Max Brisson

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Max Brisson
Illustration.
Fonctions
Sénateur des Pyrénées-Atlantiques
En fonction depuis le
Groupe politique "Les Républicains" au Sénat
Conseiller départemental des Pyrénées-Atlantiques
En fonction depuis
Groupe politique "Droite républicaine pour le 64"
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Bayonne
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains

Max Brisson, né le à Bayonne, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Max Brisson est professeur agrégé d’histoire, il a publié en 2001 aux éditions Atlantica : 1900, Quand les Français détestaient les Anglais[1].

Après des études universitaires d'histoire à Bordeaux, il passe avec succès le concours de l’agrégation d’histoire (session de 1980)[2]. Il enseigne dans divers établissements, d’abord dans l’enseignement secondaire puis en CPGE, et est nommé inspecteur général de l’éducation nationale[3] en 2009[4].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Max Brisson est marié et père de deux filles. Il est fait chevalier (2010)[5] puis officier des palmes académiques (2016). Il est membre de l’AMOPA[6] et de la Société des agrégés[7].

Il siège ou a siégé dans divers conseils d’administration :

Mandats électoraux[modifier | modifier le code]

Mairie de Biarritz[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal dans la majorité[modifier | modifier le code]

Élu pour la première fois conseiller municipal de Biarritz en 1989[9], Max Brisson se voit confier la délégation de la jeunesse et des sports sous la mandature du maire RPR Bernard Marie.

Il continue à siéger en tant que conseiller municipal, dans l'opposition, à la suite des élections municipales[10] de 1991 et de 1995, dont Didier Borotra (UDF) est vainqueur. En 2001, il rejoint son équipe municipale de rassemblement et devient adjoint au maire, en charge des travaux, de l’urbanisme, de l’environnement[11]. Réélu au côté de Didier Borotra en 2008, il occupe la même délégation en tant que premier adjoint au maire[12]. A ce moment, Max Brisson est exclu du RPR pour son ralliement.

Election municipale de 2014 et son entrée dans l'opposition[modifier | modifier le code]

En 2014, le maire sortant décide de ne pas se représenter. Alors, il se présente aux élections municipales sous l'étiquette UMP mais, Michel Veunac, membre de la précédente majorité municipale lui aussi se présente sous les couleurs du MoDEM. Max Brisson arrive en tête au premier tour mais perd les élections municipales[13] de Biarritz devancé par Michel Veunac qui est alors élu maire.

En application de la loi concernant le cumul des mandats, il annonce, le 18 octobre 2017, dans une tribune[14] au Huffington Post, renoncer à son mandat de conseiller municipal d'opposition de la Mairie de Biarritz.

Mandat régional[modifier | modifier le code]

En 1992, Max Brisson devient conseiller régional d’Aquitaine[15] dans l’équipe de Jacques Valade (RPR) où il prend en charge la présidence de la commission « enseignement et recherche »[16]. Il a depuis quitté ces fonctions.

Mandat départemental : Conseiller général puis Conseiller départemental du canton de Biarritz[modifier | modifier le code]

Il est élu en 1998 conseiller général du canton de Biarritz Ouest face à Michel Veunac[17] (UDF). François Bayrou alors président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques lui confie la responsabilité de la politique de la Ville.

En 2001, il prend également la présidence de la commission « éducation, culture, jeunesse et sport » au Département. En 2004, réélu conseiller général, il est porté par l’assemblée départementale au poste de premier vice-président[18] et exerce la délégation de la culture et des langues régionales.

Il est également, à cette même époque, président du groupe UMP au sein de la collectivité[19]. Il préside[20] Hélioparc[21], le technopôle de Pau.

En 2004, sous son influence, est fondé l’Office public de la langue basque (OPLB)[22] qu’il préside jusqu’en 2011[23].

En 2008, il prend également en charge au sein du département la délégation des collèges et de l’éducation sous la présidence de l’UMP Jean Castaings.

Il conserve son siège de conseiller général et la présidence du groupe UMP[24] après les élections de 2011 mais cette fois dans l’opposition à Georges Labazée (PS).

