin des années 1990, John Bengtson y a ajouté le basque et le burushaski, « deux idées que préfiguraient déjà les travaux de Trombetti et d'autres chercheurs »[36] dit-il. Enfin, Merritt Ruhlen mentionne les travaux de Sergueï Starostine qui a décrit une famille qu'il a nommée sino-caucasienne et qui comprend les familles caucasiennes, sino-tibétaine et iénisséienne[35].

Merritt Ruhlen explique également que les dené-caucasiens sont isolés entre eux par les autres groupes de langues eurasiatiques arrivés postérieurement. Sur le plan génétique, il dit que pris au niveau mondial le groupe bascophone ne se différencie pas suffisamment des autres européens pour constituer un isolat génétique. « Les langues ne font pas l'amour », dit-il pour expliquer des différences linguistiques que l'on ne retrouve pas dans les gènes. Selon cet auteur, des proto-Basques auraient occupé l'Europe occidentale bien avant la migration des indo-européens au deuxième millénaire avant l'ère chrétienne[37]. Les ancêtres des Basques se seraient alors maintenus vers l'Atlantique et les Pyrénées, dans la région qu'ils occupent actuellement et nommée durant la conquête romaine d'après les territoires des Caristes, des Vascons, des Cantabres, des Aquitains, des vardules et autres tribus.

L'hypothèse d'un ensemble plus élargi dit "dené-caucasien" (Starostine, Nikolaïev, Bengtson, Ruhlen) divise les langues d'Eurasie entre les langues eurasiatiques (comprenant, selon Greenberg, l'indo-européen, l'ouralien, l'altaïque et quelques autres petits groupes en Sibérie) et un groupe relictuel de langues qui n'appartiennent pas à cette famille. Ruhlen, Bengston[38] et Shevoroshkin font entrer le basque dans cet ensemble.

Le déné-caucasien, très large, réunit notamment, en plus du basque et du caucasien, le chinois et le na-déné. Or, une parenté entre le chinois et le caucasien est réfutée par des linguistes tel Laurent Sagart, spécialiste du chinois archaïque. Ce dernier a présenté un regroupement « STAN » (sino-tibéto-austronésien).

La proximité linguistique entre le basque et les langues kartvèles a été combattue par plusieurs linguistes, tel Larry Trask, bascologue renommé.

Approbations et critiques

L'origine ibère[modifier | modifier le code]

Cette thèse rapproche le basque de cet ensemble de langues anciennement parlées dans la péninsule Ibérique : de nombreuses similarités et des recoupements territoriaux importants, de part et d'autre des Pyrénées, permettent ce rapprochement selon lequel les langues ibères formeraient elles-mêmes un isolat[39].

Approbations et critiques

Dans une conférence organisée en 2003 à Bayonne par Beñat Oyharçabal au sein de l'Institut Culturel Basque, celui-ci écrit que l'hypothèses basco-ibérique n'a pas été jugée suffisamment crédible pour faire évoluer la thèse de l'isolat[5].

L'origine berbère[modifier | modifier le code]

Cette thèse situe l'apparition de la langue basque avec l'arrivée de certaines troupes berbères de Hannibal Barca estimées à 20 000 hommes qui en 218 av. J.-C. décidèrent de l'abandonner et de ne pas l'accompagner dans sa marche vers Rome depuis Carthage. La théorie est soutenue par quelques historiens espagnols[Lesquels ?] qui se fondent sur certaines similitudes linguistiques avec l'amazigh parlé en Mauritanie, au Maroc, aux îles Canaries et en Algérie[40].

Approbations et critiques

Proximité avec l'égyptien ancien et des langues africaines du groupe sénégalo-guinéen[modifier | modifier le code]

Selon Lilias Homburger, le basque, étant une langue agglutinante est plus proche de l'égyptien ancien, des langues dravidiennes (parlées aujourd'hui en Inde du Sud), et des langues africaines du groupe sénégalo-guinéen (wolof, sérère, peul), que des langues indo-européennes. Ce qui laisse penser qu'au Néolithique, avant l'extension de l'indo-européen commun, les langues agglutinantes recouvraient probablement l'Afrique du Nord, l'Europe méridionale et l'Asie[41].

Approbations et critiques

Les Basques : leurs gènes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : classification des Basques.

