Lori Lightfoot

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Lori Lightfoot
Illustration.
Lori Lightfoot en 2016.
Fonctions
Maire de Chicago
En fonction depuis le
(2 mois et 28 jours)
Prédécesseur Rahm Emanuel
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Massillon (Ohio, États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de University of Chicago Law School
Université du Michigan (Baccalauréat universitaire ès lettres)
Site web lightfootforchicago.com

Lori Lightfoot (née le à Massillon, Ohio) est une femme politique et procureure américaine, maire de Chicago depuis 2019[1]. Elle est la première maire homosexuelle et la première femme maire noire de la ville[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lori Elaine Lightfoot naît le 4 août 1962 à Massillon, dans l'Ohio. Sa mère est secrétaire médicale et membre du conseil d'administration de l'école, et son père, ouvrier et concierge[3]. Elle étudie à la Washington High School à Massillon, où elle est présidente des élèves. Son association d'anciens élèves du lycée la nomme « citoyenne distinguée » en 2013[4],[3],[5]. Lightfoot obtient son baccalauréat ès arts en sciences politiques de l'Université du Michigan, occupant successivement sept emplois pour financer ses études[3],[6]. Elle travaille pour les membres du Congrès Ralph Regula et Barbara Mikulski, avant de s'inscrire à la faculté de droit de l’Université de Chicago, où elle obtient une bourse. Elle dirige avec succès un mouvement visant à interdire l'accès à un cabinet d'avocats sur le campus de la faculté, après les propos racistes et sexistes d'un recruteur à l'encontre d'une étudiante. Lightfoot travaille également pour le juge Charles Levin de la Cour suprême du Michigan. Elle obtient son doctorat en droit à l'Université de Chicago en 1989[7],[8].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Procureure adjointe[modifier | modifier le code]

Lightfoot entre pour la première fois dans le secteur public en tant que procureure adjointe des États-Unis pour le Northern District of Illinois. Elle cite plusieurs motivations pour cela : le désir de représenter la communauté afro-américaine, un sentiment d'injustice à la suite du meurtre d'un membre de sa famille par un membre du Ku Klux Klan dans les années 1920 et les problèmes de son frère aîné avec la loi[4].

En tant que procureure fédérale, Lightfoot participe à l’opération Silver Shovel, une enquête du FBI sur la corruption à Chicago. Elle aide à condamner l'échevin Virgil Jones[4].

Le juge Richard Posner met en garde Lightfoot pour avoir caché l'emplacement d'un suspect dans une affaire d'extradition vers la Norvège[9] par la Cour d'appel du septième circuit des États-Unis. Lightfoot et le ministère de la Justice contestent cette interprétation de ses actes[10].

Commission de surveillance des activités de la police de Chicago[modifier | modifier le code]

En 2002, Lightfoot est nommée par le maire Richard M. Daley, administratrice en chef de la commission de surveillance des activités de la police de Chicago - une commission qui a été supprimée depuis. Elle occupe le poste pendant deux ans. Elle enquête sur d'éventuelles fautes professionnelles de la police, notamment lors de tirs sur des civils. Toutefois, un rapport du Chicago Tribune affirme que les enquêtes de la commission manquent souvent de minutie. Lightfoot affirme que ses recommandations de mesures disciplinaires sont souvent rejetées par les services de police[4].

Lightfoot recommande le licenciement de l'officier Alvin Weems, qui a abattu Michael Pleasance, un homme sans arme. Des preuves vidéo contredisant les affirmations initiales de Weems sont révélées, et même Weems exprime alors le sentiment que la fusillade était injustifiée. Il n'est pas licencié, mais la ville est contrainte de payer un dédommagement à la famille Pleasance. Weems se suicide un peu plus tard[10].

Dans le cas controversé où l'officier Phyllis Clinkscales abat Robert Washington, un jeune homme de 17 ans sans arme, le Chicago Tribune déclare que Lightfoot considère que la fusillade est justifiée alors que son prédécesseur avait appelé au limogeage de Clinkscales. Le récit de Clinkscales sur les événements de la fusillade contenait des déclarations mensongères[10]. Lightfoot conteste ce récit de l'affaire Clinkscales, affirmant que son prédécesseur avait considéré le tir comme injustifié alors que le surintendant de la police de l'époque ne l'avait pas suivi[11]. Lightfoot déclare que son action dans l'affaire fut de réclamer une suspension de 30 jours pour Clinkscales, ce qui, selon elle, était le plus qu'elle pouvait faire compte tenu des circonstances[12],[13].

Autres rôles dans l'administration municipale de Chicago[modifier | modifier le code]

Elle est adjointe au département des achats de Chicago, où, à la grande fureur du maire Daley, elle et sa cheffe, Mary Dempsey, enquêtent sur la corruption à Chicago, en particulier sur Tony Rezko (en), l'associé de Rod Blagojevich, gouverneur de l'Illinois et sur un éminent donateur de Daley, Elzie Higginbottom[4],[3].

