Karim Achoui

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Karim Achoui
Description de l'image Photos videos 035.jpg.
Nom de naissance Karim Achoui
Naissance (48 ans)
Boulogne-Billancourt
Nationalité Drapeau de la France France Drapeau de l'Algérie Algérie
Pays de résidence France
Profession
Activité principale
Président de la Ligue de défense judiciaire des musulmans
Autres activités
Écrivain, professeur de droit
Formation
Famille
1 fils, Séraphin Achoui

Karim Achoui, né le à Boulogne-Billancourt, est un avocat franco-algérien, connu pour ses liens supposés avec le milieu et pour son implication dans plusieurs affaires, ce qui lui a valu le surnom d'« avocat des voyous »[1] dans les médias.

Il est le fondateur de la Ligue de défense judiciaire des musulmans.

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Karim Achoui naît au sein d'un milieu modeste : sa mère est assistante maternelle et son père employé chez Renault, tous deux arrivés de Kabylie. Il étudie le droit et la médecine en parallèle avant de choisir de s'orienter définitivement en droit, et de se préparer à la profession d'avocat. Il devient avocat pénaliste, commençant à plaider en 1993 à Paris. Il s'associe avec une ancienne relation. Il apparaît dans l'affaire Patrick Dills, aux côtés de maître Vergès. En 2000, il ouvre son propre cabinet[2].

Une ascension rapide[modifier | modifier le code]

Débuts de parcours[modifier | modifier le code]

Karim Achoui commence sa carrière d'avocat à la Cour de Paris en . Il s'associe alors à son ancien maître de conférences, Jean-Marc Florand, qu'il a connu sur les bancs de la faculté de Paris XII Saint-Maur.

Dans son cabinet, Karim Achoui travaille sur certains dossiers de Jacques Vergès dont par exemple l'affaire Patrick Dils[3].

Dossiers[modifier | modifier le code]

Karim Achoui ouvre son propre cabinet en 2000 et obtient plusieurs succès qui seront médiatisés, notamment un non-lieu pour Michel Lepage dit « le Gros », un poids lourd du « gang de la banlieue sud »[4], la libération de Marc Hornec, alias « le Forain », l'un des trois frères de la famille de Montreuil-sous-Bois. Plusieurs islamistes ont aussi eu recours à ses services, ce qui aurait suscité l’intérêt de la Direction de la surveillance du territoire[3].

Karim Achoui aurait compté parmi ses clients Karl Zéro, Richard Gasquet, Jamel Debbouze, les frères Hornec, Romane Bohringer, Farid Khider, Christine Chauvet[5] et Sami Naceri[6].

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En 1998, les parents de Patrick Dils, jugé coupable du meurtre de deux enfants en 1989 et condamné a perpétuité, qui croient toujours à l'innocence de leur fils, demandent à Jean-Marc Florand et à Karim Achoui, de réétudier le dossier. Le 27 mars 1998, Jean-Marc Florand dépose une nouvelle requête en révision après avoir appris que le tueur en série Francis Heaulme était à proximité du lieu du crime à l'époque où il a eu lieu[7]. Le 24 avril 2002, Patrick Dils est acquitté[8].

