Max Brisson

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Max Brisson
Illustration.
Fonctions
Sénateur français
En fonction depuis le
(3 ans et 27 jours)
Élection 24 septembre 2017
Circonscription Pyrénées-Atlantiques
Groupe politique LR
Conseiller départemental des
Pyrénées-Atlantiques
En fonction depuis le
(5 ans, 6 mois et 26 jours)
Avec Maïder Arosteguy
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Biarritz
Prédécesseur Canton recréé
1er Vice-président du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques

(2 ans, 6 mois et 22 jours)
Président Jean-Jacques Lasserre
Successeur Claude Olive
Conseiller général des Pyrénées-Atlantiques

(17 ans et 11 jours)
Circonscription Canton de Biarritz-Ouest
Prédécesseur Armand Saury
Successeur Lui-même
Conseiller régional d'Aquitaine

(8 ans, 10 mois et 28 jours)
Président Jacques Valade
Alain Rousset
Successeur Juliette Séguéla
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
Profession Inspecteur général de l'Éducation nationale

Max Brisson, né le à Bayonne, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Max Brisson a été tout au long de sa carrière professionnelle professeur agrégé (1980), puis de Chaire supérieure (1999) et enfin Inspecteur général de l'Education nationale (2009). Il a publié en 2001 aux éditions Atlantica : 1900, Quand les Français détestaient les Anglais[1].

Après des études universitaires d'histoire à Bordeaux, il passe avec succès le concours de l’agrégation d’histoire (session de 1980)[2]. Il enseigne dans divers établissements, d’abord dans l’enseignement secondaire puis en CPGE, et est nommé inspecteur général de l’éducation nationale[3] en 2009[4]. Il est IGEN honoraire depuis octobre 2018.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Max Brisson est marié et père de deux filles. Il est fait chevalier (2010)[5] puis officier des palmes académiques (2016). Il est membre de l’AMOPA[6] et de la Société des agrégés[7].

Il siège ou a siégé dans divers conseils d’administration :

Mandats électoraux[modifier | modifier le code]

Mairie de Biarritz[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal dans la majorité[modifier | modifier le code]

Élu pour la première fois conseiller municipal de Biarritz en 1989[9], Max Brisson se voit confier la délégation de la jeunesse et des sports sous la mandature du maire RPR Bernard Marie.

Il continue à siéger en tant que conseiller municipal, dans l'opposition, à la suite des élections municipales[10] de 1991 et de 1995, dont Didier Borotra (UDF) est vainqueur. En 2001, il rejoint son équipe municipale de rassemblement et devient adjoint au maire, chargé des travaux, de l’urbanisme, de l’environnement[11]. Réélu au côté de Didier Borotra en 2008, il occupe la même délégation en tant que premier adjoint au maire[12]. En 2001, Max Brisson est exclu du RPR pour son ralliement à l'équipe transpartisane de Didier Borotra. Il intègre l'Union pour un Mouvement Populaire, lors de sa fondation en 2002. Il est aujourd'hui membre du parti Les Républicains.

Élection municipale de 2014 et son entrée dans l'opposition[modifier | modifier le code]

En 2014, alors que le maire sortant décide de ne pas se représenter, il est candidat aux élections municipales sous l'étiquette UMP. Michel Veunac, membre de la précédente majorité municipale lui aussi, se présente sous les couleurs du MoDEM. Max Brisson arrive en tête au premier tour mais perd les élections municipales[13] de Biarritz devancé par Michel Veunac qui est alors élu maire.

Après son élection au Sénat en septembre 2017 et en application de la loi concernant le cumul des mandats, il annonce, le , dans une tribune[14] au Huffington Post, renoncer à son mandat de conseiller municipal d'opposition de la Mairie de Biarritz. Lors des municipales de 2020, il a soutenu sa binôme au Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques Maider Arosteguy qui est devenue maire de Biarritz le 3 juillet 2020.

