Camille Gutt

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Camille Gutt
Illustration.
Camille Gutt pendant les Accords de Bretton Woods
Fonctions
Ministre belge des Finances

(5 ans)
Premier ministre Hubert Pierlot
Directeur général du
Fonds monétaire international

(4 ans, 11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Création du poste
Successeur Ivar Rooth
Biographie
Nom de naissance Camille Guttenstein
Date de naissance
Lieu de naissance Bruxelles (Belgique)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Bruxelles (Belgique)
Nationalité Belge
Conjoint Claire Gutt (1886-1948)

Camille Gutt
Directeurs généraux du Fonds monétaire international

Camille Gutt, né le à Bruxelles et mort le dans la même ville, est un homme politique et financier belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille Gutt (Guttenstein jusqu'en 1922) est né de Marie-Paule Schweitzer et de Max Guttenstein. De 1920 à 1924, il fut secrétaire général de la délégation belge à la Commission des réparations et chef de cabinet de l'homme politique Georges Theunis[1]. Il fut ministre des finances de Belgique de 1940 à 1945 avant de devenir le premier président-directeur-général du Fonds monétaire international de 1946 à 1951.

Il perdit deux de ses fils pendant la guerre : Jean-Max en 1941 et François en 1944[2]. Son fils cadet, Etienne Gutt, particpa à l'effort de guerre en tant qu'officier de la force aérienne. Il fut ensuite professeur de droit à l'ULB et finit sa carrière en qualité de président de la Cour Constitutionnelle belge. Il décéda en 2011.

Opération Gutt[modifier | modifier le code]

Alors que le spectre de l'inflation hérité de l'entre-deux-guerres planait en Belgique, l'opération Gutt permit, en octobre 1944, de procéder au remplacement du papier-monnaie tout en bloquant les avoirs en banque et aux comptes chèques postaux. En contrôlant la masse monétaire puis en autorisant le déblocage progressif, le gouvernement jugula le danger d'une inflation galopante.

Cette opération eut lieu en plusieurs étapes :

  • tous les citoyens belges reçurent, en échange de leurs anciens billets, 2 000 nouveaux francs belges. Le surplus fut transformé en avoirs bloqués, qui furent remboursés peu à peu par la reprise de la production. On remboursa ainsi 34 milliards de francs belges ;
  • les 64 milliards non encore remboursés furent convertis en emprunt financé par un impôt spécifique ;
  • la masse monétaire fut considérablement réduite: on passa de 140 milliards de billets de banque à 25 milliards ;
  • de plus, le gouvernement belge s'abstint de toute demande d'avances à la Banque Centrale nationale ;

Cette politique monétaire de lutte contre l'inflation fut une réussite grâce à la relance rapide de la production.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Belgique au carrefour 1940-1944, Paris, Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », 1971.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frans Buelens, Congo 1885-1960: een financieel-economische geschiedenis, epo, 2007, p. 275, note 131, partiellement consultable sur le site des éditions epo.
  2. « Inventaires des Papier Camille Gutt », sur Cegesoma.be (consulté le 4 novembre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]