Une étude de 2015 relayée par la revue scientifique américaine PNAS présente les premiers agriculteurs ibériques, arrivés du Proche-Orient vers 7 000 av. J.-C., comme les ancêtres les plus proches des Basques[42]. Ces agriculteurs se seraient mélangés avec une population locale sud-ouest de chasseurs-cueilleurs[43].

Des investigations paléogénétiques (études basées sur l'ADN mitochondrial) réalisées par l'UCM[réf. nécessaire] indiquent que la population basque possède un profil génétique qui coïncide avec la majorité des habitants européens et qui remonte aux temps préhistoriques. Les études de Peter Forster laissent ainsi supposer qu'il y a 20 000 ans, les hommes se sont réfugiés en Béringie et Ibérie, ceux qui restèrent en Ibérie présentant les haplogroupes H et V. De plus, ces peuples d'Ibérie ou du sud de la France recolonisent il y a 15.000 ans une partie de la Scandinavie ainsi que le nord de l'Afrique.

Les études menées par A. Alzualde, N. Izagirre, S. Alonso, A. Alonso et C. de la Rua sur l'ADN mitochondrial des êtres humains ensevelis dans le cimetière préhistorique de Aldaieta (Alava), indiquent l'absence de différences entre ceux-ci et le reste des Européens « atlantiques ».

Cependant, d'autres études génétiques[réf. nécessaire] révèlent quant à elles des différences entre les habitants qui peuplent actuellement ces divers territoires. Certaines distinguent différents types entre les Basques comme celles de René Herrera de l'université de Floride et Mikel Iriondo, María del Carmen Barbero et Carmen Manzano de l'Université du Pays basque, alors que d'autres, fondées sur l'étude du chromosome Y, apparentent génétiquement les Basques aux Celtes gallois et irlandais. René Herrera indique : « On croit qu'ils (les Basques) descendent directement de Cro-Magnon, qu'ils représentent un refuge de la dernière glaciation et que leur ADN est très particulier », alors que « leur étude nous indique que chaque province et chaque région possède un profil génétique qui se différencie de celui des autres provinces et régions. Nous parlons des régions traditionnellement basques et d'autres qui furent touchées par d'autres migrations péninsulaires. Beaucoup de ces différences peuvent être attribuées à ces migrations provenant d'autres parties de l'Europe ou d'Ibérie, et d'autres non. Parce qu'entre les régions qui possèdent un profil génétique majoritairement basque - dû à l'isolement - il existe des différences. »

Selon une étude génétique publiée en 2019, environ 2.000 avant notre ère a eu lieu le remplacement de 40 % des ancêtres de la péninsule Ibérique et de près de 100 % de ses chromosomes Y par des personnes d'ascendance steppique. L'étude montre que, pendant l'âge du fer, l'ascendance steppique s'est répandue non seulement dans les régions parlant des langues indo-européennes, mais aussi dans les régions non indo-européennes. Elle révèle que les Basques actuels sont mieux décrits comme étant une population typique de l'âge du fer sans les adjonctions qui ont ensuite affecté le reste de la péninsule Ibérique[44].

Recherches multidisciplinaires[modifier | modifier le code]

Traditions comparées[modifier | modifier le code]

D'autres pistes très concrètes font l'objet d'études et de réflexions face aux coïncidences.

  • Le calendrier traditionnel basque contient des repères solaires utilisés pour les changements de saison et lunaires utilisés pour le pastoralisme. La semaine basque était composée à l'origine de 3 jours ouvrés seulement.
  • Certains mots semblent très archaïques tels que urra (la noisette, le fruit à coque) qui figure dans le mot intxaurra (la noix) ou dans ezkurra (le gland).
  • Tout le cheptel animal excepté la volaille est composé de noms basques, différents de l'indo-européen, donc les Basques auraient domestiqué les bêtes avant l'arrivée des autres peuplades venues d'Asie.
  • Le Guipuscoa montre il y a 6000 ans la présence de céréales à Herriko barra, Zarautz. Donc l'élevage et l'agriculture s'installent durant cette même période de l'avancée des forêts de chênes, à la suite du réchauffement climatique. En Sardaigne un toponyme Aritzo correspond au terme aritz "chêne" du basque (E. Blasco Ferrer, M. Morvan).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cette voie part du principe de l'européen ancien, supposant que les premiers Européens parlaient une langue commune, ou des langues de la même famille linguistique. Cette hypothèse est réfutée par de nombreux linguistes, qui estiment que dans un territoire aussi vaste devaient se parler différentes langues. J. Untermann et Antonio Tovar jugent que les noms ont autant de racines indo-européennes que non indo-européennes[45].

