Ayron

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Ayron
Ayron
Le château d'Ayron.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Vouneuil-sous-Biard
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Poitou
Maire
Mandat
Fabienne Auger-Guérin
2014-2020
Code postal 86190
Code commune 86017
Démographie
Gentilé Ayronais
Population
municipale
1 183 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 41″ nord, 0° 04′ 41″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 169 m
Superficie 28,30 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ayron.fr

Ayron est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Ayronais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d’Ayron se situe aux confins des plaines du Haut-Poitou et de la Gâtine poitevine, à mi-chemin de Poitiers et de Parthenay.

La grande ville la plus proche de Ayron est Poitiers et se trouve à un peu plus de 22 km au nord, à vol d'oiseau.

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les villes voisines sont Maillé, Latillé, Vouzailles, Chiré-en-Montreuil et Frozes.

La bourg est situé à 5 km au nord-ouest de Latillé la plus grande ville à proximité.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Elle présente un paysage de champs ouverts, de bocages et de vallées.

Le terroir se compose [2] :

  • de groies (pour 16 %) sur les plaines ;
  • de Bornais (pour 51 %) et d'argile à silex peu profonde (pour 26 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou ;
  • de calcaire (pour 8 %) dans les vallées étroites et encaissées ainsi que sur les terrasses alluviales.

Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite. Les bornais sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 12,6 km de cours d'eau, avec comme rivières principales l'Auxance sur une longueur de 2,4 km et la Vendelogne sur une longueur de 10,3 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue −17,9 °C en 1985). °C à peine séparent les moyennes minimales des moyennes maximales (°C en hiver - 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares et les haltes ferroviaires proches d'Ayron sont :

Les aéroports et aérodromes les plus proches d'Ayron sont :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville pourrait provenir de la combinaison du mot gaulois are qui signifie devant et de la partie terminale du mot dunum, signifiant forteresse[4].

Un dénommé Béraldus de Araion était au nombre des signataires de l'acte de fondation du prieuré de Mirebeau en 1052[5].

Aux environs de 1100, le nom d’Hugues d’Ayron (Ugo de Araun) est mentionné dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers. Apparaissent ensuite sur divers manuscrits Airaone (1164), Haraum (1190), Airaum (1194), Araon (1199), Aeraon (1266), Ayraon (1313).

L’orthographe définitive  d’Ayron  apparait pour la première fois en 1329[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La genèse du village n’a pu être établie avec précision malgré la présence sur le territoire communal d’un dolmen et de la voie romaine de Limonum (Poitiers) à Portus Namnetum (Nantes), aussi dénommée chemin de Saint-Hilaire. L’occupation du site pendant le haut Moyen Âge est cependant attestée par la découverte d’une nécropole mérovingienne autour de l’église.

Au VIe siècle,  Ayron fait partie des terres de l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers, fondée par Radegonde, belle-fille de Clovis. Dépendant de cette abbaye, le prieuré  dispose sur la communauté d’un pouvoir très étendu jusqu’au XVIIIe siècle : droit de haute et basse justice, nomination à la cure.

À la fin du Moyen Âge, l’abbaye doit partager le pouvoir avec les seigneurs d’Ayron qui résident au château. Des liens vassaliques les unissent à la châtellenie de Montreuil-Bonnin[4].

Le château d’Ayron  a été construit à la fin du XVe siècle sur la base d’un «hébergement » plus ancien. Il conserve des éléments défensifs comme les meurtrières et les tours d’angle mais affiche sa fonction résidentielle avec ses baies de style flamboyant réparties régulièrement. Les familles Rivault d’Ayron et Jouslard se sont succédé au château jusqu’à la Révolution.  Elles ont fourni des maires à Poitiers en 1362 (Aimery d’Ayron), 1463 (Michel d’Ayron) et 1596 (Philippe Jouslard). Le château est ensuite arrivé par donation dans la famille de Lambertie puis par mariage dans celle de Parent de Curzon, qui l’a vendu en 1868[4]

L’église est dédiée à saint Gervais et saint Protais, jumeaux martyrisés sous Néron en 57, aux  corps redécouverts intacts en 386 par saint Ambroise de Milan. Leur culte s’est alors répandu et il en existe de multiples traces en Poitou, précisément dans des villages qui présentent une nécropole mérovingienne. L’implantation du christianisme est donc probable en ce lieu dès le Ve siècle[4]

