Maisonneuve (Vienne)

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Maisonneuve
Maisonneuve (Vienne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Migné-Auxances
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Poitou
Maire
Mandat
Jacques Rolland
2014-2020
Code postal 86170
Code commune 86144
Démographie
Population
municipale
338 hab. (2016 en augmentation de 12,67 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 21″ nord, 0° 03′ 27″ est
Altitude Min. 113 m
Max. 140 m
Superficie 8,97 km2
Localisation

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Maisonneuve est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Maisonneuve est une commune rurale.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle fait partie de la communauté de communes du Mirebalais. Les villes voisines sont Massognes, Vouzailles, Cherves, Doux, Cuhon. La grande ville la plus proche de Maisonneuve est Poitiers et se trouve à 26,67 km au sud-est à vol d'oiseau.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés. D’une manière générale[1], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (6 °C en hiver - 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires les plus proches de la commune sont :

L'aéroport et l'aérodrome les plus proches sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village provient de « Mayson Noés » (XIIIe siècle qui s'est transformé au XVIe siècle en Maisonneuve[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le bourg a eu plusieurs noms au cours de l'histoire récente et administrative : Montgauguier (1793), Montgangier (1801) et Maisonneuve depuis 1908.

Le 1er janvier 1973, Maisonneuve est rattachée à Mirebeau (fusion association) jusqu'au 1er janvier 1980, date où le bourg redevient une commune autonome.

La commune de Maisonneuve dépend de l'académie de Poitiers et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique de la Vienne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté de commune du Mirebalais associe les communes de Amberre, Champigny-le-Sec, Cherves, Chouppes, Cuhon, Maisonneuve, Massognes, Mirebeau, Thurageau, Varennes et Vouzailles.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Le Texier    
mars 2008 fevrier 2012 Jean-Michel Marteau[3]   mort en fonctions[4]
mai 2012   Jacques Rolland[4]   agriculteur-viticulteur

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune de Maisonneuve comptait 338 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
534446516588561506567609598
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
618588583664651687672618557
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521540551556505503501459461
1962 1968 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
406369315291273291299337338
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 33 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie de Maisonneuve administre une population totale de 304 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (6 personnes) pour constater que la population permanente sur la commune est de 298 habitants.

La population en 2005 se répartissait entre les sexes comme suit: 49,5 % d'hommes (49,8 % en 1999) et 50,5 % de femmes (50,2 % en 1999).

En 2005 (source Insee) :

  • Le nombre de célibataires était de 25,8 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 62,4 % de la population.
  • Les divorcés représentaient 3,1 % de la population.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 8,7 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[7], il n'y a plus que 14 exploitations agricoles en 2010 contre 19 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué sont passées de 1 110 hectares en 2000 à 984 hectares en 2010 dont 121 hectares irrigables. 57 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour 3/4 de la surface céréalière et 1/4 destinée à l'orge), 21 % pour les oléagineux (84 % en colza et le reste en tournesol) et 6 % pour le fourrage et 14 % reste en herbes. En 2000,50 hectares (46 hectares en 2010) étaient consacrés à la vigne répartis sur 5 exploitations en 2010 contre 13 en 2000[7].

L'élevage d'ovins a disparu au cours de cette décennie (485 têtes sur 4 fermes en 2000)[7]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[8]

Emploi et activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 2005 était de 8,7 % et en 1999 il était de 8,4 %.

Les retraités et les préretraités représentaient 28,5 % de la population en 2005 et 28,6 % en 1999.

Le taux d'activité était de 70,6 % en 2005 et de 68,3 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-dame-et-tous-les-Saints, construite en 1862.
  • Pompe d'alimentation, dite pompe à godets.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les Plaines du Mirebalais et du Neuvillois[modifier | modifier le code]
La plaine de Vouzailles[modifier | modifier le code]

Elle est située au cœur du Seuil du Poitou. Elle est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [9]. Elle couvre un vaste secteur de la bande de calcaires jurassiques qui forme un croissant entre Poitiers et Thouars. Elle couvre en partie ou en totalité le territoire de 11 communes (Amberre, Ayron, Chalandray, Champigny-le-Sec, Cherves, Cuhon, Maillé, Maisonneuve, Massognes, Le Rochereau, Vouzailles). Il s’agit d’une plaine faiblement ondulée. Les sols sont argilo-calcaires, profonds et fertiles : ce sont de groies, terres riches qui font l’objet d’une céréaliculture intensive. Les cultures céréalières sont interrompues çà et là par quelques îlots de vignobles traditionnels. La plaine de Vouzailles présente, donc, un paysage très ouvert. Elle est emblématique de ces plaines cultivées du Centre-Ouest de la France.