En 2015, il est réélu[25] conseiller départemental cette fois en binôme avec Maïder Arostéguy[26]. Il occupe à nouveau les fonctions de premier vice-président[27] du conseil départemental, chargé des finances, des ressources humaines, des politiques contractuelles et devient le délégué du président Lasserre pour les finances, le budget, le patrimoine départemental et le tourisme. Il préside l’Agence d’attractivité et de développement touristique du Béarn et du Pays basque[28].

Après son élection en tant que sénateur en 2017, il conserve cependant sa fonction de Conseiller départemental des Pyrénnées-Atlantiques.

Sénateur des Pyrénées-Atlantiques[modifier | modifier le code]

Élu en troisième position avec 311 voix sur {{formatnum:1789}}[29] lors des élections sénatoriales de 2017 dans les Pyrénées-Atlantiques, sur la liste « La force des territoires, majorité sénatoriale, union de la droite et du centre »[30]. Il s'en est fallu de quatorze voix que ce ne soit Kotte Ecenarro, le maire d'Hendaye et second de la liste « Pour des communes vivantes (LSOC) » menée par Frédérique Espagnac, qui soit élu en troisième position[31].

Il s'inscrit dans le groupe "Les Républicains" au Sénat et devient membre de la "Commission de la culture, de l'éducation et de la communication".

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Après que sa vie professionnelle l’ait conduit comme professeur agrégé à exercer au Maroc puis dans La Manche, c'est lors de son retour en 1986[32] dans le Sud-Ouest qu'il s’engage politiquement alors au côté de Bernard Marie, Maire de Biarritz et de Jean Gougy, député et secrétaire départemental du RPR. Proche de Michèle Alliot-Marie, il devient délégué RPR de la 6e circonscription et secrétaire départemental adjoint en charge du Pays basque en 1992[33].

En 2001, il est exclu[34] du RPR pour avoir rejoint Didier Borotra aux élections municipales de Biarritz mais il intègre[11] l’UMP dès sa création l’année suivante. En 2004, il devient membre de son Conseil national.

Il est nommé secrétaire départemental en 2011, fonction qu’il occupe jusqu’en 2016[35].

Max Brisson s’est également fortement engagé dans toutes les démarches de prospectives territoriales menées à partir des années 1990 en particulier Pays basque 2010[36] et 2020[37]. Il figure parmi les fondateurs du conseil de développement en 1997[38], dont il est aujourd’hui encore membre du bureau. Il devient la même année membre du conseil d’administration du Conseil des Élus du Pays basque[39].

Dans le cadre de ces démarches de prospective territoriale, il se spécialise dans les questions culturelles et linguistiques. Il s’implique dans la conception et le développement d’une politique linguistique « cohérente et ambitieuse[non neutre] », que ce soit pour le basque ou l’occitan. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il lance Iniciativa pour l’occitan comme il l'avait fait pour le basque avec l'OPLB.

Il intervient particulièrement sur le statut de la langue basque[40], le rapprochement des prisonniers[41] ou le processus de paix[42]. Il prône un « vivre ensemble » respectueux de l’histoire spécifique du Pays basque qu’il tente de faire partager.

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[43].

