Le Petit Nicolas

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Le Petit Nicolas
Image illustrative de l’article Le Petit Nicolas
Nicolas et Louisette au musée de la Monnaie de Paris en 2014.

Auteur René Goscinny, Jean-Jacques Sempé
Pays France
Genre enfant, humour
Collection Le Petit Nicolas en langue de France
Éditeur IMAV éditions
Date de parution 1960
Série Le Petit Nicolas
Les Récrés du Petit Nicolas
Les Vacances du Petit Nicolas
Le Petit Nicolas et les copains
Le Petit Nicolas a des ennuis

Le Petit Nicolas a été créé en 1959 par René Goscinny (co-créateur d’Astérix) pour les textes et Jean-Jacques Sempé pour les dessins.

Le Petit Nicolas est né le 29 mars 1959 dans les colonnes de Sud-Ouest Dimanche. Publié sous la forme d’un conte illustré, il remporte un vif succès auprès des lecteurs et devient un feuilleton hebdomadaire pendant sept ans. A partir de 1960, les éditions Denoël publieront cinq volumes du Petit Nicolas. Considéré comme un chef-d’œuvre de littérature jeunesse, les aventures du célèbre écolier sont devenues un classique[1].

Bien des années plus tard, en 2004, Anne Goscinny, fille de René Goscinny, fonde IMAV éditions qui devient l’éditrice du Petit Nicolas. Elle publie plusieurs volumes des Histoires inédites du Petit Nicolas qui obtiendront un succès jamais atteint par cette œuvre. Désormais, IMAV est l’éditeur de l’intégralité des livres du Petit Nicolas (15 volumes) et gère tous les droits d’adaptation audiovisuelle et merchandising dans le monde entier.

Des milliers d’enfants ont découvert grâce au Petit Nicolas le plaisir de la lecture. Il est aujourd'hui prescrit par les instituteurs et les professeurs et figure sur la liste des ouvrages recommandés par le ministère de l’éducation nationale.

Historique[modifier | modifier le code]

La rencontre Goscinny-Sempé[modifier | modifier le code]

« Un jour, j’ai rencontré René Goscinny, qui venait de débarquer des États-Unis. On est devenus copains tout de suite. J’avais 21 ans, il devait en avoir 27. C’était mon premier ami parisien, autant dire mon premier ami »[2], se souvient Sempé.

La rencontre historique a lieu en 1954 dans les locaux d’une petite agence belge « modestement » baptisée la World Press, installée au 134 av. des Champs-Élysées. René Goscinny règne sur ce petit bureau lorsque Sempé vient livrer un dessin. Auréolé de son expérience new-yorkaise, Goscinny encourage Sempé dans la voie du dessin de presse et lui suggère d’envoyer ses œuvres au New Yorker. Sempé l’initie au jazz et lui fait partager sa passion du football. Amis, ils vont devenir complices devenant l’un des tandems les plus insolites et les plus brillants de la littérature.

Les débuts de Goscinny et Sempé[modifier | modifier le code]

À cette époque, René Goscinny est déjà l’homme des duos magiques. Il est le talentueux scénariste des aventures de Lucky Luke avec Morris et il a créé, avec Uderzo, nombre de séries dont Oumpah-Pah, Jehan Pistolet, Luc Junior, Bill Blanchart... Goscinny vit encore entre la France et les Etats-Unis. Il travaille pour un éditeur new-yorkais et c’est lui qui publiera les premiers dessins du jeune Sempé dans un livre : 'French and Frisky – Cartoons édited by René Goscinny (Lion books, 1955).

Sempé lui, en est à ses débuts de sa brillante carrière et place ses premiers dessins de presse dans de nombreux titres tel que Le Rire, Noir et Blanc, Ici Paris, Samedi Soir, France Dimanche...

C’est dans un magazine belge que va débuter leur collaboration. Goscinny travaille aussi pour un hebdomadaire, Le Moustique, où il publiera environ une trentaine de savoureux feuilletons policiers sous les pseudonymes de René Macaire ou René Maldecq. A l’occasion, il dessine même les couvertures du magazine. Sempé collabore à ce magazine et réalise notamment trois ou quatre dessins représentant un petit garçon, de simples dessins de presse en une case. Le rédacteur en chef demande au dessinateur de lui trouver un nom. En prenant l’autobus, Sempé aperçoit une publicité d’un célèbre caviste. Ce sera Nicolas.

La bande dessinée du Petit Nicolas[modifier | modifier le code]

Le journal demande alors au dessinateur de transformer cette esquisse de personnage en une bande dessinée. Habile au crayon, Sempé n’est ni scénariste, ni écrivain. C’est Goscinny qui imagine et écrit les scénarios. Le paraît la première planche du Petit Nicolas en bande dessinée. À l’époque, Goscinny multiplie les collaborations et utilise plusieurs pseudonymes. C’est pourquoi les planches sont signées Sempé et « Agostini ». Mais l’aventure fait long feu. René Goscinny organise une réunion pour la défense des droits des auteurs. En retour, il est licencié. Sempé, solidaire, claque la porte. La vingt-huitième et dernière planche paraît le 20 mai 1956[3].

La naissance d’un héros[modifier | modifier le code]

Trois ans plus tard, Henri Amouroux, le rédacteur en chef de Sud-Ouest Dimanche leur commande une histoire humoristique pour son numéro de Pâques. Inspiré, Goscinny propose à Sempé de réutiliser ce qui a été l’ébauche de leur éphémère collaboration, ce personnage de Nicolas, trop vite abandonné. Les deux amis changent de formule : « Je n’aime pas la bande dessinée. Je n’en ai jamais lu, je n’ai jamais aimé ça. En revanche les dessins humoristiques m’ont toujours passionné », dira Sempé[4]. Goscinny troque alors sa casquette de scénariste pour celle de conteur. « Il arriva avec un texte dans lequel un enfant, Nicolas, racontait sa vie avec ses copains qui avaient tous des noms bizarres : Rufus, Alceste, Maixent, Agnan, Clotaire... Le surveillant général était surnommé Le Bouillon. C’était parti : René avait trouvé la formule », expliquera Sempé qui ajoutera : « Il a tout inventé »[5].

