Antilles (paquebot de 1953)

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Ne doit pas être confondu avec Antilles (paquebot de 1913).

Antilles
Type Navire de croisière
Histoire
Chantier naval Arsenal de Brest
Lancement 1952
Mise en service 1953
Statut Incendie le
Caractéristiques techniques
Longueur 173,2 m
Maître-bau 24,4 m
Tirant d'eau m
Port en lourd 5 781 tonnes
Tonnage 19 828 tonnes
Propulsion 2 groupes turbines à engrenage double réduction
Puissance 42 000 chevaux
Vitesse 23 nœuds
Carrière
Armateur Compagnie générale transatlantique
Pavillon Drapeau de la France France
IMO 5019836

L'Antilles de 1953 — à ne pas confondre avec l'Antilles de 1913 — est un paquebot construit en 1952 à l'arsenal de Brest pour la Compagnie générale transatlantique. Mis en service en 1952 sur la ligne Le HavreLes Antilles, il sombra en 1971 dans les eaux antillaises, calciné par un incendie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lancé six mois avant son sister-ship le Flandre, il est finalement mis en service avec un retard de dix mois dû aux nombreux problèmes techniques apparus sur son jumeau qui termina son voyage inaugural en remorque.

En , sa cheminée est rehaussée de trois mètres par les services techniques du Havre afin d'éviter les retombées de suie sur les ponts arrière.

En 1964, 1966 et 1971, l’Antilles se rend au secours de navires marchands en détresse.

Le , le paquebot heurte un récif immergé, non signalé sur les cartes, alors qu'il est à quelques milles de l’île Moustique, en croisière entre La Guaira et La Barbade. La collision endommage une soute à mazout qui met le feu à la salle des machines, surchauffée. L'équipage n'arrive pas à maîtriser l'incendie et les 635 personnes présentes à bord évacuent le navire. Le lendemain, les naufragés arrivés entre-temps sur l'île Moustique sont transférés sur des navires venus à leur secours, parmi lesquels le Queen Elizabeth 2 de la Cunard. Le même jour, l’Antilles se brise en deux. Les restes du paquebot continueront de brûler pendant six semaines. Au fil des ans, l'épave finit par sombrer dans les eaux antillaises.

René Goscinny[modifier | modifier le code]

Les navires de croisière sont un lieu propice aux idylles amoureuses. « C'est à la mer que je dois d'être sur terre ! » dira Anne Goscinny, la fille de l'humoriste et auteur de bandes dessinées René Goscinny. Elle raconte que ses parents firent connaissance en août 1964 à bord du paquebot Antilles lors d'une croisière en mer du Nord[1]. Sa mère ignorant tout de Goscinny, ce dernier lui offrit un exemplaire du Petit Nicolas en guise de présentation. Elle raconte : « Il m'a donné le Petit Nicolas pour que je voie à peu près ce qu'il faisait. Je me suis dit: cet homme est un génie ! Revenue à Nice, j'ai informé mes copains que j'avais rencontré un génie qui écrivait le Petit Nicolas et un tas d'autres trucs. Ah ! bon, disent les copains, Et comment s'appelle ton génie ? René Goscinny. Là j'ai compris à leurs hurlements que, comme découvreuse de génies, j'étais nulle[2] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entrevue avec Anne Goscinny parue dans l'article de Sylvain Cormier « Humour – René Goscinny en bateau », le 19 mars 2011
  2. René Goscinny et Albert Uderzo, romanistik.uni-freiburg.de

Annexes[modifier | modifier le code]