Champigny-le-Sec

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Champigny-le-Sec
Champigny-le-Sec
Dolmen de Fontenaille.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Migné-Auxances
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Poitou
Statut Commune déléguée
Maire délégué Daniel Meunier
2017-2020
Code postal 86170
Code commune 86053
Démographie
Population 1 092 hab. (2014 en augmentation de 1.58 % par rapport à 2009)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 58″ nord, 0° 09′ 20″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 141 m
Superficie 24,31 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Champigny en Rochereau
Localisation

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Champigny-le-Sec est une ancienne commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune comporte historiquement et géographiquement plusieurs lieux-dits : les Courances, la Rondelle, Château-Fromage, l'Arceau...

La commune de Liaigues (aujourd'hui hameau) fut rattachée à celle de Champigny le sec au XIXe siècle.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches de Champigny-le-Sec sont Le Rochereau, Villiers, Charrais et Amberre.

Champigny-le-Sec est située à 8 km au nord-ouest de Neuville-de-Poitou, la plus grande ville des environs.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[1], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (6 °C en hiver - 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires les plus proches de Champigny-le-Sec sont:

Les aéroports et les aérodromes proches de Champigny-le-Sec sont :

Typologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Champigny dérive du latin Villa Campagniacus, nom du bourg qu'on peut trouver dans les textes à partir de 913[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Champigny-le-Sec accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Champigny-le-Sec est dans le canton de Migné-Auxances (N°11) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Champigny-le-Sec était dans le canton n°15 de Mirebeau dans la 1re circonscription.

La commune de Champigny-le-Sec appartient à la zone d'emploi Poitiers qui fait elle-même partie du vaste espace urbain Poitiers-Châtellerault.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1940 1965 Émilien Thiollet    
1965 1971 Marcel Gazeau    
1971 2001 Rémy Thiollet    
mars 2001 2014 Robert Leduc[4] UMP  
2014 2017 Daniel Meunier    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 092 habitants, en augmentation de 1,58 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389435363573635680747773777
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8589551 0361 0741 1381 1791 2151 1171 051
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0531 0151 049981948980960926938
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
8618047897867968001 0001 0941 092
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 44 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Champigny-le-Sec a connu une nette hausse de 38,9 % de sa population de 1999 à 2006.Cette évolution s’intègre dans une évolution générale qui voit les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie de Champigny-le-Sec administre une population totale de 1 090 1 090 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (15 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 075.

La répartition de la population par sexe est la suivante:

  • en 1999 : 51,2 % d'hommes et 48,8 % de femmes
  • en 2006 : 50,1 % d'hommes et 49,9 % de femmes.
  • en 2010 : 48,5 % d'hommes pour 51,5 % de femmes.

En 2006, selon l'Insee:

  • Le nombre de célibataires était de : 30,2 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 58,3 % de la population,
  • Les divorcés représentaient 4,7 % de la population,
  • Le nombre de veuves et veufs était de 6,8 % de la population.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Champigny-le-Sec dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et son école primaire dépend de l'inspection académique de la Vienne. Son école maternelle et élémentaire peut accueillir 124 élèves.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il reste encore 23 exploitations agricoles en 2010 contre 24 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté de 7 % en 10 ans et sont passées de 2 743 hectares en 2000 à 2 956 hectares en 2010. 70 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 17 % pour les oléagineux (surtout du colza et un peu de tournesol), 1 % de protéagineux (pois) et 2 % pour le fourrage. En 2010, 31 hectares (25 en 2000) sont consacrés à la vigne. Le vignoble est réparti entre trois fermes (six en 2000).

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Vin du Haut-Poitou en rouge, blanc et rosé (AOC) ;
  • Melon du Haut-Poitou (IGP).

Commerces[modifier | modifier le code]

En 2012, deux commerces existent sur le territoire de la commune : une boucherie et une boulangerie.

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 81,7 % en 2006 et 76,6 % en 1999.

Le taux de chômage en 2006 était de 9,8 % et en 1999 il était de 10,6 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 17,6 % de la population en 2006 et 18,6 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

patrimoine préhistorique[modifier | modifier le code]

Le dolmen de Fontenaille dit aussi Pierre de Liaigues ou Dolmen des Rochelles a été classé monument historique en 1929. Avec le développement de l'agriculture intensive, et plus particulièrement à partir de 1955, date du début du remembrement, nombre de dolmens ont été démantelés. Celui-ci est un des rares rescapés et le seul qui reste sur le territoire de la commune. Il est impressionnant par la masse de sa table de grès qui repose sur trois piliers. Des fouilles ont mis au jour les ossements de six squelettes, ainsi que des débris de poteries. À l'origine, ce dolmen était recouvert de pierres et de terre pour former une butte artificielle appelée tumulus. Une entrée permettait d'y accéder pour y placer les morts. Érodée par le temps et la pluie, la butte s'est dégradée et seules les plus grosses pierres sont restées. Les tumulus de Bougon dans le département voisin des Deux-Sèvres permettent de se donner une idée de ce que devait être ces sites à la préhistoire.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les plaines du Mirebalais et du Neuvillois[modifier | modifier le code]
La plaine de Vouzailles[modifier | modifier le code]

