Lugon-et-l'Île-du-Carnay

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Lugon-et-l'Île-du-Carnay
Lugon-et-l'Île-du-Carnay
L'ancienne église de l'Île-du-Carnay.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Le Libournais-Fronsadais
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Fronsac
Maire
Mandat
Michel Frouin
2014-2020
Code postal 33240
Code commune 33259
Démographie
Population
municipale
1 232 hab. (2015 en augmentation de 9,22 % par rapport à 2010)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 30″ nord, 0° 20′ 23″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 72 m
Superficie 10,94 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-de-lugon.org

Lugon-et-l'Île-du-Carnay, parfois écrit Lugon-et-l'Île-du-Carney, est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située au bord de la Dordogne, entre Libourne et Saint-André-de-Cubzac, à 35 km de Bordeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lugon-et-l'Île-du-Carnay[1]
Cadillac-en-Fronsadais Tarnès Villegouge
Saint-Romain-la-Virvée Lugon-et-l'Île-du-Carnay[1] Saint-Germain-de-la-Rivière
Saint-Loubès Izon

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le nom « Lugon-et-l'Île-du-Carnay » provient de la réunion de la paroisse de l’île du Carnay au village de Lugon en 1806.

Le toponyme Lugon dériverait du nom du dieu Celte Lug, racine fréquente dans un grand nombre de nom de communes françaises comme Lugasson, Lugos, Lugdunum, etc. Cependant une controverse demeure voulant attribuer l'étymologie latine lucus aux origines de Lugon.[réf. nécessaire]

L'origine du nom « île du Carnay » est tout aussi floue, bien que topographiquement incontestable, l'île étant autrefois séparée des terres par un bras mort de la Dordogne, en revanche, le nom Carnay issu de l'occitan carne (carnage, chair, carne) laisse de profonds doutes historiques, certains l'attribuent à l'occupation des lieux par les Wisigoth et au massacre de ceux-ci par la population locale, d'autres penchent pour un violent engagement entre Francs et Normands et d'autres encore optent pour l'évocation d'un lieu de chasses meurtrières.[réf. nécessaire][style à revoir][Information douteuse] [?]

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n'est pas rare de trouver au gré d'un labour quelques bifaces, grattoirs, pierres taillées du Paléolithique, et haches polies du Néolithique, de même, il subsiste quelques vestiges gallo-romains. Le territoire de la commune semble continuellement habité depuis la préhistoire, la configuration du terrain, les coteaux importants, les palus bordant le fleuve et le fleuve lui-même rendant la contrée sure.

Jusqu'à la Révolution de 1789, avant d'arriver à Libourne, les bateaux faisaient « quarantaine » au port de Lugon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1929 Édouard Eymond Alliance démocratique Conseiller général (1891-1928), député (1912-1924 & 1928-1932)
       
mars 1973 en cours Michel Frouin PS Retraité Fonction publique
Conseiller général (1988-2015), président de la CC du canton de Fronsac
(2003-2017)[2]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 1 232 habitants[Note 1], en augmentation de 9,22 % par rapport à 2010 (Gironde : +6,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
829756869708887862845891854
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
875885944947954949874937967
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 000981947887849867870822833
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8528168299731 0261 0001 0491 1051 195
2015 - - - - - - - -
1 232--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lugon est une commune essentiellement rurale dont l'activité principale est la viticulture. Sa cave coopérative, créée en 1937, regroupe 180 exploitants pour une production de 60 000 hl, elle s'étend sur cinq appellations : Canon-fronsac (AOC), Fronsac (AOC), Bordeaux (AOC), Bordeaux supérieur (AOC), Bordeaux clairet (AOC).

La superficie viticole de la commune est de 865 hectares pour une superficie totale de 1094 hectares.

