Heidolsheim

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Heidolsheim
Heidolsheim
Le village et son église.
Blason de Heidolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Intercommunalité Communauté de communes du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Alex Jehl
2020-2026
Code postal 67390
Code commune 67187
Démographie
Gentilé Heidulfois, Heidulfoises [1]
Population
municipale
531 hab. (2018 en augmentation de 13,46 % par rapport à 2013)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 07″ nord, 7° 31′ 00″ est
Altitude Min. 170 m
Max. 177 m
Superficie 5,92 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sélestat
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sélestat
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Heidolsheim

Heidolsheim est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune du Grand Ried, entre Sélestat et Marckolsheim, se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Heidolsheim en venant de Sélestat.
Maison à colombages.

Il s'agit d'un ancien village-rue du Bas-Rhin, aujourd'hui une localité avec lotissement et résidences pavillonnaires située à 173 mètres d'altitude dans l'arrondissement de Sélestat-Erstein, dans le canton de Marckolsheim, sur la route départementale qui va de Sélestat à Marckolsheim. La commune est traversée par la petite rivière Blind à l'ouest, et limitée à l'est par l'ancienne voie romaine.

À l'est, le territoire communal s'étale sur la basse terrasse würmienne d'origine rhénane mais remaniée à l'holocène. L'Ouest de la commune fait partie du champ d'inondation de l'Ill, autrement dit le "ried de l'Ill", marqué par des terres d'alluvions rhénanes post-glaciaire enrichies de plus en plus vers l'ouest par des limons amenés par le « ried noir » rhénan.

Les habitants sont appelés depuis les années vingt les Heidolsheimois par la tradition journalistique.

Communes limitrophes de Heidolsheim
Mussig
Sélestat Heidolsheim Hessenheim
Ohnenheim

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Schnellenbuhl était autrefois un important village du Ried, entièrement dévasté par les Suédois puis abandonné par la population. Aujourd'hui ce hameau comprend encore quelques maisons, à un nœud routier, à l'ouest du centre de la commune.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Blind ;
  • le Blindbach.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve les noms suivants : Hodulsesheimen ou Hodulfeshaim l'an 747 (abbaye de Munster), Haidulfesheim ou Haidulfushaim en 801 (document de l'abbaye de Fulda), Heidolsvesheim en 1120 (cartulaire de Hugshoffen).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Heidolsheim est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sélestat, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 37 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), zones urbanisées (7,8 %), forêts (4,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

À proximité de la localité, l'archéologue a trouvé des tumuli celtiques de l'âge du fer, entre 700 et 550 avant J.-C., où se trouvaient quelques bijoux laissés au défunts tels que des annelets massifs et des boucles d'oreilles en or, ainsi des tombes gallo-romaines puis mérovingiennes, ces dernières à proximité de la voie gauloise puis romaine. Le terroir ou domaine est probablement bien mis en valeur, au niveau agropastoral, dès l'époque de la Tène finale.

Le trésor le plus vieux mis au jour à Heidolsheim n'est ni tumulaire ni (proto)celtique, ce dépôt d'or de thésaurisation oublié ou laissé en offrande à la terre-mère date du bronze ancien de la culture d'Unetice finale, entre -1700 et -1600 ans avant J.-C. L'essentiel du trésor, soit un gros bracelet et neuf enroulements ou « virioles » en or, est conservé au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, une spirale étant conservée au musée archéologique de Strasbourg[9].

Un village appartenant aux Habsbourg[modifier | modifier le code]

Le village est d'abord géré par l'abbaye de Munster, qui y possède des biens avec l'abbaye de Fulda et le monastère de Hugshofen à la fin du XIe siècle. Par la suite les deux villages et la terre du ban sont une possession féodale de la maison Habsbourg, puis en 1361 l'ensemble est donné en fief par Rudolf d'Autriche à ses vassaux Rathsamhausen. La famille Mörsberg par acquisition de droits partage la seigneurie, puis remplace les précédents seigneurs, d'abord partiellement sur délégation avant le XVIe siècle puis définitivement en 1538. Le village et le domaine cultivé est ensuite vendu aux comtes de Rappolstein ou de Ribeaupierre, qui, dans la bailliage de Guémar, le conserve en fief jusqu'à la Révolution française.

La commune conserve un ancien moulin et développe au XIXe siècle le tissage de la soie à domicile. L'activité principale reste cependant l'agriculture.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Heidolsheim

Les armes d'Heidolsheim se blasonnent ainsi :
« D'azur aux deux pals d'or, à l'aigle de sable, armée et lampassée de gueules, brochant sur le tout. »[10].


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2001 Louis Jehl    
mars 2001 En cours
(au 31 mai 2020)
Alex Jehl[11],[12]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 531 habitants[Note 3], en augmentation de 13,46 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268253254293338340366393374
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
413416436440367370347335349
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
351374381326278289280278284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
270292284296299359443467462
2018 - - - - - - - -
531--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église de Heidolsheim.
Mairie-école du village de Heidolsheim.

Mairie-école[modifier | modifier le code]

Maison du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Calvaires[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/bas-rhin-67
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sélestat », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. S Plouin, article or (archéologie), Encyclopédie d'Alsace, Publitotal
  10. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  11. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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