Le paraît dans Sud-Ouest Dimanche, la première aventure du Petit Nicolas sous forme de conte écrit par Goscinny et illustré par Sempé. C’est l’acte de naissance du héros tel qu’il deviendra célèbre. À l’origine, un seul épisode des aventures du Petit Nicolas était prévu. Le courrier des lecteurs est enthousiaste et le journal leur demande de continuer. Quelques mois plus tard, en octobre 1959, Le Petit Nicolas fait une entrée remarquée dans un nouveau journal pour la jeunesse, le magazine Pilote. Le jeune écolier y côtoie l’autre grande création de René Goscinny, Astérix le gaulois, né la même année que le Petit Nicolas.

Les deux hommes partagent le même humour et se comprennent parfaitement. Goscinny écrit intégralement les histoires que Sempé illustre d’un, deux, voire trois ou quatre dessins en noir et blanc, au gré de son inspiration. Au rythme d’une histoire tous les dimanches, Goscinny et Sempé réalisent en 7 ans 222 histoires dont 10 ne seront illustrées qu’en 2008 par Sempé pour l’ouvrage Le Petit Nicolas – Le ballon et autres histoires inédites (IMAV éditions, 2009). Le Petit Nicolas est d’abord une histoire d’amitié. « Il ne l’aurait jamais fait sans moi, mais le plus important, c’est que moi je ne l’aurais jamais fait sans lui. Nous étions de vrais complices », dira Sempé[6].

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Nicolas et ses copains[modifier | modifier le code]

  • Nicolas : C’est un écolier et il est le héros. Avec lui tout est « chouette ! ». Fils unique, il admire papa et maman dont il est « rien fier ». Il a un tas de copains avec qui il a formé la bande des « Vengeurs ». Alceste est son meilleur ami et il est sous le charme de Marie-Edwige. C’est lui qui raconte l’histoire, il la raconte comme la raconterait un enfant. « Le Petit Nicolas est un enfant normal… Il est gourmand, il est bagarreur, il aime jouer au football, il aime s’amuser…ceci dit il est très gentil » confiera Goscinny. Note Nicolas n’est pas très bon élève mais il n’est pas le dernier puisque c’est Clotaire. Dans sa tirelire il économise des sous pour s’acheter un avion, quand il sera grand. Il veut être aviateur. On le reconnaît à peine sur les dessins de groupe car Sempé considère que Le Petit Nicolas est incarné par l’ensemble des copains et doit à peine se distinguer des autres.
  • Alceste : « Alceste, c’est un copain qui est très gros et qui mange tout le temps ». C’est le meilleur ami de Nicolas. Il est gros car il mange tout le temps. Tartine beurrée, brioche, pain au chocolat… et même fleurs rien ne lui résiste. Il est l’un des rares enfants facilement identifiables ; Sempé le dessine presque toujours en train de se mettre quelque chose dans la bouche. Il a les mains sales ce qui est parfois gênant pour ses copains car quand on lui serre la main, elle est toujours collante. Il est d'humeur assez égale mais il n'aime pas partager sa nourriture avec ses copains ce qui crée quelquefois des disputes. « Il ne faut jamais faire le guignol avec sa nourriture, surtout quand c’est la deuxième tartine de la deuxième récré ». Au foot il n’aime pas courir ce qui arrange ses coéquipiers : « Il est bien, Alceste, comme goal : il est très large et il couvre bien le but ». Alceste n’est pas sans rappeler d’autres personnages de l’univers de René Goscinny comme Obélix ou Averell Dalton obsédés par la nourriture. Son nom évoque bien sûr « Le Misanthrope» célèbre pièce de Molière.
  • Rufus : Elève de la classe de Nicolas. « Il a un sifflet à roulettes et son papa est policier ». Lorsqu'il joue avec ses camarades car il veut être arbitre et participer en même temps. Il refuse de prêter son objet fétiche : « c’est un souvenr de famille ». Rufus prend très au sérieux le métier de son père dont il est très fier. Chaque fois qu’il se sent un peu déstabilisé , il brandit la menace de son policier de père : « Je vais dire à mon papa de donner des tas de contraventions à ton papa ! ». Le code secret de la bande de copains sera entre autre « Rufus est bête, faites passer ». Il inspire au comédien Jacques Narcy son nom de scène « Rufus ».
  • Clotaire : «Elève de la classe de Nicolas.  C’est le dernier de la classe. Quand la maîtresse l’interroge, il est toujours privé de récré ». Il finit presque inévitablement au coin – toujours le même à gauche du tableau - car il n'apprend rien. Cancre, il collectione les zéros et les punitions. Il est le seul des personnages à avoir une télévision chez lui ce qui lui confère une certaine aura. Il dispose également d’un « vélo de course » avec porte bagage…pour faire les courses.  Le jour de la remise des prix, il est miraculeusement récompensé et reçoit « le prix de la camaraderie ».  
  • Eudes : Elève de la classe de Nicolas. « Il est très fort et il aime bien donner des coups de poing sur le nez des copains ». « Elève dissiper. Se bat avec ses camarades. Pourrait faire mieux » note la maîtresse dans son carnet scolaire. Il impose sa loi : chef de la bande des Vengeurs ou capitaine de l’équipe de foot. Il a le coup de poing facile d’autant qu’il se vexe facilement. Il a un grand frère Jonas qui fait son service militaire dont il est à la fois jaloux et fier. A la fin de l’année il remporte le prix de gymnastique.  
  • Geoffroy : Elève de la classe de Nicolas. « Il a un papa très riche qui lui achète tout ce qu’il veut ». Son père, « il gagne des tas et des tas d'argent ». et lui offre des cadeaux qu’il apporte à l’école : un appareil photo, un équipement complet de footballeur, une boite de magie… Il vient souvent en classe avec des déguisements : cow-boy, martien, mousquetaire…Volontiers insolent il est après Clotaire l’élève qui récolte le plus de punitions. Il habite une grande maison avec une piscine en forme de haricot. Quand les mamans sont demandées à l'école, la mère de Geoffroy se fait représentée par Albert, le chauffeur. Geoffroy est avec Alceste, le compagnon le plus présent dans les aventures de Nicolas. Il rafle généralement « le prix de bonne tenue ». Ce que Nicolas attribue au fait qu’ « il est toujours très bien habillé ».  
  • Joachim : Elève de la classe de Nicolas. Rêveur et inventif, il répète tout le temps : « C’est moi qui ai eu l’idée » ou « on fera semblant ». Il est volontiers bagarreur et distribue coup de poings et gifles. Il est « terrible aux billes » «  La maîtresse ne l’a jamais, jamais une fois félicité » sauf le jour où son frère est né, le petit Léonce. On le reconnait sur certains dessins car il porte parfois un béret. Il aura droit au titre de la première édition du cinquième volume « Joachim a des ennuis » paru en 1964 mais qui sera par la suite réédité en : « Le Petit Nicolas a des ennuis ».  
  • Agnan : « C’est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse » A la récréation il repasse toujours ses leçons. »Il est fou Agnan ! ».  « Il n’est pas bon camarade et on ne l’aime pas trop ». Seulement « il a des lunettes et on ne peut pas taper sur lui aussi souvent qu’on le voudrait ». Sans cesse il dénonce ses camarades qui le traitent « cafard ».  Agnan pleure très facilement ou pique une crise de nerf lorsqu'il est contrarié ou embarrassé. C'est pourquoi lorsque tout le monde joue au foot, il est nommé arbitre ou alors joueur en arrière, voire gardien.
  • Maixent : Elève de la classe de Nicolas. « Maixent court très vite, il a des jambes très longues et toutes maigres, avec des gros genoux sales ». C’est le plus grand de la classe. Susceptibles, il est bagarreur. Quand sa sœur aînée Hermione se marie, Maixent devient beau-frère et provoque ainsi la jalousie de ses copains. C’est le moins présent de la bande de Nicolas. Une nouvelle lui est néanmoins intégralement consacrée, «  Le Magicien ».  
  • Marie-Edwige : Nicolas est sous le charme : « Elle est très chouette, même si c’est une fille. Je crois que l’on va se marier plus tard ». C’est la fille de Mr et Mme Courteplaque, qui habitent la maison à côté de celle de Nicolas. Capricieuse et autoritaire, elle mène Nicolas par le bout du nez. Quand elle s’exprime elle a le pouvoir de remuer les paupières très vite, ce qui fait rougir Nicolas. « Il y a une chose que Marie-Edwige aime bien, c’est de voir faire des galipettes, et pour les galipettes, je suis terrible ». Elle aime le piano et la danse. Elle est aussi très coquette :  « Ma poupée ( Chantal) et moi, on a plus rien à se mettre ! ». Dans l’histoire « Souvenirs de vacances », Nicolas ressent ses premiers émois…