Ayron a accueilli favorablement les avancées de la Révolution française. Elle a planté ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Ayron est dans le canton de Vouneuil-sous-Biard (no 19) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Ayron était dans le canton no 30 de Vouillé dans la 2e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1832 1840 Jacques Pasquinet[8]   Maire élu au suffrage censitaire.
1840 1844 Pierre Bonnet[8]   Maire élu au suffrage censitaire.
1844 1848 Pierre Bonnet[8]   Maire élu au suffrage censitaire.
1848 1852 Jahan du Cornier[8]   Premier maire élu au suffrage universel.
1852 1854 Jacques Pasquinet[8]   Maire désigné par le préfet.
1854 1865 Pierre Bergier[8]    
1865 1871 Alfred Guillon[8]    
1871 1874 Armand Bonnet[8]    
1874 1878 Alfred Guillon[8]    
1878 1881 René Thiault[9]    
1881 1885 Armand Bonnet[9]    
1885 1889 Armand Bonnet[9]    
1893 1893 Émilien Meunier[9]   Premier mandat de huit mois avant sa seconde élection de 1895.
1893 1895 Pierre Aubourg[9]   Père du futur maire Ernest Aubourg.
1895 1896 Émilien Meunier[9]    
1896 1900 Gabriel Guitton[9]    
1900 1904 Henri Boisseau[9]    
1908 1912 Henri Boisseau[9]    
1912 1919 Henri Boisseau[9]    
1919 1925 Henri Boisseau[9]   La durée du mandat municipal passe de quatre à six ans.
1925 1925 Théophile Jaulin[9]   Maire durant seulement quelques mois, il ne participe à aucun conseil municipal y compris celui de son élection.
1925 1927 Edmond Pasquinet[9]   Mis en minorité, il démissionne après moins de deux ans de mandat.
1927 1929 Ernest Aubourg[9]   Ancien adjoint du maire de 1908 à 1925.
1929 1935 Ernest Aubourg[9]    
1935 1940 Ernest Aubourg   Démission pour raison de santé[9].
1940 1942 Aristide Mineau   Précédemment premier adjoint d'Ernest Aubourg[9].
1942 1944 Aristide Mineau   Désigné pas le préfet à la tête de la Délégation spéciale composée sans élection après dissolution du conseil municipal par le préfet en raison de l'absence récurrente de quorum. La Délégation spéciale est dissoute à la libération[9].
1944 1945 Raoul Desormeaux   Désigné par le préfet pour présidé le Conseil de transition de cinq membres également désignés par le préfet, dont l'ancien maire, Ernest Aubourg[9].
1945 1947 Raoul Desormeaux Résistance républicaine démocratique (RRD)[9]  
1945 1947 Raoul Desormeaux   Première participation des femmes à l'élection municipale. Démission du maire le 02/07/1951 après sept ans de mandat[9].
1951 1953 Aristide Gilot[9]    
1953 1959 Albert Jaulin[9]    
1959 1965 Albert Jaulin[9]    
1965 1971 Robert Liège[9]    
1971 1977 Robert Liège[9]    
1977 1983 Robert Liège[9]    
1983 1989 Gabriel Réau   Première élection de femmes conseillères municipales dont Jacqueline Durant, future maire[9].
1989 2005 Gabriel Réau[9]    
1995 2001 Jacqueline Durand   Première femme élue maire.
2001 2008 Jean-Claude Geeroms DVD  
2008 2014 Anne-Marie Guindu[10]    
2014 En cours Fabienne Auger-Guérin    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Traitement des déchets et économie circulaire[modifier | modifier le code]

La commune a aménagé une déchèterie[11]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 183 habitants, en augmentation de 6,67 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7538358247337728959021 0091 001
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0061 0501 0721 0261 0691 0751 0691 013958
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
962922969938965937958836800
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7597146258208999911 0091 1091 183
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l'Insee, la densité de population de la commune était de 39 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 127 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (18 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 109.

La répartition par sexe de la population est la suivante:

  • en 1999 : 50 % d'hommes et 50 % de femmes
  • en 2004 : 51 % d'hommes et 49 % de femmes.
  • en 2010 : 48,7 % d'hommes et 51,3 % de femmes.

En 2004:

  • Le nombre de célibataires était de : 33,8 % ,
  • Les couples mariés représentaient 54,9 % de la population et les divorcés 4,1 %,
  • Le nombre de veuves et veufs était de 7,2 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Ayron dépend de l'académie de Poitiers (rectorat de Poitiers) et ses deux écoles primaires dépendent de l'inspection académique de la Vienne: une école primaire privée Pré Vert et une école primaire publique.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 26 exploitations agricoles en 2010 contre 34 en 2000[16].

