Jonathan Cartland

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la série. Pour le premier album, voir Jonathan Cartland (tome 1).
Jonathan Cartland
Série
Scénario Laurence Harlé
Dessin Michel Blanc-Dumont
Couleurs Claudine Blanc-Dumont
Genre(s) western

Langue originale Français
Éditeur Dargaud
Première publication 1974
Nb. d’albums 10

Prépublication 1974 : Lucky Luke • 1977 : Pilote

Jonathan Cartland est le héros éponyme d’une série de bande dessinée de western dessinée par Michel Blanc-Dumont et écrite par Laurence Harlé. Apparue en 1974 dans Lucky Luke, elle a été publiée en dix volumes jusqu'en 1995. C'est un des « westerns contemporains les plus importants[1] ».

Jonathan Cartland se déroule pendant la conquête de l’Ouest américain et décrit les péripéties d’un trappeur empreint d’humanisme et proche de la population indienne. C’est un western proche de la nature et teinté par moment de fantastique décrivant la vie au XIXe siècle dans l’ouest sauvage.

Dans les premiers volumes, les auteurs ont du mal à se démarquer de leurs influences : l'histoire n'est qu'« un maigre succédané de Jeremiah Johnson » tandis que Blanc-Dumont reste très inspiré par le travail de Jean Giraud sur Blueberry[2]. Cependant, le dessinateur finit par trouver sa personnalité en affinant son trait[1] tandis que les scénarios de Harlé, qui se teignent de fantastique à partir de La Rivière du vent, amènent le western franco-belge dans la direction encore inédite du « western gothique (...), avec ses cortèges de sortilèges, de pièges, d'angoisses[2] ».

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Jonathan Cartland : trappeur, justicier, aussi surnommé « Cheveux jaunes » par les indiens. Spécialiste des jurons en anglais : « Blast it ! », « Good Lord ! », « Jumpin’ Jehosephat » ou « Smockin’ Jericho » figurent parmi les plus répétés.

Il connaît bien les indiens et l'ouest américain. Il a vécu avec certaines tribus (Mandans, Oglalas) et a épousé une indienne Oglala, Petite Neige. Ensemble, ils s'installent dans une cabane et ont un fils. Petite Neige meurt assassinée quand leur fils est encore tout jeune. Pendant une courte période, Cartland sombre dans l'alcool. Son ami Louis, un métis, lui trouve un travail et va lui permettre de refaire surface.

Il travaille parfois à son compte comme trappeur mais, sa bonne connaissance du terrain et sa force physique aidant, il se met également au service de l'armée ou de particuliers. Il est alors tour à tour éclaireur, guide, bûcheron, traducteur… Il se déplace beaucoup dans tout l'ouest des États-Unis : de Saint Louis à San Francisco, de montagnes en déserts.

Contrairement à de nombreux autres héros de western des années 1970, c'est « un homme fragile, épris de justice[1] », ami des indiens.

  • Louis : métis, éclaireur. Il est aussi appelé « sang-mêlé ».

Publication[modifier | modifier le code]

Jonathan Cartland est d'abord apparue en 1974 dans le mensuel Lucky Luke, où les westerns du groupe Dargaud étaient publiés en priorité. Dès 1975, les récits courts font l'objet d'un recueil, augmenté d'inédits. À la mort du magazine, la série est transférée vers Pilote, qui pré-publie les tomes 4 à 9 jusqu'en 1989. Le dernier album est le seul à être sorti sans pré-publication.

Périodiques[modifier | modifier le code]

  1. 5 récits de huit à dix pages, 1974-1975
  1. Le Trésor de la femme araignée, 1977-1978
  2. La Rivière du vent, 1979
  3. Les Doigts du chaos, 1981
  4. Silver canyon, 1983
  5. Les Survivants de l'ombre, 1986-1987
  6. L’Enfant lumière, 1988-1989

Albums[modifier | modifier le code]

  • Tous ces albums ont été publiés chez Dargaud :
  1. Jonathan Cartland, 1975
  2. Dernier convoi pour l'Oregon, 1976
  3. Le Fantôme de Wah-Kee, 1977
  4. Le Trésor de la femme araignée, 1978
  5. La Rivière du vent, 1979
  6. Les Doigts du chaos, 1982
  7. Silver canyon, 1983
  8. Les Survivants de l'ombre, 1987. Alfred du meilleur album de l’année au 15e festival d’Angoulême.
  9. L’Enfant lumière, 1989
  10. Les Repères du diable, 1995
  • Jonathan Cartland, 2 volumes, Rombaldi, 1985. Réédition des sept premiers albums.
  • Jonathan Cartland, Dargaud, coll. « Omnibus », 1987. Réédition des trois premiers albums en un volume.
  • Intégrale, 3 volumes, Dargaud, 2004-2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gaumer (2004)
  2. a et b De Pierpont (1984)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De mars 1986 à juillet 1988, Pilote est devenu durant 26 numéros Pilote & Charlie, à la suite d'une fusion avec Charlie Mensuel. Ensuite, le magazine a repris le nom Pilote jusqu'à sa fin en octobre 1989.

Bibliographie[modifier | modifier le code]