Élection présidentielle ukrainienne de 2019

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Élection présidentielle ukrainienne de 2019
(1er tour)
(2d tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 34 544 993
Votants au 1er tour 18 893 864
62,86 %  +3,4
Votes blancs et nuls au 1er tour 224 700
Votants au 2d tour 18 491 840
61,52 %
Votes blancs et nuls au 2d tour 427 990
Volodymyr Zelensky, 31 March 2019.jpg Volodymyr Zelensky – Serviteur du peuple
Voix au 1er tour 5 714 034
30,24 %
Voix au 2e tour 13 541 530
73,22 %
Official portrait of Petro Poroshenko (cropped).jpg Petro Porochenko – Bloc Petro Porochenko « Solidarité »
Voix au 1er tour 3 014 609
15,95 %
 −38,8
Voix au 2e tour 4 522 320
24,45 %
Yulia Tymoshenko 2018 Vadim Chuprina (cropped).jpg Ioulia Tymochenko – Union panukrainienne « Patrie »
Voix au 1er tour 2 532 452
13,40 %
 +0,6
Boiko Yurii Wiki Vadim Chuprina.jpg Iouri Boïko – Plateforme d'opposition-Pour la vie
Voix au 1er tour 2 206 216
11,67 %
Msc 2006-Saturday, 16.00 - 18.00-Grytsenko.jpg Anatoliï Hrytsenko – Position citoyenne
Voix au 1er tour 1 306 450
6,91 %
 +1,4
Smeshko.jpg Ihor Smechko – Pouvoir et honneur
Voix au 1er tour 1 141 332
6,04 %
Ляшко, Олег Валерьевич 0076 Чуприна Вадим А.jpg Oleh Liachko – Parti radical
Voix au 1er tour 1 036 003
5,48 %
 −2,8
Candidat arrivé en tête au premier tour par district
Carte
Candidat arrivé en tête au second tour par district
Diagramme
Président
Sortant Élu
Petro Porochenko
(BPP-S)
Volodymyr Zelensky
SN

L'élection présidentielle ukrainienne de 2019 a lieu les et afin d'élire au suffrage universel le président d'Ukraine. L’élection intervient quelques mois avant des élections législatives.

Le scrutin compte 39 candidats en lice, ce qui constitue un record pour une élection présidentielle en Ukraine. L’acteur Volodymyr Zelensky arrive en tête du premier tour, devant le président sortant, Petro Porochenko, candidat à un second mandat. Longtemps donnée favorite, l’ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko échoue de peu à se qualifier pour le second tour.

Sans surprise, Volodymyr Zelensky remporte le second tour, avec 73,2 % des voix. Petro Porochenko reconnaît sa défaite dès la fin du scrutin. La transition présidentielle se traduit cependant par des dissensions entre le président élu et la majorité parlementaire sortante.

Modalités[modifier | modifier le code]

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

En vertu de la Constitution de l'Ukraine, le président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. La législation précise qu’il est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours : si aucun candidat n’obtient la majorité des suffrages au premier tour, un second tour est organisé trois semaines plus tard entre les deux candidats arrivés en tête[1]. Le mandat du président est renouvelable une fois de manière consécutive ; Petro Porochenko, élu en 2014, est ainsi éligible pour un second mandat[2].

Dates de l’élection[modifier | modifier le code]

Le premier tour de l’élection présidentielle se tient le dernier dimanche du dernier mois de mars du mandat du président sortant. Toutefois, en cas de démission ou de destitution du président, une élection anticipée est organisée dans les 90 jours afin d’élire un président pour un mandat complet et non pour le reste de celui de son prédécesseur[3]. En , le Parlement ukrainien fixe ainsi le premier tour de l'élection au et le second tour au [4],[5]. Le nouveau président doit être investi avant le suivant[1].

Candidatures[modifier | modifier le code]

Les candidats à l’élection présidentielle doivent être citoyens ukrainiens, âgés d’au moins 35 ans, résider dans le pays depuis au moins dix ans au jour du scrutin et maîtriser la langue ukrainienne. Ils doivent remplir une déclaration de revenus de l'année passée, qui est étudiée par l’Agence nationale pour la prévention de la corruption (NAPC), et verser une contribution de 2,5 millions de hryvnias (~ 80 000 euros). Ils peuvent se présenter avec l’investiture d'un parti ou de façon indépendante[1].

Pour le scrutin de 2019, les dossiers de candidature doivent être communiquées entre le et le à la Commission électorale centrale d'Ukraine (CvkU)[1]. Celle-ci se prononce sur la validité de chaque candidature dans les cinq jours suivant le dépôt d'un dossier[6]. Tout candidat peut se retirer — auprès de la CvkU — au plus tard 23 jours avant la tenue du scrutin, soit le [2].

Organisation et surveillance[modifier | modifier le code]

Compte tenu de la situation géopolitique suivant la révolution ukrainienne de 2014, quelque 12 % d’électeurs inscrits sur les listes électorales ukrainiennes auront des difficultés pour prendre part au scrutin[2],[7]. C’est le cas :

  • de la Crimée, annexée par la Russie à la suite de la crise de Crimée et dont les habitants russes prennent part aux élections russes, une situation qui est contestée par l’Ukraine et un grand nombre de pays ;
  • d'une partie du territoire des oblats de Donetsk et de Louhansk contrôlée par les séparatistes à la suite de la guerre du Donbass.

Ils pourront toutefois se déplacer vers les territoires sous contrôle du gouvernement ukrainien et y voter. La Commission électorale centrale d'Ukraine simplifie la procédure de changement du lieu de vote pour ces personnes[8].

Le , la Commission électorale centrale d'Ukraine annonce que 2 344 observateurs internationaux sont enregistrés pour surveiller le scrutin[9],[10]. L’OSCE et le Réseau européen des organisations d’observation des élections enverront notamment plusieurs centaines d’observateurs[11],[12]. Le Parlement ukrainien a en revanche interdit l'accès aux observateurs russes, qu'ils soient ou non mandatés par l'OSCE[13]. Pour le second tour, la Commission électorale enregistre 2 700 observateurs internationaux[14].

Contexte[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Article connexe : guerre du Donbass.

Le président sortant est Petro Porochenko, élu avec 54,7 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle anticipée de 2014, à la suite de la destitution de Viktor Ianoukovytch. Ce scrutin s’était tenu lors de la plus grave crise rencontrée par le pays depuis son indépendance, à la suite de la révolution de Maïdan et en pleine guerre du Donbass, qui a fait quelque 13 000 morts et qui est toujours en cours lors du scrutin présidentiel de 2019[15].

Petro Porochenko — dont le parti, le Bloc Petro Porochenko « Solidarité », a remporté la même année les élections législatives — a rapidement vu sa popularité chuter en raison de l’aggravation de la crise économique rencontrée par le pays, de la lenteur de la mise en place des réformes promises et de la multiplication des scandales l’entourant[16],[17],[18]. Selon une étude réalisée par le portail analytique Slovo i Dilo en 2018, le chef de l’État a tenu 41 % de ses engagements de campagne : la fin de la guerre du Donbass apparaît comme étant sa principale promesse non respectée[19]. L'institut Gallup indique que seulement 9 % des Ukrainiens font confiance à leur gouvernement en 2018 — ce qui est le taux le plus bas au monde pour la deuxième année consécutive — et que seuls 12 % croient en l'honnêteté des élections[20].

Petro Porochenko et son entourage sont régulièrement accusés de corruption et d’enrichissement personnel. Le président est aussi critiqué pour avoir déchu de la nationalité ukrainienne Mikheïl Saakachvili, ses adversaires considérant qu’il a ainsi écarté un potentiel rival en vue de sa réélection[21]. En , alors que les tensions avec la Russie s’étaient quelque peu apaisées, un incident entre les marines ukrainienne et russe dans le détroit de Kertch conduit Petro Porochenko à signer un décret de loi martiale s’appliquant pour une durée de 30 jours dans les oblasts à majorité russophone de l’Ukraine[22]. Redoutant une manœuvre électorale et une dérive autoritaire à l’approche de l’élection présidentielle, l’opposition bloque le prolongement de cet état d’exception[23].

