Lugon-et-l'Île-du-Carnay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lugon.
Lugon-et-l'Île-du-Carnay
L'ancienne église.
L'ancienne église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Le Libournais-Fronsadais
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Fronsac
Maire
Mandat
Michel Frouin
2014-2020
Code postal 33240
Code commune 33259
Démographie
Population
municipale
1 195 hab. (2014)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 30″ nord, 0° 20′ 23″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 72 m
Superficie 10,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

Voir sur la carte administrative d'Aquitaine
City locator 14.svg
Lugon-et-l'Île-du-Carnay

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Lugon-et-l'Île-du-Carnay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lugon-et-l'Île-du-Carnay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lugon-et-l'Île-du-Carnay
Liens
Site web www.mairie-de-lugon.org

Lugon-et-l'Île-du-Carnay, parfois écrit Lugon-et-l'Île-du-Carney, est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située au bord de la Dordogne, entre Libourne et Saint-André-de-Cubzac, à 35 km de Bordeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lugon-et-l'Île-du-Carnay[1]
Cadillac-en-Fronsadais Tarnès Villegouge
Saint-Romain-la-Virvée Lugon-et-l'Île-du-Carnay[1] Saint-Germain-de-la-Rivière
Saint-Loubès Izon

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le nom « Lugon-et-l'Île-du-Carnay » provient de la réunion de la paroisse de l’île du Carnay au village de Lugon en 1806.

Le toponyme Lugon dériverait du nom du dieu Celte Lug, racine fréquente dans un grand nombre de nom de communes françaises comme Lugasson, Lugos, Lugdunum, etc. Cependant une controverse demeure voulant attribuer l'étymologie latine lucus aux origines de Lugon.[réf. nécessaire]

L'origine du nom « île du Carnay » est tout aussi floue, bien que topographiquement incontestable, l'île étant autrefois séparée des terres par un bras mort de la Dordogne, en revanche, le nom Carnay issu de l'occitan carne (carnage, chair, carne) laisse de profonds doutes historiques, certains l'attribuent à l'occupation des lieux par les Wisigoth et au massacre de ceux-ci par la population locale, d'autres penchent pour un violent engagement entre Francs et Normands et d'autres encore optent pour l'évocation d'un lieu de chasses meurtrières.[réf. nécessaire][style à revoir][Informations douteuses] [?]

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n'est pas rare de trouver au gré d'un labour quelques bifaces, grattoirs, pierres taillées du Paléolithique, et haches polies du Néolithique, de même, il subsiste quelques vestiges gallo-romains. Le territoire de la commune semble continuellement habité depuis la préhistoire, la configuration du terrain, les coteaux importants, les palus bordant le fleuve et le fleuve lui-même rendant la contrée sure.

Jusqu'à la Révolution de 1789, avant d'arriver à Libourne, les bateaux faisaient « quarantaine » au port de Lugon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1929 Édouard Eymond Alliance démocratique Conseiller général (1891-1928), député (1912-1924 & 1928-1932)
       
mars 1973 en cours Michel Frouin PS Retraité Fonction publique
Conseiller général (1988-2015), président de la CC du canton de Fronsac
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 195 habitants, en augmentation de 8,14 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
829 756 869 708 887 862 845 891 854
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
875 885 944 947 954 949 874 937 967
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 000 981 947 887 849 867 870 822 833
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
852 816 829 973 1 026 1 000 1 049 1 105 1 195
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lugon est une commune essentiellement rurale dont l'activité principale est la viticulture. Sa cave coopérative, créée en 1937, regroupe 180 exploitants pour une production de 60 000 hl, elle s'étend sur cinq appellations : Canon-fronsac (AOC), Fronsac (AOC), Bordeaux (AOC), Bordeaux supérieur (AOC), Bordeaux clairet (AOC).

La superficie viticole de la commune est de 865 hectares pour une superficie totale de 1094 hectares.

Malgré sa faible population et la proximité de villes importantes, Libourne à seulement dix kilomètres et Saint-André-de-Cubzac à huit, la commune a su protéger ou se doter d'un commerce local dynamique, pharmacie, salon de beauté, informatique et tous les commerces de proximité classiques en plus de structures publiques de qualité et modernes, piscine, bibliothèque, stade...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Genès apparaît en 1170 comme dépendance de l’abbaye de Guîtres[6]. Les petits moellons disposés en lit sur la base du mur méridional sont les seuls vestiges de l’église romane primitive.
Au XIIe siècle, l’abside est construite, la nef est agrandie. Le portail est décoré d'un tympan sculpté : le Christ entre les symboles des quatre Évangélistes selon l’Apocalypse (la Tétramorphe).
Le tympan de l’église Saint-Genès est probablement contemporain de celui l'église Saint-Pierre de La Lande-de-Fronsac.
Ce tympan a été déplacé lors de la construction du nouveau clocher. Il est aujourd’hui visible dans ce clocher, au-dessus de la porte ouvrant sur la nef.
Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le tympan de l’église de Lugon-et-l’Île-du-Carney est classé[7] à l’inventaire des Monuments historiques.
L’abside est fortifiée au XVe siècle pendant les Guerres de religion. On trouve les restes d'une échauguette sur le mur nord.
En 1836, l’ancien clocher, situé au sud, est remplacé par un nouveau placé à l’ouest de la nef.
  • L'église Notre-Dame de l'île du Carnay, dite la Vieille Chapelle. Désaffectée, elle est incorporée dans un château viticole en bord de Dordogne.
  • 'Le château de Pardaillan[8].

Lorsque Léo Drouyn visite, en 1868, le château de Pardaillan, les travaux de restauration sont achevés et il n'est pas très différent du château actuel. De grands travaux de restauration, vers 1860, ont profondément modifié son allure et son plan primitif, le dessin qu'en a laissé Léo Drouyn témoigne uniquement du pittoresque de sa façade méridionale, dû à sa composition.

Les deux tours saillantes, coiffées en poivrière, avaient à l'origine une fonction défensive militaire. À l'angle des toitures à haut comble et deux versants, les pignons aigus s'ornent sur leurs rampants de sculptures à crochets ; on distingue même un petit animal accroupi.

La partie arrière du château de Pardaillan, au nord, porte une tour ronde qui contient l'escalier qui dessert les étages. De grandes fenêtres à meneaux qui l'entourent témoignent d'une construction du XVe siècle. De belles sculptures et moulures montrent « des raffinements décoratifs qui indiquent que Pardaillan était une demeure de prestige » (J. Lacoste).

Le château de Neyrac devient château de Pardaillan à la suite de son acquisition en 1475 par Grimont de Gassies, jurat de Bordeaux. C'est par le mariage de Marie de Gassies, dame de Pardaillan, petite-fille de Grimont de Gassies, avec Geoffroy d'Aulède, seigneur de Castelmoron que le château de Pardaillan entre, le 28 juillet 1568, dans la grande famille d'Aulède, il y restera jusqu'à la Révolution.

Pour l'anecdote, après le décès de son épouse, Geoffroy d'Aulède se remarie avec Jacquette de Lestonnac, sœur de sainte Jeanne de Lestonnac et nièce de Michel de Montaigne. Le château et ses terres sont vendus comme biens nationaux le 16 messidor an II (4 juin 1794).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Édouard Eymond est élu maire de la commune de Lugon en 1904, 1908, 1912, 1919 et 1925[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lugon-et-l'Île-du-Carnay Blason D'or à la grappe de raisin tigée de gueules, feuillée, à dextre de deux pièces de sinople, à la rivière en fasce ondée d’azur brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]