Pratique privée[modifier | modifier le code]

Lori Lightfoot lors d'une conférence de presse du groupe de travail sur la responsabilité policière en 2016.

En tant qu'avocate chez Mayer Brown, Lightfoot représente les républicains contre le gerrymandering des démocrates[8]. Elle défend également l'agent de police de Chicago, Paul Powers, pour des accusations de voies de fait. En 2019, après avoir été critiquée pour avoir défendu Powers, Lightfoot cite une preuve vidéo en faveur de l'innocence de son ancien client[12].

Elle défend la ville de Chicago contre les accusations portées par la famille d'une femme souffrant de maladie mentale, Christina Eilman, qui a été arrêtée par la police de Chicago après un effondrement nerveux à l'aéroport de Midway. Eilman est relâchée par la police à Englewood, elle subit alors une agression sexuelle et chute de sept étages. La famille d'Eilman conclut un règlement de 22,5 millions de dollars avec la ville[14],[15].

Lightfoot siège également aux conseils d’administration des chapitres de NARAL et de l’ACLU dans l’Illinois[7]. Elle exerce les fonctions de conseil externe pour la Bank of America[6].

Administration de la police de Chicago et groupe de travail sur la responsabilité de la police[modifier | modifier le code]

Le maire Rahm Emanuel la nomme en 2015 à la présidence du conseil d'administration de la police de Chicago. Celui-ci doit formuler des recommandations pour des mesures disciplinaires en cas de fautes professionnelles des policiers[16]. Sous la direction de Lightfoot, le conseil est plus sévère, et renvoie les officiers dans 72% des cas. À la suite de la controverse entourant le meurtre de Laquan McDonald, Emanuel nomme également Lightfoot présidente d'un nouveau groupe de travail sur la responsabilité policière[17]. En 2016, ce groupe de travail publie un rapport critiquant les pratiques du service de police de Chicago[4] et le code du silence du syndicat de la police[18]. La section de Chicago de Black Youth Project 100, un groupe de lutte contre la violence policière publie néanmoins une déclaration dénonçant le manque de responsabilité de Lightfoot, du conseil d’administration et du groupe de travail[19].

En 2017, Emanuel renouvelle le mandat de Lightfoot à la présidence du conseil de police, juste après un conflit entre Lightfoot et Emanuel au sujet des tentatives d'Emanuel de négocier avec les fonctionnaires du Département de la justice de l'administration Trump un accord de réforme de la police. Il souhaite par cette négociation éviter la surveillance d'un juge fédéral. Lightfoot qualifie l'approche d'Emanuel de « fondamentalement erronée ». À ce moment-là, Lightfoot dément les rumeurs selon lesquelles elle se prépare à la course à la mairie de Chicago en 2019[20]. Lightfoot démissionne de la commission de police en mai 2018, juste avant, finalement, d'annoncer sa candidature pour la mairie[3].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Logo de campagne pour la mairie de Chicago.

Campagne pour la mairie de Chicago[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 2018, Lightfoot annonce sa candidature à la mairie de Chicago lors des élections de 2019. Il s'agit de sa toute première candidature à une fonction publique[21],[22],[23]. À l'été 2018, Lightfoot est la candidate qui dispose de plus de soutiens et de financements face à Emanuel, maire sortant ayant accompli deux mandats[24],[25]. Cependant, à l’automne, Emanuel se retire, ce qui conduit d'autres candidats de premier plan tels que Gery Chico, William Daley, Susana Mendoza et Toni Preckwinkle (en), une autre candidate démocrate afro-américaine, à se présenter[26].

Selon des rumeurs qu'elle dément, Preckwinkle aurait fait pression sur Lightfoot pour qu'elle abandonne la course[27]. En décembre, après que Lightfoot ait soumis les signatures nécessaires pour se présenter, l'équipe de campagne de Preckwinkle affirme que nombres de ces signatures sont falsifiées. Les commissaires du conseil des élections de Chicago concluent néanmoins que Lightfoot possède suffisamment de signatures valides[28].

En janvier, la course est bouleversée par un important scandale de corruption impliquant l'échevin de Chicago, Ed Burke[29]. Lightfoot diffuse une publicité télévisée qui critique les liens de l'échevin avec Daley, Mendoza et Preckwinkle et les qualifie « des quatre de Burke »[30].

Lightfoot obtient le soutien de groupes LGBTQ, de politiciens locaux[31],[32] et de la rédaction du Chicago Sun-Times[8]. Si en janvier, les sondages lui prédisent seulement entre 2% et 5% des intentions de votes[33],[34],[35], ces dernières passent à plus de 10% dans les sondages publiés dans les semaines précédant les élections[36],[37].