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 2 190 hectares en 2000 à 2 419 hectares en 2010[16].

46 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (3/4 en blé tendre et 1/4 en orges), 2 % pour les protéagineux (soja), 32 % pour les oléagineux (essentiellement du colza et un peu de tournesol), 11 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes.

Il y a d'importants silos de stockages de céréales et de grains (plus de 74 000 m3) gérés par la société Terrena-Poitou, sur le territoire municipal.

6 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de bovins (618 têtes en 2010 contre 519 en 2000). 7 exploitations en 2010 (contre 12 en 2000) abritent un élevage d'ovins (816 têtes en 2010 contre 1 290 têtes en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[17]. L'élevage de volailles représente 151 têtes en 2000 réparties sur 10 fermes contre 123 têtes en 2010 réparties sur 6 fermes. L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (569 têtes sur 3 fermes en 2000)[16].

La transformation de la production agricole est de qualité et permet aux exploitants d’avoir droit, sous conditions, aux appellations et labels suivants :

  • Chabichou du Poitou (AOC)
  • Beurre Charente-Poitou (AOC)
  • Beurre des Charente (AOC)
  • Beurre des Deux-Sèvres (AOC)
  • Vin du Haut-Poitou en rouge (AOC)
  • Vin du Haut-Poitou en blanc (AOC)
  • Vin du Haut-Poitou en et rosé (AOC)
  • Veau du Limousin (IGP)
  • Agneau du Poitou-Charentes (IGP)
  • Jambon de Bayonne (IGP)
  • Melon du Haut Poitou (IGP)

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 80,3 % en 2004 et 72,8 % en 1999.

Le taux de chômage était de :

  • en 1999 : 10,6 %.
  • en 2004 : 11,2 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 20,8 % de la population en 2004 et 19,2 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château du XVe et XVIe siècle est inscrit comme monument historique depuis 1999 pour son élévation. Après avoir été partiellement détruit par un incendie en 1961, il a été acheté par la commune en 1973 qui l’a transformé en salles de loisirs et en gites.
  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais.
    L'église Saint-Gervais-et-Saint Protais, dont les origines remontent au Ve siècle ou VIe siècle, a sans doute été victime des guerres qui ont dévasté le Poitou jusqu’au XVIe siècle. Elle doit sa physionomie actuelle à une première restauration de 1604 et aux réfections de 1839 (allongement de la nef)  et 1849 (nouveau clocher). Le chœur abrite un retable tabernacle classé du XVIIe siècle en bois polychrome de style baroque. Le corps central représente l’Ascension du Christ, les deux panneaux latéraux la Nativité et l’Adoration des mages. Ces scènes sont encadrées par les quatre évangélistes et surmontées d’anges aux ailes déployées[4].
  • Lavoir d'Ayron 1850.
    Le lavoir couvert de 1850, situé au pied du château sur la Vendelogne, est un bel  exemple de l’architecture rurale du Poitou du XIXe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune contient deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[18] qui couvrent 24 % de la surface communale:

  • La plaine de Vouzailles pour 9 %,
  • Les plaines du Mirebalais et du Neuvillois pour 16 %. Elles sont aussi protégées par la Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes[19] qui sont aussi classées comme zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO)[20].
  • Le ruisseau Le Magot bénéficie de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats -faune-flore [19].

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[21], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un Robinier faux acacia situé dans le parc du château d'Ayron.

La plaine de Vouzailles[modifier | modifier le code]

La plaine de Vouzailles est située au cœur du Seuil du Poitou. Elle est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [18]. Elle couvre un vaste secteur de la bande de calcaires jurassiques qui forme un croissant entre Poitiers et Thouars. Elle couvre en partie ou en totalité le territoire de 11 communes (Amberre, Ayron, Chalandray, Champigny-le-Sec, Cherves, Cuhon, Maillé, Maisonneuve, Massognes, Le Rochereau, Vouzailles). Il s’agit d’une plaine faiblement ondulée. Les sols sont argilo-calcaires, profonds et fertiles : ce sont de groies, terres riches qui font l’objet d’une céréaliculture intensive. Les cultures céréalières sont interrompues çà et là par quelques îlots de vignobles traditionnels. La plaine de Vouzailles présente, donc, un paysage très ouvert. Elle est emblématique de ces plaines cultivées du Centre-Ouest de la France.

