Langues en Ukraine

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Langues en Ukraine
Langues officielles ukrainien[1]
Langues principales
  68
  30
[N 1]
Langues régionales russe, hongrois, roumain[2]
Langues des signes Langue des signes ukrainienne
Pourcentage de la population dont la langue maternelle est l'ukrainien (2001). Dans quatre oblasts, ce pourcentage est minoritaire. La langue natale n'est pas forcément la langue parlée à l'âge adulte.
Pourcentage de la population dont la langue maternelle est le russe (2001).

Les langues en Ukraine sont officiellement les 14 langues légalement reconnues dans ce pays, dont l’ukrainien est la langue officielle, les 13 autres étant des langues minoritaires.

Historique et description[modifier | modifier le code]

Le russe domine à l’Est du pays, dans le Sud de l’oblast d'Odessa et en Crimée. Le fait que la plupart des Ukrainiens comprennent le russe couramment est dû à la proximité des deux langues et à l’intégration jusqu’en 1991 de l’Ukraine dans l’Union soviétique, mais aussi à un passé plus ancien, les deux tiers Est et Sud du pays, avec la capitale Kiev, ayant fait partie pendant plus de trois siècles de l’Empire russe, d’où la présence de 17 % de russophones usuels[3].

Dans l’Ouest du pays, on trouve des minorités qui parlent le polonais, le hongrois, le biélorusse, le roumain, le romani et des variants anciennes de l’ukrainien, comme le rusyn. Le tchèque et le slovaque étaient jadis parlés en Ruthénie subcarpathique ; le grec pontique et l’arménien au Sud de la Crimée[N 2]. Déportés sous Staline en 1945, les Tatars de Crimée qui sont rentrés au pays, essentiellement après 1961, parlent tatar mais surtout le russe.

Le yiddish[N 3] était lui aussi parlé depuis des siècles dans pratiquement toute l’Ukraine, jusque dans les années 1960 : après avoir diminué de 80 % durant la Seconde Guerre mondiale en raison de la Shoah, il finit par disparaître après la guerre en raison de l’émigration des survivants vers Israël et du passage des juifs au russe et à l’hébreu. L’allemand de la mer Noire a disparu après la Seconde Guerre mondiale en raison de l’expulsion ou de la déportation au Kazakhstan de ses locuteurs.

Langues dans l'enseignement[modifier | modifier le code]

Chez les plus jeunes, surtout dans les grandes villes, le choix de l’anglais en seconde langue devient de plus en plus important. Aujourd’hui, la langue allemande est surtout enseignée à l’université : elle est considérée comme une langue à usage commercial, troisième langue étrangère enseignée après le russe et l’anglais. En 2013, les langues étrangères les plus enseignées dans le primaire et le secondaire étaient l’anglais (3 534 227 apprenants), suivi de l’allemand (592 086) et du français (193 201)[4].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Principale langue parlée à la maison (%, 2001) ; source : (en) https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/fields/2098.html#up.
  2. Autour Sébastopol et de Sourhkat en Crimée.
  3. Langue des communautés juives d'Europe centrale et orientale (ashkénazes) à partir du Moyen Âge.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Langues officielles par ordre alphabétique des pays. ».
  2. La loi sur les langues régionales (uk) accorde des droits aux groupes linguistiques dépassant localement 10 % de la population. Elle est toujours en vigueur, puisque son annulation par la Rada le 23 février 2014, facteur déclenchant des événements de 2014, n'a jamais été entérinée par la présidence ukrainienne.
  3. « Langues et langages en Ukraine »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  4. « La langue française dans le monde, Édition 2014. », p. 277.