Bojan Z

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Bojan Zulfikarpašić
Description de cette image, également commentée ci-après
Bojan Z au Festival de Moers 2006, Allemagne
Informations générales
Surnom Bojan Z
Naissance (51 ans)
Belgrade
Activité principale Pianiste, compositeur
Genre musical Jazz
Instruments Piano, Fender Rhodes
Labels Label Bleu, EmArcy - Universal
Site officiel www.bojanz.com

Bojan Zulfikarpašić, plus connu sous le nom de Bojan Z, est un pianiste de jazz franco-serbe né le à Belgrade.

Biographie[modifier | modifier le code]

jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Bojan Zulfikarpašić apprend le piano dès l'âge de cinq ans. Tout d'abord familier du folklore yougoslave, il découvre, avec l'adolescence, les Beatles, Bach, Claude Debussy et Maurice Ravel[1].

Il devient pianiste dans de petites formations de jazz de Belgrade. Après un passage à New York, au cours duquel il suit la classe de maître de piano de Clare Fischer, puis un retour en Yougoslavie le temps de son service militaire. Il s'installe en France en 1988, où il suit les cours du CIM.

Années 1990[modifier | modifier le code]

À Paris, il devient, en quelques années, un musicien incontournable de la scène jazz, grâce à ses collaborations avec Michel Portal, Noël Akchoté, Henri Texier (Azur Quartet), Tony Rabeson ou Julien Lourau dont il fait la connaissance par hasard au cours du festival Jazz à La Défense en 1990, et qui devient l'un des musiciens avec lesquels il se produit le plus.

En 1992, Trash Corporation, le quartet qu'il forme avec Julien Lourau, François Merville et Marc Buronfosse remporte le premier prix de groupe au concours national de jazz de la Défense[2].

À partit fr 1993, il joue dans le « AZUR quintet » de Henri Texier. Le nom du groupe a été trouvé par Henri Texier qui, à l'époque, jouait dans plusieurs groupes. Le groupe avec Bojan Z était le groupe « à ZUlfikarpašić », et « RAbeson » (Tony Rabeson, le batteur du groupe), qui devint « ZU-RA » puis, par érosion de langage et rapprochement à des mots courants « AZUR ». Comme son nom n'était pas très facile à retenir ni à prononcer par les francophones, le musicien l'a réduit lui-même à « Bojan Z » (prononcer « Boyane Zed ») et a enregistré son premier album sous ce nom dès 1993.

En 1997, il joue pour la première fois en duo avec Julien Lourau, au Pannonica à Nantes[2].

Il sort Koreni (1998) et son premier disque en piano solo, intitulé Solobsession (2001), album enregistré pendant sa résidence au théâtre de Coutances[3].

Années 2000[modifier | modifier le code]

Il part dans une aventure new-yorkaise avec son album Transpacifik, en 2003 où il abandonne ses partenaires habituels pour deux des musiciens de sessions d'enregistrement américains parmi les plus talentueux : Scott Colley et Nasheet Waits.

Il remporte le prix Hans Koller en 2005 comme meilleur artiste européen de jazz[4].

Avec Criss Cross Europe[5] en 2019.

L'année suivante (2006) sort l'album Xenophonia, dont le nom, construit à partir de « xenos », « l'étranger » en grec, est une référence à sa situation en tant que franco-serbe[6]. Sur cet album Bojan Z joue du « xénophone », instrument de son invention, sorte de Fender Rhodes trafiqué, avec un tempérament différent de celui du piano, proche de celui de la musique « arabe ». Bojan ajoute à cet instrument de nombreuses pédales d'effet (distorsion, phaser...) ce qui finit par le rapprocher d'une guitare électrique[6]. Cet album est « meilleur album de l'année » aux Victoires du jazz 2007.

En 2009 sort Humus chez Universal Jazz, avec les musiciens londoniens Sebastian Rochford, Ruth Goller ainsi que le tromboniste américain Josh Roseman.

Années 2010[modifier | modifier le code]

Enregistré en Italie, Soul Shelter, deuxième album en solo solo après Solobsession, sort le 27 février 2012 chez EmArcy. La même année, il joue en duo avec Baptiste Trotignon dans le cadre de Jazz à la Villette[7].

En 2014, il enregistre un album en duo avec Julien Lourau au Triton. N'ayant pas trouvé de maison de disque, le disque parait grâce à un financement participatif[2],[8].

En 2016 parait Housewarming en duo avec le tromboniste Nils Wogram. Les deux musiciens se sont rencontrés lors du festival Jazzdor[9].