   

  • Louisette : Des cheveux jaunes, avec des nattes, des yeux bleus, un nez et une robe rouge, elle a un sacré tempérament. « Ca ne m’intéresse pas tes livres, elle m’a dit Louisette, t’a pas quelque chose de plus rigolo ? » Après une partie de foot, une vitre cassée par Louisette et une punition pour Nicolas, le jeune garçon est séduit : « Elle est chouette, Louisette, quand on sera grands, on se mariera. Elle a un shoot terrible ! ».

Nicolas et sa famille[modifier | modifier le code]

  • Maman : Comme papa, maman n’est jamais nommée autrement que : « maman ». Très tendre avec son fils unique, elle adore son « chéri » et passe beaucoup de temps à la cuisine : « Elle m’a embrassé et elle a dit que, pour ce soir, elle ferait du gâteau ». Il lui arrive de se mettre en colère : « Elle m’a fait des yeux, ceux avec lesquels il vaut mieux ne pas rigoler ». Pour son fils elle veut une éducation irréprochable et l’abreuve de recommandations. Parfois débordée, elle s’en remet à son mari : « Quand il viendra, tu lui avoueras ce que tu as fait, il te punira… ». Mais avec son mari les relations sont parfois tendues : « A moi les sales besognes ! ». Les disputes sont sans lendemain. Une tarte pomme scelle la réconciliation. Son personnage est joué par Bernadette Lafont dans l’adaptation pour la télévision Tous les enfants du monde (1964) et Valérie Lemercier dans les deux films pour le cinéma.
  • Papa : Son identité n’a jamais été précisée. Il est « Papa ». Il officie dans un bureau dont le patron est Mr Moucheboume et il se plaint souvent des difficultés de son travail dont on ignore la nature exacte. Lorsqu'il rentre à la maison, il aime lire son journal dans son fauteuil et fumer une pipe. Il est généralement plus jovial et indulgent envers son fils que sa femme ne l'est. « C’est le plus gentil de tous les papas… ». Il aime se vanter auprès de son fils d'exploits scolaires ou sportifs : « Je savais que papa avait été un champion terrible de football, de rugby, de natation et de boxe, mais pour le vélo, c’était nouveau ». Mais il ne peut jamais montrer à son fils les preuves de ses faits d’armes (médailles ou prix, etc.) qu'il a invariablement perdues « dans le déménagement quand il s'est marié ». À l'occasion d'une visite d'un ancien camarade de classe, Nicolas apprend, qu'à son âge, son père faisait les quatre cents coups. Anxieux, parfois colérique, volontiers querelleur avec son voisin Mr. Blédurt, papa se comporte parfois comme un grand enfant. Les disputes avec maman sont sans gravité : « Papa, a dit que non, cétait lui qui avait eu tort et il se sont mis à rigoler, et ils se sont embrassés ». L’acteur Michel Lonsdale joue le rôle du père dans l’adaptation pour la télévision en Tous les enfants du monde (1964) et Kad Merad dans les deux films du Petit Nicolas.
  • Mémé : « Mémé c’est la maman de maman, je l’aime beaucoup et elle me donne tout le temps des tas de chouettes cadeaux ». Bonbons, chocolats… mais aussi montre, camion, voiture, appareil photo… ce qui a le don d’irriter le papa de Nicolas quand arrive un paquet par la poste : « Aïe, aïe, aïe, des catastrophes en perspective ! ». Avec son gendre les relations sont tendues et provoque souvent une scène de ménage : « Ah ! Ta mère ! Ça m’étonnait qu’elle ne soit pas encore arrivée dans la conversation, ta mère ». L’actrice Dominique Lavanant interprète le rôle de Mémé dans le film Les vacances du Petit Nicolas.
  • Tonton Eugène : « C’est le frère de papa ; il est gros, raconte des blagues et il rit tout le temps. On ne le voit pas beaucoup, parce qu’il voyage, pour vendre des choses très loin, à Lyon, à Clermont-Ferrand et à Saint-Etienne ». Aux yeux de Nicolas, ce VRP est un « explorateur ». Héros de l’histoire « Le nez de Tonton Eugène », au cours de laquelle Nicolas écopera d’une punition : « Je ne dois pas apporter de nez en carton en classe d’histoire dans le but de faire le pitre et de dissiper mes camarades ».
  • Les autres membres de la famille de Nicolas : Il y a oncle Casimir. Les cousins et cousines : Éloi, Roch, Euloge et Lambert ainsi qu’Elvire, Clarisse et Félicité. Les tantes : elles se nomment Pulchérie, Eulogie, Clarisse, Dorothée et la redoutable tante Mathilde au sans-gêne proverbial.Maman

