Saint-Just-la-Pendue

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Saint-Just-la-Pendue
Saint-Just-la-Pendue
La rue centrale.
Blason de Saint-Just-la-Pendue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays entre Loire et Rhône
Maire
Mandat
Romain Coquard
2020-2026
Code postal 42540
Code commune 42249
Démographie
Population
municipale
1 642 hab. (2017 en augmentation de 0,43 % par rapport à 2012)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 42″ nord, 4° 14′ 38″ est
Altitude Min. 428 m
Max. 637 m
Superficie 19,88 km2
Élections
Départementales Canton du Coteau
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Saint-Just-la-Pendue
Liens
Site web saint-just-la-pendue.fr

Saint-Just-la-Pendue est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Just-la-Pendue appartient au canton du Coteau, à l'arrondissement de Roanne, au département de la Loire et est en France. Les habitants de Saint-Just-la-Pendue étaient au nombre de 1640 au recensement de . La superficie est de 19,9 km². Saint-Just-la-Pendue porte le code Insee 42249 et est associée au code postal 42540. Elle se situe géographiquement à une altitude de 582 mètres environ.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de santo justo la pendua figure dès le XIe siècle dans le cartulaire de l'abbaye de Savigny. Le surnom de "La pendue" qui a traversé les siècles sans changement, a beaucoup intrigué les voyageurs. Il reprend une tradition orale, à savoir la pendaison d'une femme pour cause d'adultère pendant 4 jours au bout desquels "elle tomba à terre pleine de vie", preuve de son innocence. Le lieu attribué au supplice, un bois, porte aussi le nom de La Pendue[1].

Au Moyen Âge, les châtelains de L'Aubépin, sur la commune actuelle de Fourneaux, sont seigneurs de Saint-Just-la-Pendue qui constitue la part la plus importante de leur fief. Ils y possédaient leur prison à Montmezard et étaient ensevelis dans l'église.

Économie[modifier | modifier le code]

On tissait le coton à Saint-Just dès les XVII-XVIIIe siècles. L'industrie textile s'y renforce considérablement au XIXe siècle grâce à la mousseline. Saint-Just devient alors l'un des principaux centres de la "Montagne" manufacturière dépendant de la fabrique de Tarare. Plus de 1000 métiers à tisser y battent au milieu du XIXe siècle chez des artisans ou dans des usines.

Au XXe siècle, les fibres artificielles et synthétiques viennent supplanter le coton dans la réalisation des tissus fins. À partir de 1920, on travaille la rayonne pour la fabrication de rideaux. Plus tard le tissage du voile tergal a été expérimenté par des artisans locaux qui sont plus de cent, avant d'être vulgarisé dans toute la région dans les années 1960. Le village connaît alors une belle vitalité et sa population s’accroît.

Enfin, une imprimerie est passée en vingt ans du stade artisanal au stade industriel avec l'utilisation de techniques de pointe. Dans les années 1980, elle employait plus de 100 personnes dont beaucoup hautement qualifiés. Aujourd'hui[Quand ?], l'Imprimerie Chirat, cotée en bourse, compte environ 250 salariés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 1995 Louis Rondepierre    
mars 1995 2020 Guy Fabre[2] SE  
mars 2020 En cours Romain Coquard    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2017, la commune comptait 1 642 habitants[Note 1], en augmentation de 0,43 % par rapport à 2012 (Loire : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6001 5051 8252 0462 6372 5042 6062 7412 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9273 0823 2013 1563 1232 9742 7042 7262 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7242 7162 7052 1482 1872 0451 8941 6101 702
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 7561 8101 7311 6561 4661 4201 5101 5231 635
2017 - - - - - - - -
1 642--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au dernier recensement (2011) la population de 1630 habitants

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Liesse[modifier | modifier le code]

Cette chapelle a été élevée sans doute après la peste de 1457. En 1670, le curé Duvivier fait remplacer le vieux monument par un nouvel édifice surmonté d'un clocher. Il fait tapisser le chœur d'un retable et de boiseries magnifiques . Des villages voisins, on vient admirer ce chef-d'œuvre et faire dévotion auprès des saints dont les statues naives symbolisent la vie. Il y sera inhumé après sa mort en 1694[7].

Église du village[modifier | modifier le code]

Elle fut édifiée en 1850 sur l'emplacement d'un édifice dont la plus ancienne mention connue est du XIe siècle, mais on n'élève pas le clocher; on se contente d'en commencer l'embase pour y loger les anciennes cloches. Il faudra attendre 3/4 de siècle pour qu'elle soit surmontée de son clocher actuel, avec ses 4 flèches gothiques caractéristiques, grâce à la générosité d'une paroissienne mariée avec un industriel de Bussières. Son autre originalité est qu'il abrite à l'intérieur un château d'eau de 50 m3[7].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude Dechastelus (1798-1873), homme politique né à Saint-Just-la-Pendue.
  • Jean Dupuis (1829-1912), explorateur et homme d'affaires né à Saint-Just-la-Pendue.
  • Fernand Merlin (1868-1937), homme politique, médecin, né à Saint-Just-la-Pendue où il fut maire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Just-la-Pendue Blason
Tranché: au 1er de sable à l'aigle essorant d'or, au 2e d'or à l'épi de blé tigé et feuillé de sable mis en bande et à la navette du même brochant en fasce.
Détails

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Grande encyclopédie des communes du Forez et de la Loire sous la direction de JP Houssel Éditions Horvath 1984, et documentation de l'association "Les Chemins du Passé"
  2. Saint-Just-la-Pendue sur le site de l'association des maires de France, consulté le 30 juin 2015.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. a et b Documentation de l'association « Les Chemins du Passé »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]