Il s'engage pour le rapprochement des 62 prisonniers basques (49 hommes et 13 femmes)[44],et participe à la manifestation du 9 décembre à Paris qui rassemble plusieurs milliers de personnes (10.000 selon les organisateurs, 6200 selon la police)[45]. il est le seul membre des Républicains à s'engager[46] pour cette cause[47].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 1900 Quand les français détestaient les anglais - broché - Max Brisson - Achat Livre - Achat & prix | fnac », sur livre.fnac.com (consulté le 23 août 2017).
  2. « Municipales à Biarritz : Max Brisson, celui qui s’attache à faire vivre l’Histoire », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  3. « Municipales à Biarritz : le candidat UMP donné gagnant », sur leparisien.fr, (consulté le 23 août 2017).
  4. « Version électronique authentifiée publiée au JO n° 0228 du 02/10/2009 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 23 août 2017).
  5. « Max BRISSON, conseiller général, 1er adjoint au Maire de Biarritz », sur ump-6eme-circonscription.hautetfort.com (consulté le 23 août 2017).
  6. Alain de Tinteniac, « Page d'accueil de l'AMOPA », sur www.amopa.asso.fr (consulté le 23 août 2017).
  7. Bertrand Vieille, « Société des agrégés de l'Université – Accueil principal », sur www.societedesagreges.net (consulté le 23 août 2017).
  8. « Conseil d'administration — Institut culturel basque », sur www.eke.eus (consulté le 23 août 2017).
  9. « Elections régionales : à Biarritz, Max Brisson a fait son choix », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  10. « Didier Borotra remporte l'élection municipale de Biarritz », sur lesechos.fr, (consulté le 23 août 2017).
  11. a et b « euskalherria.com - Le JPB - Paperezkoa », sur www.lejpb.com (consulté le 23 août 2017).
  12. (en) « BIarritz Magazine 173 - Avril 2008 », sur issuu (consulté le 23 août 2017).
  13. « Municipales à Biarritz : Michel Veunac a "mis une gauche à la droite" », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  14. « BLOG - Choisir entre deux mandats, entre le cœur et la raison! », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  15. « Les conseillers régionaux d'Aquitaine élus en 1992 - Politiquemania », sur www.politiquemania.com (consulté le 23 août 2017).
  16. « Rapport d'activité de l’Agglomération Côte Basque - Adour », sur agglo-cotebasque.fr.
  17. « Michel Veunac, Maire de Biarritz », sur le site de la Ville de Biarritz (consulté le 23 août 2017).
  18. « Membres, qualité du HCE ».
  19. « Comment la droite a perdu », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  20. « Nomination président ».
  21. « Hélioparc, une aventure technopolitaine », sur Technopole Hélioparc (consulté le 23 août 2017).
  22. « Raport d'évaluation de l'Office public de la langue basque »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  23. « Une directrice pour l’OPLB », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  24. « Le Conseiller général magazine N°35 », sur calameo.com (consulté le 23 août 2017).
  25. « Elections départementales : Max Brisson "retrouve le plaisir de la victoire" à Biarritz », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  26. « Maider Arosteguy : Le Blog », sur Maider Arosteguy (consulté le 23 août 2017).
  27. « Jean-Jacques Lasserre élu président du conseil départemental 64 », sur La République des Pyrénées (consulté le 23 août 2017).
  28. « Agence d'attractivité et de Développement Touristiques », sur pro.tourisme64.com (consulté le 23 août 2017).
  29. « Résultats des élections sénatoriales 2017 ».
  30. « Sénatoriales dans le Sud Ouest : voici nos quatre sénatrices et trois sénateurs », SudOuest.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne).
  31. « "Sénatoriales : Frédérique Espagnac largement réélue, Denise St-Pé et Max Brisson élus sénateurs", La République des Pyrénées du 25 septembre 2017 ».
  32. plat-net, « Annuaire des personnalités du pays basque », sur d.brzoska.free.fr (consulté le 23 août 2017).
  33. « présentation des membres du bureau ».
  34. Bénédicte Saint-André, « Max Brisson évincé du secrétariat départemental LR », sur mediabask.naiz.eus, (consulté le 23 août 2017).
  35. Joël Braud, « Max Brisson : viré ! », sur Alternatives Pyrénées, (consulté le 23 août 2017).
  36. Lurraldea, « Pays Basque 2010 - Conseil des élus - Conseil de développement du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  37. Lurraldea, « Pays Basque 2020 - Conseil des élus - Conseil de développement du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  38. Lurraldea, « Composition du conseil de développement - Conseil de développement du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  39. Lurraldea, « Missions du conseil des élus - Conseil des élus du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  40. Michel Garicoix, « La France coopère avec le Pays basque espagnol pour promouvoir la langue basque », sur Le Monde.fr, (consulté le 23 août 2017).
  41. « Programme de la conférence ».
  42. « Brisson, Max - Auñamendi Eusko Entziklopedia », sur aunamendi.eusko-ikaskuntza.eus (consulté le 23 août 2017).
  43. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  44. « La paix au pays Basque : et maintenant les prisonniers ! », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  45. Jean-Baptiste Jacquin, « Pour le retour des prisonniers basques, plusieurs milliers de manifestants à Paris », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  46. « BLOG - De la crise catalane à la réconciliation basque », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  47. « Des milliers de manifestants à Paris en faveur des prisonniers basques », FIGARO,‎ (lire en ligne)