En 2019, il fait partie de Criss Cross Europe, un groupe composé de jeunes musiciens européens issus de Belgique, des Pays-Bas, d'Estonie, du Luxembourg et de France[5].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

En tant que leader ou coleader[modifier | modifier le code]

En tant que musicien de sessions d'enregistrement[modifier | modifier le code]

Avec Henri Texier
  • 1993 : « Azur quartet », An Indian's Week (Label Bleu)
  • 1995 : « Sonjal septet », Mad Nomad(s) (Label Bleu)
  • 1998 : « Azur quintet », Mosaïc Man (Label Bleu)
  • 2002 : « Azur quintet », String Spirit (Label Bleu)
  • 2016 : 30 ans : Concert Anniversaire À La Maison De La Culture D'Amiens (Label Bleu)
Avec Michel Portal
  • 1997 : Dockings (Label Bleu)
  • 2010 : Baïlador, (Universal)
Avec Nguyên Lê
  • 1997 : Maghreb Friends (ACT)
  • 2002 : Purple-celebrating Jimi Hendrix (ACT)
Avec Karim Ziad
  • 2000 : Ifrikyia (ACT)
  • 2013 : Jdid (JMS)
Avec Julien Lourau
  • 2001 : The Rise (Label Bleu)
  • 2005 : Fire & Forget (Label Bleu)
Autres
  • 1987 : Oktobar 1864, Oktobar 1864 (Jugodisk)
  • 1988 : Jacques Bolognesi Big Band, Caravanserail (OMD)
  • 1992 : Vincent Courtois, Turkish Blend (Al Sur)
  • 1992 : Annette Lowman, Movies Memories (Le Chant Du Monde)
  • 1993 : Sylvain Beuf quartet, Impro Primo (Big Blue Records)
  • 1994 : Sarajevo suite (Deux Z/L'empreinte digitale)
  • 1996 : Khaled, Sahra (Barclay)
  • 1997 : Simon Spang-Hanssen, Instant Blue (Storyville)
  • 1999 : Angelo Debarre, Caprice (Hot Club Records)
  • 2000 : Magic Malik Orchestra, 69 96 (Label Bleu)
  • 2000 : Claude Barthélemy, Sereine (Label Bleu)
  • 2004 : Marimanga Trio (Gramofon)
  • 2006 : Nicolas Genest Lekere (Gramofon)
  • 2007 : Malouma, Nour (Marabi Productions)
  • 2010 : Amira Medunjanin, Amulette (World Village)
  • 2010 : Matt Darriau, Matt Darriau Paradox Trio With Bojan Z. (Felmay)
  • 2012 : Stéphane Kerecki trio, Sound Architects (Out Note Records)
  • 2012 : Romano Sclavis Texier, 3+3 (Label Bleu)
  • 2013 : Krzysztof Kobyliński And Friends, The Moon - Live From Jazovia (Fundacja Integracji Kultury)
  • 2015 : Vasil Hadžimanov, 25 Godina Rada (WMAS Records/Ring Ring)
  • 2016 : Nenad Vasilic trio, Wet Paint (Galileo)
  • 2016 : Fish In Oil, 3 Ključa (Metropolis Records)
  • 2016 : Noël Balen, Mingus Erectus (Le Castor Astral)
  • 2016 : Dejan Terzić Axiom, Prometheus (CAM)
  • 2017 : Debora Seffer, Au Croisement Des Chemins (ACEL)
  • 2018 : Nenad Vasilić, Live In Theater Akzent (Metropolis Jazz)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Biographie de Bojan Z », sur bojanz.com (consulté le 10 novembre 2013).
  2. a b et c Bojan Z & Julien Lourau, « Le Duo - Enregistrement live », sur ulule.com, (consulté le 9 février 2019).
  3. Notes de pochette de l'album Solobsession, 2001.
  4. (en) « European Jazzprice, Hans Koller award », sur hanskollerpreis.at (consulté le 10 novembre 2013).
  5. a et b (en) « Criss Cross Europe 2019 with Bojan Z! », sur crisscrosseurope.eu, (consulté le 18 février 2019).
  6. a et b Vincent Bessières, « Bojan Z, le xénophile et le xénophone, Jazzman no 124 », sur musiquefrancaise.net, (consulté le 10 novembre 2013).
  7. « Baptiste Trotignon & Bojan Z à Jazz à la Villette 2012 », sur Culturebox, (consulté le 9 février 2019).
  8. Matthieu Jouan, « Bojan Z & Julien Lourau, Duo », sur citizenjazz.com, (consulté le 9 février 2019).
  9. Matthieu Jouan, « Bojan Z, Nils Wogram, Housewarming », sur citizenjazz.com, (consulté le 9 février 2019).
  10. « Les lauréats du prix Django Reinhardt (meilleur musicien français de l'année) décerné par l'Académie du Jazz, depuis 1955. », sur academiedujazz.com (consulté le 10 novembre 2013).
  11. Communiqué de l'Agence France-Presse, « Victoires du Jazz : Bojan Z et Sandra Nkake consacrés », sur fipradio.fr, (consulté le 10 novembre 2013).
  12. « Bojan Z : Grand Prix Jazz 2017 de la SACEM », sur jazzaseizheur.over-blog.com, (consulté le 19 octobre 2017).
  13. (en) « Tsscht | Architekt of Sound », sur aos-music.com (consulté le 18 avril 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]