Cherves

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Cherves
Le moulin de Tol.
Le moulin de Tol.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Migné-Auxances
Intercommunalité Communauté de communes du Mirebalais
Maire
Mandat
Michèle Pétreau
2014-2020
Code postal 86170
Code commune 86073
Démographie
Population
municipale
585 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 09″ nord, 0° 01′ 07″ est
Altitude Min. 118 m – Max. 169 m
Superficie 25,81 km2
Localisation

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Cherves est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[1], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (6 °C en hiver - 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Urbanisme et habitat[modifier | modifier le code]

Cherves regroupe aujourd'hui les hameaux de Beauvais, Bois-Baudry, Ibeil, la Touche, le Grand Duget et Séran.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est proche étymologiquement du mot « chanvre » et indiquerait donc un lieu où la culture de cette plante était importante[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

CHARVE, puis SAINT-ANDRE-DE-CHERVES, puis CHERVES (terme dialectal signifiant chanvre) existe depuis plus d'un millénaire. Appartenant au fief de l'abbaye de Sainte-Croix, le pays fut longtemps le siège de la rivalité des seigneurs et des religieux et cela même après que le duc de Montpensier rasa le donjon à moitié. Il devient par alliance la propriété d'une familles d'occupants anglais pendant la guerre de Cent Ans : les Alliday.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du Mirebalais associe les communes de Amberre, Champigny-le-Sec, Cherves, Chouppes, Cuhon, Maisonneuve, Massognes, Mirebeau, Thurageau, Varennes et Vouzailles.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Guy Gantier    
mars 2008 en cours Michèle Pétreau    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 585 habitants, en augmentation de 3,36 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
986 1 000 1 010 884 1 099 1 064 1 064 1 114 1 094
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 140 1 098 1 129 1 152 1 148 1 122 1 106 1 074 1 047
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 008 970 968 891 891 906 917 848 830
1962 1968 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
774 720 597 516 500 567 566 585 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l'Insee, la densité de population de la commune était de 22 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 25 exploitations agricoles en 2010 contre 32 en 2000[8].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 628 hectares en 2000 à 2 509 hectares en 2010. 59 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et orge), 33 % pour les oléagineux (colza essentiellement et un peu de tournesol) et 3 % pour le fourrage. En 2010, 7 hectares (10 en 2000) sont consacrés à la vigne.

3 exploitations en 2010 (contre 5 en 2000) abritent un élevage de chèvres (911 têtes en 2010 contre 462 en 2000). Les élevages d'ovins et de volailles ont disparu en 2010 (respectivement 201 têtes sur 6 fermes et 405 têtes sur 18 exploitations en 2000)[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil et religieux[modifier | modifier le code]

  • Le château du XIe – XIIe siècle. Le donjon est classé comme monument historique depuis 1987. Sont inscrits depuis cette date, la courtine et le porche d'entrée, l'ensemble des parties bâties et non bâties constituant le château à partir de 2007. La seigneurie de Cherves est connue à partir du XIIe siècle. Le fief dépendait de la baronnie de Mirebeau. Le château servait de point avancé de surveillance et d’alerte de la baronnie contre les envahisseurs. Les seigneurs de Cherves pouvaient, en effet, envoyer rapidement un coursier à Mirebeau pour donner l’alerte et demander des renforts. Le donjon, de forme rectangulaire, jouxte les bâtiments d’habitation. Il est en moellons. Il est cantonné de quatre étroites tours d’angle. Une grosse tour ronde et une tour polygonale sont imbriquées dans des bâtiments récents. Elles donnent sur un petit plan d’eau qui est un vestige des anciennes douves vives du château. Au XVe siècle, un logis fut accolé au donjon ainsi que le porche et les dépendances. Au XVIIe siècle, la haute cours fut entièrement redessinée afin d’intégrer un grand logis appuyé sur toute la longueur de la courtine Ouest, intégrant ainsi le logis précédent. Ce logis a été profondément remanié au XVIIIe siècle pour le mettre au goût du jour. C’est à cette époque que la grange et le pigeonnier furent construits. Le logis, enfin, pris son aspect actuel, au début du XXe siècle. La rénovation du site débuta à partir de 2006. Il servait alors de lieu de stockage de denrées agricoles.
  • Le moulin Tol date du XVIIIe siècle.
  • L'église Saint-André, de style roman qui date du XIe siècle. Elle est l'ancienne chapelle castrale.
  • Le porche-pigeonnier à Séran.
  • Architecture paysanne : le « Ballet à Nunu » à La Touche.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Pitié construite en 1538 (située dans un angle du cimetière, aujourd'hui, elle est utilisée comme columbarium).
  • Le château du lieudit Beauvais, (malheureusement détruit).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les plaines du Mirebalais et du Neuvillois[modifier | modifier le code]
La plaine de Vouzailles[modifier | modifier le code]