Économique[modifier | modifier le code]

Aux débuts de la guerre du Donbass, l'Ukraine connaît une importante récession[24]. À partir de 2016, la croissance revient, les salaires et retraites progressent et l'inflation diminue[25],[26],[27]. Néanmoins, le déficit budgétaire est toujours élevé et le PIB par habitant de l'Ukraine reste faible[28],[29]. L’Ukraine connaît également une importante émigration de sa population, notamment vers la Pologne[30].

Pour s’assurer les aides du Fonds monétaire international (FMI), Porochenko conduit une politique de rigueur, augmentant le prix du gaz et des produits alimentaires[31],[32]. Le gouvernement procède aussi à des privatisations et réforme les retraites[30],[33]. Alors que l’Ukraine reste le pays européen le moins libre économiquement, Porochenko réduit les pouvoirs de l'administration fiscale en matière de contrôle des entreprises[34]. Le FMI et l’opinion publique se montrent régulièrement critiques sur les réformes économiques mises en œuvre et sur la lutte anticorruption[35].

Candidats[modifier | modifier le code]

Au , sur les 91 candidatures qui lui ont été soumises, la Commission électorale centrale d'Ukraine en a approuvées 44 et rejetées 47[36]. Cinq candidats (Andri Sadovy, Dmytro Hnap, Serhi Kryvonos, Evheny Mourayev et Dmytro Dobrodomov) renoncent ensuite à se présenter avant la date limite du . Avec un total de 39 candidats en lice, il s'agit ainsi de l'élection présidentielle ukrainienne comptant le plus grand nombre de candidats (le deuxième scrutin comptant le plus de participants est celui de 2004, avec 24 candidats)[37]. Deux candidats (Serhi Tarouta et Oleksandr Moroz) décident ensuite de se retirer, mais après la date limite, ce qui fait que leurs noms apparaîtront tout de même sur les bulletins de vote[38],[39].

Enregistrés[modifier | modifier le code]

Candidat Parti Fonctions / activités Détail Date d'enregistrement
Hennady Balachov
(58 ans)
Hennady Balachov 5.10 (en)
(droite)
Député (1998-2002) Annonce sa candidature le [40]. Désigné par son parti le suivant[41] 18 janvier 2019[41]
Roman Bezsmertnyi
(53 ans)
Roman Bezsmertny Indépendant
(centre droit)
Député (1994-2007)

Vice-Premier ministre (2005)
Annonce sa candidature le [42]. 4 février 2019[43]
Olha Bohomolets
(53 ans)
Olha Bogomolets Indépendante
(centre droit)
Députée Candidate à l’élection présidentielle de 2014 (1,9 %). Parlementaire du Bloc Petro Porochenko. Se déclare candidate le [44]. 18 janvier 2019[45]
Inna Bohoslovska
(58 ans)
Inna Bohoslovska Indépendante
(centre gauche)
Présidente du parti Viche (en) (2003-2007) Candidate à l’élection présidentielle de 2010 (0,4 %). Se déclare le [46]. 30 janvier 2019[47]
Iouri Boïko
(60 ans)
Iouri Boïko Plateforme d'opposition-Pour la vie[a]
(centre gauche)
Député

Vice-Premier ministre
(2012-2014)
Ancien président du Bloc d'opposition. Désigné candidat de la Plateforme d'opposition-Pour la vie le , après le retrait de Vadim Rabinovich[48]. Le Bloc d'opposition refuse alors de lui apporter son soutien[49]. Se présente comme indépendant[50]. 22 janvier 2019[50]
Viktor Bondar
(43 ans)
Viktor Bondar Renaissance (en)
(centre gauche)
Député

Gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk (2007-2010)
Désigné par son parti le [51]. 4 février 2019[52]
Ihor Chevtchenko
(48 ans)
Ihor Chevtchenko Indépendant
(centre droit)
Ministre de l'Écologie et des Ressources naturelles
(2014-2015)
Annonce son intention de se présenter le [53]. [54]
Oleksandr Chevtchenko
(47 ans)
Oleksandr Shevchenko Association ukrainienne des patriotes (en)
(centre droit)
Député Désigné candidat de son parti le [55]. 21 janvier 2019[56]
Oleksandr Danyliouk
(37 ans)
Oleksandr Danyliouk Indépendant
(centre droit)
Avocat Dépose sa candidature auprès de la CvkU le [57]. 28 janvier 2019[58]
Iouri Derevianko
(45 ans)
Iouri Derevianko Volia
(centre droit)
Député Désigné par son parti le [59]. 1er février 2019[60]
Mykola Haber
(58 ans)
Mykola Haber Parti patriotique de l’Ukraine[a]
(centre gauche)
Président du Parti patriotique de l’Ukraine

Député (1998-2002)
Déjà candidat lors de l'élection présidentielle de 1999 (0,1 %). Se présente comme indépendant[61]. 1er février 2019[61]
Anatoliï Hrytsenko
(61 ans)
Anatoliï Hrytsenko Position citoyenne
(centre droit)
Député

Ministre de la Défense
(2005-2007)
Candidat à l’élection présidentielle de 2014 (5,5 %). Désigné par son parti le [62]. Notamment soutenu par le Parti européen d'Ukraine[63]. 15 janvier 2019[64]
Serhi Kapline
(39 ans)
Serhi Kapline Parti social-démocrate (uk)
(centre)
Député Membre de la faction parlementaire du Bloc Petro Porochenko. Tente de se présenter au titre du Parti socialiste d'Ukraine, mais Illia Kyva est désigné par le parti[65],[66]. Investi candidat du Parti social-démocrate le [67]. [67]
Iouri Karmazine
(61 ans)
Iouri Karmazine Parti des défenseurs de la patrie (en)[a]
(centre droit)
Député
(1994-2006 ; 2007-2012)
Candidat à l’élection présidentielle de 1999 (0,3 %). Se présente comme indépendant[68]. 7 février 2019[69]
Rouslan Kochoulynsky
(49 ans)
Rouslan Kochoulynsky Svoboda
(extrême droite)
Membre du conseil régional de Lviv

Vice-président de la Rada (2012-2014)
Le , Oleh Tyahnybok annonce que Svoboda présente la candidature de Rouslan Kochoulynsky, qui reçoit le soutien de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, de Secteur droit, du Congrès des nationalistes ukrainiens et du C14 (en)[70],[71]. Désigné candidat de son parti le [72] 28 janvier 2019[72]
Vitali Koupry
(45 ans)
Vitali Koupry Indépendant
(centre droit)
Député En , il quitte l'Association ukrainienne des patriotes (en) pour annoncer sa candidature à l'élection présidentielle[73]. 15 janvier 2019[74]
Viktor Krivenko
(37 ans)
Viktor Krivenko Mouvement populaire d'Ukraine
(centre droit)
Député Désigné le 9 janvier 2019 par son parti[75]. 5 février 2019[75]
Illia Kyva
(41 ans)
Illia Kyva Parti socialiste d'Ukraine
(centre gauche)
Président du Parti socialiste d'Ukraine Désigné candidat de son parti le , alors que Serhi Kapline était initialement pressenti pour représenter le Parti socialiste d'Ukraine[76],[77]. 25 janvier 2019[77]
Arkady Kornatsky
(65 ans)
Arkady Kornatsky Indépendant
(centre droit)
Député Ancien membre du Bloc Petro Porochenko. Présente sa candidature auprès de la CvkU le [78]. 25 janvier 2019[79]
Oleh Liachko
(46 ans)
Oleh Liachko Parti radical
(droite)
Député Arrivé en troisième position de l’élection présidentielle de 2014 (8,3 %). Désigné candidat de son parti le [80]. 25 janvier 2019[81]
Ioulia Lytvynenko
(42 ans)
Ioulia Lytvynenko Indépendante
(centre droit)
Journaliste Se décrit comme ultraconservatrice[82] 7 février 2019[69]
Oleksandr Moroz
(75 ans)
Oleksandr Moroz Parti socialiste d'Oleksandr Moroz
(centre gauche)
Président de la Rada
(1994-1998 ; 2006-2007)