Malgré sa faible population et la proximité de villes importantes, Libourne à seulement dix kilomètres et Saint-André-de-Cubzac à huit, la commune a su protéger ou se doter d'un commerce local dynamique, pharmacie, salon de beauté, informatique et tous les commerces de proximité classiques en plus de structures publiques de qualité et modernes, piscine, bibliothèque, stade...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Genès apparaît en 1170 comme dépendance de l’abbaye de Guîtres[7]. Les petits moellons disposés en lit sur la base du mur méridional sont les seuls vestiges de l’église romane primitive.
Au XIIe siècle, l’abside est construite, la nef est agrandie. Le portail est décoré d'un tympan sculpté : le Christ entre les symboles des quatre Évangélistes selon l’Apocalypse (la Tétramorphe).
Le tympan de l’église Saint-Genès est probablement contemporain de celui l'église Saint-Pierre de La Lande-de-Fronsac.
Ce tympan a été déplacé lors de la construction du nouveau clocher. Il est aujourd’hui visible dans ce clocher, au-dessus de la porte ouvrant sur la nef.
Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le tympan de l’église de Lugon-et-l’Île-du-Carney est classé[8] à l’inventaire des Monuments historiques.
L’abside est fortifiée au XVe siècle pendant les Guerres de religion. On trouve les restes d'une échauguette sur le mur nord.
En 1836, l’ancien clocher, situé au sud, est remplacé par un nouveau placé à l’ouest de la nef.
  • L'église Notre-Dame de l'île du Carnay, dite la Vieille Chapelle. Désaffectée, elle est incorporée dans un château viticole en bord de Dordogne.
  • 'Le château de Pardaillan[9].

Lorsque Léo Drouyn visite, en 1868, le château de Pardaillan, les travaux de restauration sont achevés et il n'est pas très différent du château actuel. De grands travaux de restauration, vers 1860, ont profondément modifié son allure et son plan primitif, le dessin qu'en a laissé Léo Drouyn témoigne uniquement du pittoresque de sa façade méridionale, dû à sa composition.

Les deux tours saillantes, coiffées en poivrière, avaient à l'origine une fonction défensive militaire. À l'angle des toitures à haut comble et deux versants, les pignons aigus s'ornent sur leurs rampants de sculptures à crochets ; on distingue même un petit animal accroupi.

La partie arrière du château de Pardaillan, au nord, porte une tour ronde qui contient l'escalier qui dessert les étages. De grandes fenêtres à meneaux qui l'entourent témoignent d'une construction du XVe siècle. De belles sculptures et moulures montrent « des raffinements décoratifs qui indiquent que Pardaillan était une demeure de prestige » (J. Lacoste).

Le château de Neyrac devient château de Pardaillan à la suite de son acquisition en 1475 par Grimont de Gassies, jurat de Bordeaux. C'est par le mariage de Marie de Gassies, dame de Pardaillan, petite-fille de Grimont de Gassies, avec Geoffroy d'Aulède, seigneur de Castelmoron que le château de Pardaillan entre, le 28 juillet 1568, dans la grande famille d'Aulède, il y restera jusqu'à la Révolution.

Pour l'anecdote, après le décès de son épouse, Geoffroy d'Aulède se remarie avec Jacquette de Lestonnac, sœur de sainte Jeanne de Lestonnac et nièce de Michel de Montaigne. Le château et ses terres sont vendus comme biens nationaux le 16 messidor an II (4 juin 1794).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Édouard Eymond est élu maire de la commune de Lugon en 1904, 1908, 1912, 1919 et 1925[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lugon-et-l'Île-du-Carnay Blason D'or à la grappe de raisin tigée de gueules, feuillée, à dextre de deux pièces de sinople, à la rivière en fasce ondée d’azur brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. https://www.sudouest.fr/2017/10/17/marie-francoise-regis-succede-a-michel-frouin-3869125-3014.php
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. L'église Saint-Genès sur le site de l'Office de Tourisme du Fronsadais.
  8. « Fiche de classement du tympan », notice no PM33000589, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. [1]
  10. Sylvie Guillaume et Bernard Lachaise (Université Bordeaux-Montaigne. Centre aquitain de recherches en histoire contemporaine), Dictionnaire des parlementaires d'Aquitaine sous la Troisième République, Talence, Presses Universitaires de Bordeaux, 1998, br, couv. ill.; 624 p., 24 cm (ISBN 2-86781-231-3 et 9782867812316, OCLC 468077217, notice BnF no FRBNF37035405, SUDOC 045199868, présentation en ligne, lire en ligne), p. 237 à 239 (consulté le 30 avril 2018)