Le personnel enseignant[modifier | modifier le code]

  • La maîtresse : Elle instruit la classe de Nicolas et ses copains, ce qui ne va pas sans problèmes. Lorsqu'elle veut gronder un élève, elle se met à le vouvoyer. Bien qu'elle soit parfois sévère, Nicolas la trouve généralement « chouette ».
  • Le directeur de l'école : Il apparaît fréquemment lorsque la classe devient trop intenable. Il entre toujours selon la formule rituelle : « Debout », dit la maîtresse. « Assis », dit monsieur le Directeur. Il menace les enfants de les envoyer au piquet s'ils ne sont pas sages, notamment Clotaire.
  • M. Dubon alias le Bouillon : Un surveillant à l'école et qui est très sévère. Il est secrètement surnommé « le Bouillon » non parce qu'il bouillonne souvent de colère, mais parce qu'il dit souvent aux élèves « Regardez-moi dans les yeux » et dans le bouillon, il y a des yeux (ce sont les grands qui ont trouvé ce surnom). Dubon semble être originaire de Corrèze[7] et a été sergent-chef dans la Coloniale. Il utilise un langage assez recherché : « proférer », « sobriquet », etc.
  • M. Mouchabière : Un autre surveillant de l'école, plus jeune que Le Bouillon mais pas moins sévère. Les élèves ne lui ont pas encore trouvé un surnom rigolo. Le Petit Nicolas dit de lui : « On a l'impression que ça ne fait pas longtemps qu'il est sorti de l'école. Il est un peu plus vieux que les grands, mais pas tellement plus. »
  • Mlle Vanderblergue : C'est la professeur de chant. Elle n'apparaît que dans une seule histoire (On a répété pour le ministre) où elle fait chanter La Marseillaise aux élèves.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Roger Moucheboume : C'est le patron du papa de Nicolas. Il exploite ses employés et leur refuse toujours une augmentation. Il fait parfois des cadeaux à Nicolas. C'est un grand homme, certes exigeant, mais juste.
  • L'inspecteur : Ce personnage n'apparaît que dans une aventure (On a eu l'inspecteur). C'est un monsieur habillé en noir avec des lunettes et de gros sourcils. On raconte que c'est un sacré blagueur mais qu'il est reparti aussi vite qu'il est venu à cause de l'attitude des élèves.
  • Le ministre : Ce personnage éminent n'est autre qu'un ancien élève de l'école. Nicolas et deux de ses camarades devaient lui apporter des plumeaux pour lui faire honneur mais ils ont été enfermés dans la buanderie à cause de leur indiscipline.
  • La remplaçante : Elle remplace la maîtresse de Nicolas et ses amis dans une aventure. Elle est décrite comme une femme âgée, qui porte des lunettes et qui postillonne lorsqu'elle parle. Elle est un peu sourde à tel point qu'elle appelle Agnan "Armand" et Clotaire "Hilaire".

Le voisinage et le quartier[modifier | modifier le code]

  • Marie-Edwige : La jolie petite voisine de Nicolas et fille des Courteplaque. Blonde et particulièrement chipie, elle est très amie avec Nicolas et a même fait tourner la tête à quelques-uns de ses camarades (comme Alceste). Elle a une poupée qui s'appelle Chantal. Nicolas s'est aussi mis dans la tête qu'il l'épouserait plus tard (idée qu'il s'était déjà faite avec une certaine Louisette). On peut se demander si Nicolas n'est pas tombé amoureux d'elle.
  • Mme Courteplaque : Mère de Marie-Edwige, elle adore vanter les qualités de sa fille.
  • M. Blédurt : Le voisin de Nicolas. Il aime taquiner le papa de Nicolas, mais c'est pour rire ! En réalité, ils s'entendent plutôt bien : ils vont pique-niquer ensemble, jouer au croquet ou encore faire des promenades.
  • Mme Chouquette : Boulangère et pâtissière, Nicolas et ses amis viennent parfois la voir pour s'acheter leur goûter, surtout Alceste (qui est en fait son chouchou).
  • M. Compani : L'épicier de la ville. Il s'agit vraisemblablement d'un homme très sympathique, qui aime bien Nicolas. Il lui offre parfois des biscuits ou des olives à manger, voire un chaton, « Bonbon », que sa chatte « Biscotte » a mis au monde. Malheureusement, la mère de Nicolas ne voudra pas garder le chaton, et l'enfant devra s'en séparer.

Publications[modifier | modifier le code]

Goscinny a écrit 223 histoires au total. 222 d'entre elles ont été rassemblées en huit recueils, 5 alors que Goscinny était vivant et 3 au cours des années 2000.