Président du Parti socialiste d'Ukraine (1991-2012)
Se déclare candidat le et investi par son parti le lendemain[83],[84]. Le , il invoque la préparation de fraudes électorales massives pour se retirer de la course ; sa décision n’a aucun effet juridique car intervenant après la date limite de retrait des candidatures[85]. 25 janvier 2019[84]
Valentyn Nalyvaichenko
(52 ans)
Valentyn Nalyvaichenkov Justice
(centre droit)
Député (2012-2014) Désigné par son parti le [86]. 8 janvier 2019[87]
Roman Nasirov
(40 ans)
Roman Nasirov Indépendant
(centre droit)
Député (2014-2015)

Président du Service fiscal de l'État (2015-2018)
Annonce sa candidature le [88]. 21 janvier 2019[89]
Serhi Nosenko
(49 ans)
Serhi Nosenko Indépendant
(centre droit)
Chef d'entreprise Dépose sa candidature auprès de la CvkU le [57]. 5 février 2019[57]
Andri Novak
(46 ans)
Andri Novak Patriote
(centre droit)
Économiste Désigné le par son parti[90]. 6 février 2019[90]
Volodymyr Petrov
(41 ans)
Volodymyr Petrov Indépendant
(centre droit)
Producteur En résidence surveillée pour des accusations de harcèlement[91]. 7 février 2019[92]
Petro Porochenko
(53 ans)
Petro Porochenko Bloc Petro Porochenko « Solidarité »[a]
(centre droit)
Président d'Ukraine Officialise sa candidature le [93]. Se présente comme indépendant[94]. 7 février 2019[69]
Rouslan Rihovanov
(44 ans)
Rouslan Rihovanov Indépendant
(centre droit)
Chef d'entreprise Dépose sa candidature auprès de la CvkU le [95]. 5 février 2019[95]
Vitali Skotsyk
(47 ans)
Vitali Skotsyk Indépendant
(centre)
Président du Parti paysan d'Ukraine (en) (2014-2018) Dépose sa candidature pour le Parti paysan d'Ukraine, mais celui-ci indique qu'il a été exclu de la formation quelques mois plus tôt[96]. 8 janvier 2019[97]
Ihor Smechko
(63 ans)
Igor Smechko Pouvoir et honneur (uk)[a]
(centre droit)
Président du parti
Pouvoir et honneur
Déclare vouloir se présenter le [98]. Se présente comme indépendant[99]. 30 janvier 2019[99]
Oleksandr Soloviev
(45 ans)
Oleksandr Soloviev Force raisonnable (en)
(centre)
Président de Force raisonnable Désigné candidat de son parti le [100]. Candidature dans un premier temps rejetée en raison de son souhait de négocier avec les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk[101]. 8 février 2019[102]
Serhi Tarouta
(63 ans)
Serhi Tarouta Osnova
(centre)
Député

Gouverneur de l’oblast de Donetsk (2014)
Désigné candidat d’Osnova le [103]. Le , il annonce qu’il se retire en faveur de Ioulia Tymochenko, mais cette décision intervenant après la date limite de retrait des candidatures, son nom figurera sur les bulletins de vote[38]. 29 janvier 2019[103]
Ioulia Tymochenko
(58 ans)
Ioulia Tymochenko Union panukrainienne « Patrie »
(centre droit)
Députée

Première ministre
(2005 ; 2007-2010)
Déjà candidate aux élections présidentielles de 2010 (45,5 % au second tour) et de 2014 (12,8 % à l’unique tour). Annonce sa candidature le [104],[105],[106]. Désignée candidate de son parti le [107] 25 janvier 2019[107]
Iouri Tymochenko
(57 ans)
Iouri Tymochenko Indépendant
(centre droit)
Député 8 février 2019[108]
Oleksandr Vachtchenko
(56 ans)
Oleksandr Vachtchenko Pouvoir du peuple[a]
(centre droit)
Président du Pouvoir du peuple Se présente comme indépendant[109]. 7 février 2019[110]
Oleksandr Vilkoul
(44 ans)
Oleksandr Vilkoul Bloc d'opposition-Parti pour le développement et la paix
(centre gauche)
Député

Vice-Premier ministre
(2012-2014)
Désigné candidat du Bloc d'opposition le , lors d'un congrès qui est invalidé par la justice sur fond de dissidence d'Iouri Boïko[111]. Nominé le par le Bloc d'opposition-Parti pour le développement et la paix, qui était auparavant le Parti industriel d'Ukraine[112]. 25 janvier 2019[113]
Volodymyr Zelensky
(41 ans)
Volodymyr Zelensky Serviteur du peuple
(attrape-tout)
Artiste Annonce sa candidature le [114]. Désigné candidat de son parti le suivant[115]. 30 janvier 2019[115]
Vasyl Zhouravlev
(48 ans)
Vasyl Zhouravlev Stabilité
(centre gauche)
Désigné candidat de son parti le [116]. 6 février 2019[116]

Ayant retiré leur candidature[modifier | modifier le code]

Principales candidatures rejetées[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant renoncé à se présenter[modifier | modifier le code]

Campagne[modifier | modifier le code]

Domination initiale de Tymochenko[modifier | modifier le code]

Panneau publicitaire de soutien à Ioulia Tymochenko.

À partir de 2016, les enquêtes d’opinion donnent pour favorite la meneuse de la Révolution orange et ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko, qui avait été largement défaite par Petro Porochenko en 2014[141],[142].

Entrée très tôt en campagne, Tymochenko aborde surtout la situation économique du pays, attaquant la politique d’austérité imposée par le Fonds monétaire international (FMI) : elle promet notamment de diviser par deux les prix du gaz, qui ont été nettement augmentés sous la présidence Porochenko, ce qui suscite les craintes des créanciers du pays et lui vaut parfois d’être qualifiée de populiste[143],[144]. Si elle prône le retour à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, elle évoque beaucoup moins que Porochenko la situation dans le Donbass et en Crimée. Considérée comme plus russophile que le président sortant bien que prônant l’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN, elle suscite l’inquiétude de pays européens et des États-Unis, qui jugent son programme assez flou et isolationniste[145]. En cas de victoire, elle s’engage à organiser un référendum sur l'adoption d'une Constitution instaurant un meilleur équilibre des pouvoirs[105],[106].

D'une durée de 90 jours, la campagne officielle commence le [1]. À cette date, six candidats approchent ou dépassent la barre des 10 % dans les sondages : Ioulia Tymochenko, Volodymyr Zelensky, Petro Porochenko, Anatoliï Hrytsenko, Oleh Liachko et Iouri Boïko[146]. À l’exception du comédien Volodymyr Zelensky, ils sont tous critiqués pour leur longévité en politique[146].

Faiblesse des candidats pro-russes[modifier | modifier le code]

Alors que l’Ukraine indépendante a connu deux présidents considérés comme pro-russes, Leonid Koutchma et Viktor Ianoukovytch, aucun candidat pro-russe ne semble cette fois en mesure de l’emporter, notamment en raison de la non-organisation du vote dans une partie de l’Est du pays, fief traditionnel des pro-russes[146]. Cette situation est renforcée par la division des candidats partisans d'un rapprochement avec la Russie : en particulier, après avoir été pressenti pour représenter le Bloc d'opposition, Iouri Boïko s'allie avec le Parti pour la vie de Vadim Rabinovich alors que les discussions entre les deux partis s'enlisaient ; après l'invalidation par la justice du congrès du Bloc d'opposition l'ayant désigné, Oleksandr Vilkoul devient le candidat d'une nouvelle formation, le Bloc d'opposition-Parti pour le développement et la paix[112].

Campagne nationaliste de Porochenko[modifier | modifier le code]

Petro Porochenko et le métropolite Épiphane[147].