Peu de temps avant les élections, Scott Cisek, directeur de campagne de Preckwinkle, déclenche une polémique en comparant Lightfoot à une nazi. Preckwinkle renvoie Cisek et s’excuse publiquement[38].

Lightfoot crée alors la surprise en arrivant en tête au premier tour en février[39]. Elle et Preckwinkle se qualifient pour le second tour[40]. Elle reçoit le soutien du Sun-Times et du Chicago Tribune avant le deuxième tour[41],[42]. Plusieurs candidats du premier tour, dont Mendoza, Chico, Paul Vallas et Willie Wilson se déclarent également en faveur de Lightfoot[43],[44]. Lightfoot obtient alors une avance considérable sur Preckwinkle dans les sondages menés pendant la campagne du second tour[45],[46],[47],[48],[49],[50],[51].

Avant le second tour, Lightfoot est critiquée par des activistes pour son bilan en matière de responsabilité de la police et en tant que procureure[52],[12]. Chancelor Bennett, musicien et activiste basé à Chicago, ancien partisan d'Amara Enyia et fils d'un des directeurs de campagne de Preckwinkle, également connu sous le nom de Chance the Rapper, apporte son soutien à Preckwinkle. Il déclare que le bilan de Lightfoot en tant que procureure et employée du département de police de Chicago a été défavorable à la communauté noire de Chicago[53]. Le parlementaire Bobby Rush qui soutient Preckwinkle au second tour après avoir soutenu Daley au premier tour formule des critiques similaires à l'encontre de Lightfoot sur des questions de justice pénale[54],[55]. Lightfoot se défend contre ces critiques et elle cite ses expériences personnelles en matière de discrimination raciale comme preuve qu'elle prendra en compte les préoccupations de la communauté noire[56]. Elle est aussi critiquée pour avoir suggéré de transformer certaines anciennes écoles en écoles de police sur un forum de l'Université de Chicago[57] bien que Lightfoot ait plus tard désavoué cette suggestion sur Twitter.

Bien qu'elle soit novice en politique, elle se présente comme une candidate du Parti démocrate[13]. Elle axe son programme sur le progressisme et sur la réduction des inégalités sociales et raciales, notamment dans les quartiers sud et ouest de la ville, les plus pauvres et habités majoritairement par une population noire, qui restent défavorisés par rapport au centre financier et au nord de la ville, qui ont bénéficié des programmes de développement économique[13].

Le 2 avril 2019, elle est élue avec 74% des voix[13]. Lori Lightfoot aurait bénéficié du ras-le-bol face à la vie politique locale, notamment lié à la corruption et aux scandales policiers, sa position de novice lui donnant probablement un grand avantage par rapport à la candidate plus expérimentée[13]. En étant élue, Lightfoot devient à la fois la première femme afro-américaine et la première personne ouvertement homosexuelle à devenir maire de Chicago, ainsi que la deuxième femme et la troisième personne afro-américaine à accéder à cette fonction[13]. Chicago, troisième ville des États-Unis, devient aussi la plus grande ville du pays dirigée par une femme noire[13].

Maire de Chicago[modifier | modifier le code]

Logo utilisé lors de son investiture en tant que maire.

Elle entre en fonction le 20 mai 2019. Pour elle, la transition avec l'ancienne équipe sera facile et cordiale[58]. Elle exprime le souhait que le bureau du procureur rouvre une enquête pour déterminer si il y a eu des violations des droits civils associé au code du silence pour le meurtre de Laquan McDonald par un policier[59].

Elle annonce qu'elle re-examinera le projet d'accord de la municipalité précédente concernant les projets d'aménagement "Lincoln Yards" et "les 78"[60]. Emanuel accepte de reporter le vote sur la subvention de la mairie[61]. A la suite d'une négociation avec les aménageurs qui s'engagent à favoriser des sous-traitants dirigés par des minorités ou par des femmes à hauteur de 400 millions de dollars et à accepter le contrôle de la mairie sur ce point, Lighfoot annonce son soutien au projet. Le lendemain, la subvention est votée par l'ancienne équipe[62].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Lighfoot est mariée à Amy Eshleman, une ancienne employée de la bibliothèque publique de Chicago. Eshleman s'occupe maintenant à plein temps de leur fille adoptive[63]. Elle est abonnée aux Chicago Bears (football américain) depuis 20 ans[63] et aux White Sox (baseball)[64].