Elle est située au cœur du seuil du Poitou. Elle est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [9]. Elle couvre un vaste secteur de la bande de calcaires jurassiques qui forme un croissant entre Poitiers et Thouars. Elle couvre en partie ou en totalité le territoire de onze communes (Amberre, Ayron, Chalandray, Champigny-le-Sec, Cherves, Cuhon, Maillé, Maisonneuve, Massognes, Le Rochereau, Vouzailles). Il s’agit d’une plaine faiblement ondulée. Les sols sont argilo-calcaires, profonds et fertiles : ce sont de groies, terres riches qui font l’objet d’une céréaliculture intensive. Les cultures céréalières sont interrompues çà et là par quelques îlots de vignobles traditionnels. La plaine de Vouzailles présente, donc, un paysage très ouvert. Elle est emblématique de ces plaines cultivées du Centre-Ouest de la France.

Malgré cette présence très forte de l’homme, de nombreux oiseaux ont pu se maintenir jusqu’à nos jours. Ces espèces comprennent notamment des espèces à affinités steppiques qui ont su s’adapter - du moins jusqu’à une époque récente, à une agriculture restée traditionnelle qui généraient une mosaïque d’emblavures suffisamment diversifiée pour subvenir à leurs besoins vitaux.

La plaine de Vouzailles, comme celle du Mirebelais et du Neuvillois, abrite un très important noyau reproducteur d’Outarde canepetière (47 couples en 2000). C’est une espèce en très fort déclin en Europe de l’Ouest (plus de 50 % de diminution des effectifs) et dont la région Poitou-Charentes constitue, avec la plaine de la Crau, un des derniers sites de nidification en France. Cette population représente plus du tiers de la population nationale. L’outarde est une espèce migratrice présente dans les plaines poitevines entre avril et octobre. C’est une espèce d’origine steppique qui a su s’adapter aux plaines ouvertes où l’activité agricole principale est de type polyculture-élevage. Pour leur parade, les mâles utilisent les parcelles à végétation basse et peu dense alors que les parcelles de luzerne sont activement recherchées en période de reproduction pour leurs ressources en insectes. Toutefois, le développement d’une agriculture modernisée ces dernières années est responsable du déclin dramatique de l’outarde. Ainsi, les effectifs nicheurs ont diminué de plus de 50 % en six ans. En effet, l’utilisation systématique des tracteurs détruit les nichées situées au sol ; l’utilisation d’insecticides provoquent une diminution importante voire la disparition des insectes, nourriture principale de ces oiseaux, l’augmentation de la taille des parcelles et le recours croissant au maïs irrigué ont modifié considérablement en peu d’années le biotope de ces oiseaux.

L’ornithologue amateur pourra, aussi, voir :

  • Le Bruant ortolan (une centaine de couples) qui se trouve à proximité des vignes. C’est une espèce en fort déclin en Europe. Dans toute la moitié nord de la France, on ne compte que 60 à 70 couples. Cette espèce fait l’objet d’une protection sur tout le territoire français ;
  • Les busards sont des rapaces typiques des milieux ouverts (landes, steppes, marécages). Ils nichent aujourd’hui principalement dans les céréales à la suite de la réduction de leurs habitats naturels. Leurs effectifs sont étroitement liés aux fluctuations d’abondance des campagnols des champs qui constituent l’essentiel de leur alimentation et en font d’utiles auxiliaires de l’agriculture. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont tous les deux des espèces protégées dans toute la France. Le busard cendré utilise les céréales à paille pour installer son nid. Son territoire de chasse recouvre la plaine et ses abords : il y recherche gros insectes et campagnols.
  • La Chevêche d’Athéna ;
  • Le Petit-duc scops ;
  • L’ Œdicnème criard (espèce protégée dans toute la France). Il recherche la plaine pour se reproduire, pour nicher, dans des zones de terre nue, souvent pierreuses ou avec une maigre végétation rase, sur sol sec. Il pond à même le sol, souvent dans un semis de tournesol ou entre deux rangs de vigne. C’est un gros consommateur d’insectes, d’escargots et de limaces. À l’automne, les familles se rassemblent en des lieux favorables réutilisés année après année. Les groupes atteignent parfois 300 individus avant leur départ en migration vers le sud, Espagne ou Afrique. Quelques oiseaux hivernent sur place
  • La perdrix grise ;
  • Le Pluvier doré , une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture;
  • Le Vanneau huppé une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la commune de Champigny-le-Sec, Augustin Dernier, avec un avant-propos de Rémy Thiollet et une préface de Philippe Fontenaille, Le Bouquiniste, Oudin et Beaulu, Poitiers, 1982.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  2. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  3. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 124
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011