Le Petit Nicolas en livres[modifier | modifier le code]

Dès 1960, sort Le Petit Nicolas en librairie chez Denoël qui sera le premier éditeur de la saga. Les cinq premiers volumes qui paraissent chaque année de 1960 à 1964 deviennent progressivement des ouvrages de référence :  Le Petit Nicolas, Les récrés du Petit Nicolas, Les vacances du Petit Nicolas, Le Petit Nicolas et les copains, Le Petit Nicolas a des ennuis. Chaque recueil rassemble une quinzaine d’histoires parues dans Sud-Ouest-Dimanche et Pilote. « Le premier volume n’a absolument pas marché » racontera Sempé. C’est l’émission de télévision, Lecture pour tous animée par Pierre Dumayet qui lance Le Petit Nicolas, grâce à la présence sur le plateau de ses deux créateurs dont le duo fait merveille « Nous avons arrêté avant que cela ne tourne au cauchemar. C’était un style très spécial. Il ne fallait pas que cela tourne au procédé. Cela dit, chaque fois que nous nous voyons, nous sommes tentés de reprendre les aventures du Petit Nicolas… C’est un personnage pour qui j’ai une tendresse toute particulière »[8] dira Goscinny qui disparaît en 1977. « Il avait trouvé un ton formidable et qui plaît encore aux enfants d’aujourd’hui, fera remarquer Sempé. Par la suite, il m’a dit, à plusieurs reprises, que le Petit Nicolas était ce qu’il préférait de toute son œuvre ».[9]

La deuxième vie du Petit Nicolas[modifier | modifier le code]

En 2004, Anne Goscinny exhume des archives de son père nombre d’histoires inédites en livre, pour la plupart parues dans Sud-Ouest Dimanche. Elle décide, avec l’accord de Sempé, de publier ces inédits chez IMAV, maison d’éditions créée avec son mari Aymar du Chatenet[10].

-       Le succès des Histoires inédites du Petit Nicolas (2004) est phénoménal et hisse le héros de Goscinny et Sempé au rang de best-seller.

Trois autres opus viennent compléter la série chez IMAV éditions :

-       Histoires inédites du Petit Nicolas - volume 2 paru en 2006

-       Le Petit Nicolas – Le ballon et autres histoires inédites à l’occasion des cinquante ans du personnage en 2009 : cet ouvrage rassemble 10 histoires dont neuf totalement inédites et jamais illustrées par Sempé. Pour l’occasion, le dessinateur opte pour des illustrations en couleur à l’aquarelle. Figure dans cet ouvrage également la toute première histoire du personnage parue le 29 mars 1959 dans Sud-Ouest Dimanche, « L’Œuf de Pâques ».

-       Le Petit Nicolas - La bande dessinée originale paru en 2017 qui rassemble les 28 planches publiées entre 1955 et 1956 dans Le Moustique.

IMAV éditions est devenue la maison-mère du Petit Nicolas et publie désormais l’intégralité du catalogue, y compris les anciens titres parus chez Denoël. Le travail entrepris par IMAV a permis de hisser le plus célèbre des écoliers de France au rang des best-sellers de la littérature jeunesse avec plus de 1 000 000 d’exemplaires vendus. Ce qui fera dire à Sempé : « Si René Goscinny vivait, il serait très heureux de ce succès »[11]. IMAV éditions gèrent également les droits d’adaptation audiovisuelle et merchandising pour le monde entier.

Une série de grandes expositions patrimoniales dont l’une à l’Hôtel de Ville de Paris (150 000 visiteurs en 2009) ou encore à La Fondation Louis Vuitton (2019) ainsi que deux films au cinéma et deux séries télévisés ont largement contribué à la notoriété du personnage dont Sempé dira « Le Petit Nicolas est indémodable car lorsque nous l’avons créé il était déjà démodé ».

Histoires originales[modifier | modifier le code]

Recueils publiés du vivant de Goscinny[modifier | modifier le code]

Le Petit Nicolas (1960) - 19 histoires.

Les Récrés du petit Nicolas (1961) - 17 histoires.

Les Vacances du Petit Nicolas (1962) - 18 (+1) histoires.

Le Petit Nicolas et les Copains (1963), récompensé par le prix Alphonse-Allais - 16 histoires.

Le Petit Nicolas a des ennuis (1964) - 16 histoires, à l'origine édité sous le titre Joachim a des ennuis

Recueils "inédits", publiés après le décès de Goscinny[modifier | modifier le code]

Histoires inédites du Petit Nicolas (2004) 80 histoires inédites publiées par Anne Goscinny et Sempé. Ces histoires avaient déjà été publiées dans Sud-Ouest Dimanche, mais jamais sous forme de livre.

Ce recueil de 2004 a été édité au format de poche (Gallimard jeunesse, coll. "Folio junior") en 5 volumes dont les titres sont :

  • vol. 1 : Les Bêtises du Petit Nicolas
  • vol: 2 : Le Petit Nicolas voyage (en bonus : Roma ou l'aventure automobile, récit inédit qui conte les dangers de la circulation en Italie).
  • vol. 3 : La Rentrée du Petit Nicolas.
  • vol. 4 : Le Petit Nicolas et ses voisins
  • vol. 5 : Les Surprises du Petit Nicolas

Histoires inédites du Petit Nicolas - volume 2 (2006) 45 autres histoires inédites.

Ce recueil de 2006 a été édité au format de poche (Gallimard jeunesse, coll. "Folio junior") en 3 volumes dont les titres sont :

  • vol. 6 : Le Petit Nicolas s'amuse
  • vol. 7 : Le Petit Nicolas, c'est Noël !
  • vol. 8 : Les Bagarres du Petit Nicolas

Le Ballon et Autres Histoires inédites (2009). Les dix dernières histoires non publiées en livre de Nicolas (dont la toute première histoire parue en 1959, L'œuf de Pâques), illustrées par 70 aquarelles réalisées en 2008 par Sempé.