  • Karim Achoui défend Patrick Dills, jugé coupable du meurtre de deux enfants en 1989. Or, 13 ans plus tard, la cour de cassation envisage d’annuler sa condamnation à perpétuité, prononcée par un jury populaire « au nom du peuple français ». Il est extrêmement rare depuis l’affaire Dreyfus en France, qu’un tel acte ait lieu. Si en 1989 Patrick Dills, alors âgé de 17 ans, avoue le meurtre des deux enfants, sans parvenir à expliquer son acte, un mois plus tard, il se rétracte, mais est condamné à perpétuité sur présomption, sans preuve matérielle. Karim Achoui reprend le dossier du jeune accusé, et avec Jean Marc Florand, il plaide pour défendre le condamné, parvenant à semer le doute dans l’esprit d’une cour qui avait condamnée sans s’interroger sur l’éventuelle innocence du jeune homme[9].
  • Affaire Brunelle : le 20 décembre 1996 en tombant de la fenêtre de sa classe, S. Brunelle mourait d’un tragique accident, à l'âge de 8 ans. Karim Achoui défend les parents de la victime dénonçant la négligence de son professeur[10].
  • En novembre 2005, Me Achoui défend alors Sami Naceri. Celui-ci, qui avait rendez-vous avec un jeune styliste, l’agresse violemment. Néanmoins, son avocat invoquant une proposition déplacée de prise de stupéfiant venant du styliste, explique le geste de son client[11].
  • En 2006, Moussa Kouissi, petit ami de la chanteuse de r’n’b Amel Bent, est impliqué dans une affaire de meurtre, d’un père de famille, Moustafa. Karim Achoui va alors défendre la famille du défunt expliquant que rien ne justifiait une telle violence et une telle barbarie[12].
  • Karim Achoui est aussi l'avocat de Jean-Luc Lahaye, il le défend contre les accusation de portées à son encontre par Julie Pietri[13].

Retour dans les tribunaux français[modifier | modifier le code]

Radié de l’ordre en France, mais inscrit au barreau d’Alger, Karim Achoui est autorisé le 28 janvier 2016 à plaider à Paris, assurant la défense Jean-Luc Lahaye, contre Julie Pietri, en vertu des accords d'Evian.

Le tribunal correctionnel de Paris a bien affirmé n’avoir aucune objection à ce que l'avocat représente son client, dans une affaire d’injure et diffamation l’opposant à Julie Pietri. La défense de la chanteuse a pourtant tenté de s’opposer à l’intervention de l’avocat, signalant des « manquements déontologiques », au prétexte que Me Achoui avait été radié du barreau de Paris en 2010. Seulement, le procureur de la République, a bien rappelé que les accords de 1962, mettant fin à la guerre d’Algérie, permettaient aux avocats inscrits en Algérie, ce qui est le cas de Karim Achoui, de plaider en France, si un ressortissant ou un lien avec l'Algérie est exposé. Or, Julie Piétri est pied-noir.

Ainsi, si une représentante du bâtonnier de Paris, s'est opposé à ce que Karim Achoui ne plaide en France, la présidente de la chambre de la presse a fini par trancher : Karim Achoui a le droit de plaider en France, en tant qu'avocat étranger.

Affaires[modifier | modifier le code]

Le , il est condamné par la cour d'assises de Paris à une peine de sept ans de prison pour complicité de tentative de meurtre, complicité d'évasion d'Antonio Ferrara et association de malfaiteurs. Karim Achoui interjette appel de cette décision et a été remis en liberté sous caution le . Pendant cette liberté provisoire, à la suite d'un arrêt rendu par la cour d'appel de Versailles et confirmé par la Cour de cassation, dans le cadre d'un faux commis au préjudice de son ex-femme, Yacout Bouzeiene, qui est la mère de son fils et la cousine d'Imed Mohieddine, fiché au grand banditisme, dit « Jo » ou « l'Indien »[14], il n'a plus le droit d'exercer sa profession d'avocat pour cinq années.

Dès lors, avec le comédien Smaïn, il se reconvertit dans la restauration avec l'ouverture en collaboration d'un établissement appelé le « Zarma des Prés » à Paris. Son frère l'accuse d'avoir utilisé frauduleusement sa signature et portera plainte[15]. Ce dernier a par la suite reconnu son erreur et le parquet a classé l'affaire. Le , il est finalement acquitté par la cour d’assises d’appel de Paris.

Le , la Cour de cassation rejette son pourvoi contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui l'avait radié du tableau de l'ordre des avocats pour de graves infractions à la discipline. L'Ordre des avocats de Paris avait invoqué les « nombreux manquements déontologiques » de l'avocat[16].

Le 20 mai 2012, il est relaxé dans l'affaire de menaces et violences sur sa petite amie , laquelle, par le biais d'une lettre d'aveu adressée à la cour, retire sa plainte[17].

