La Vienne dynamique

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La Vienne dynamique
Le Pavillon de la Vienne
Le Pavillon de la Vienne
Autre(s) nom(s) Le Pavillon de la Vienne
Localisation
Parc Futuroscope
Lieu Jaunay-Marigny, Drapeau de la France France
Coordonnées 46° 40′ 09″ nord, 0° 22′ 08″ est
Ouverture 1994
Données techniques
Constructeur(s) Intamin
Type Cinéma dynamique
Nombre de places 192 place(s)
Durée du tour 21 min
Taille minimale
requise pour l'accès
1,05 m
Site web https://www.futuroscope.com/attractions-et-spectacles/sensations-fortes/la-vienne-dynamique

La Vienne dynamique est une attraction et un film du parc du Futuroscope. Il s'agit d'un cinéma dynamique ouvert en 1994 dans sa version initiale, puis plusieurs fois améliorée technologiquement.

La durée totale de l'attraction est d'environ 21 minutes.

Architecture : le Pavillon de la Vienne[modifier | modifier le code]

Le bâtiment abritant l'attraction La Vienne dynamique est le Pavillon de la Vienne. Ouvert en 1994, il est conçu par l'architecte français Denis Laming, comme tous les autres pavillons du Futuroscope.

Le pavillon porte le nom de la rivière éponyme, la Vienne qui donne elle-même son nom au département de la Vienne, le conseil général ayant lui-même créé le parc en 1987.

L'eau, l'élément symbole des rivières, est utilisée ici comme un élément architectural à part entière. C'est en effet de l'eau qui constitue la matière même de la façade. Transparent, le vitrage sous-jacent ne sert que de support mécanique au ruissellement. Miroir liquide, ce mur d’eau reflète des bribes du paysage et change de contenu selon l'humeur du ciel. Au sommet du mur d'eau de 672 m2, 720 buses, soit une tous les 5,8 cm, déversent environ 450 m3 d'eau par heure, purifiée en permanence afin de ne pas ternir le support en verre. Le chéneau collectant l'eau est une évocation du cours d'une rivière. La consommation quotidienne moyenne s’élève à une centaine de mètres cubes.

Technologie[modifier | modifier le code]

Ouverte en 1994, l'attraction a toutefois connu plusieurs évolutions techniques notables à partir de 2007[1].

L'attraction est composée de deux salles successives :

Présalle

La première salle est une pré-salle de 192 places, où était présenté un mur d'images en triptyque composé de 850 téléviseurs à tube cathodique, chacun de 53 centimètres de diagonale[2]. Disposé en un quadrillage de 25 lignes et 34 colonnes, le mur d'écrans mesurait au total dix mètres de haut par 16,2 mètres de large, pour une surface de 162 m2. Un petit documentaire sur l'histoire du Futuroscope et de sa technopole y était projeté pendant que les derniers visiteurs arrivaient pour venir assister au film de la deuxième salle[3].

En 2010, le mur d'images est remplacé par un nouveau dispositif audiovisuel conçu par les sociétés Via Storia, Cnograph et Aquatique Show. Ce nouveau spectacle est composé d'un écran géant rectangulaire et d'un rideau d'eau, capable de reproduire des formes et des mots grâce à des effets lasers et un réseau de 12 000 électrovannes. 60 000 litres d'eau par heure circulent en circuit fermé dans le système.

Un film promotionnel sur le département de la Vienne y est projeté, réalisé par Cnograph, sur des musiques d'EZ3kiel, Freddy Jay et Vitalic[3].

La nouvelle présalle est baptisée Salle René Monory, en souvenir de l'ancien président du conseil général de la Vienne et fondateur du parc décédé en 2009.

Salle des simulateurs

La deuxième salle, la Salle des simulateurs (salle principale du bâtiment), présente un film dynamique nommé Vienne dynamique.

Le film est projeté en 70 mm vertical, sur un écran géant de 315 m2, remplacé depuis février 2012 par un projecteur numérique. La puissance lumineuse est de 7 000 watt. Les visiteurs sont installés par groupe de deux sur 96 plateformes à vérins hydrauliques, de type hexapode, les mouvements des sièges étant synchronisés avec le film. L'ensemble des plateformes est alimenté par quatre groupes hydrauliques (un pour 24 sièges), constitués respectivement d'une bâche de 400 litres d'huile, d'un moteur de 55 kilowatt et d'une pompe mettant le circuit sous une pression de 100 bars. Le constructeur du dispositif des sièges de type Maxi motion seat 2 est la société suisse Intamin[4].