  • vol. 9 : Le Ballon et autres histoires inédites (Folio junior)

Recueils des "Inédits", publiés chez IMAV éditions[modifier | modifier le code]

La totalité des histoires inédites ont d’abord été publiés en 4 volumes

  • Histoires inédites du Petit Nicolas, préface Anne Goscinny, 80 histoires (2004) – Couronné par un Globe de cristal 2006 - Prix de la presse pour les arts et la culture.
  • Histoires inédites du Petit Nicolas, volume 2, préface Anne Goscinny, 45 histoires (2006)
  • Le ballon et autres histoires inédites, préface Anne Goscinny, 11 histoires (2009)
  • Le Petit Nicolas, la bande dessinée, 28 planches de bande dessinées (2017)

L’intégralité de l’œuvre a été rééditée en 15 volumes. Elle est désormais disponible chez IMAV (éditions cartonnées) et en édition de poche chez Folio et Folio Junior (Gallimard) et en éditions numériques.


1.    Le Petit Nicolas

2.    Le Petit Nicolas et les copains

3.    Les Vacances du Petit Nicolas

4.    Les Récrés du Petit Nicolas

5.    Le Petit Nicolas a des ennuis

6.    Les bêtises du Petit Nicolas

7.    Le Petit Nicolas voyage

8.    Le Petit Nicolas et ses voisins

9.    La rentrée du Petit Nicolas.

10. Les surprises du Petit Nicolas

11.  Le Petit Nicolas s'amuse

12. Les bagarres du Petit Nicolas

13.  Le Petit Nicolas, c'est Noël !

14.  Le Petit Nicolas le ballon et autres histoires inédites

15.  Le Petit Nicolas, la bande dessinée

Un best-seller[modifier | modifier le code]

Les livres du Petit Nicolas se vendent à 300 000 exemplaires en moyenne, par an, en France. Avec 15 millions d’exemplaires dans le monde, dans une cinquantaine de pays, Le Petit Nicolas est un succès international. C’est un best-seller notamment en Allemagne, Pologne, Chine, Corée du Sud, ... Deux films au cinéma, « Le Petit Nicolas » (2009, meilleur film français de l’année avec 5,7 millions d’entrées) et « Les vacances du Petit Nicolas » (2014) en ont fait une star du cinéma. À la télévision, une série animée diffusée sur M6 puis dans le monde entier (2x 52 épisodes de 13 minutes) confirme son extraordinaire popularité.

Latin[modifier | modifier le code]

Le Petit Nicolas en latin – Pullus Nicolellus. Traduction Elisabeth Antébi et Marie France Saignes, IMAV éditions, novembre 2012

Langues régionales[modifier | modifier le code]

La collection « Le Petit Nicolas dans les langues de France ».

Les éditions IMAV se sont lancées un défi : traduire le Petit Nicolas dans les 75 langues de France officiellement référencées. L’œuvre de Goscinny et Sempé sera peut-être la première à réaliser ce tour de Gaule au complet. Ces traductions s’inscrivent dans le cadre d’une ambitieuse collection des « Langues de France » visant à promouvoir la diversité linguistique de la France.

  • Le Petit Nicolas en langue corse - Niculinu in corsu. Juin 2013
  • Le Petit Nicolas en breton - Nikolazig e brezhoneg. Novembre 2013
  • Le petit Nicolas en picard - Ch'tchot Colas in picard. Novembre 2014
  • Le Petit Nicolas en créole de Réunion -Ti Nikola kréol Rénion. IMAV / Caraïbéditions. Juillet 2014
  • Le Petit Nicolas en créole de Martinique -Ti Nikola-a kréyol Matinik. IMAV / Caraïbéditions. Juillet 2014
  • Le Petit Nicolas en créole de Guadeloupe - Ti Nikola kréyol Gwadloup. IMAV/Caraïbéditions. Juillet 2014
  • Le Petit Nicolas en créole de Guyane -Ti Nikola-a kréyol Gwiyanè. IMAV / Caraïbéditions. Juillet 2014
  • Le Petit Nicolas en yiddish - אַלאָקינ רעניילק רעד שידיִי ףיוא Août 2013
  • Le Petit Nicolas en arabe maghrébin - Nicolas Ṣṣghir beddarija Lughat Franṣa Livre bilingue. Aout 2013
  • Le Petit Nicolas en arménien occidental - Փոքրիկ Նիկոլը արեւմտահայերէն Livre bilingue. Février 2015
  • Le Petit Nicolas en vosgien-lorrain - Lé p'tit Colâs en vosgien – lorrain. Livre bilingue. Septembre 2015
  • Le Petit Nicolas en provençal - Lo Pichon Micolau en provençau Livre bilingue. Juin 2016
  • Le Petit Nicolas en gascon - Lo Petit Nicolau en gascon Livre bilingue. Juin 2016
  • Le Petit Nicolas en niçois - Lou Pichin Nicoulau en nissart Livre bilingue. Septembre 2017
  • Le Petit Nicolas en vivaro-alpin - Lo pechon Nicolau en occitan vivaro-aupenc Livre bilingue. Décembre 2018
  • Le Petit Nicolas en auvergnat - Lo petiòt Nicolau per auvernhàs Livre bilingue. Décembre 2018
  • Le Petit Nicolas en languedocien - Lo pichòt Nicolau en occitan lengadocian Livre bilingue. Décembre 2018
  • Le Petit Nicolas en limousin - Nicolaudon en lemosin Livre bilingue. Avril 2019
  • Le Petit Nicolas en normand – Le P’tit Colas en normaund Livre bilingue. Septembre 2020

Langues étrangères[modifier | modifier le code]

Français Le Petit Nicolas
Albanais Nikolasi
Allemand Der kleine Nick
Anglais Nicholas
Bulgare Малкият Никола
Chinois simplifié 小尼古拉
Chinois complexe 小淘氣尼古拉
Coréen 꼬마 니콜라
Croate Nikica
Danois Jeppe
Espagne Castillan El pequeño Nicolás
Espagne Catalan Et petit Nicolas
Espagne Basque Nikolas Txiki
Estonien Väike Nicolas
Finlandais Pikku Nikke
Gallois Nioclás Beag
Grec Ο μικρος Νικολας
Hongrois A kis Nicolas
Israëlien ניקולא הקטן
Italien Il Piccolo Nicolas
Japonais プチ・ニコラ
Latin Pullus Nicolellus
Néerlandais De kleine Nicolaas
Norvégien Nikolai
Polonais Mikołajek
Portugais O menino Nicolau
Portugais brésilien O Pequeno Nicolau
Tchèque Malý Mikuláš
Roumain Micuţul Nicolas
Russe Малыш Николя
Serbe Malog Nikole
Slovaque Malý Mikuláš
Slovène Nikec
Thaï หนูน้อยนิโกลา
Turc Pıtırcık
Ukrainien Малий Ніколя
Vietnamien Nhóc Nicolas