Le 27 mars 2013, Lionel Allouche élève en droit et proche de l’obtention du barreau, décède à la sortie d’une boîte de nuit parisienne à la suite des coups infligés par trois malfrats. Karim Achoui demande alors une mesure exceptionnelle, que lui soit délivré à titre posthume son diplôme du barreau[18].

Différentes affaires[modifier | modifier le code]

  • Extorsion de fonds

Karim Achoui est mis en examen en 2005 pour subornation de témoin dans une affaire d'extorsion de fonds commise par le clan Hornec en 2002. Karim Achoui aurait exercé des pressions sur un témoin pour qu'il retire sa plainte selon un policier[19]. Il bénéficie d'un non-lieu.

  • Blanchiment d'argent

Karim Achoui est placé en garde à vue le dans une affaire de blanchiment d'argent. Le parquet de Meaux avait ouvert une information judiciaire en 2006 à la suite de la vente d'un commerce appartenant à une figure du grand banditisme assassinée. Karim Achoui est soupçonné d'avoir perçu une commission lors de la vente de ce commerce[20]. Karim Achoui est finalement relaxé par le tribunal correctionnel de Meaux et innocenté dans cette affaire de blanchiment[réf. nécessaire]

  • Complicité de faux

Karim Achoui est poursuivi pour avoir utilisé la signature de sa femme, à son insu, afin de monter une société de vente de chaussures en 2004. À ce titre, il est accusé de « complicité de faux, fourniture d'indication fausse ou incomplète en vue d'une immatriculation au registre du commerce et des sociétés et exécution d'un travail dissimulé ».

Le , il a été condamné à un an de d'emprisonnement avec sursis, 10 000 € d'amende et 5 années d'interdiction d'exercer la profession d'avocat.

Le jugement en appel a abouti le à l'aggravation de sa condamnation à 1 an de prison avec sursis, 20 000 € d'amende et 5 années d'interdiction d'exercer la profession d'avocat. Cet arrêt est devenu définitif à la suite du rejet de son pourvoi le 14 janvier 2009 par la chambre criminelle de la Cour de cassation[21]


Karim Achoui aurait été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de grande instance de Paris, pour un passif déclaré supérieur à 500 000 euros auprès de ses créanciers. .

Évasion d'Antonio Ferrara[modifier | modifier le code]

Karim Achoui, avocat d’Antonio Ferrara en 2003, est soupçonné d’avoir participé à l’évasion de ce dernier de la maison d'arrêt de Fresnes, en donnant le « top départ » de l’opération par l'intermédiaire d'un de ses collaborateurs, lors d'un parloir. Il est interpellé le par l'Office central pour la répression du banditisme et mis en examen le soir même pour « complicité d'évasion » et laissé en liberté sous contrôle judiciaire contre versement d’une caution de 30 000 € à régler en deux fois.

Il est jugé par la cour d'assises de Paris durant les mois d'octobre à décembre 2008. L’accusation s’appuie notamment sur plusieurs écoutes téléphoniques : lors d'une conversation entre les complices de l’évasion de Ferrara l’un d’eux dit « On passera par le baveux pour faire passer le feu vert au petit » (surnom de Ferrara) ; lorsque l’un des membres du commando cherchait un médecin pour soigner un blessé à la suite de l’opération : « Il a un médecin, Achoui ? »[22].

Karim Achoui est condamné dans la nuit du 14 au 15 décembre à une peine de sept ans de prison[23] et placé en détention[24],[25]. Ses avocats, Patrick Maisonneuve et Francis Szpiner, font appel[26]. Karim Achoui est libéré sous caution le . La caution de 50 000 € est versée dans la journée par Rachid Nekkaz et Jean-Bruno Roumégoux, président de la Coordination nationale des prisonniers sans preuves.

Il est acquitté par la cour d’assises d’appel de Paris le [27].