Responsabilités publiques[modifier | modifier le code]

  • Procureure adjointe des États-Unis pour le district nord de l'Illinois (1996-2002).
  • Administrateur en chef du Bureau des normes professionnelles du département de police de Chicago (2002-2004)
  • Cheffe de cabinet et avocate générale du Bureau de la gestion des urgences et des communications de Chicago (2004-2005)
  • Première adjointe aux achats par intérim du département des services d'achat de la ville de Chicago (2005)
  • Présidente du conseil d'administration de la police de Chicago (2015-2018)
  • 56e maire de Chicago (20 mai 2019)

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Chicago élit comme maire Lori Lightfoot, une femme noire et homosexuelle », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 3 avril 2019)
  2. (en) « Lori Lightfoot Running Against Her Old Boss, Rahm Emanuel, for Mayor of Chicago », sur Marie Claire, (consulté le 22 septembre 2018)
  3. a b c d et e (en) Spielman, « Does Lori Lightfoot have a path to victory in crowded race for mayor? », Chicago Sun-Times, (consulté le 27 février 2019)
  4. a b c d e et f (en) Black, « Is Lori Lightfoot really the progressive candidate? », Chicago Reader, (consulté le 18 février 2019)
  5. (en) « Lori E. Lightfoot », Massillon Washington High School Alumni Association
  6. a et b (en) Preston, « Lori Lightfoot looks to tackle obstacles to become mayor », The Chicago Defender, (consulté le 2 avril 2019)
  7. a et b (en) Ring, « The Progressive Black Lesbian Who Could Be Chicago's Mayor », sur The Advocate, (consulté le 20 février 2019)
  8. a b et c (en) Sun-Times Editorial Board, « Why the Sun-Times endorses Lori Lightfoot to be Chicago's next mayor », Chicago Sun-Times, (consulté le 18 février 2019) Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « ST endorsement » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  9. (en) « IN RE: Attorney Lori E. LIGHTFOOT. », Caselaw.findlaw.com (consulté le 3 avril 2019)
  10. a b et c (en) « Behind Lori Lightfoot’s image as police reformer, her past reveals complicated picture », Chicago Tribune, (consulté le 20 février 2019)
  11. (en) Wall, « Lori Lightfoot responds to accusations she covered up police-involved shooting in 2000 », ABC7 Chicago, (consulté le 1er avril 2019)
  12. a b et c (en) Black, « Lightfoot’s long, complicated record on policing easy to distort », Chicago Reporter, (consulté le 1er avril 2019)
  13. a b c d e f et g « Lori Lightfoot, une maire noire et homosexuelle élue à Chicago, une première pour la ville », France 24, (consulté le 3 avril 2019)
  14. (en) Byrne, « Lightfoot resigns from Police Board, clearing path for possible mayoral run », Chicago Tribune, (consulté le 27 février 2019)
  15. (en) « 10 years ago: Christina Eilman falls from a Chicago high-rise », Chicago Tribune, (consulté le 27 février 2019)
  16. (en) « Former federal prosecutor picked to run Chicago Police Board », Chicago Sun-Times, (consulté le 27 février 2019)
  17. (en) « Police Accountability Task Force », chicagopatf.org (consulté le 18 février 2019)
  18. (en) Warren, « Opinion | Chicago will be run by a black woman. But is it ready for reform? », Washington Post, (consulté le 1er mars 2019)
  19. (en) « Official Statement from BYP100 Chicago Chapter on Lori Lightfoot and the Mayor Appointed Police Task Force » BYP100 », BYP100, (consulté le 27 février 2019)
  20. (en) Ruthhart et Byrne, « Emanuel to reappoint Lightfoot as president of Chicago's police discipline board », chicagotribune.com, (consulté le 27 février 2019)
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  22. (en) Chicago Tribune staff, « Who is Lori Lightfoot? », chicagotribune.com, (consulté le 18 février 2019)
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  31. McClelland, « How Lori Lightfoot Finished First | Chicago magazine | Politics & City Life February 2019 », Chicagomag.com, (consulté le 3 avril 2019)
  32. Brown, « Lightfoot hangs tough for an amazing turnaround by any standard », Chicago Sun-Times, (consulté le 3 avril 2019)
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  35. David Binder Research, « RE: Preckwinkle’s Support Declines by Near Double Digits », Politico.com, (consulté le 4 février 2019)
  36. Wilson, « No bias. All the polls are "singing the same song" - Victory, Ogden & Fry, We Ask America and now Tulchin Research. And now that you know? You know what to do... punch 22 for Willie Wilson For Mayor! Everyone else is saying so! Click, read, like & share!pic.twitter.com/9CfzbfCoho », (consulté le 26 février 2019)
  37. « 5-Person Dash to Finish of Chicago Mayoral Race, Poll Shows », NBC Chicago (consulté le 26 février 2019)
  38. (en) Wall, « Preckwinkle fires campaign manager over controversial Facebook post », ABC7 Chicago, (consulté le 28 février 2019)
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  40. « The Latest: 2 black women advance in Chicago mayor race », sur AP NEWS, (consulté le 7 avril 2019)
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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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