Malgré cette présence très forte de l’homme, de nombreux oiseaux ont pu se maintenir jusqu’à nos jours. Ces espèces comprennent notamment des espèces à affinités steppiques qui ont su s’adapter - du moins jusqu’à une époque récente, à une agriculture restée traditionnelle qui généraient une mosaïque d’emblavures suffisamment diversifiée pour subvenir à leurs besoins vitaux.

La plaine de Vouzailles, comme celle du Mirebelais et du Neuvillois, abrite un très important noyau reproducteur d’Outarde canepetière (47 couples en 2000). C’est une espèce en très fort déclin en Europe de l’Ouest (plus de 50 % de diminution des effectifs) et dont la région Poitou-Charentes constitue, avec la plaine de la Crau, un des derniers sites de nidification en France. Cette population représente plus du tiers de la population nationale. L’outarde est une espèce migratrice présente dans les plaines poitevines entre avril et octobre. C’est une espèce d’origine steppique qui a su s’adapter aux plaines ouvertes où l’activité agricole principale est de type polyculture-élevage. Pour leur parade, les mâles utilisent les parcelles à végétation basse et peu dense alors que les parcelles de luzerne sont activement recherchées en période de reproduction pour leurs ressources en insectes. Toutefois, le développement d’une agriculture modernisée ces dernières années est responsable du déclin dramatique de l’outarde. Ainsi, les effectifs nicheurs ont diminué de plus de 50 % en 6 ans. En effet, l’utilisation systématique des tracteurs détruit les nichées situées au sol ; l’utilisation d’insecticides provoquent une diminution importante voire la disparition des insectes, nourriture principale de ces oiseaux, l’augmentation de la taille des parcelles et le recours croissant au maïs irrigué ont modifié considérablement en peu d’années le biotope de ces oiseaux.

L’ornithologue amateur pourra, aussi, voir :

  • Le Bruant ortolan (une centaine de couples) qui se trouve à proximité des vignes. C’est une espèce en fort déclin en Europe. Dans toute la moitié nord de la France, on ne compte que 60 à 70 couples. Cette espèce fait l’objet d’une protection sur tout le territoire français ;
  • Les busards sont des rapaces typiques des milieux ouverts (landes, steppes, marécages). Ils nichent aujourd’hui principalement dans les céréales à la suite de la réduction de leurs habitats naturels. Leurs effectifs sont étroitement liés aux fluctuations d’abondance des campagnols des champs qui constituent l’essentiel de leur alimentation et en font d’utiles auxiliaires de l’agriculture. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont tous les deux des espèces protégées dans toute la France. Le busard cendré utilise les céréales à paille pour installer son nid. Son territoire de chasse recouvre la plaine et ses abords : il y recherche gros insectes et campagnols.
  • La Chevêche d’Athéna ;
  • Le Petit-duc scops ;
  • L’ Œdicnème criard (espèce protégée dans toute la France). Il recherche la plaine pour se reproduire, pour nicher, dans des zones de terre nue, souvent pierreuses ou avec une maigre végétation rase, sur sol sec. Il pond à même le sol, souvent dans un semis de tournesol ou entre deux rangs de vigne. C’est un gros consommateur d’insectes, d’escargots et de limaces. À l’automne, les familles se rassemblent en des lieux favorables réutilisés année après année. Les groupes atteignent parfois 300 individus avant leur départ en migration vers le sud, Espagne ou Afrique. Quelques oiseaux hivernent sur place
  • La Perdrix grise ;
  • Le Pluvier doré , une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture;
  • Le Vanneau huppé une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture ;

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • école de musique intercommunale du mirebalais. [1]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alpha Blondy pour le concert de clôture de la 16ème édition du festival gratuit "Les Heures Vagabondes", organisé par le Département de la Vienne, le 9 août 2019.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  2. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. a et b « Nouveau maire et nouvelle équipe », La Nouvelle-République, publié le 10 mai 2012, consulté le 31 juillet 2013
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  8. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  9. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011