Donné perdant par tous les sondages, Porochenko s'affiche davantage nationaliste et conservateur qu'en 2014, adoptant pour slogan « armée, langue, foi »[148]. Il met à son crédit la reconnaissance par le patriarcat de Constantinople d’une Église ukrainienne orthodoxe indépendante et le non-renouvellement du traité d'amitié entre l'Ukraine et la Russie, dont il se présente comme l’adversaire le plus intransigeant[149],[150],[151]. Il promet le retour de la Crimée en Ukraine, l’augmentation des dépenses militaire et l’adhésion du pays à l’UE et à l’OTAN d'ici à 2024[149]. De la sorte, le président sortant évite les sujets économiques alors qu'il est contraint par le FMI de poursuivre sa politique d’austérité, qui se traduit notamment par une hausse des prix du gaz[152],[153]. Les intentions de vote augmentent sensiblement après l’annonce de sa candidature[149].

Il pâtit d’un scandale de corruption dans le secteur de la défense ayant enrichi plusieurs de ses proches, ce qui conduit Ioulia Tymochenko et d'autres opposants à lancer à son encontre une procédure de destitution pour « haute trahison »[154],[155],[156]. Il est également critiqué pour avoir octroyé des prestations sociales ciblées à des Ukrainiens identifiés au préalable comme prêts à voter pour lui[151]. L’importance et l’origine des moyens financiers déployés pour promouvoir sa candidature suscitent également des interrogations[151].

Émergence du comédien Zelensky[modifier | modifier le code]

À la suite de l'annonce de sa candidature lors du réveillon de la Saint-Sylvestre de 2019, Volodymyr Zelensky, qui bénéficie du rejet des figures politiques traditionnelles et s'est rendu populaire grâce à son premier rôle dans la série Serviteur du peuple, se retrouve systématiquement en tête des sondages[157]. En parallèle, sur fond d'accusations de corruption, les intentions de vote en faveur de Ioulia Tymochenko déclinent de façon continue tandis que celles pour Petro Porochenko peinent à augmenter[20],[158].

Volodymyr Zelensky mène une campagne non conventionnelle et limitée[159] : il refuse de s’entretenir avec les journalistes, utilisant principalement les réseaux sociaux et poursuivant ses spectacles humoristiques[15]. Insistant davantage sur le clivage générationnel que sur le traditionnel clivage Est-Ouest, il présente un programme relativement flou et idéaliste[151]. Il promet un cessez-le-feu dans le Donbass et un référendum sur l’intégration de l’Ukraine à l’OTAN[151] et propose à ses trois millions d’abonnés sur Instagram de lui faire parvenir le nom de personnalités qu’ils aimeraient voir intégrer au gouvernement en cas de victoire[151]. Ses adversaires mettent en avant son manque d'expérience en politique et l’accusent d’être une « marionnette » de l'oligarque Ihor Kolomoïsky, adversaire de Porochenko qui est propriétaire de la deuxième chaîne de télévision du pays, 1+1, sur laquelle est diffusée sa série[160],[161]. Cette chaîne consacre à Zelensky une couverture médiatique abondante et positive ; la veille du premier tour, alors que la campagne est censée être terminée, elle accorde sept heures d’antenne à ses spectacles et diffuse un documentaire sur Ronald Reagan doublée avec sa propre voix[162].

Accusations d’ingérence et de fraudes[modifier | modifier le code]

Urnes électorales à Kiev ().

Alors que le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, déclare souhaiter la défaite de Petro Porochenko, qui est selon lui un obstacle à la paix entre l’Ukraine et la Russie, le Gouvernement ukrainien accuse la Russie d'ingérences dans la campagne, notamment au moyens d’attaques informatiques[149],[163]. Les diplomates européens présents en Ukraine ne font cependant pas état de tentatives d'ingérence[151].

Des accusations de fraude électorale sont portées dans les semaines précédant le premier tour de scrutin. Plusieurs candidats portent plainte, notamment Ioulia Tymochenko, qui dénonce « des fraudes et achats de voix à grande échelle » en faveur du président sortant[164]. Celui-ci est aussi accusé d’avoir recours à des fonctionnaires et agents des forces de l’ordre pour sa campagne[165]. Oleksandr Moroz annonce le retrait de sa candidature quelques jours avant le premier tour, invoquant la préparation de fraudes électorales massives[166]. Dans ce contexte, le Service de sécurité d'Ukraine (SBU) mène des dizaines de perquisitions à travers le pays[164].

Ioulia Tymochenko dénonce les « fausses » candidatures de Iouri Tymochenko et de Ioulia Lytvynenko, inconnus du grand public, estimeant qu'il s'agit d'une manœuvre de Porochenko pour l’éliminer dès le premier tour en créant la confusion dans l'esprit de ses électeurs[167]. Les observateurs internationaux s’étonnent d’ailleurs que plusieurs candidats ne mènent pas campagne, s'interrogeant sur l’objectif de leurs candidatures[168].

Plusieurs scandales financiers marquent également la campagne[169].

Entre-deux-tours[modifier | modifier le code]

Débat entre Zelensky et Porochenko au Stade olympique de Kiev, le .

Critiqué pour le manque de transparence sur son équipe, Volodymyr Zelensky dévoile le le nom de certains de ses conseillers[170]. L'ancien candidat Oleksandr Danylouk en fait partie[171]. Ses liens avec l'oligarque Ihor Kolomoïsky sont à nouveau soulignés[172], mais il réussit à en faire fi[173]. Il revendique son manque d'expérience et le fait de ne pas « s'y connaître en politique » mais affirme « pouvoir rassembler »[174]. Alors que Zelensky continue à communiquer uniquement sur les réseaux sociaux, une vingtaine de médias et associations de journalistes publient une lettre ouverte dans laquelle ils l'appellent à s'exprimer auprès d'eux dans un souci démocratique[175]. Il rend finalement publiques certaines de ses positions en matière sociétale (légalisation du cannabis thérapeutique, de la prostitution ou encore des jeux de hasard)[176]. Il promet en outre de fixer le salaire des professeurs à 4 000 euros mensuels[177]. Des citoyens craignent que Zelensky ne soit trop proche du Kremlin[178].

Juste après le premier tour, Petro Porochenko propose à Volodymyr Zelensky de l'affronter lors du traditionnel débat d'entre-deux-tours. Celui-ci pose plusieurs conditions, que le président sortant accepte, notamment l'organisation du débat au Stade olympique de Kiev ou le passage de dépistage de drogue et d'alcool[179],[180]. Ioulia Tymochenko refuse l’idée de Zelensky d’arbitrer le débat et ne donne pas de consigne de vote en vue du second tour[181],[182]. Le , Porochenko s'introduit sur 1+1 en exigeant de s'entretenir au téléphone avec son rival afin de fixer la date du débat, mais la conversation tourne à l'invective et prend fin rapidement[183]. Le , Porochenko répond seul aux questions des journalistes à côté d'un pupitre vide, son adversaire s’étant opposé à la tenue d'un débat à cette date[184],[185]. Les équipes des deux candidats annoncent ensuite avoir trouvé un accord sur la tenue du débat pour le [186]. Alors que le stade peut accueillir quelque 70 000 personnes, Zelensky propose de fournir gratuitement des billets d'entrée pour le débat[187]. Après des incertitudes sur sa tenue et ses modalités, le débat a lieu le . Il tourne à l'invective, comme depuis le début de la campagne de second tour[188].

Le , le président de la République française, Emmanuel Macron, reçoit séparément les deux candidats, au palais de l'Élysée [189] ; Petro Porochenko s'entretient également avec la chancelière allemande, Angela Merkel[190]. Le , Porochenko présente ses excuses à ses électeurs pour ses « erreurs », tout en réclamant une seconde chance pour lui permettre d'achever son programme et « de ne pas perdre ce qui a été fait »[191]. Le jour même, des juges réputés « douteux » annulent en appel la nationalisation en 2016 de PrivatBank, propriété d'Ihor Kolomoïsky[192].

Sondages[modifier | modifier le code]

Évolution des sondages en vue du premier tour.
Évolution des sondages en vue d'un second tour entre Zelensky et Porochenko.