Elle est située au cœur du seuil du Poitou. Elle est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [9]. Elle couvre un vaste secteur de la bande de calcaires jurassiques qui forme un croissant entre Poitiers et Thouars. Elle couvre en partie ou en totalité le territoire de onze communes (Amberre, Ayron, Chalandray, Champigny-le-Sec, Cherves, Cuhon, Maillé, Maisonneuve, Massognes, Le Rochereau, Vouzailles). Il s’agit d’une plaine faiblement ondulée. Les sols sont argilo-calcaires, profonds et fertiles : ce sont de groies, terres riches qui font l’objet d’une céréaliculture intensive. Les cultures céréalières sont interrompues çà et là par quelques îlots de vignobles traditionnels. La plaine de Vouzailles présente, donc, un paysage très ouvert. Elle est emblématique de ces plaines cultivées du Centre-Ouest de la France.

Malgré cette présence très forte de l’homme, de nombreux oiseaux ont pu se maintenir jusqu’à nos jours. Ces espèces comprennent notamment des espèces à affinités steppiques qui ont su s’adapter - du moins jusqu’à une époque récente, à une agriculture restée traditionnelle qui généraient une mosaïque d’emblavures suffisamment diversifiée pour subvenir à leurs besoins vitaux.

La plaine de Vouzailles, comme celle du Mirebelais et du Neuvillois, abrite un très important noyau reproducteur d’Outarde canepetière (47 couples en 2000). C’est une espèce en très fort déclin en Europe de l’Ouest (plus de 50 % de diminution des effectifs) et dont la région Poitou-Charentes constitue, avec la plaine de la Crau, un des derniers sites de nidification en France. Cette population représente plus du tiers de la population nationale. L’outarde est une espèce migratrice présente dans les plaines poitevines entre avril et octobre. C’est une espèce d’origine steppique qui a su s’adapter aux plaines ouvertes où l’activité agricole principale est de type polyculture-élevage. Pour leur parade, les mâles utilisent les parcelles à végétation basse et peu dense alors que les parcelles de luzerne sont activement recherchées en période de reproduction pour leurs ressources en insectes. Toutefois, le développement d’une agriculture modernisée ces dernières années est responsable du déclin dramatique de l’outarde. Ainsi, les effectifs nicheurs ont diminué de plus de 50 % en 6 ans. En effet, l’utilisation systématique des tracteurs détruit les nichées situées au sol ; l’utilisation d’insecticides provoquent une diminution importante voire la disparition des insectes, nourriture principale de ces oiseaux, l’augmentation de la taille des parcelles et le recours croissant au maïs irrigué ont modifié considérablement en peu d’années le biotope de ces oiseaux.