Depuis février 2007, de nouveaux dispositifs s'ajoutent aux plateformes : quelques équipements comme des brumisateurs, ventilateurs, diffuseurs d'odeurs augmentent l'immersion sensorielle dans l'action du film. La bande sonore du film s'est elle aussi améliorée avec une spatialisation du son. Les huit pistes numériques sont stockées sur disque dur.

Les visiteurs sont pris en photo durant la séance ; cette photo capture est vendue dans un stand à la sortie de l'attraction.

Depuis février 2012, la salle est agrémentée d'écrans supplémentaires sur les murs latéraux de la salle, augmentant ainsi l'ambiance visuelle du film ainsi que la sensation de vitesse lors des scènes d'action. Ce dispositif scénographique est créé par l'agence Les Crayons et l'entreprise Cosmo AV est chargée de la production et la réalisation. Depuis cette même date, l'attraction est accessible aux enfants à partir de 1,05 m par l'ajout de rehausseurs pour les simulateurs de la première rangée. La taille minimum était de 1,20 m précédemment[1].

Résumé des évolutions techniques de l'attraction[modifier | modifier le code]

Année Évolution
1994 Ouverture de l'attraction : mur d'images (850 écrans) + salle des simulateurs
2007 Salle des simulateurs : ajout des effets sensoriels
2010 Présalle : retrait du mur d'images, nouveau dispositif écran + rideau d'eau + lasers
2012 Salle des simulateurs : nouveau projecteur numérique 4K + ajout des écrans latéraux

Le film[modifier | modifier le code]

Le film suit le périple de Tom, jeune homme en retard à son mariage, sautant de son train après avoir manqué son arrêt à Poitiers. Débarqué en pleine forêt de Moulière, il fait la rencontre du Guerliguet des forêts. Ce lutin de bois embarque alors le futur marié dans un périple mouvementé à travers le département de la Vienne à bord d'une barque, dans les airs, puis en Formule 3, jusqu'à arriver juste à temps à l'heure de son mariage en l'église de Saint-Savin.

Le Guerliguet se promène occasionnellement dans les allées du parc sous forme d'une mascotte depuis 2012[1].

Remarques

La progression du périple est en réalité purement illogique, sans aucune linéarité géographique d'une scène à l'autre.

Pour exemples, Tom arrive en forêt de Moulière alors qu'aucune ligne de train ne la traverse ; les personnages survolent la vallée de la Gartempe, puis Saint-Savin (qui est pourtant le point d'arrivée du périple), puis Loudun (commune à l'opposé du département) ; la course automobile relie directement le circuit du Vigeant, Chauvigny et Saint-Savin, alors qu'ils sont séparés tous les trois par des dizaines de kilomètres.

Au-delà d'un film dynamique humoristique, le film est réalisé pour mettre en scène les grands lieux du patrimoine architectural médiéval et roman de la Vienne, et ainsi promouvoir le tourisme et la découverte de la région auprès des visiteurs du Futuroscope.

Fiche technique du film[modifier | modifier le code]

  • Titre : Vienne dynamique
  • Durée : 12 minutes (version originale) / 8 minutes (version courte, introduite en 2012, pour les journées de haute fréquentation)
  • Réalisation : Olivier Chavarot
  • Musique : Alexandre Desplat[N 1]
  • Scénario : Laurent Guyot, sur une idée d'Olivier Habid
  • Producteur délégué : Patrick Bésenval, Bakélite[N 2]
  • Producteur exécutif : Jean-Louis Monthieux, Saligna and so on[N 3]

Distribution[modifier | modifier le code]

Note : Le générique final comporte plusieurs fautes d'orthographe dans les noms de famille, ici corrigées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le compositeur Alexandre Desplat est depuis reconnu internationalement, il reçoit entre autres un Oscar (The Grand Budapest Hotel), trois Césars, deux BAFTA Awards, deux Golden Globes et deux Grammy Awards.
  2. Patrick Bésenval travaille également pour Les Animaux du Futur pour le Futuroscope via « Les Productions du Futuroscope » ainsi que pour le cinéma dynamique Mission Toba pour le compte de Vulcania.
  3. a et b Jean-Louis Monthieux et Jean-Philippe Bèche se retrouve en 2004 pour Un long dimanche de fiançailles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François Mayné, « La Vienne Dynamique se refait une beauté pour les 25 ans du Futuroscope », sur newsparcs.com/fr, (consulté le 17 février 2018)
  2. Romain Mudrak, « La nouvelle saison du Futuroscope », sur 7apoitiers.fr, (consulté le 17 février 2018)
  3. a et b Cnograph- Even & Show design, « Pre-show pavillon de la Vienne », sur Vimeo, (consulté le 17 février 2018)
  4. (en) « Intamin », sur hullygully.nl (consulté le 27 février 2018)[PDF]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]