Après son acquittement, l'État lui a versé 1 million d'euros à titre d'indemnité pour le préjudice moral subi[réf. nécessaire]. Karim Achoui a été indemnisé de 600 000 euros pour sa détention arbitraire à la prison de Nanterre au quartier d'isolement[28]. Cependant, Karim Achoui a connu trois années de contrôle judiciaire avant son acquittement[réf. nécessaire].

Radiation du barreau de Paris[modifier | modifier le code]

Karim Achoui est radié du barreau de Paris par un arrêt rendu par la cour d'appel de Paris le 13 janvier 2011 qui infirme totalement la décision du conseil de discipline de l'ordre des avocats de Paris qui avait jugé qu'il ne pouvait plus être puni[29]. Les magistrats retiennent qu'il a illégalement perçu, au moyen d'un faux document imitant la signature d'un client, la somme de 1 501 euros qui devait revenir à celui-ci.

La cour d'appel lui a également reproché d'avoir employé des personnes qui n'étaient pas déclarées (secrétaire et femme de ménage).

Les juges ont enfin considéré que ces faits, ajoutés à sa condamnation en 2008 à la peine d'un an d'emprisonnement avec sursis pour complicité de faux, étaient incompatibles avec la profession d'avocat et justifiait la radiation du tableau de l'ordre des avocats au barreau de Paris. Karim Achoui forme un pourvoi en cassation[30] qui est rejeté par la première chambre civile de la Cour de cassation le 4 mai 2012, rendant ainsi définitive la décision de la cour d'appel[31].

Autres pays[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

Par décision du Conseil de l'ordre algérien, Karim Achoui a été admis à la profession d'avocat le 11 décembre 2014.

Karim Achoui redevient avocat le 14 février 2015, mais en Algérie, où il prête serment.

Maître Achoui, plaide aussi à la Cour d'assises et à la cour suprême de Rabat, ainsi qu'à Casablanca, ayant été autorisé à plaider au Maroc par le ministère de la Justice du pays.

Le 14 octobre 2015, paraît dans le journal Libération un article rédigé par Karim Achoui et Nicolas Gardères, avocat et maître de conférence à Science Po Paris, pour soutenir la proposition de loi d'Yves Jégo visant à rendre obligatoire et systématique la proposition de menus de substitution végétariens dans les cantines scolaires dans l'école publique française[32].

Bangladesh[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2016, Karim Achoui se rend au Bangladesh pour y défendre Moussa Tchantchuing, humanitaire français pour l'ONG internationale islamique Barakacity, incarcéré par les autorités bangladaise parce qu'il appartient, selon son avocat, à une minorité opprimée par l'État bangladais : les Rohingyas.

Émirats arabes unis[modifier | modifier le code]

Karim Achoui est désigné, en janvier 2016, par un Français-Youssouf Meite- condamné à la perpétuité à Dubai-ce qui équivaut, dans le code pénal des Emirats Arabes Unis à 25 ans de réclusion- après avoir été reconnu coupable de trafic de drogue. Le client de Maître Achoui est accusé d'avoir transporté 66,5 grammes de cocaïne, dans le but de la revendre, il réfute ces accusations[33].

Thaïlande[modifier | modifier le code]

En janvier 2016, Karim Achoui est désigné pour assurer la défense de Rachid Zahoum, ressortissant français détenu en Thaïlande, à la prison de Pattaya. Arrêté le 11 janvier car accusé d'avoir été en possession de fausses cartes de crédit, celui-ci pourrait encourir 27 ans de réclusion en Thaïlande[34].

Ukraine[modifier | modifier le code]

Début 2016, il plaide pour un étudiant marocain accusé de l'homicide de son camarade et compatriote en Ukraine[35].

Observatoire d'étude des sectes[modifier | modifier le code]

Création de l’Observatoire sur les sectes : associé à un groupe de juristes, d’hommes de loi, Karim Achoui participe à la création d’un organisme en avril 1996 : l’Observatoire national d’études des sectes. Maitre Achoui, vice-président de l’association de juristes, explique que cet Observatoire étudiera les sectes répertoriées en France « en commençant par les douze plus importantes parmi lesquelles figurent AUCM, AICK, IVI, Église de scientologie, Témoins de Jéhovah ». Cette structure officielle réunit juristes et psychiatres[36].