Mandat régional[modifier | modifier le code]

En 1992, Max Brisson devient conseiller régional d’Aquitaine[15] dans l’équipe de Jacques Valade (RPR) où il prend en charge la présidence de la commission « enseignement et recherche »[16]. Il a depuis quitté ces fonctions.

Mandat départemental : Conseiller général puis Conseiller départemental du canton de Biarritz[modifier | modifier le code]

Il est élu en 1998 conseiller général du canton de Biarritz Ouest face à Michel Veunac[17] (UDF). François Bayrou alors président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques lui confie la responsabilité de la politique de la Ville.

En 2001, il prend également la présidence de la commission « éducation, culture, jeunesse et sport » au Département. En 2004, réélu conseiller général, il est porté par l’assemblée départementale au poste de premier vice-président[18] et exerce la délégation de la culture et des langues régionales.

Il est également, à cette même époque, président du groupe UMP au sein de la collectivité[19]. Il préside[20] Hélioparc[21], le technopôle de Pau.

En 2004, sous son influence, est fondé l’Office public de la langue basque (OPLB) qu’il préside jusqu’en 2011[22].

En 2008, il prend également en charge au sein du département la délégation des collèges et de l’éducation sous la présidence de l’UMP Jean Castaings.

Il conserve son siège de conseiller général et la présidence du groupe UMP[23] après les élections de 2011 mais cette fois dans l’opposition à Georges Labazée (PS).

En 2015, il est réélu[24] conseiller départemental cette fois en binôme avec Maïder Arostéguy[25]. Il occupe à nouveau les fonctions de premier vice-président[26] du conseil départemental, chargé des finances, des ressources humaines, des politiques contractuelles et devient le délégué du président Lasserre pour les finances, le budget, le patrimoine départemental et le tourisme.

Il préside l’Agence d’attractivité et de développement touristique du Béarn et du Pays basque[27].

Après son élection en tant que sénateur en 2017, il conserve sa fonction de Conseiller départemental des Pyrénées-Atlantiques mais abandonne conformément à la loi ses fonctions exécutives.

Sénateur des Pyrénées-Atlantiques[modifier | modifier le code]

Élu en troisième position avec 311 voix sur 1 789[28] lors des élections sénatoriales de 2017 dans les Pyrénées-Atlantiques, sur la liste « La force des territoires, majorité sénatoriale, union de la droite et du centre »[29]. Il s'en est fallu de quatorze voix que ce ne soit Kotte Ecenarro, le maire d'Hendaye et second de la liste « Pour des communes vivantes (LSOC) » menée par Frédérique Espagnac, qui soit élu en troisième position[30].

Il s'inscrit dans le groupe Les Républicains au Sénat et devient membre puis en 2019 Vice-Président de la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication. En juillet 2018, il est co-auteur d'un rapport sur le métier d'enseignant adopté par la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication. Dans le premier semestre de l'année 2019, il est le rapporteur du projet de Loi pour une Ecole de la Confiance, adopté en juillet 2019 par les deux chambres du Parlement après une Commission Mixte Paritaire. En octobre 2019, il est également rapporteur de la proposition de loi visant à l'interdiction des signes religieux ostensibles pour les accompagnateurs scolaires. Il est au titre de sa vice présidence de la Délégation aux droits des femmes coauteur du rapport sur les violences conjugales pendant le confinement publié en juin 2020. Alors que le débat sur le sujet est revenu sur le devant de la scène, il livre un nouveau rapport avec sa collègue Françoise Laborde sur les directeurs d'école et pose la question de leur statut et de leur rémunération (juin 2020).

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Après que sa vie professionnelle l’ait conduit comme professeur agrégé à exercer au Maroc puis dans La Manche, c'est lors de son retour en 1986[31] dans le Sud-Ouest qu'il s’engage politiquement alors au côté de Bernard Marie, Maire de Biarritz et de Jean Gougydéputé et secrétaire départemental du RPR. Proche de Michèle Alliot-Marie, il devient délégué RPR de la 6e circonscription et secrétaire départemental adjoint chargé du Pays basque en 1992[32].