Malgré cette présence très forte de l’homme, de nombreux oiseaux ont pu se maintenir jusqu’à nos jours. Ces espèces comprennent notamment des espèces à affinités steppiques qui ont su s’adapter - du moins jusqu’à une époque récente, à une agriculture restée traditionnelle qui généraient une mosaïque d’emblavures suffisamment diversifiée pour subvenir à leurs besoins vitaux.

La plaine de Vouzailles, comme celle du Mirebelais et du Neuvillois, abrite un très important noyau reproducteur d’Outarde canepetière (47 couples en 2000). C’est une espèce en très fort déclin en Europe de l’Ouest (plus de 50 % de diminution des effectifs) et dont la région Poitou-Charentes constitue, avec la plaine de la Crau, un des derniers sites de nidification en France. Cette population représente plus du tiers de la population nationale. L’outarde est une espèce migratrice présente dans les plaines poitevines entre avril et octobre. C’est une espèce d’origine steppique qui a su s’adapter aux plaines ouvertes où l’activité agricole principale est de type polyculture-élevage. Pour leur parade, les mâles utilisent les parcelles à végétation basse et peu dense alors que les parcelles de luzerne sont activement recherchées en période de reproduction pour leurs ressources en insectes. Toutefois, le développement d’une agriculture modernisée ces dernières années est responsable du déclin dramatique de l’outarde. Ainsi, les effectifs nicheurs ont diminué de plus de 50 % en 6 ans. En effet, l’utilisation systématique des tracteurs détruit les nichées situées au sol ; l’utilisation d’insecticides provoquent une diminution importante voire la disparition des insectes, nourriture principale de ces oiseaux, l’augmentation de la taille des parcelles et le recours croissant au maïs irrigué ont modifié considérablement en peu d’années le biotope de ces oiseaux.

L’ornithologue amateur pourra, aussi, voir :

  • Le Bruant ortolan (une centaine de couples) qui se trouve à proximité des vignes. C’est une espèce en fort déclin en Europe. Dans toute la moitié nord de la France, on ne compte que 60 à 70 couples. Cette espèce fait l’objet d’une protection sur tout le territoire français ;
  • Les busards sont des rapaces typiques des milieux ouverts (landes, steppes, marécages). Ils nichent aujourd’hui principalement dans les céréales à la suite de la réduction de leurs habitats naturels. Leurs effectifs sont étroitement liés aux fluctuations d’abondance des campagnols des champs qui constituent l’essentiel de leur alimentation et en font d’utiles auxiliaires de l’agriculture. Le Busard cendré et le Busard Saint-Martin sont tous les deux des espèces protégées dans toute la France. Le busard cendré utilise les céréales à paille pour installer son nid. Son territoire de chasse recouvre la plaine et ses abords : il y recherche gros insectes et campagnols.
  • La Chevêche d’Athéna ;
  • Le Petit-duc scops ;
  • L’ Œdicnème criard (espèce protégée dans toute la France). Il recherche la plaine pour se reproduire, pour nicher, dans des zones de terre nue, souvent pierreuses ou avec une maigre végétation rase, sur sol sec. Il pond à même le sol, souvent dans un semis de tournesol ou entre deux rangs de vigne. C’est un gros consommateur d’insectes, d’escargots et de limaces. À l’automne, les familles se rassemblent en des lieux favorables réutilisés année après année. Les groupes atteignent parfois 300 individus avant leur départ en migration vers le sud, Espagne ou Afrique. Quelques oiseaux hivernent sur place
  • La Perdrix grise ;
  • Le Pluvier doré , une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture;
  • Le Vanneau huppé une espèce limicole qui trouve en la plaine de Vouzailles le principal site d’hivernage dans le département de la Vienne durant la mauvaise saison où ils peuvent encore capturer les invertébrés du sol qui représentent l’essentiel de leur nourriture ;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. a b c d et e Extrait du texte de Jacqueline Blondel - Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  5. Édouard de Fouchier, Mirebeau et ses environs, 1877 réimprimé en 1992
  6. Louis Redet, Dictionnaire topographique de la Vienne,
  7. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 194
  8. a b c d e f g h et i [Secrétariat de mairie d'Ayron]
  9. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab et ac [Archives départementales de la Vienne]
  10. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  11. ADEME/SINOE, 2014
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  17. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  18. a et b Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  19. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées DREAL
  20. MNHN, DREAL Poitou-Charentes, 2011
  21. Poitou-Charentes Nature, 2000