Au début du XIXe siècle, Juan Antonio Moguel émettait l'idée dans son livre L'histoire et la géographie de l'Espagne illustrées par la langue basque que beaucoup de toponymes de la péninsule ibérique et du reste de l'Europe pouvaient être étudiés et prendre du sens grâce au basque. Le fruit de ses études est une liste très longue de toponymes avec leur explication, ce qui lui fait dire qu'il y avait dans la péninsule plusieurs langues apparentées entre elles et au basque actuel. Cette thèse fut également soutenue par son contemporain le scientifique allemand Wilhelm von Humboldt, qui pensait aussi que les Basques étaient un peuple ibère.

En janvier 2003, dans "Investigación y Ciencia", l'édition espagnole du magazine ‘‘Scientific American’’, une étude conduite par Theo Vennemann[46] (professeur de linguistique théorique à l'Université Ludwig-Maximilian de Munich) et sa collègue Elisabeth Hamel (journaliste scientifique) est publiée, dans laquelle la conclusion est que « de nombreux noms de sites, de cours d'eau, de montagnes, de vallées et de paysages d'Europe trouveraient leur origine dans des langues préindoeuropéennes, en particulier le basque. » Venneman ajoute : « Il n'est pas exagéré de dire que nous, les Européens, sommes tous Basques[47]. »

Larry Trask en particulier, après de nombreuses critiques ponctuelles quant aux méthodes employées, conclut que Vennemann a identifié une langue agglutinante, mais sans rapport avec le basque, auquel cas il peut s'agir simplement de l'indo-européen, comme le pensent Krahe, Tovar, De Hoz, Kitson, Villar et d'autres chercheurs.
Joseba A. Lakarra critique également les thèses de Vennemann, jugeant comme Trask qu'il a utilisé des racines basques modernes qui ne correspondent pas au basque archaïque. Il pense aussi que bien que le basque actuel soit une langue agglutinante, il y a des raisons de croire que ce n'était pas le cas auparavant, ce qui est discutable.

L'origine préhistorique[modifier | modifier le code]

L'ancêtre du basque pouvant représenter la première langue parlée dans la majeure partie de l'Europe selon le linguiste Theo Vennemann[48]. Cette thèse, proposée par le linguiste allemand Theo Vennemann, postule qu'il y a suffisamment d'évidences toponymiques pour conclure que le basque est le seul survivant d'une plus grande famille qui s'étendait à travers la majorité de l'Europe, ainsi que le long du littoral atlantique, du Sénégal jusqu'aux îles Britanniques, et dont on retrouve des traces du wolof jusque dans les langues indo-européennes (plus récentes), en Europe[49].

Faute d'arguments linguistiques — la langue parlée par les Hommes de Cro-Magnon demeure inconnue —, cette hypothèse se base sur des arguments génétiques. L'haplogroupe I du chromosome Y est considéré comme un haplogroupe (peut-être autochtone d'Europe) dont l'expansion depuis les Balkans est paléolithique, mais comme en Scandinavie on retrouve peu d'éléments du basque dans la toponymie de cette région (voir Kozarnika). À remarquer que le sud des Balkans soit la Grèce, l'Albanie et le Kosovo sont dominés par l'haplogroupe E provenant d'Afrique. Par ailleurs, la répartition de l'haplogroupe J (tout comme dans une certaine mesure l'haplogroupe G), principalement dans les pays maintenant de langue romane le rapproche de la localisation des principaux sites de l'Aurignacien probablement originaire de l'Asie de l'Ouest.

Le préhistorien basque José Miguel de Barandiarán Ayerbe a suggéré que la racine d'« aizkora » « hache » est aiz (« pierre ») certains pensant toutefois qu'« aizkora » serait un emprunt au latin asciola « hachette »[50]. On pourrait y ajouter les doublets zur « bois » et ezur « os » ou encore lur « terre » et elur « neige ». On trouve l'équivalence terre/neige dans d'autres langues très anciennes.

Autre « hypothèse préhistorique » avec des termes reliques conservés par-delà les siècles et les distances dans d'autres groupes linguistiques. D'après Stephen Oppenheimer, le basque serait issu de la culture magdalénienne dont l'expansion fait suite à l'adoucissement du climat en Europe 16 000 ans avant notre ère[51]. Selon Kalevi Wiik, cette expansion serait en relation avec la distribution de l'haplogroupe R1b qui domine en Europe occidentale[52].

