Léon Landini

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Léon Landini
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Léon Landini, résistant français, présent dans le film Les Jours Heureux, lors d'un débat au festival de Mouans-Sartoux en octobre 2013

Naissance (90 ans)
Saint-Raphaël
Nationalité Français
Pays de résidence France

Léon Landini est un homme politique français et résistant[1] FTP-MOI[2],[3],[4] né le à Saint-Raphaël dans le Var, au sein d'une famille italienne immigrée en France, fuyant la répression du fascisme.

Il est l'un des signataires en 2011 de l'Appel des Glières au coté de Raymond Aubrac, Daniel Cordier, Georges Séguy et d'autres figures de la résistance[5],[6] et la personnalité du film documentaire Les Jours Heureux retraçant l'histoire du programme du Conseil National de la Résistance[1].

Résistant FTP MOI[modifier | modifier le code]

Léon Landini a adhéré au Parti communiste français en novembre 1942 à l'âge de 16 ans, avec son père et son frère aîné. Il fait partie des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) pendant l'Occupation. Le , il participe au sabotage de la voie ferrée qui relie Saint-Raphaël à Cannes[7], provoquant le déraillement d'un train de marchandises allemand[8]. Son action dans la résistance se poursuit pendant la guerre, jusqu'à Lyon où, de mai à , ses états de service totalisent une quarantaine de soldats allemands tués, plus de trois cents véhicules allemands détruits et une quarantaine de déraillements, il a également participé à la destruction de plusieurs usines travaillant pour l’occupant.

Arrêté à Lyon le 25 juillet 1944, il a été torturé par Klaus Barbie[8].

Léon Landini est aujourd'hui président de l'Amicale Carmagnole-Liberté des anciens Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI)[9] ; dans ce rôle, il a publié plusieurs ouvrages pour présenter les témoignages et les documents afin que le rôle des partisans immigrés soit enfin complètement reconnu.

Homme politique[modifier | modifier le code]

Léon Landini est l'une des figures de l'opposition interne à la mutation du PCF conduite sous la direction de Robert Hue.

En 2006, il devient président du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) où il est réélu lors des 2e et 3e conférences nationales en 2008 et 2011.

Famille[modifier | modifier le code]

Léon est membre d'une famille très engagée dans la Résistance, son père Aristodème, originaire du village de Torniella en Toscane, Italie, réfugié en France en 1921 en raison de la persécution fasciste, membre des FTP-MOI, carte de combattant Volontaire de la Résistance, est arrêté avec le frère ainé de Léon en 1943 à Saint-Raphaël et effroyablement torturé. Son frère Roger, commandant FTP-MOI, Médaille de la Résistance, invalide de guerre, a fait dérailler 8 wagons de marchandise dans la gare de triage de Fréjus-Plage en décembre 1940. Ce qui fut probablement un des tout premiers déraillements effectué par le Résistance française. Il fut arrêté en en même temps que leur père. Ils s’évadèrent tous deux en novembre 1943 au cours de leur déportation en Allemagne.

Sa sœur Mimi, Ancienne FTP-MOI, Chevalier de la Légion d'honneur, Chevalier dans l’Ordre National du Mérite, Carte de Combattant Volontaire de la Résistance, a été pendant 37 ans la secrétaire générale du groupe des députés Communistes à l’Assemblée nationale.

Sa sœur Landina, Ancienne FTP-MOI, Carte de Combattant Volontaire de la Résistance.

En octobre 1962, aux funérailles de son frère Roger à Saint-Raphaël, un millier de personnes l’ont accompagné à sa dernière demeure. Devant le corbillard il y avait le drapeau rouge de la section PCF de Saint-Raphaël. Une rue de Saint-Raphaël porte désormais son nom. La plaque de la rue a été dévoilée par Charles Tillon, Marie-Claude Vaillant-Couturier et Pierre Villon, que le bureau National du PCF avait spécialement détaché à cet effet. Il était le secrétaire de section du PCF de Saint-Raphaël.

Décorations[modifier | modifier le code]

Léon Landini est titulaire de la médaille de la Résistance, décoré par l'Union des républiques socialistes soviétiques, officier de la Légion d'honneur et Grand mutilé de guerre.

Publication[modifier | modifier le code]

  • Réponse a Michel Onfray. et Autres Textes Sur la Resistance - Léon Landini - Edition Delga - 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les jours heureux », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. « Tous furent condamnés à mort et fusillés le 21 février 1944 », L'humanité,‎ (lire en ligne)
  3. Grégoire Georges-Picot, L'innocence et la ruse: Des étrangers dans la Résistance en Provence (1940-1944), Tiresias, , p. 70
  4. (en) Robert Gildea, Fighters in the Shadows: A New History of the French Resistance
  5. « L'appel d'anciens résistants aux jeunes générations », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « l'appel de thorens-glières », L'humanité,‎ (lire en ligne)
  7. Alain Vincenot, La France résistante: Histoires de héros ordinaires, Editions Des Syrtes,
  8. a et b Eric Le bourhis, Le mystère Goldman - Portrait d'un homme très discret, PRISMA
  9. « Parmi les personnalités présentes... », l'Humanité,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]