En 2001, il est exclu[33] du RPR pour avoir rejoint Didier Borotra aux élections municipales de Biarritz mais il intègre[11] l’UMP dès sa création l’année suivante. En 2004, il devient membre de son Conseil national.

Il est nommé secrétaire départemental en janvier 2011, fonction qu’il occupe jusqu’en avril 2016[34].

Max Brisson s’est également fortement engagé dans toutes les démarches de prospectives territoriales menées à partir des années 1990 en particulier Pays basque 2010[35] et 2020[36]. Il figure parmi les fondateurs du conseil de développement en 1997[37], dont il est resté membre du bureau jusqu'en 2017. Il devient la même année membre du conseil d’administration du Conseil des Élus du Pays basque[38].

Dans le cadre de ces démarches de prospective territoriale, il se spécialise dans les questions culturelles et linguistiques. Il s’implique dans la conception et le développement d’une politique linguistique, que ce soit pour le basque ou l’occitan. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il lance Iniciativa pour l’occitan comme il l'avait fait pour le basque avec l'OPLB.

Il intervient particulièrement sur le statut de la langue basque[39], le rapprochement des prisonniers[40] ou le processus de paix[41]. Il prône un « vivre ensemble » respectueux de l’histoire spécifique du Pays basque qu’il tente de faire partager.

En 2016, à l'occasion des primaires de la Droite et du Centre, il apporte son soutien à Alain Juppé dont il devient le référent départemental pour les Pyrénées Atlantiques. Il rallie la candidature de François Fillon mais quitte le 3 mars 2017 le bureau départemental de soutien du candidat Les Républicains. Il adhère au mouvement Libres! de Valérie Pécresse tout en restant membre de son parti lorsque la Présidente de la Région Ile-de-France le quitte en juin 2019. Il avait au paravant parrainé Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017 scrutin lors duquel est élu le président du parti[42]. Il a apporté son soutien à Christian Jacob lors de son élection consécutive à la démission de Laurent Wauquiez en juin 2019. Celui-ci lui a confié la co-animation d'un forum consacré à l'avenir des jeunes dans le cadre de la préparation d'un projet d'alternance.