Résultats[modifier | modifier le code]

Au niveau national[modifier | modifier le code]

Résultats de la présidentielle ukrainienne de 2019[193],[194]
Candidats Partis Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Volodymyr Zelensky Serviteur du peuple 5 714 034 30,24 13 541 528 73,22
Petro Porochenko Bloc Petro Porochenko « Solidarité » 3 014 609 15,95 4 522 320 24,45
Ioulia Tymochenko Union panukrainienne « Patrie » 2 532 452 13,40
Iouri Boïko Plateforme d'opposition-Pour la vie 2 206 216 11,67
Anatoliï Hrytsenko Position citoyenne 1 306 450 6,91
Ihor Smechko Pouvoir et honneur 1 141 332 6,04
Oleh Liachko Parti radical 1 036 003 5,48
Oleksandr Vilkoul Bloc d'opposition-Parti pour le développement et la paix 784 274 4,15
Rouslan Kochoulynsky Svoboda 307 244 1,62
Iouri Tymochenko Indépendant 117 693 0,62
Oleksandr Chevtchenko Association ukrainienne des patriotes 109 078 0,57
Valentyn Nalyvaichenko Justice 43 239 0,22
Olha Bohomolets Indépendante 33 966 0,17
Hennady Balachov 5.10 32 872 0,17
Roman Bezsmertny Indépendant 27 182 0,14
Viktor Bondar Renaissance 22 564 0,11
Ioulia Lytvynenko Indépendante 20 014 0,10
Iouri Derevianko Volia 19 542 0,10
Serhi Tarouta Osnova 18 918 0,10
Ihor Chevtchenko Indépendant 18 667 0,09
Inna Bohoslovska Indépendante 18 482 0,09
Iouri Karmazine Parti des défenseurs de la patrie 15 965 0,08
Volodymyr Petrov Indépendant 15 587 0,08
Vitali Skotsyk Indépendant 15 118 0,08
Serhi Kapline Parti social-démocrate 14 532 0,07
Oleksandr Moroz Parti socialiste d'Oleksandr Moroz 13 139 0,06
Viktor Krivenko Mouvement populaire d'Ukraine 9 243 0,04
Vasyl Zhouravlev Stabilité 8 453 0,04
Illia Kyva Parti socialiste d'Ukraine 5 869 0,03
Andri Novak Patriote 5 587 0,02
Oleksandr Vachtchenko Pouvoir du peuple 5 503 0,02
Mykola Haber Parti patriotique de l’Ukraine 5 433 0,02
Oleksandr Soloviev Force raisonnable 5 331 0,02
Rouslan Rihovanov Indépendant 5 230 0,02
Oleksandr Danyliouk Indépendant 4 648 0,02
Vitali Koupry Indépendant 4 508 0,02
Arkady Kornatsky Indépendant 4 494 0,02
Serhi Nosenko Indépendant 3 114 0,01
Roman Nasirov Indépendant 2 579 0,01
Votes blancs et nuls 224 700 1,18 427 989 2,31
Total 18 893 864 100 18 491 837 100
Abstention 11 162 263 37,14 11 564 287 38,48
Inscrits / Participation 30 056 127 62,86 30 056 127 61,52

Représentation des voix au second tour

Volodymyr
Zelensky
(73,22 %)
Petro
Porochenko
(24,45 %)
Majorité absolue

Contestation[modifier | modifier le code]

Plus de 2 100 plaintes sont déposées pour fraudes à l’issue du premier tour[195]. Donnée troisième juste derrière Petro Porochenko, Ioulia Tymochenko revendique sa qualification au second tour, mettant en avant les accusations de manipulation du scrutin dont a fait l’objet le président sortant avant même le premier tour[196]. Elle refuse cependant de saisir la justice pour contester les résultats, considérant que celle-ci est proche du pouvoir en place[197],[181]. La Commission électorale centrale d'Ukraine estime n'avoir « constaté aucune infraction majeure », tandis que les observateurs considèrent que le scrutin était pluraliste, transparent et que le dépouillement a donné lieu à « peu de violations »[198].

Analyse[modifier | modifier le code]

Soutenu par une grande partie de citoyens jeunes, apolitiques et issus de zones urbaines, Volodymyr Zelensky réalise à l’issue du premier tour un résultat situé dans la fourchette haute de ce que lui accordaient les derniers sondages[199]. Il obtient un nombre de voix élevé dans l’Est du pays, dépassant ainsi les traditionnels clivages ethniques du pays[200],[201].

Même s'il parvient à se qualifier pour le second tour — grâce au vote des régions pro-occidentales —, le résultat de Petro Porochenko est jugé mauvais, lui-même parlant de « dure leçon »[202]. Ioulia Tymochenko arrive 2,5 points derrière lui, n’étant pas parvenue à retrouver la confiance des électeurs au-delà de son socle traditionnel (retraités, milieux modestes) ou à dissiper l’hostilité à son encontre des régions russophones, et ce bien qu’elle était jugée plus prête au compromis avec la Russie que Porochenko[203],[151].

Au terme d'une campagne et surtout d'un entre-deux-tours généralement dépeints comme médiocres, Petro Porochenko obtient le plus faible résultat pour un candidat au second tour d'une élection présidentielle depuis l'indépendance de l'Ukraine. À l'inverse, Zelensky obtient le pourcentage le plus élevé d'un vainqueur d'une élection présidentielle. Pour autant, les commentateurs soulignent le fait que Zelensky est surtout apparu comme un choix par défaut, n'ayant guère suscité l'enthousiasme de ses électeurs[204].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Volodymyr Zelensky lors de son investiture ().