Ligue de défense judiciaire des musulmans[modifier | modifier le code]

En 2013, Karim Achoui fonde la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM), afin de défendre judiciairement et bénévolement les musulmans[réf. nécessaire].

Karim Achoui est alors élu personnalité de l'année 2013 par Oumma, avec 26 % des suffrages des internautes. Il remporte la première place du podium devant Claude Askolovitch, et le CCIF[37].

Déjà, en avril 1996, Karim Achoui, accompagné de spécialistes du monde du droit fondait un observatoire afin d’étudier les religions minoritaires au sein de la société française, dans « un esprit objectif, indépendant et scientifique ». Ainsi, l’Observatoire étudie les pratiques et la doctrine des religions minoritaires, effectue des recherches sur chaque mouvement, contrôle les informations qui circulent dans les médias sur les minorités religieuses, et établit un rapport annuel sur les tendances concernant ces minorités. L’Observatoire s’affirme comme un espace d’étude « composé d’hommes de loi connus, pour la qualité et la quantité du travail qu’ils ont accompli dans ce domaine, ainsi que pour leur attachement aux questions de liberté publique ».

L’Observatoire affirme ainsi les principes d’objectivité et d’indépendance de conscience de ces membres[38].

Critique de l'état d'urgence[modifier | modifier le code]

En novembre 2015, Karim Achoui critique l'état d'urgence, dont il considère, que, tel qu'il est appliqué, il porte atteinte aux valeurs républicaines, à la liberté, et qu'il constitue une véritable antinomie au droit, et bafoue le pouvoir de l'autorité juridique. Il rédige une tribune avec l'avocat Asif Arif, dans le Nouvel Observateur en janvier 2016, à l'annonce par le Premier ministre, Manuel Valls, du prolongement de l'état d'urgence[39].

Tentative d'assassinat[modifier | modifier le code]

Karim Achoui est blessé par deux tirs par balles le en sortant de son cabinet parisien. Il quitte l'hôpital européen Georges-Pompidou après une hospitalisation d'une quinzaine de jours.

Peu de temps avant son agression, Karim Achoui aurait, selon lui, fait part au bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris d'une tentative d'infiltration de son cabinet par la police. Il a expliqué : « Le 4 juin, j'ai été informé que l'une de mes secrétaires renseignait un service de police. J'ai informé le bâtonnier et licencié la secrétaire. Je suis persuadé que l'attentat contre moi est lié à cette infiltration »[40].

Dans l'affaire de son agression, quatre personnes sont interpellées. L'une d'elles, Ruddy Terranova, s'avère être un indicateur de la police qui est inscrit, entre novembre 2006 et le 20 octobre 2007, au bureau central des sources du Service interministériel d'assistance technique dont il est renvoyé en raison de son « instabilité et versatilité chroniques »[41]. Il est reconnu par Karim Achoui comme étant le tireur. Les trois autres hommes sont considérés comme appartenant au grand banditisme et comme n'ayant eu qu'un rôle d'intermédiaires[42].

En septembre 2008, dans un second livre intitulé Un avocat à abattre (voir infra) (son précédent ouvrage, L'Avocat du milieu (voir infra), ayant été publié en mars 2008), Karim Achoui écrit à ce sujet : « Une frange de la police, plus particulièrement versaillaise, a trempé jusqu’au cou dans mon affaire », avant de citer le nom d'un commissaire de la police judiciaire de Versailles. Ce dernier a réclamé l'interdiction de l'ouvrage, mais le juge ne l'a pas fait en raison de deux vices de forme. À la demande du syndicat policier Synergie[43],[44], la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie dépose plainte contre Karim Achoui pour « diffamation envers la police nationale » à la suite d’une interview de l'intéressé parue dans France-Soir le 10 septembre 2008 et dans laquelle il donne le nom du commissaire[45]. De son côté, le commissaire dépose une dizaine de plaintes en diffamation contre le livre de Karim Achoui et contre les médias qui ont évoqué cette accusation et obtient la condamnation l'ex-avocat pour diffamation. Il affirme qu'en guise de complot policier, « la réalité, c'est qu'il s'agit d'un complot de voyous pour des raisons de voyous. »[46]