Il s'engage pour le rapprochement des 62 prisonniers basques (49 hommes et 13 femmes)[43],et participe à la manifestation du à Paris qui rassemble plusieurs milliers de personnes (10 000 selon les organisateurs, 6 200 selon la police)[44]. il est le seul membre des Républicains à s'engager[45] pour cette cause[46]. Il est membre d'une délégation d'élus du Pays basque qui travaille en étroite collaboration avec le mouvement de la société civile BAKE BIDEA les artisans de la Paix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 1900 Quand les français détestaient les anglais - broché - Max Brisson - Achat Livre - Achat & prix | fnac », sur livre.fnac.com (consulté le 23 août 2017).
  2. « Municipales à Biarritz : Max Brisson, celui qui s’attache à faire vivre l’Histoire », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  3. « Municipales à Biarritz : le candidat UMP donné gagnant », sur leparisien.fr, (consulté le 23 août 2017).
  4. « Version électronique authentifiée publiée au JO n° 0228 du 02/10/2009 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 23 août 2017).
  5. « Max Brisson, conseiller général, 1er adjoint au Maire de Biarritz », sur ump-6eme-circonscription.hautetfort.com (consulté le 23 août 2017).
  6. Alain de Tinteniac, « Page d'accueil de l'AMOPA », sur www.amopa.asso.fr (consulté le 23 août 2017).
  7. Bertrand Vieille, « Société des agrégés de l'Université – Accueil principal », sur www.societedesagreges.net (consulté le 23 août 2017).
  8. « Conseil d'administration — Institut culturel basque », sur www.eke.eus (consulté le 23 août 2017).
  9. « Elections régionales : à Biarritz, Max Brisson a fait son choix », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  10. « Didier Borotra remporte l'élection municipale de Biarritz », sur lesechos.fr, (consulté le 23 août 2017).
  11. a et b « euskalherria.com - Le JPB - Paperezkoa », sur www.lejpb.com (consulté le 23 août 2017).
  12. (en) « BIarritz Magazine 173 - Avril 2008 », sur issuu (consulté le 23 août 2017).
  13. « Municipales à Biarritz : Michel Veunac a « mis une gauche à la droite » », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  14. « BLOG - Choisir entre deux mandats, entre le cœur et la raison! », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 18 octobre 2017)
  15. « Les conseillers régionaux d'Aquitaine élus en 1992 - Politiquemania », sur www.politiquemania.com (consulté le 23 août 2017).
  16. « Rapport d'activité de l’Agglomération Côte Basque - Adour », sur agglo-cotebasque.fr.
  17. « Michel Veunac, Maire de Biarritz », sur le site de la Ville de Biarritz (consulté le 23 août 2017).
  18. « Membres, qualité du HCE ».
  19. « Comment la droite a perdu », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  20. « Nomination président ».
  21. « Hélioparc, une aventure technopolitaine », sur Technopole Hélioparc (consulté le 23 août 2017).
  22. « Une directrice pour l’OPLB », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  23. « Le Conseiller général magazine N°35 », sur calameo.com (consulté le 23 août 2017).
  24. « Elections départementales : Max Brisson « retrouve le plaisir de la victoire » à Biarritz », sur SudOuest.fr (consulté le 23 août 2017).
  25. « Maider Arosteguy : Le Blog », sur Maider Arosteguy (consulté le 23 août 2017).
  26. « Jean-Jacques Lasserre élu président du conseil départemental 64 », sur La République des Pyrénées (consulté le 23 août 2017).
  27. « Agence d'attractivité et de Développement Touristiques », sur pro.tourisme64.com (consulté le 23 août 2017).
  28. « Résultats des élections sénatoriales 2017 ».
  29. « Sénatoriales dans le Sud Ouest : voici nos quatre sénatrices et trois sénateurs », SudOuest.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 septembre 2017).
  30. « Sénatoriales : Frédérique Espagnac largement réélue, Denise St-Pé et Max Brisson élus sénateurs, La République des Pyrénées du 25 septembre 2017 ».
  31. plat-net, « Annuaire des personnalités du pays basque », sur d.brzoska.free.fr (consulté le 23 août 2017).
  32. « présentation des membres du bureau ».
  33. Bénédicte Saint-André, « Max Brisson évincé du secrétariat départemental LR », sur mediabask.naiz.eus, (consulté le 23 août 2017).
  34. H. B., « Les Républicains : Nicolas Patriarche devient secrétaire départemental du 64 », (consulté le 5 avril 2019).
  35. Lurraldea, « Pays Basque 2010 - Conseil des élus - Conseil de développement du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  36. Lurraldea, « Pays Basque 2020 - Conseil des élus - Conseil de développement du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  37. Lurraldea, « Composition du conseil de développement - Conseil de développement du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  38. Lurraldea, « Missions du conseil des élus - Conseil des élus du Pays Basque », sur www.lurraldea.net (consulté le 23 août 2017).
  39. Michel Garicoix, « La France coopère avec le Pays basque espagnol pour promouvoir la langue basque », sur Le Monde.fr, (consulté le 23 août 2017).
  40. « Programme de la conférence ».
  41. « Brisson, Max - Auñamendi Eusko Entziklopedia », sur aunamendi.eusko-ikaskuntza.eus (consulté le 23 août 2017).
  42. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  43. « La paix au pays Basque : et maintenant les prisonniers ! », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2017)
  44. Jean-Baptiste Jacquin, « Pour le retour des prisonniers basques, plusieurs milliers de manifestants à Paris », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 27 décembre 2017)
  45. « Blog - De la crise catalane à la réconciliation basque », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2017)
  46. « Des milliers de manifestants à Paris en faveur des prisonniers basques », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]