Langues au Kazakhstan

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Langues au Kazakhstan
Langues officielles Kazakh
Langues principales Langues maternelles (%, 2009)[1] :
  62
  23
Connaissance du russe (%, 2009)[1] :
Compréhension orale
  94
Lisent bien
  88
Écrivent bien
  85
Connaissance du kazakh (%, 2009)[1] :
Compréhension orale
  74
Lisent bien
  65
Écrivent bien
  62
Connaissance de l'anglais (%, 2009)[1] :
Compréhension orale
  15
Lisent bien
  10
Écrivent bien
  8
Langues d'enseignement (% des élèves, 2013)[2] :
  65
  31
Langues des sites en .kz (%, 2015)[3] :
  84
  13
  3
Langues de consultation de Wikipédia (%)[4] :
  80
  11
  7
Langues d'édition de Wikipédia (%)[5] :
  68
  18
  7

Langues d'interface de Google Kazakhstan[6],[N 1] : 1. Kazakh, 2. Russe

Principales langues étrangères Anglais[1]

La langue officielle du Kazakhstan est le russe, qui n'est en 2009 la langue maternelle que de 23 % de la population du pays, mais qui est comprise par 94 % d'entre elle. Le kazakh est quant à lui la langue d'État ; il est en 2009 la langue maternelle de 62 % de la population du pays, mais est compris par 74 % d'entre elle.

Depuis l’indépendance en 1990, les Russes quittent le pays alors que les Kazakhs y retournent et ont de plus une natalité bien supérieure à celle des Russes, ce qui fait que les Kazakhs sont redevenus majoritaires dans leur pays en 2001 devant les Russes autrefois les plus nombreux ; ainsi, entre 1999 et 2009, les Russes sont passés de 30 % de la population du pays à 24 % (ils étaient même 46 % en 1996), alors que les Kazakhs sont passés de 53 % à 63 % (ils n'étaient même que 36 % avant l’indépendance, après un minimum de 29 % en 1962[7]). La compréhension orale du russe est passée de 95 % à 94 % entre 1999 et 2009, alors que celle du kazakhs est passé de 64 % à 74 %.

Il faut savoir parler et lire le kazakh pour être député ou accéder à un emploi dans l'administration, mais l'interdiction est théorique, et rarement appliquée. Le russe est la langue la plus utilisée dans les villes, notamment dans le nord, où est concentrée l'essentiel de la population slave. L'alphabet latin sera adopté à l'horizon 2025 pour écrire le kazakh, en remplacement de l'alphabet cyrillique[8].

Le russe est resté la langue véhiculaire entre les différentes ethnies, et cette langue est toujours présente dans les médias. D'un point de vue migratoire, le russe est très important pour circuler dans la communauté des États indépendants.

Dans l'enseignement, à l'indépendance, deux tiers des écoles enseignaient en russe contre un tiers en kazakh, alors qu'en 2013 ce rapport s'est inversé.

Il y a d'autres langues minoritaires, comme l'ouzbek, le turkmène, le kirghiz, le tatar et l'ukrainien. Les citoyens d'origine allemande, qui constituent 1,1 % de la population du pays en 2009 (contre 2,4 % en 1999), et qui furent déportés sous Staline après 1944, parlent le russe, l'allemand étant très rarement pratiqué (seulement 17 % d'entre eux ont gardé leur langue maternelle allemande)[1]. D'autres petits groupes ethniques, isolés de leurs pays d'origines, comme les Biélorusses, les Koryo-sarams, les Moldaves et les Baltes parlent le russe.

Il y a aussi un grand nombre de Coréens au Kazakhstan, mais seuls un petit nombre parle le Coréen, les plus jeunes parlent tous russe.[réf. nécessaire]

Dans les grandes villes, l'anglais devient une langue enseignée très importante d'un point de vue universitaire, et dans une moindre mesure, le chinois (mandarin).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les langues proposées sont en ordre d'importance dans le pays.

Références[modifier | modifier le code]