Au procès des agresseurs présumés, l'instruction présente des courriers saisis auprès de ceux-ci qui tendent à montrer que l'agression aurait été justifiée par des motifs financiers[47]. La thèse d'un complot d'un policier n'a pas été retenue. Les accusés sont acquittés par la cour d'appel de Paris le 4 octobre 2013[48].

Décoration[modifier | modifier le code]

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Karim Achoui est chevalier de l'ordre du mérite.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'Avocat du milieu, Paris, éd. Privé,‎ (ISBN 2350760790)
    Achoui s'est donné le surnom d'« avocat du milieu » en raison des liens qu'on lui prête avec le milieu du crime.
    Cet ouvrage a été vendu a plus de 80000 exemplaires.
  • Un avocat à abattre, Paris, Le Cherche midi, coll. « Document »,‎ , 14×22 cm (ISBN 2749112982)
    Livre faisant suite à sa tentative d'assassinat. Karim Achoui y défend la thèse d'un complot organisé par une branche de la police qui lui serait hostile.
  • Numéro écrou 31208, Paris, Le Cherche midi, coll. « Document »,‎ (ISBN 978-2-7491-1514-6)
    Le journal de son incarcération.
  • Musulmans, quels sont vos droits ?, Hors lignes Éditions, 19 octobre 2013. Il s'agit d'un guide pratique « pour apporter des réponses concises mais techniques aux questions que ceux qui ont l'islam pour religion se posent aujourd'hui en France ».

Films[modifier | modifier le code]

  • En 2013, Karim Achoui participe au téléfilm réalisé par Guillaume Nicloux, L'Enlèvement de Michel Houellebecq. Il y interprète son propre rôle d'avocat; il est l'avocat qui vient payer la rançon de l'écrivain. C'est initialement Jacques Vergès qui devait jouer le rôle finalement confié à Karim Achoui.[réf. nécessaire]
  • Maître Achoui joue son propre rôle dans le film inspiré de son livre Un avocat à abattre et réalisé par Bibi Nacéri. Le film retrace sa tentative d'assassinat.

Autres activités[modifier | modifier le code]

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  • Karim Achoui enseigne aux élèves en droit pénal à Alger à la faculté Ben Aknoun[Où ?]. Il donne également des conférences.
  • Le 10 janvier 2016, le barreau d'Alger gratifie Me Karim Achoui d'une nomination à la participation des jeunes élèves stagiaires avocats en matière pénale, comme l'annonce l'avocat sur son compte twitterErreur de référence : Balise <ref> incorrecte ;

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Divers[modifier | modifier le code]

Karim Achoui possède la robe d'avocat de François Mitterrand. Il l'a achetée 8000 euros aux enchères. Il en a fait don à un confrère, Francis Szpiner, son avocat[49].