Eñaut Etxamendi confirme l'ancienneté de la langue basque qui pourrait remonter au Néolithique.

Parentés entre basques, paléo-sardes et ibères[modifier | modifier le code]

Strabon, qui affirma au Ier siècle av. J.-C. (c'est-à-dire quand la langue ibère était encore parlée dans la péninsule) que les Ibères et les Aquitains étaient semblables physiquement et qu'ils parlaient des langues similaires.

Cette hypothèse met en évidence que la zone d'expansion passée du proto-basque était bien plus étendue que celle du basque actuel.

L'aire géographique où l'on note des toponymes apparentés au basque est large : Kantae Niskae (Amélie-les-Bains), rivière Muga (Catalogne), Ibie (Ariège), Ura (Gard), Rio Ibias (Asturies), Rio Eo (Asturies), Val d'Aran, Tarazona, Teruel. Encore au XIVe siècle, on interdisait par édit municipal de parler basque au marché de Huesca.

Les travaux de E. Blasco Ferrer[53] sur la toponymie paléosarde ont mis en exergue des liens étroits entre la langue basque et une langue parlée en Sardaigne avant la romanisation.

L'euskarisation tardive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Euskarisation tardive.

Selon cette hypothèse, les premiers « bascophones » seraient des Aquitains qui se seraient « superposés » aux habitants « vascons » romanisés dès le Ier siècle, dans une migration continue jusqu'au Ve siècle. Cette théorie de l'« euskarisation tardive de la dépression basque » est due à des historiens et philologues tels que Claudio Sánchez Albornoz et Manuel Gómez-Moreno.

Le linguiste Koldo Mitxelena opposa de nombreux contre-arguments, mais les études de sépultures, et plus particulièrement de corps de morphologie aquitaine s'y trouvant, renvoient à une migration importante datée des Ve et VIe siècles, ce qui donne de nouvelles perspectives à cette hypothèse, d'autant qu'on ne trouve la trace écrite d'aucune invasion autre que celle des Huns et des Germains durant ces deux siècles. Les prospections faites indiquent que des vestiges d'installations celtiques apparaissent au-dessus d'une première « coupe » indigène. Ces différentes cultures ont cohabité, avec cependant une suprématie sociale des Celtes. Ces indo-européens se superposeront de façon étendue et profonde au substrat prénéolithique antérieur, mais seront ensuite débordés par la présence aquitaine.

Au printemps 2006, des inscriptions en euskara datées entre les IIIe et VIe siècles furent découvertes dans l'oppidum romain de Iruña-Veleia (Alava). La datation est à confirmer, mais ces inscriptions, qui pour certains renforcent cette théorie et pour d'autres la remettent en question, se trouvent dans les restes d'une habitation du Ve siècle[54], découverte avec d'autres vestiges dans la vallée du Cidacos, dans la communauté autonome de La Rioja.

Dans tous les cas, une migration aquitaine n'indique pas s'il y a eu ou non des Basques dans le lieu d'arrivée, ni n'explique leurs origines si l'on ne résout pas en même temps la précédence des Aquitains. Certains considèrent ceux-ci comme basques, qui, dans le cadre de l'origine paléolithique des Basques (5e hypothèse de cet article), procèdent de la sédentarisation de groupes humains sur l'arc atlantique au temps de la dernière glaciation.

Étymologie des mots[modifier | modifier le code]

