Marcus Claudius Marcellus (consul en -51)

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Marcus Claudius Marcellus est un homme politique romain ayant vécu à la fin de la République romaine, entre environ 95 av. J.-C. et 45 av. J.-C. Il appartenait à la gens Claudia. Son appartenance à la branche des Claudii Marcelli, ses liens avec Cicéron et Caton d'Utique et ses choix politiques avant et durant la première guerre civile romaine le relient au parti des Optimates[1]. Durant cette guerre pour le pouvoir entre Pompée et César, Claudius Marcellus choisit le camp de Pompée et suit ce dernier en Orient. Après la défaite de Pompée à Pharsale, il se tiendra en retrait de la vie politique, s'exilant sur l'île de Lesbos, à Mytilène. Marcus eut un frère, Caius Claudius Marcellus, qui fut consul en 49 av. J.-C. et un cousin portant le même prénom de Caius et qui fut consul pour l'année 50 av. J.-C. .

Marcus Claudius est questeur urbain pour l'année 64 av. J.-C. , charge qu'il partage avecCaton le Jeune.

Alors que Cicéron assume le consulat pour l'année 63 av. J.-C. , il se rend, dans la nuit du 19 au 20 octobre, au domicile du consul accompagné de Crassus et de Metellus Scipion. Ils remettent alors à Cicéron les lettres dénonçant la tentative de coup d'État de Catilina[2].

L'année 56 av. J.-C. le voit édile curule aux côtés de Publius Clodius Pulcher. Durant cette édilité, son collègue Clodius, à la tête de bandes armées semant la terreur dans Rome pour le compte de César, s'en prend à Milon. Marcus Claudius prête alors main forte à Cicéron pour mettre fin à ces violences et protéger Milon[3].

Il est préteur en 54 av. J.-C. Cette même année, il prononce un discours pour Marcus Aemilius Scaurus[4], fils du consul de 115 av. J.-C. du même nom.

À la fin de l'année 52 av. J.-C., il est désigné consul pour l'année 51 av. J.-C., avec Servius Sulpicius Rufus. Il fut le premier, dès le début de son consulat, à proposer au Sénat de trouver un successeur à César pour le gouvernement des Gaules[5],[6]. Pompée préférera cependant attendre la date légale d'expiration du proconsulat de César, fixée au 1er mars de 50 av. J.-C[7] Il prit ensuite parti pour Pompée dans la guerre civile. César, vainqueur à Pharsale en août 48 av. J.-C., l'exila à Mytilène, mais finit par le rappeler à la demande du Sénat et sur l'insistance de Cicéron, qui s'attacha également à convaincre Marcus Claudius d'accepter la défaite et de faire allégeance au vainqueur[8],[9]. Il est pardonné par César en 46 av. J.-C.: c'est à cette occasion que Cicéron prononce son discours de remerciements Pro Marcello. Mais au mois de mai 45 av. J.-C., Marcus Claudius Marcellus fut tué par un esclave alors qu'il s'apprêtait à s'embarquer pour rejoindre Rome par mer. Servius Sulpicius Rufus, alors gouverneur de la province d'Achaïe, prendra en charge ses funérailles célébrées à Athènes[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Hinard, Histoire romaine, Tome I, Des origines à Auguste, Fayard, 2000, p. 739.
  2. François Hinard, Histoire romaine, Tome I, Des origines à Auguste, Fayard, 2000, p. 731-732.
  3. Cicéron, Lettres à Atticus, 4, 3
  4. Asconius, Ad Scaur., p. 20 de l'édition Orelli.
  5. Dion Cassius, Histoire romaine, 40, 59. [1]
  6. Cicéron, Lettres à des familiers, 8, 8. [2]
  7. François Hinard, Histoire romaine. Tome I. Des origines à Auguste, Fayard, 2000, p. 777.
  8. Une lettre de Cicéron à Marcus Claudius l'invitant à faire allégeance a été conservée. Elle est datée d'août -46 : Lettres à des familiers, 4, 7. [3]
  9. Et la réponse de Marcellus à Cicéron, qui se rend à ses arguments et à ceux de son frère Caius, qui lui aussi a fait allégeance à César. Lettres à des familiers, 4, 11. [4]
  10. Cicéron, Lettres à des familiers,4, 12