En 2010, Karim Achoui est classé par le magazine GQ parmi les avocats les plus puissants de France[50].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note
Références
  1. Mathieu Grégoire, Karim Achoui, l'avocat des voyous, une image qui lui coûte cher, 20 Minutes, 15 décembre 2008
  2. https://www.over-blog.com/Karim_Achoui_biographie-1095203942-art83718.html
  3. a et b « Les dossiers noirs de l’avocat du milieu, Karim Karim Achoui », Paris Match, 6 août 2007
  4. Christophe Cornevin, « Le caïd de la région parisienne rejoint son père en prison », 5 décembre 2007
  5. Parrain et Caïds, Frédéric Ploquin, Fayard
  6. Karim Achoui de retour en défenseur des musulmans, 20 minutes
  7. Patrick Dils, un destin de condamné en suspens. La Cour de cassation statuera à la rentrée sur le sort du jeune homme, jugé coupable du meurtre de deux enfants en 1989, liberation.fr
  8. Dils acquitté après quinze ans de prison, liberation.fr, 25 avril 2002
  9. « Patrick Dils, un destin de condamné en suspens. La Cour de cassation statuera à la rentrée sur le sort du jeune homme, jugé coupable du meurtre de deux enfants en 1989. », sur Libération.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  10. « L'instituteur rejugé pour défaut de surveillance », sur leparisien.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  11. « Justice : Samy Naceri en correctionnelle - People - MYTF1News », sur MYTF1NEWS (consulté le 26 octobre 2015)
  12. « L'ami d'Amel Bent en prison », sur leparisien.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  13. « karim%20achoui | Tumblr » (consulté le 30 octobre 2015)
  14. Karim Achoui, un avocat à abattre, Le Nouvel Observateur
  15. Sarah Belmont, Quand les stars mettent le couvert, Le Point, 8 octobre 2013
  16. Karim Achoui radié du barreau, lefigaro.fr, 4 mai 2012
  17. Relaxe de l'ex-avocat Karim Achoui jugé pour violences conjugales, 20minutes.fr, 11 juin 2012
  18. « Drame - Lionel Allouche, victime de la barbarie ordinaire », sur France Soir.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  19. Les liaisons dangereuses de Maître Karim Achoui, Libération, 25 juin 2007
  20. Affaire blanchiment d'argent, Le Nouvel Observateur, 21 septembre 2007
  21. L'avocat de Ferrara Karim Achoui définitivement condamné pour complicité de faux, AFP, 15 janvier 2009
  22. Evasion de Ferrara: l'avocat Karim Achoui en vedette des débats lundi au procès, Le Parisien, 6 octobre 2008
  23. Patricia Tourancheau, « Affaire Achoui : les étranges coups de fil d’un indicateur », dans Libération, 21 juin 2008.
  24. « Ferrara condamné à 17 ans, Me Achoui à 7 ans », Le Parisien, 14 décembre 2008.
  25. « « Un verdict scandaleux » pour l'avocat d'Achoui », Le Parisien, 15 décembre 2008.
  26. Clément Mathieu, « Karim Achoui remis en liberté », sur parismatch.com, Paris Match,‎ (consulté le 27 juin 2014).
  27. Procès Ferrara: l'avocat Karim Achoui acquitté en appel, liberation.fr, 23 octobre 2010
  28. « le courrier de latlas », sur www.lecourrierdelatlas.com (consulté le 30 octobre 2015)
  29. « L'avocat Karim Achoui radié par la cour d'appel » sur leparisien.fr
  30. « Radié à vie, Karim Achoui se confie » sur FranceSoir.fr
  31. Karim Achoui radié du barreau, Le Figaro, 4 mai 2012.
  32. « Les menus végétariens bons pour la planète, la laïcité et… le cochon », sur Libération.fr (consulté le 30 octobre 2015)
  33. http://www.ouest-france.fr/monde/emirats-arabes-unis/dubai-un-francais-condamne-perpetuite-pour-trafic-de-drogue-3964901
  34. http://pattayadailynews.com/french-credit-card-scammers-arrested/
  35. http://www.yabiladi.com/articles/details/42177/ukraine-marocain-accuse-meurtre-sera.html
  36. « express société - Sectes: observatoire contre observatoire », sur www.lexpress.fr (consulté le 26 octobre 2015)
  37. (fr) « Karim Achoui élu Personnalité de l'Année 2013 », sur oumma.com (consulté le 30 octobre 2015)
  38. « express société - Sectes: observatoire contre observatoire », sur www.lexpress.fr (consulté le 30 octobre 2015)
  39. L'état d'urgence prolongé de 3 mois ? Sa forme actuelle pose des problèmes juridiques, leplus.nouvelobs.com, 23-01-2016
  40. « Karim Achoui soupçonne la police », L'Express, 5 juillet 2007
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