Le chercheur José Miguel Barandiarán, considéré comme le "patriarche de la culture basque", présenta l'hypothèse de l'origine néolithique de l'euskara après une analyse étymologique de divers mots basques, qui décrivent clairement des instruments et des concepts propres à la Préhistoire. Un exemple en est le mot aizkora (hache) qui comporte la racine aiz signifiant pierre (avec gora = en haut?). Cet instrument, propre à la période néolithique, était en effet en pierre, tandis qu'à partir du chalcolithique, il commence à être fabriqué en métal (d'abord en cuivre, et ensuite plus généralement bronze et fer), bien que certains auteurs indiquent que ce mot serait voisin du latin asciola qui veut dire hachette. De même le mot arto (maïs, et millet avant son arrivée) aurait pour racine (h)artu qui signifie cueillir. Il s'agirait donc littéralement de ce qui se cueille, indiquant une époque où on ne procédait pas encore à la semence ni à la récolte (?). Mais un lien est possible aussi avec le grec artos qui désigne le pain. Les noms des arbres fruitiers typiques du pays sont désignés par le nom du fruit et l'indication ondo. Ainsi le pommier s'appelle sagarondo et le poirier madariondo. En fait ondo signifie ici "tronc" (d'arbre), du latin fundum "fond, base".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur ce sujet nous pouvons souligner que l'aquitain, langue anciennement parlée en Vasconie, pourrait être une forme ancienne du basque
  2. Courrier international. Les basques ne sont pas ce qu'ils croient être.
  3. a et b (en)J.A. Lakarra, in Language isolates (dir. Lyle Campbell, Routledge, 2017, p. 59
  4. (en) « Basque language », sur Britannica.com (consulté le 11 mai 2019).
  5. a et b Langue et peuplement : le cas de la langue basque, conférence donnée à Bayonne par Beñat Oyharçabal.
  6. (es) Protovasco, munda y otros: Reconstrucción interna y tipología holística diacrónica, in "Oihenart. Cuadernos de Lengua y Literatura", I Journées de Linguistique Basque-Roman, Eusko Ikaskuntza, Saint-Sebastien
  7. a et b L'origine de l'Euskara, mai 2019, p.12.
  8. Thèse soutenue à l'Université de Pau et des pays de l'Adour le 23 mars 2007 obtenue avec la mention Très honorable avec félicitations à l'unanimitéEuskera-Erdarak : basque et langues indo-européennes : essai de comparaison par Eñaut Etxamendi (site theses.fr).
  9. a et b Euroskara.com, site internet sur lequel apparaît dans son intégralité la thèse d'Eñaut Etxamendi (accessible en français).
  10. a b et c Le basque est une langue indo-européenne, magazine L'Express, 4 mai 2015.
  11. Arnaud Etchamendy, Dominique et Fina Davant, Roger Courtois, L'origine de la langue basque, collection L'Harmattan, 2018 L'origine de la langue basque.
  12. Blogs Mediapart (consulté le 13 mai 2019).
  13. Bascorama.com.
  14. a et b Parmi les 4.000 mots analysés par A. Etchamendy dans sa thèse, plus de 200 sont cités dans le livre « L’origine de la langue basque », regroupés par famille, dans une soixantaine d’articles illustrés.
  15. a et b Il écrit ainsi dans sa thèse: « D'une part, nous pensons que l'emprunt, même à grande échelle, ne peut expliquer ces "coïncidences multiples" et, d'autre part, l'on a guère signalé à ce jour, de migrations en provenance de la Méditerranée orientale vers notre pays aux dimensions restreintes : Grecs, Arméniens et Indo-iraniens sont à grande distance de l'aire basque » et « il apparaît que les spécificités supposées du basque (syntaxe ergative, prédicat nominal, absence de genre, morphologie, etc.) sont les caractéristiques de l'indo-européen d'avant l'hypothétique séparation des groupes, (...). Enfin, le stock lexical irréductible de l'euskara - si cela signifie sans racines communes - ne nous est pas apparu à ce jour ».
  16. Dans ses travaux Etxamendi cite cette phrase d'André Martinet dans Évolution des langues, 30 : "On se gardera d'oublier que l'on peut attribuer au hasard une ressemblance isolée, mais non un ensemble de faits connexes". (Thèse Avertissement / Livre « L’origine de la langue basque » pp. 13 (Introduction) et 229 (monographie succincte)).
  17. a et b (it) Paolo Mauri, « Anche il basco tra le lingue indoeuropee? » [« Le basque fait-il lui aussi partie des langues indo-européennes ? »], sur www.ilprimatonazionale.it, .