Le nouveau président se retrouve en situation de cohabitation, son parti ne détenant que deux sièges à la Rada. Alors que des élections législatives sont prévues pour le , Volodymyr Zelensky réclame de prêter serment dès le , pour être certain de pouvoir dissoudre la chambre d'ici à l'expiration du délai légal, le [205]. Il déclare ensuite « on va se la faire » à ses partisans à propos de la Rada, qui a fixé son investiture une journée plus tard en raison de la coïncidence de la date souhaitée avec la journée d'hommage aux victimes de la répression du régime stalinien[206],[207]. Dans son discours d'investiture, le nouveau chef de l'État annonce la dissolution de la Rada et la tenue d'élections anticipées[208]. Le président du Parlement ayant annoncé peu auparavant la fin de la coalition au pouvoir, l'opposition et des juristes estiment que la décision de Zelensky de dissoudre viole la Constitution, qui prévoit dans un tel cas un délai préalable d'un mois en vue de former un nouveau gouvernement[209],[210]. En désaccord avec Zelensky, le Premier ministre, Volodymyr Hroïsman, annonce aussitôt sa démission[211].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Se présente administrativement comme indépendant.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) « Presidential campaign kicks off in Ukraine », sur www.unian.info, .
  2. a b et c (uk) « Вибори президента України 2019: цифри, дати і кандидати », Українська правда,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2018).
  3. « New Ukrainian president will be elected for 5-year term – Constitutional Court », sur Interfax-Ukraine (consulté le 7 septembre 2019)
  4. (en) « Ukraine's parliament sets presidential vote date for March 31 », sur unian.info, (consulté le 29 novembre 2018).
  5. (en) « Timothy Ash: Ukraine may not have had its last revolution », sur Kyiv Post, .
  6. (uk) « Богомолець офіційно подалася в президенти », sur www.pravda.com.ua,‎ (consulté le 16 janvier 2019).
  7. (en) Paul D’Anieri, « Gerrymandering Ukraine? Electoral Consequences of Occupation », sur SAGE Journals, (DOI 10.1177/0888325418791020).
  8. « Élections présidentielles en Ukraine en 2019 : Que faut-il savoir? », sur www.ukrinform.fr (consulté le 8 mars 2019).
  9. « La CEC a achevé l'inscription des observateurs étrangers à l'élection présidentielle en Ukraine », sur www.ukrinform.fr (consulté le 27 mars 2019).
  10. « Новини 25.03.2019 р. », sur www.cvk.gov.ua (consulté le 27 mars 2019).
  11. (en) « OSCE wants 850 observers to monitor Ukraine's presidential election », sur Kyiv Post, .
  12. « Élections présidentielles : ENEMO envoie plus de 300 observateurs en Ukraine », sur www.ukrinform.fr (consulté le 18 février 2019).
  13. « L'Ukraine interdit les observateurs russes pour sa présidentielle », sur Le Figaro, (consulté le 9 février 2019).
  14. « Новини 15.04.2019 р. », sur cvk.gov.ua (consulté le 16 avril 2019).
  15. a et b « Ukraine: un comédien favori du premier tour d'une présidentielle imprévisible », sur lalibre.be, (consulté le 17 avril 2019).
  16. (en) « Ukrainians Disillusioned With Leadership », Gallup.com,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2018).
  17. « Ukraine: Porochenko accusé dans la rue de "couvrir la corruption" », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2018).
  18. « Petro Porochenko, président de l’Ukraine, refoulé par le cabinet Appleby », lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2018).
  19. (en) « The 2019 Presidential Election in Ukraine » [PDF], sur politikaspolecnost.cz (consulté le 12 novembre 2018).
  20. a et b https://news.gallup.com/poll/247976/world-low-ukrainians-confident-government.aspx
  21. « Ukraine: l'opposant Mikheïl Saakachvili déchu de sa nationalité », RFI,‎ (lire en ligne).
  22. « L'Ukraine adopte une loi martiale aux visées très électorales », sur Le Temps (consulté le 17 avril 2019).
  23. « Tensions en mer d'Azov: Porochenko met fin à la loi martiale en Ukraine - Europe - RFI », sur RFI (consulté le 17 avril 2019).
  24. (en) « The Ukrainian economy is not terrible everywhere », sur The Economist, (consulté le 17 avril 2019).
  25. « Ukraine GDP Growth Rate » (consulté le 17 avril 2019).
  26. « Real wages in Ukraine grow by 7.2% in June » (consulté le 17 avril 2019).
  27. « Ukraine: Economic Growth Depends on Reforms and Financing », sur World Bank (consulté le 17 avril 2019).
  28. « Bloomberg - Are you a robot? » (consulté le 17 avril 2019).
  29. « The economic context of Ukraine - Economic and Political Overview - Nordea Trade Portal » (consulté le 17 avril 2019).
  30. a et b « Subscribe to read », sur Financial Times (consulté le 17 avril 2019).
  31. « Tymoshenko slams Poroshenko for hike in gas prices », sur KyivPost (consulté le 17 avril 2019).
  32. Reuters Editorial, « Ukraine, IMF agree terms to resume financial support - IMF », sur U.K. (consulté le 17 avril 2019).
  33. « Rada passes 2019 budget to unlock IMF aid, boosts spending on defense, health, roads », sur KyivPost (consulté le 17 avril 2019).
  34. [1].
  35. « IMF expects more anti-corruption efforts from Ukraine - Vacher » (consulté le 17 avril 2019).
  36. « Ukraine : 44 candidats pour la présidentielle », sur Le Figaro, (consulté le 9 février 2019).
  37. « Тарута стал 23-м кандидатом в президенты Украины », sur Интерфакс-Украина (consulté le 17 avril 2019).
  38. a et b « Taruta announces support for Tymoshenko at presidential elections », sur Interfax-Ukraine (consulté le 17 avril 2019).
  39. (uk) « Мороз передумав йти у президенти », sur Українська правда (consulté le 29 mars 2019).
  40. (ru) Геннадий Балашов, « Геннадий Балашов примет участие в выборах Президента-2019 », sur Геннадий Балашов,‎ (consulté le 1er novembre 2018).
  41. a et b (uk) « Постанова №69 від 18.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  42. (en) « Bezsmertnyy says to run for president », LB.ua,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2018).
  43. (uk) « Постанова №200 від 04.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  44. (en) « Health care reform critic Bohomolets to run for president in 2019 », sur Kyiv Post, (consulté le 31 janvier 2019).
  45. (uk) « Постанова №70 від 18.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  46. (en) « Yanukovych’s ex-ally Inna Bohoslovska to run for president », sur Kyiv Post, (consulté le 31 janvier 2019).
  47. (uk) « Постанова №152 від 30.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  48. (uk) « Об'єднання Бойка-Рабіновича визначилося з кандидатом у президенти », sur www.pravda.com.ua,‎ (consulté le 11 décembre 2018).
  49. (en) « Oleksandr Vilkul to be nominated as candidate for president », sur Kyiv Post, (consulté le 16 janvier 2019).
  50. a et b (uk) « Постанова №92 від 22.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  51. (uk) « Партія Відродження висунула Віктора Бондаря кандидатом у президенти », sur ua.korrespondent.net,‎ .
  52. (uk) « Постанова №201 від 04.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  53. (en) « Ex-Minister of Ecology Shevchenko intends to participate in presidential elections », sur Interfax-Ukraine, .
  54. (uk) « Постанова №14 від 04.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  55. (en) « UKROP party names MP Oleksandr Shevchenko presidential candidate », sur Kyiv Post, (consulté le 31 janvier 2019).
  56. (uk) « Постанова №82 від 21.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  57. a b et c (ru) « Уже 34 кандидати у президенти подали документи в ЦВК », sur www.ukrinform.ua,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  58. (uk) « Постанова №128 від 28.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  59. (uk) « Партія «Воля» висунула Юрія Дерев’янка кандидатом у президенти України », sur hromadske.ua,‎ .
  60. (uk) « Постанова №163 від 01.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  61. a et b (uk) « Постанова №162 від 01.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  62. (uk) « Гриценка офіційно висунули кандидатом у президенти », sur www.pravda.com.ua,‎ (consulté le 17 janvier 2019).
  63. (uk) « Кандидат у президенти Гриценко пообіцяв обрубувати руки », sur pravda.com.ua,‎ (consulté le 21 janvier 2019).
  64. (uk) « Постанова №62 від 15.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  65. (en) « Kaplin elected Socialist Party leader, to run for president », sur Interfax-Ukraine, .
  66. (uk) « Соціалісти провели з’їзд та відправили Киву у президенти », sur pravda.com.ua,‎ .
  67. a et b (uk) « Постанова №29 від 08.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  68. http://www.cvk.gov.ua/pls/acts/ShowCard?id=44634