Adaptations[modifier | modifier le code]

Novélisations du film[modifier | modifier le code]

  • Les Vacances du Petit Nicolas : le roman du film / un film de Laurent Tirard ; d'après l'œuvre de Goscinny & Sempé ; adaptation Valérie Latour-Burney ; préface Laurent Tirard, Grégoire Vigneron. Paris : Imav éditions, , 130 p. (ISBN 978-2-915732-71-9)
  • Les Vacances du petit Nicolas : l'album du film / un film de Laurent Tirard ; d'après l'œuvre de Goscinny et Sempé. Paris : IMAV éd., 2014, [46] p. (ISBN 978-2-915732-72-6)

Novélisations du dessin animé[modifier | modifier le code]

Folio cadet
  • 13- Un chaton trop mignon / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n°82, 04/2013, 32 p. (ISBN 978-2-07-065047-7)
  • 29- Une grenouille à l'école / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n° 110, 08/2015, 30 p. (ISBN 978-2-07-065731-5)
  • 30- Les petits rebelles
  • 31- Oh, la honte ! / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n° 115, 03/2016, 30 p. (ISBN 978-2-07-055902-2)
  • 32- Petite frayeur entre amis / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n° 116, 03/2016, 30 p. (ISBN 978-2-07-055903-9)
  • 33- La classe verte / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n° ***, 08/2016, 30 p. (ISBN 978-2-07-058997-5)
  • 34- Qui a peur du docteur ? / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n° ***, 08/2016, 30 p. (ISBN 978-2-07-058998-2)
  • 35- Les Farceurs / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n° 138, 02/2017, 30 p. (ISBN 978-2-07-507799-6)
  • 36- Clotaire déménage / Emmanuelle Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, coll. "Folio cadet. Premières lectures" n° 139, 02/2017, 30 p. (ISBN 978-2-07-507804-7)
Compilations
  • 3- Le Petit Nicolas : mes plus chouettes histoires / adaptation Emmanuelle Kecir-Lepetit. Paris : Gallimard jeunesse, 06/2016, 141 p. (ISBN 978-2-07-058996-8). Réunit : En garde, chevalier !, Papa casse mes jouets !, La leçon de code, Les filles, c'est drôlement compliqué !.
Grands formats
  • 7- Un chien pour Nicolas / adaptation de Valérie Latour-Burney. Paris : Gallimard jeunesse, , 121 p. (ISBN 978-2-07-066657-7)

Discographie (enregistrements parlés)[modifier | modifier le code]

  • Le Petit Nicolas / Sempé, Goscinny, aut. ; musiques originales de Patrice Gomis ; lu par Brigitte Lecordier. - Paris : Éditions Gallimard Jeunesse, P 2004. - 2 disques compacts (2 h) + 2 f. de pl. Prod. : Paris : Gallimard Jeunesse, P 2004. - Gallimard jeunesse A 53556 (boîte). - EAN 3260050668583
  • Les Vacances du petit Nicolas / Sempé, ill. ; Goscinny, aut. ; Manuel Dubigeon et Hervé Mallet, mus. ; texte lu par Rémy Dévèze, Véronique Françaix, Barbara Hurel, Marie-Pierre Sanson. - Édition spéciale. - Paris : Gallimard ; Lagny-Sur-Marne : distrib. Société de distribution des produits de l'édition, 1987 (cop.). - 1 livre (186 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 18 cm. - 2 cass. audio (2 h). - (Folio junior). Cop. 1987. (ISBN 2-07-033457-0) (livre). - (ISBN 2-07-058460-7) (Coffret) : 130 F. - Gallimard jeunesse A58460 (Boîte).
  • Le Petit Nicolas et ses copains / Sempé, ill. ; Goscinny, aut. ; Manuel Dubigeon et Hervé Mallet, mus. ; texte lu par Rémy Dévèze, Véronique Françaix, Barbara Hurel, Marie-Pierre Sanson. - Édition spéciale. - Paris : Gallimard ; Lagny-Sur-Marne : distrib. Société de distribution des produits de l'édition, 1988 (cop.). - 1 livre (184 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 18 cm. - 2 cass. audio (2 h). - (Folio junior). Cop. 1988. (ISBN 2-07-033475-9) (livre). - (ISBN 2-07-058458-5) (Coffret) : 130 F. - Gallimard jeunesse A58458 (Boîte).
  • Les Récrés du petit Nicolas / Sempé, ill. ; Goscinny, aut. ; Manuel Dubigeon et Hervé Mallet, mus. ; texte lu par Rémy Dévèze, Véronique Françaix, Barbara Hurel, Marie-Pierre Sanson. - Édition spéciale. - Paris : Gallimard ; Lagny-Sur-Marne : distrib. Société de distribution des produits de l'édition, 1987 (cop.). - 1 livre (181 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 18 cm. - 2 cass. audio (2 h). - (Folio junior). P 1994. - Cop. 1987. (ISBN 2-07-033468-6) (livre). - (ISBN 2-07-058459-3) (Coffret) : 130 F. - Gallimard jeunesse A58459 (Boîte).
Maxime Godart, interprète du Petit Nicolas dans l'adaptation cinématographique en 2009.