L’ornithologue amateur pourra, aussi, voir :

  • Le Bruant ortolan (une centaine de couples) qui se trouve à proximité des vignes. C’est une espèce en fort déclin en Europe. Dans toute la moitié nord de la France, on ne compte que 60 à 70 couples. Cette espèce fait l’objet d’une protection sur tout le territoire français ;
  • Les busards sont des rapaces typiques des milieux ouverts (landes, steppes, marécages). Ils nichent aujourd’hui principalement dans les céréales à la suite de la réduction de leurs habitats naturels. Leurs effectifs sont étroitement liés aux fluctuations d’abondance des campagnols des champs qui constituent l’essentiel de leur alimentation et en font d’utiles auxiliaires de l’agriculture. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont tous les deux des espèces protégées dans toute la France. Le busard cendré utilise les céréales à paille pour installer son nid. Son territoire de chasse recouvre la plaine et ses abords : il y recherche gros insectes et campagnols.
  • La Chevêche d’Athéna ;
  • Le Petit-duc scops ;
  • L’ Œdicnème criard (espèce protégée dans toute la France). Il recherche la plaine pour se reproduire, pour nicher, dans des zones de terre nue, souvent pierreuses ou avec une maigre végétation rase, sur sol sec. Il pond à même le sol, souvent dans un semis de tournesol ou entre deux rangs de vigne. C’est un gros consommateur d’insectes, d’escargots et de limaces. À l’automne, les familles se rassemblent en des lieux favorables réutilisés année après année. Les groupes atteignent parfois 300 individus avant leur départ en migration vers le sud, Espagne ou Afrique. Quelques oiseaux hivernent sur place ;
  • La Perdrix grise ;
  • Le Pluvier doré , une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture ;
  • Le Vanneau huppé une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • La ferme culturelle du pays mirebalais. Née en 1971, c'est un musée qui présente une des plus importantes collections de textile du département de la Vienne : "droguet", chanvre", coiffe, trousseaux y dévoilent leurs secrets. Le travail à la campagne suivant les saisons est présenté dans d'autres salles ; une autre évoque le monde de l'enfance, il y a deux cents ans. Le site est animé et géré par l'association "Les Gens de Cherves". Le musée a accueilli 1 160 visiteurs en 2003.
  • La bibliothèque municipale.

Associations[modifier | modifier le code]

Les Gens de Cherves[modifier | modifier le code]

L'association Les Gens de Cherves[10] défend et promeut la culture régionale en Haut-Poitou. Son action s’appuie sur le collectage, la formation et la création prenant en compte, les arts de la parole, les savoir-faire et savoir-vivre de la région. Issu de ce collectage, le musée géré par l'association propose des collections permanentes (costumes, coiffes, outils, textiles) ainsi que des ponctuelles (métiers d’art, miel, roches et minéraux, énergie…). Son moulin au fonctionnement archaïque, inscrit comme monument historique depuis 2005, date au moins du XVIIe siècle et est le seul encore debout parmi les huit moulins que comptait la commune. Toujours en activité, il concourt, avec le four à pain qui lui est adjoint, à animer les journées qu’organise l’association. Tous ces outils sont également supports de journées pédagogiques pour les enfants de maternelles, primaires et secondaires.

La lyre de Cherves-Maisonneuve[modifier | modifier le code]

L'association « La lyre de Cherves-Maisonneuve » a été créée en 1949 et s'établit sur les communes de Cherves et de Maisonneuve.

La lyre de Cherves-Maisonneuve est actuellement dirigée par M. Philippe Debiais et présidée par M. William Bois.

Elle est composée d'une vingtaine de musiciens et musiciennes actifs d'une moyenne d'âge plutôt jeune, ce qui en fait une association dynamique et moderne.

La lyre entretient un partenariat avec les communes voisines de Cuhon, Massognes et Vouzailles.

La lyre est en partenariat avec l'école de musique intercommunale du Mirebalais, qui est située Maisonneuve. Dont les répétitions de La lyre sont aussi à Maisonneuve dans l'auditorium.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Poulle (1861-1937), sénateur de la Vienne de 1906 à 1927, maire adjoint en 1898 et conseiller général pour le canton de Mirebeau en 1899, et maire de Cherves. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  2. Le Patrimoine des communes de la Vienne, 2 tomes, Édition Flohic, 2002 (ISBN 2-84234-128-7)
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. a et b Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  10. Les Gens de Cherves