Camille Gutt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gutt.
image illustrant l’économie image illustrant un homme politique image illustrant belge
Cet article est une ébauche concernant l’économie et un homme politique belge.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Camille Gutt
Camille Gutt pendant les Accords de Bretton Woods
Camille Gutt pendant les Accords de Bretton Woods
Fonctions
Ministre belge des Finances
Premier ministre Hubert Pierlot
Directeur général du Fonds monétaire international
Prédécesseur Création du poste
Successeur Ivar Rooth
Biographie
Nom de naissance Camille Guttenstein
Date de naissance
Lieu de naissance Bruxelles (Belgique)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Bruxelles (Belgique)
Nationalité belge

Camille Gutt, né le à Bruxelles et mort le dans la même ville, est un homme politique et financier belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille Gutt (Guttenstein jusqu'en 1922) est né de Marie-Paule Schweitzer et de Max Guttenstein. De 1920 à 1924, il fut secrétaire général de la délégation belge à la Commission des réparations et chef de cabinet de l'homme politique Georges Theunis[1]. Il fut ministre des finances de Belgique de 1940 à 1945 avant de devenir le premier directeur général du Fonds monétaire international de 1946 à 1951. Il perdit deux de ses fils pendant la guerre: Jean-Max en 1941 et François en 1944.[réf. souhaitée]

Opération Camille Gutt[modifier | modifier le code]

Alors que le spectre de l'inflation hérité de l'entre-deux-guerres plane en Belgique, l'opération Gutt permet, en octobre 1944, de procéder au remplacement du papier-monnaie tout en bloquant les avoirs en banque et aux comptes chèques postaux. En contrôlant la masse monétaire puis en autorisant le déblocage progressif, le gouvernement jugule le danger d'une inflation galopante.

Cette opération va avoir lieu en plusieurs étapes :

  • Tous les citoyens belges vont recevoir, en échange de leurs anciens billets, 2000 nouveaux francs belges. Le surplus va alors être transformé en avoirs bloqués, qui vont être remboursés peu à peu par la reprise de la production. On rembourse ainsi 34 milliards de francs belges.
  • Les 64 milliards non encore remboursés sont convertis en emprunt financé par un impôt spécifique.
  • La masse monétaire est considérablement réduite: on passe de 140 milliards de billets de banque à 25 milliards.
  • De plus, le gouvernement belge s'abstient de toute demande d'avances à la Banque Centrale nationale.

Cette politique monétaire de lutte contre l'inflation réussit ainsi grâce à la relance rapide de la production.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Belgique au carrefour 1940-1944, Paris, Fayard, coll. Les grandes études contemporaines, 1971.

À consulter[modifier | modifier le code]

  • J.-F. Crombois, Camille Gutt. Les finances et la guerre, 1940-1945, Bruxelles, 2000.
  • J.-F. Crombois, « Camille Gutt » in Nouvelle Biographie Nationale, volume 6, Bruxelles, Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, pp. 228-232, 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frans Buelens, Congo 1885-1960: een financieel-economische geschiedenis, epo, 2007, p. 275, note 131, partiellement consultable sur le site des éditions epo.