Références et intertextualités[modifier | modifier le code]

  • Dans Les Vacances du Petit Nicolas, un moniteur du camp raconte une histoire aux enfants : « Il y avait une fois, dans un très lointain pays, un calife qui était très bon, mais qui avait un très méchant vizir. » Goscinny s'inspira quelques mois plus tard de cette histoire pour créer Iznogoud. Nicolas dit d'ailleurs que la suite de l'histoire parle du calife qui se déguise pour voir ce que les gens pensent de lui, ce qui sera l'intrigue d'un épisode d'Iznogoud.
  • Dans Les Bêtises du petit Nicolas, Clotaire fait référence à Pilote, dans laquelle la série était publiée. Dans une scène du film, un des personnages brandit un exemplaire de cette revue.
  • Gilberte Polaro-Millo, la future épouse de Goscinny, ignorait tout de ce dernier lorsqu'ils se rencontrèrent sur le paquebot Antilles lors d'une croisière en mer du Nord en . En guise de présentation, Il lui offrit un exemplaire du Petit Nicolas. Elle raconte : « Il m'a donné le Petit Nicolas pour que je voie à peu près ce qu'il faisait. Je me suis dit : cet homme est un génie ! Revenue à Nice, j'ai informé mes copains que j'avais rencontré un génie qui écrivait le Petit Nicolas et un tas d'autres trucs. Ah ! bon, disent les copains, Et comment s'appelle ton génie ? René Goscinny. Là j'ai compris à leurs hurlements que, comme découvreuse de génies, j'étais nulle[12] ».

Postérité[modifier | modifier le code]

  • En 2014, un article paru dans Le Figaro[13] indique : « Le Petit Nicolas est un best-seller international (plus de 15 millions d'exemplaires vendus), quarante-cinq traductions. » Imav Éditions, fondée par Aymar du Châtenet avec Anne Goscinny, vend 500 000 exemplaires du Petit Nicolas chaque année.

Hommages et honneurs[modifier | modifier le code]

  • L'année 2009 commémore le cinquantenaire de la première publication dans la presse française des histoires de Nicolas sous la forme de textes de Goscinny illustrés par des dessins de Sempé. À cette occasion, la Poste sort un carnet de timbres intitulé "Le sourire du Petit Nicolas"[14]. Le carnet comprend 14 timbres-poste autocollants de couleur rouge représentant chacun un personnage-clé des histoires du Petit Nicolas. Geoffroy, Joachim et Eudes ont chacun droit à un timbre à leur effigie[15].
  • En 2014, la Monnaie de Paris a créé trois monnaies, un coffret et un bronze d'art inspirés du personnage Le Petit Nicolas[16].
    • Une touche de rouge, si caractéristique du Petit Nicolas, se retrouve sur l’ensemble des monnaies et des produits dérivés de la série.
    • Numéroté à 1 000 exemplaires, le coffret inclut les histoires Les Vacances du Petit Nicolas et La Rentrée du Petit Nicolas, un ex-libris, la médaille « Galet » et le jeton « nouveau franc »
    • Édité à 55 exemplaires seulement, le bronze d’art Le Petit Nicolas est signé par Jean-Jacques Sempé.
  • Le Petit Nicolas est choisi comme parrain pour la campagne de 2017 de l'opération pièces jaunes. C'est la toute première fois que l'image du personnage est associée à une opération de solidarité[17]. Opération reconduite en 2018.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1964, le réalisateur André Michel adapte Un souvenir qu'on va chérir sous le titre La Photo de classe pour un film à sketches intitulé Tous les enfants du monde. Michel Lonsdale joue le rôle du père de Nicolas et Bernadette Lafont joue sa mère.

En 2009 est sorti Le Petit Nicolas, un film de Laurent Tirard qui rassemble plusieurs éléments de différentes histoires, suivi en 2014 d'un deuxième opus avec la même équipe : Les Vacances du petit Nicolas.

En 2021 Le Petit Nicolas sera de retour par le prochain film de Julien Rappeneau et aura pour acteur principal Ilan Debrabant. [18],[19]

Ilan Debrabant à l'age de huit ans sera l'acteur principal du Petit Nicolas de Julien Rappeneau

À la télévision[modifier | modifier le code]

Une série télévisée d'animation, Le Petit Nicolas, est diffusée à partir de sur M6.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’univers du Petit Nicolas est un monde idéal. C’est l’enfance que Goscinny et moi aurions aimé avoir. C’est le grand talent de Goscinny d’avoir réussi à créer un monde de gosses tel que tout le monde en rêve. Il n’y a jamais de drame dans le vie de Nicolas », expliquera Semp.
  2. Le Nouvel Observateur, 7 octobre 2004
  3. Les 28 planches seront publiées en 2017 par IMAV éditions dans l’album Le Petit Nicolas - La bande dessinée originale.
  4. Les Inrockuptibles, spécial Goscinny, n° 125, 5 novembre 1997.
  5. Sempé. Le livre de l’exposition. Ville de Caen, juin 1984.
  6. Sempé, Enfances, Denoël/MG, 2011.
  7. Dans Cher Père Noël des Histoires inédites, volume 2 : « Il est très fatigué le Bouillon. Alors, vous devriez lui donner tout de suite des vacances, pour qu'il puisse partir chez lui, en Corrèze, et rester très longtemps là-bas ».
  8. Cahier de la bande dessinée, entretien avec Numa Sadoul et Jacques Glénat, n°22 avril 1973
  9. René Goscinny, profession humoriste, Anne Goscinny, Guy Vidal, Patrick Gaumer. Ed Dargaud, 1997.
  10. « Aymar du Chatenet, prof particulier du Petit Nicolas » Le Figaro 31 mai 2014  .
  11. Le Soir, octobre 2004.
  12. René Goscinny et Albert Uderzo, romanistik.uni-freiburg.de
  13. Mohammed Aïssaoui 2014
  14. Wikitimbres.fr
  15. « 50 ans du Petit Nicolas : un carnet de timbres anniversaire en vente demain », La dépêche, 20/09/2009
  16. Site de la Monnaie de Paris
  17. [1]
  18. Olivier Delcroix, « Le Petit Nicolas: qui est le jeune Ilan Debrabant? », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  19. Jérôme Lachasse, « <Le Petit Nicolas de retour au cinéma: découvrez le nouvel interprète du héros de Sempé et Goscinny », BFM TV,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]