  69. a b et c (ru) « ЦИК зарегистрировала Порошенко, а также Кармазина, Литвиненко и Ващенко кандидатами в президенты », sur interfax.com.ua (consulté le 7 février 2019).
  70. a et b (uk) « “Свобода” висуне в президенти не Тягнибока », Українська правда,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2018).
  71. (uk) « Націоналісти визначились з кандидатом у президенти », Українська правда,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2018).
  72. a et b (uk) « Постанова №127 від 28.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  73. (ru) « Віталій Купрій вийшов з УКРОПу і йде у Президенти », sur zik.ua,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  74. (uk) « Постанова №63 від 15.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  75. a et b (uk) « Постанова №214 від 05.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ (consulté le 7 février 2019).
  76. (en) « Socialists put forward Kiva for presidential elections », Interfax-Ukraine,‎ (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2018).
  77. a et b (uk) « Постанова №126 від 25.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  78. (uk) « Нардеп Корнацький подав документи для реєстрації кандидатом у президенти », sur gordonua.com,‎ .
  79. (uk) « Постанова №101 від 25.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  80. (en) « Death penalty, land moratorium and cow subsidies as Lyashko joins presidential race », sur Kyiv Post, (consulté le 31 janvier 2019).
  81. (uk) « Постанова №99 від 25.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  82. « Meet Ukraine’s Presidential Candidates », sur Radio Free Europe / Radio Liberty (consulté le 17 avril 2019).
  83. (en) « Moroz says he will run again for Ukraine's president », sur Kyiv Post, .
  84. a et b (uk) « Постанова №110 від 25.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  85. « Moroz says he withdraws from presidential race in Ukraine », sur KyivPost (consulté le 17 avril 2019).
  86. (ru) « Наливайченко йде у президенти », sur pravda.com.ua,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  87. (uk) « Постанова №30 від 08.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  88. (ru) « Насіров теж заявив, що піде у президенти », sur Українська правда,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  89. (uk) « Постанова №86 від 21.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  90. a et b http://www.cvk.gov.ua/pls/acts/ShowCard?id=44607
  91. (uk) « Фігурант справи про секс-скандал став 42-им кандидатом у президенти », Українська правда,‎ (lire en ligne).
  92. (ru) « ЦИК зарегистрировала 42-го кандидата в президенты Украины - самовыдвиженца Петрова », sur Интерфакс-Украина (consulté le 8 février 2019).
  93. (uk) « Ukraine: Porochenko candidat à un deuxième mandat présidentiel », sur FIGARO, (consulté le 31 janvier 2019).
  94. http://www.cvk.gov.ua/pls/acts/ShowCard?id=44633
  95. a et b (uk) « Постанова №216 від 05.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ (consulté le 7 février 2019).
  96. (ru) « В Аграрній партії спростовують, що Скоцик подався у президенти як лідер їхньої політсили », sur pravda.com.ua,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  97. (uk) « Постанова №31 від 08.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  98. (ru) « Очередной кандидат в президенты Украины: ещё один бывший глава СБУ », sur glavnovosti.com,‎ .
  99. a et b (uk) « Постанова №151 від 30.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  100. (uk) « Съезд выдвинул лидера партии "Разумная сила" Александра Соловьева кандидатом в президенты », sur fakty.ua,‎ .
  101. (uk) « Постанова №199 від 02.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  102. a et b (ru) « Гнап и Соловьев стали последними кандидатами в президенты Украины », sur Интерфакс-Украина (consulté le 8 février 2019).
  103. a et b (uk) « Постанова №138 від 29.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  104. (en) « Tymoshenko says to run for Ukraine president », sur unian.info, .
  105. a et b « En Ukraine, le retour de la sulfureuse Ioulia Timochenko », sur Le Figaro, (consulté le 20 juin 2018).
  106. a et b (en) « Tymoshenko says she will run for president in 2019 », sur interfax.com.ua, .
  107. a et b (uk) « Постанова №106 від 25.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  108. (ru) « Кандидатов в президенты уже 37 - зарегистрированы Юрий Тимошенко, Новак и Журавлев », sur Интерфакс-Украина (consulté le 7 février 2019).
  109. http://www.cvk.gov.ua/pls/acts/ShowCard?id=44636
  110. « ЦИК зарегистрировала Порошенко, а также Кармазина, Литвиненко и Ващенко кандидатами в президенты », sur Интерфакс-Украина (consulté le 17 avril 2019).
  111. (ru) « В партии "Оппозиционный блок" заявили, что Вилкул не сможет выдвинуться от нее в президенты », sur gordonua.com,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  112. a et b (ru) « Вибори президента: Ківу, Вілкула та Гнапа висунули », sur ua.korrespondent.net,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  113. (uk) « Постанова №104 від 25.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  114. (en) « RFE/RL: Actor Volodymyr Zelenskiy says he'll run for Ukrainian presidency », sur Kyiv Post, .
  115. a et b (uk) « Постанова №153 від 30.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  116. a et b http://www.cvk.gov.ua/pls/acts/ShowCard?id=44608
  117. (uk) « Постанова №32 від 08.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  118. a et b (en) Artur Korniienko, « Sadovyi withdraws from presidential race, endorses Grytsenko », sur kyivpost.com, (consulté le 17 avril 2019).
  119. a et b « Гнап також знімається з виборів на користь Гриценка », sur pravda.com.ua,‎ (consulté le 17 avril 2019).
  120. (uk) « Постанова №215 від 05.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ (consulté le 7 février 2019).
  121. « Кандидат в президенты Украины Кривонос заявил, что снимает свою кандидатуру в пользу Порошенко », sur Интерфакс-Украина (consulté le 17 avril 2019).
  122. (uk) « Постанова №61 від 15.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  123. (uk) « Мураєв знявся з виборів на користь Вілкула », sur pravda.com.ua,‎ (consulté le 17 avril 2019).
  124. (uk) « Постанова №108 від 25.01.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  125. « Ще один кандидат знявся на користь Гриценка », sur pravda.com.ua (consulté le 17 avril 2019).
  126. (en) « Election commission refuses to register Symonenko, Solovyev as presidential candidates », sur Kyiv Post, .
  127. (uk) « Постанова №198 від 02.02.2019 », sur www.cvk.gov.ua,‎ .
  128. (ru) « Надежду Савченко выдвинули кандидатом в президенты от ее партии », sur РБК,‎ .
  129. Le JDD, « Nadia Savtchenko, icône ukrainienne ou espionne russe? », sur lejdd.fr (consulté le 17 avril 2019).
  130. http://www.cvk.gov.ua/pls/acts/ShowCard?id=44658
  131. (en) « For Life Party's leader Rabinovich not to run for president of Ukraine », sur Interfax-Ukraine, .
  132. « Michel Terestchenko, un Français en lice pour la présidentielle ukrainienne », sur La Croix, (consulté le 3 octobre 2018).
  133. (uk) « Терещенко підтримав кандидатуру Садового у президенти », sur www.pravda.com.ua,‎ (consulté le 15 janvier 2019).
  134. (en) « No unity among Ukraine nationalists ahead of elections », sur www.unian.info, (consulté le 5 décembre 2018).
  135. (uk) « Лідер “Нацкорпусу” Білецький вирішив не йти в президенти », sur pravda.com.ua,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  136. (ru) « СОЦІАЛЬНО-ПОЛІТИЧНА СИТУАЦІЯ В УКРАЇНІ. ПРЕЗЕНТАЦІЯ ДАНИХ », sur www.kiis.com.ua,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  137. (uk) « РЕЗУЛЬТАТИ ОПИТУВАННЯ ГРОМАДСЬКОЇ ДУМКИ ВГО «ПЕРЕДОВІ ПРАВОВІ ІНІЦІАТИВИ» - ПЕРЕДОВІ ПРАВОВІ ІНІЦІАТИВИ », sur ppi.org.ua,‎ (consulté le 31 janvier 2019).
  138. (en) « Ukrainian rock star Vakarchuk not to run for president in 2019 (Video) », sur www.unian.info, (consulté le 31 janvier 2019).
  139. (uk) « Poroshenko launches his uphill re-election campaign », sur Kyiv Post, .
  140. (en) « Yatsenyuk shuns presidential race, prepares party for parliamentary elections », sur Kyiv Post, .
  141. (uk) « Электоральные настроения населения и оценка социально-экономической ситуации в Украине », sur ratinggroup.ua,‎ (consulté le 21 janvier 2019).
  142. (uk) « ЕЛЕКТОРАЛЬНІ НАСТРОЇ НАСЕЛЕННЯ ЩОДО ВИБОРІВ ВЕРХОВНОЇ РАДИ ТА ПРЕЗИДЕНТА УКРАЇНИ, ГРУДЕНЬ 2016 », sur kiis.com.ua,‎ (consulté le 21 janvier 2019).
  143. « Ukraine: un comédien favori du premier tour d'une présidentielle imprévisible », sur boursorama.com, (consulté le 17 avril 2019).
  144. « En Ukraine, la candidate Ioulia Timochenko joue son va-tout », sur la-croix.com, (consulté le 17 avril 2019).
  145. « [Opinion] Brussels and Washington need clarity from Tymoshenko », sur euobserver.com, (consulté le 17 avril 2019).