  18. En 2015 Etxamendi écrit : "Je suis effectivement le seul linguiste à avancer cette thèse, et pour cause. Je suis le seul à avoir tenté véritablement une comparaison des langues basque et indo-européennes à l'aide des outils légués par les linguistes les plus éminents du XXe siècle - Antoine Meillet, Émile Benveniste, Pierre Chantraine, André Martinet, Claude Tchekhoff. (...). Il [l'ouvrage de Jean-Paul Demoule Mais où sont passés les Indo-Européens ?] prouve que cette affaire de prétendus conquérants envahisseurs invincibles (ancêtres du groupe germanique) qui auraient effacé tous les idiomes antérieurs, à l'exception (notamment) du basque, est un conte des origines qui ne résiste pas à l'analyse moderne historico-archéologique".
  19. Livre « L’origine de la langue basque » pp. 193 à 208
  20. Thèse (lexique BARUR/BARREN, JABEL, PORRO …) ; Livre « L’origine de la langue basque » avaler/manger/boire (pp. 100-116), frapper/tuer (pp. 162-163-169-170-171), gratter/racler (pp. 73-74-104), aiguiser (p. 73), …
  21. Site internet de découverte et d'apprentissage de la langue basque Bascorama.com Questionnement sur l'origine de la langue basque, article 64 Galilée et Euskara.
  22. Atlantica.fr (président de l'association depuis 2010) (consulté le 19 mai 2019).
  23. a et b Le basque une langue indo-européenne ?. Association Ikerzaleak, Maison du Patrimoine 64130 Mauléon Licharre, http://ikerzaleak.wordpress.com.
  24. Licencié en philologie romane et professeur, pendant 40 ans, de langue et de littérature à l'Institut Cervantes de Madrid.
  25. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Pereltsvaig2014
  26. a et b Un linguiste apparente le basque au dogon, parlé au Mali
  27. (eu) Euskararen jatorria Afrikan dagoela dio filologo batek article sur le journal naiz.
  28. Voici quelques exemples : bede/bide ("chemin" en dogon et en basque, respectivement); soro/soro (terre agricole); beri/bero (chaud); gara/garai (haut); bana/banandu (séparer); kwiye/kuia (potiron); togi/toki (lieu); kose/gose (faim).
  29. Dogonen teoriak «ez du ez hanka ez buru», Kintanaren arabera, article sur le journal naiz.
  30. Linguistique : le basque vient-il du dogon ? dans le Le Journal du Pays Basque.
  31. a b c d et e Michel Morvan, Le basque, langue eurasienne.
  32. Michel Morvan. Les origines linguistiques du basque. 290 pp., Presses Universitaires de Bordeaux, 1996.
  33. Titre original : The Origin of Language. Tracing the Evolution of the Mother Tongue. Version française en 1996.
  34. Merritt Ruhlen, L'Origine des langues, pages 180 à 181.
  35. a et b Merritt Ruhlen, L'origine des langues, pages 85 à 87.
  36. Merritt Ruhlen, L'origine des langues, page 87.
  37. Merritt Ruhlen, L'origine des langues, Débats Belin, 1997 (ISBN 978-2-7011-1757-7). Larry Trask, The History of Basque, Routledge, 1997 (ISBN 978-0-415-13116-2). « Origine unique, multiple origine » (article non signé).
  38. (en) John D. Bengtson, « Some features of Dene–Caucasian phonology (with special reference to Basque) » in Cahiers de l'Institut de Linguistique de Louvain (CILL), 2004, p. 33–54.
  39. « Are Iberian and Basque related? The problem with "magical translators" ». Jesús Rodríguez Ramos.
  40. Igleisas Hector, 2011, « La parenté de la langue berbère et du basque : nouvelle approche », 29 p., en ligne sur HAL‑SHS.
  41. [1].
  42. Sur les traces génétiques des premiers Basques, liberation.fr, 15 septembre 2015
  43. (en) Ancient genomes link early farmers from Atapuerca in Spain to modern-day Basques, pnas.org, 21 mai 2015
  44. (en) Iñigo Olalde1, Swapan Mallick1, Nick Patterson, [...],The genomic history of the Iberian Peninsula over the past 8000 years, Science, 15 mars 2019, Vol. 363, Issue 6432, pp. 1230-1234
  45. (es) Luis Núñez Astrain, El euskera arcaico : extensión y parentescos, Tafalla, Txalaparta, , 390 p. (ISBN 8481363006 et 9788481363005, OCLC 54773940, lire en ligne), p. 183 à 185
  46. Page web de Venneman
  47. Article en espagnol
  48. The Scientific American, January 2003
  49. Théorie des langues vasconiques, Theo Vennemann.
  50. R. L. Trask, The History of Basque, Routledge, 1997 (ISBN 0-415-13116-2).
  51. (en) « The Origins of the British people », sur amazon.co.uk, .
  52. (en) « Where did European Men come from ? ».
  53. Paleosardo: Le radici linguistiche della Sardegna neolitica (Paleosardo: The Linguistic Roots of Neolithic Sardinian), Edouardo Blasco-Ferrer, 2010
  54. Euskaltzaindia avala la autenticidad de los restos de inscripciones en euskera

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]