  146. a b et c (en) Brian Mefford, « Ukraine’s 2019 Elections May Be Completely Unpredictable but Five Things Are Certain », sur atlanticcouncil.org, .
  147. « Présidentielle ukrainienne. Petro Porochenko, plus qu’un président, un héros de la nation  ? », sur Courrier international (consulté le 17 avril 2019).
  148. « Ukraine : en plein virage nationaliste, Petro Porochenko se lance dans la présidentielle », sur La Croix, (consulté le 31 janvier 2019).
  149. a b c et d « Ukraine : le président Porochenko lance une difficile course à la réélection », sur FIGARO, (consulté le 31 janvier 2019).
  150. « Petro Porochenko met fin au traité d’amitié entre l’Ukraine et la Russie », sur RFI, (consulté le 21 septembre 2018).
  151. a b c d e f g et h « Ioulia Timochenko, Volodymyr Zelensky, Petro Porochenko. », sur Libération.fr, (consulté le 16 avril 2019).
  152. « Ukraine: coup d’envoi d’une campagne présidentielle qui s’annonce dure », sur RFI, (consulté le 31 janvier 2019).
  153. (en) « Tymoshenko slams Poroshenko for hike in gas prices », KyivPost,‎ (lire en ligne, consulté le 26 octobre 2018).
  154. « Ukraine: le président Porochenko éclaboussé par une affaire de contrebande », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 17 avril 2019).
  155. https://news.gallup.com/poll/247976/world-low-ukrainians-confident-government.asp
  156. « Corruption : avec Porochenko, l’Ukraine condamnée à l’impunité », sur libération.fr, (consulté le 19 mars 2019).
  157. (uk) Центр Разумкова, « Рівень довіри до суспільних інститутів та електоральні орієнтації громадян України », sur razumkov.org.ua (consulté le 20 février 2019).
  158. La-Croix.com, « Volodymyr Zelensky, le clown de la présidentielle ukrainienne », sur La Croix, (consulté le 20 février 2019).
  159. Sébastien Gobert, « En Ukraine, la non-campagne d’un comédien le propulse aux portes du pouvoir », sur Mediapart (consulté le 17 avril 2019).
  160. (en) « AP Interview: Ukraine ex-PM accuses president of corruption », The Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2019).
  161. « Ukraine: un comédien veut passer de président fictif à... président tout court », sur RTBF Info, (consulté le 25 janvier 2019).
  162. « Ukraine. Distancé dans les sondages, Porochenko affiche sa confiance », sur Le Télégramme (consulté le 17 avril 2019).
  163. « Présidentielle en Ukraine. À Davos, on craint une ingérence russe et le populisme », sur Le Telegramme, (consulté le 31 janvier 2019).
  164. a et b « Ukraine: le président Porochenko accusé de fraude électorale », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 17 avril 2019).
  165. « Ukraine: la fraude plane sur les élections », sur Le Figaro, (consulté le 17 avril 2019).
  166. « UkrInform: Oleksandr Moroz withdraws from presidential race in Ukraine », sur KyivPost (consulté le 17 avril 2019).
  167. Andreas Umland, « Some Things Never Change », sur Atlantic Council (consulté le 17 avril 2019).
  168. « У першому турі президентських виборів не вистачало справжніх дебатів - міжнародні спостерігачі », sur unian.ua (consulté le 17 avril 2019).
  169. RTL Newmedia, « Ukraine: le comédien en tête des sondages veut "aider" son pays », sur rtl.be, (consulté le 17 avril 2019).
  170. « Zelensky a dévoilé les noms de ses experts et de ses conseillers », sur www.ukrinform.fr, (consulté le 10 avril 2019).
  171. « Team Zelensky to sack today's ministers, presidential administration officials: Danyliuk » (consulté le 21 avril 2019)
  172. « Investigative report: Zelenskiy traveled 13 times to Geneva and Tel-Aviv where oligarch Kolomoisky resides », sur KyivPost, (consulté le 17 avril 2019).
  173. « En Ukraine, un débat hors norme et beaucoup de confusion », sur Le Monde.fr (consulté le 19 avril 2019)
  174. « Ukraine: face à face à grand spectacle à deux jours de la présidentielle », sur RTBF Info (consulté le 20 avril 2019)
  175. « Ukraine: le favori de la présidentielle appelé à s'exprimer dans les médias », sur Le Figaro, (consulté le 17 avril 2019).
  176. (en) « Zelensky supports legalization of prostitution, marijuana in Ukraine: Ukraine could have own Las Vegas », sur unian.info, (consulté le 20 avril 2019).
  177. « Ukraine : l’humoriste Volodymyr Zelensky largement en tête de la présidentielle », sur Le Monde.fr, (consulté le 20 avril 2019)
  178. « Elections en Ukraine: espoirs et craintes d’une probable présidence Zelensky (photos) », sur Le Soir (consulté le 21 avril 2019)
  179. (uk) « Порошенко відповів Зеленському щодо дебатів: Стадіон, так стадіон », sur pravda.com.ua (consulté le 4 avril 2019).
  180. « Ukraine: campagne par éprouvettes interposées entre les candidats du second tour », sur Le Figaro, (consulté le 17 avril 2019).
  181. a et b « Tymoshenko accepts defeat, accuses Poroshenko of election fraud », sur KyivPost, (consulté le 17 avril 2019).
  182. « Tymoshenko refuses to mediate Zelenskiy-Poroshenko debate », sur KyivPost, (consulté le 17 avril 2019).
  183. « Ukraine : dépistage de drogue en direct, parodie... La campagne mouvementée de l'élection présidentielle », sur Franceinfo (consulté le 21 avril 2019)
  184. « Ukraine: Poroshenko holds one-man 'debate' before runoff », sur aljazeera.com, (consulté le 17 avril 2019).
  185. « Election en Ukraine : le débat solo de Porochenko », sur euronews (consulté le 17 avril 2019)
  186. « Les deux candidats à la présidentielle ukrainienne débattront dans un stade », sur parismatch.com, (consulté le 17 avril 2019).
  187. « Ukraine: les 2 candidats à la présidentielle débattront dans un stade vendredi », sur Le Figaro (consulté le 17 avril 2019)
  188. « Ukraine: les rivaux de la présidentielle s'invectivent dans un stade avant le second tour », Le Point,‎ (lire en ligne).
  189. « Macron reçoit à l’Elysée les deux candidats à la présidentielle ukrainienne », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 avril 2019).
  190. Reuters Editorial, « Ukraine presidential rivals to meet Macron, Poroshenko also sees... », sur U.S. (consulté le 17 avril 2019).
  191. « Ukraine : menacé d'une cinglante défaite, Porochenko demande une seconde chance », sur LExpress.fr (consulté le 19 avril 2019)
  192. « Ukraine: la nationalisation de PrivatBank invalidée à trois jours des élections - Europe - RFI », sur RFI (consulté le 19 avril 2019)
  193. « Central Commission of Ukraine » (consulté le 31 mars 2019).
  194. « Central Commission of Ukraine » (consulté le 21 avril 2019)
  195. « Présidentielle en Ukraine : le comédien Zelensky largement en tête du 1er tour devant Porochenko », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 17 avril 2019).
  196. « Présidentielle en Ukraine : Zelensky face à Porochenko au second tour selon des résultats partiels », sur France 24, (consulté le 17 avril 2019).
  197. « UkrInform: Tymoshenko not to challenge election results in court », sur KyivPost, (consulté le 17 avril 2019).
  198. « Ukraine : Volodymyr Zelensky en position de force », sur euronews, (consulté le 1er avril 2019).
  199. (uk) « Моніторинг електоральних настроїв українців (22-27 березня 2019 року) », sur ratinggroup.ua,‎ (consulté le 17 avril 2019).
  200. « En Ukraine, le show Zelensky a rythmé la campagne », sur La Croix, (consulté le 17 avril 2019).
  201. https://www.cvk.gov.ua/pls/vp2019/wp302pt001f01=719pt021f01=233.html
  202. « Présidentielle en Ukraine: le comédien Zelensky face au président Porochenko au second tour », sur rtbf.be, (consulté le 17 avril 2019).
  203. « Ukraine : le comédien Zelenski en tête, il affrontera le président Porochenko au second tour », sur Le Monde, (consulté le 31 mars 2019).
  204. (en) « Comedian wins landslide victory in Ukrainian presidential election », sur theguardian.com, (consulté le 22 avril 2019).
  205. « Ukraine: bras de fer autour de l’intronisation de Volodymyr Zelensky à la présidence du pays », sur L'Opinion (consulté le 17 mai 2019)
  206. « Zelensky investi président de l'Ukraine ce lundi », sur rtbf.be, (consulté le 16 mai 2019)
  207. « Ukraine: «Le président Zelensky, c’est l’Orient Express d’Agatha Christie sans conducteur» », sur Libération.fr (consulté le 20 mai 2019)
  208. « Ukraine : investi président, Volodymyr Zelensky dissout le Parlement », sur Europe 1,
  209. (en) « Ukraine's new president calls snap parliamentary elections », Financial Times,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2019).
  210. (en) « The Times view on Ukraine’s President Zelensky: Standing up to Putin », The Times,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2019).
  211. « Investi président, Zelensky convoque des législatives anticipées », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]